La communauté d'agglomération du Pays châtelleraudais s'engage à financer la LGV Sud Europe Atlantique dans la limite de 4 M€. Conseil communautaire express lundi soir à la salle des fêtes d'Archigny, mais qui a tout de même permis à la communauté d'agglomération du Pays châtelleraudais (CAPC) de voter la convention de financement et de réalisation de la LGV Sud Europe Atlantique, dont les travaux doivent débuter fin 2011 pour une mise en service prévue fin 2016.
'' On nous demande toujours plus ''
« Il y avait deux conditions à cet accord : la signature d'une convention qui garantisse au moins la desserte actuelle de Châtellerault et le barreau de Maillé, à la frontière de l'Indre-et-Loire et de la Vienne, qui va permettre la liaison entre la ligne actuelle et la future ligne LGV », a rappelé le président de la CAPC Jean-Pierre Abelin. Ces deux conditions remplies, la délibération a été soumise au vote.
« Je crois à l'utilité profonde de cette ligne, mais on nous en demande toujours plus », a déploré le premier vice-président de la CAPC Gérard Barc. De son côté, Jacky Gauthier, vice-président de la CAPC en charge de la voirie rurale, a aussi dénoncé le fait qu'«aucun dédommagement ne sera donné » aux communes traversées concernant les terrains préemptés. « Les recettes fiscales vont être amputées des emprises foncières ! »
Mais ça n'a pas empêché le conseil de voter la délibération à l'unanimité, engageant la CAPC à participer au financement de la LGV dans la limite de 4,2 M€
« Il faut maintenant ne pas traîner », a souligné Gérard Barc, rejoint par le président de la CAPC. « Ce qu'on peut souhaiter, c'est que l'ensemble des partenaires financiers signent le protocole le plus vite possible pour que les travaux puissent commencer le plus rapidement possible. On est les premiers. La semaine prochaine, c'est la CAP de Poitiers. La suivante, c'est le Conseil général. »
'' Il y a un double risque ''
Mais, comme il le rappelle, pour l'instant, le Conseil régional « ne propose pas un financement, mais des avances remboursables ». S'il peut « comprendre qu'une collectivité veuille négocier avec l'État un certain nombre de contreparties », selon lui, « s'il y a manque de financement, il y a un double risque : soit de retarder les travaux, soit qu'on supprime un des barreaux ».
Peu après le vote, il a exceptionnellement laissé la présidence de la réunion à Gérard Barc. Il avait... un train à prendre.
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Sept autres délibérations étaient à l'ordre du jour, notamment la participation de la CAPC au capital de la société d'économie mixte locale (SEML) patrimoniale de la Vienne créée par le Conseil général après l'ouverture du capital de la société d'exploitation du Futuroscope à la Compagnie des Alpes. Une délibération votée à l'unanimité.
La CAPC va prendre 1 % (264.500 €) du capital de la SEML, dont l'objet « est de réaliser des investissements dans des opérations d'immobilier d'entreprises, par l'acquisition et la valorisation, à objet locatif ou de vente, d'immeubles à usage industriel, tertiaire, touristique, de bureaux ou commercial ». « On pourra faire appel à elle si on a des projets d'une certaine envergure », explique Jean-Pierre Abelin.