Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

L'Etat continuera à accompagner la grande vitesse

TGV 150Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi que l'Etat continuerait d'accompagner le développement de la grande vitesse en France et invité la filière ferroviaire à se restructurer pour gagner des parts de marché.
A l'heure où le TGV français est confronté à l'export à la montée en puissance de rivaux étrangers, le chef de l'Etat a insisté en outre sur la prise en compte de la sécurité comme critère d'une concurrence loyale.
Il s'exprimait dans la nouvelle gare de Belfort-Montbéliard après avoir inauguré un tronçon de 140 km de la ligne à grande vitesse Dijon-Mulhouse du TGV Rhin-Rhône.
D'un coût de 2,3 milliards d'euros, cette ligne est la première construite entre deux régions françaises sans passer par Paris. Elle permettra aussi de relier l'Allemagne et la Suisse directement au sud de la France.
Sur les voies de la nouvelle gare TGV de Besançon, où sa rame a fait étape, comme à Belfort-Montbéliard, Nicolas Sarkozy a souligné que, en trente d'existence, les trains à grande vitesse français n'avaient connu aucun accident grave.
"C'est exceptionnel d'avoir pu transporter deux milliards de passagers en toute sécurité et je le dis au moment où certains de nos amis ont connu de très graves catastrophes ferroviaires", a-t-il dit dans une allusion à l'accident d'un train chinois à grande vitesse qui a fait au moins 40 morts en juillet.
PARTS DE MARCHÉ
Pour le président français, la sécurité est un critère de concurrence loyale au même titre que les normes sociales ou les politiques monétaires.
"Si on vous construit un train moins cher et moins sûr, c'est une concurrence déloyale", a-t-il estimé.
Nicolas Sarkozy a appelé dans le même temps la filière ferroviaire française, qui emploie 20.000 personnes, à se restructurer pour être plus compétitive.
Il a annoncé pour cela la création d'un fonds de modernisation des entreprises du secteur sur le modèle de celui constitué dans l'automobile il y a deux ans avec l'aide du Fonds stratégique d'investissement (FSI).
"Nous allons travailler, Etat, entreprises et réseaux, pour que cette filière ferroviaire française continue de gagner des parts de marché", a-t-il assuré.
Justifiant l'intervention de la puissance publique, il a indiqué que "l'Etat ne peut pas se désintéresser de l'avenir de filières qui ne réussiront pas si elles ne bénéficient pas d'une aide puissante de l'Etat pour innover."
"Les autres le font. Nous ne pouvons pas avoir la naïveté de nous ouvrir et de laisser nos entreprises seules face à une concurrence qui est souvent déloyale", a-t-il ajouté.
Les investissements d'avenir financés par le grand emprunt prévoient 150 millions d'euros pour le TGV du futur, que Nicolas Sarkozy aimerait voir faire ses premiers essais vers 2015.
Les projets de quatre nouvelles lignes TGV ont été lancés depuis 2007, le prolongement de Paris-Tours jusqu'à la frontière espagnole, la ligne Bretagne-Pays-de-Loire, le dernier tronçon de la LGV Est et les liaisons Languedoc-Roussillon vers l'Espagne.
"J'ai voulu que la France résiste à la tendance trop facile qui consiste, en période de crise, à réduire les investissements pour l'avenir au profit des dépenses courantes", a expliqué le chef de l'Etat.
Il a annoncé que la déclaration d'utilité publique des derniers tronçons de la LGV Dijon-Mulhouse interviendrait début 2012.

Les Echos
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article