Alors que le financement de la LGV Tours-Bordeaux « patine » depuis 6 mois pour un tronçon pourtant financièrement qualifié de rentable, le tronçon Bordeaux-Toulouse, estimé moins rentable, est à l’arrêt total. Les dernières paroles du préfet de Région sur un choix à faire dans les priorités des futures infrastructures de transport ont donné le ton, présageant de l’avenir incertain de ce projet LGV. Comme pour enfoncer le clou, un récent rapport était dévoilé la semaine dernière sur le Schéma National des Infrastructures de Transport. Ces conclusions remises à la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale dénoncent des insuffisances sur l’aménagement de l’existant, des coûts excessifs de LGV et un manque de rentabilité notamment sur Bordeaux-Toulouse. Des arguments soulevés depuis plusieurs semaines par Thierry Fourcassier, Porte Parole du Collectif Régional « Union pour la Sauvegarde des Villages ». Ce rapport conforte la position du collectif USV qui remet en question ce projet financièrement faussé et demande un audit sur la validité des études et des chiffres contradictoires avancés par RFF. En parallèle, dans le Nord Ouest, un tout nouveau dossier vient de voir le jour ces dernières semaines : la LGV Paris-Normandie. Ce projet bénéficie d’une procédure « d’exception », des propres termes du ministre, dans la laquelle la Mission de Financement et le Débat Public seront menés de paire pour un dossier qui sera bouclé en 6 mois. Voici deux dossiers de LGV équivalents. L’un mené avec une véritable concertation des acteurs locaux donc avançant rapidement. L’autre, dans notre région, mené contre toute logique, au mépris de la transparence et des acteurs locaux, donc voué à l’échec et destiné à rester dans un carton à l’état de projet.
USV