Pionnière de la grande vitesse ferroviaire, la France a perdu son premier rang européen, au profit de l’Espagne. Trente ans après la mise en service de la première ligne entre Paris et Lyon, le réseau à grande vitesse irrigue une bonne partie du territoire français. Environ 800 rames roulent quotidiennement sur les lignes à grande vitesse et leurs prolongements en lignes « classiques », avec à bord plus de 141 000 voyageurs. Un TGV fait en moyenne un tour du monde complet (40 000 km) chaque mois.
Les projets en cours permettront de prolonger des lignes existantes et d’en créer d’autres entre des villes de province.
La LGV Rhin-Rhône, inaugurée aujourd’hui, et qui sera mise en service le 11 décembre prochain, mettra in fine Lyon à 3 h 40 de Strasbourg, contre près de 5 heures aujourd’hui.
L’idée est aussi de désengorger la LGV « historique » Paris-Lyon, en service depuis 1981. La mise en service d’une autre branche, qui permettrait de rapprocher l’Ile-de-France à la Bourgogne, la Franche-Comté et l’Alsace, est à l’étude.
À l’ouest, la LGV Bretagne-Pays de Loire prolongera la ligne Paris-Le Mans en direction de Rennes, qui ne sera plus qu’à 1 h 26 de la capitale en 2017. La fin des travaux est prévue pour octobre 2016.
Toujours en 2017, la LGV Sud Europe Atlantique, extension de Paris-Tours, mettra Bordeaux à 2 h 05 de Paris. D’autres extensions sont prévues à partir de Poitiers vers Limoges, de Bordeaux vers l’Espagne d’un côté et Toulouse de l’autre. Des projets qui ne font pas partout l’unanimité, comme au Pays basque, où la construction de la LGV suscite une opposition forte.
Au sud, le contournement de Nîmes et Montpellier a fait l’objet d’un appel d’offres, et le projet de construire une LGV entre Marseille et l’Italie est à l’étude.
L'Alsace