Le parti d’opposition ne veut pas être "fanny" en Haute-Garonne. C’est le message que Jean-Luc Moudenc, l’ex-maire de Toulouse et patron de l’UMP 31, serine à longueur de déclarations depuis le 6 mai dernier. Prêt à contrer ce qu’il appelle "l’hégémonie" du PS.
"C’est un enjeu démocratique, la République ne peut pas être annexée par un seul parti politique", affirme-t-il, conscient que la droite de Haute-Garonne, qui n’a plus un seul député depuis cinq ans, pourrait à nouveau être emportée par une vague rose à la suite de l’élection de François Hollande.
"Un scrutin différent de celui de la présidentielle"
D’autant que le nouveau président de la République affiche des scores pouvant donner la migraine à la droite locale : 58,78 % en Haute-Garonne et 62,54 % à Toulouse. Pourtant, l’UMP 31 estime avoir des chances de disputer le leadership socialiste sur 4 des 10 circonscriptions (3e, 9e, 5e et 10e), là où les dissidences entre candidats socialistes ont vu le jour (comme nous l’écrivions dans notre édition du 14 mai 2012).
Mardi, les candidats ont rodé devant la presse leurs thèmes de campagne : les transports, la solitude dans les campagnes, la LGV et même la continuité de l’apprentissage de la langue française dans les écoles, comme le suggère le maire de Castelginest Grégoire Carneiro, candidat dans la 5e circonscription face à la socialiste Françoise Imbert. « C’est un scrutin différent de celui de la présidentielle, il y aura moins de dispersion de voix avec une mobilisation plus importante du centre », pronostique Sacha Briand, qui se présente face à Catherine Lemorton dans la 1re circonscription. Verdict le 17 juin au soir….
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