« Il y a plusieurs semaines, lors de la signature de la Convention de financement du TGV Tours-Bordeaux-Toulouse, le constat a été fait, officiellement et publiquement, du non-bouclage du tour de table financier pour la réalisation de ce grand projet d’intérêt général majeur. Plusieurs collectivités locales manquent à l’appel dans les 3 régions concernées, en particulier le Conseil régional de Poitou-Charentes présidé par Ségolène Royal, qui campe sur un refus obstiné bien à l’image de cette personnalité. A ce jour, un peu plus de 80% seulement du financement est réuni alors que cette discussion-négociation est en cours depuis des années ! Les collectivités locales doivent être logiques avec le discours officiel qu’elles affichent. Si elles considèrent vraiment que ce projet est une « priorité » et qu’ « il ne faut pas prendre davantage de retard », elles doivent adhérer au projet en prenant leur part de financement. Si cette contradiction entre les discours et les actes perdurait, cela remettrait inévitablement en cause le projet, du moins son calendrier. La déclaration du nouveau Préfet de Midi-Pyrénées, annonçant que l’Etat prioriserait d’autres projets de TGV dans d’autres régions si le financement du TGV Sud-Ouest Atlantique n’était pas finalisé peut sans doute irriter, mais elle relève de la logique la plus élémentaire ! Je suis inquiet sur l’avenir de ce projet et je crains que la date annoncée de mise en service en 2020 soit encore repoussée. Si tel était le cas, les citoyens sauraient où sont les responsabilités. » Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse de 2004 à 2008, Président du Groupe d’Opposition Municipale « Toulouse Pour Tous »