Reportage au QG de campagne de l’UMP 31. Malgré la défaite, les sympathisants de Droite quittent le lieu calmement. Jean-Luc Moudenc parle de victoire "fragile", à quelques semaines des législatives. Dimanche, 20h, alors que les premiers klaxons commencent à résonner dans les rues de Toulouse et que la foule se rassemble place du Capitole, c’est un « au putain » qui fuse au QG de l’UMP de la Haute-Garonne. Le porte-parole Pierre Esplugas avait donné comme consigne d’éviter les sifflets à l’annonce des résultats et d’avoir une réaction digne… La trentaine de militants rassemblée rue Gabriel Péri digère donc les résultats dignement, ne cachant pas leur déception et amertume. Très vite le QG se vide et la soirée se poursuit sur le trottoir d’en face, au "I Bar" réservé pour la soirée par l’UMP locale.
Jean-Luc Moudenc, président UMP est resté à son QG. Pour lui, la victoire de François Hollande n’est pas époustouflante : « c’est une présidence qui me paraît commencer sous des auspices politiques fragiles. » Jean Luc Moudenc a également tenu « à rendre hommage au travail de Nicolas Sarkozy » qui selon lui « a réformé la France dans beaucoup de domaines pendant cinq ans comme aucun président ne l’avait fait pendant 5 ans. » « Nous sommes fiers du travail réalisé par Nicolas Sarkozy et nous pensons que l’histoire lui rendra un jour la reconnaissance que les urnes ne lui apportent pas ce soir. » Concernant l’avenir, Jean Luc Moudenc a déclaré que « la vie politique ne se terminait pas ce soir ».
« Nos convictions sont là, l’idéal que nous servons pour la France et les français est intact et nous allons le faire fructifier. Dès ce soir commence la bataille pour les élections législatives. La question qui se pose à partir de ce soir est : oui ou non les français veulent-ils que la totalité des pouvoirs politiques en France soit détenu par les seul PS et ses alliés ? La situation que nous vivons ne s’est jamais produite depuis l’instauration de la République », a souligné le Président local de l’UMP en incitant les électeurs à propos de la campagne pour les législatives « à ne pas mettre les œufs dans le même panier ».
De son côté, la conseillère municipale de Ramonville, Nadia-Louise Manac’h s’est dite très déçue et amère. « Je pense que dans la dernière ligne droite que Nicolas Sarkozy aurait dû s’occuper plus du peuple, de la France malade. Les gens s’appauvrissent, il aurait dû se tourner un peu plus vers les citoyens… Il aurait gagné des points, je pense qu’il les a un peu oubliés. »
ToulEco