Avec le tracé retenu en janvier 2012 par le Comité de pilotage, le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest est en attente de la décision ministérielle pour ensuite se lancer dans la préparation de l’Enquête d’Utilité Publique. La question des impacts économiques du projet s’imposera comme un élément structurant des débats.
En novembre dernier, le premier Sommet économique du Grand Sud confirmait la nécessité d’anticiper et de préparer l’arrivée du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) dans les territoires concernés. Il s’agit en effet d’optimiser les effets positifs de l’infrastructure ferroviaire sur l’économie locale, à travers une mobilisation de tous les acteurs du territoire.
À l’heure où le tracé des futures lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne vient d’être retenu par le Comité de Pilotage du GPSO avant approbation ministérielle, l’inscription de l’infrastructure dans un projet économique est plus que jamais à l’ordre du jour.
Une démarche de concertation innovante
Conscient de l’importance d’une infrastructure de transport dans le développement économique des régions, Réseau Ferré de France a souhaité impulser une démarche innovante visant à soutenir des projets qui se trouveraient stimulés ou conditionnés par l’arrivée du GPSO.
Dans le cadre de la mise au point du projet, l’objectif était d’aller à la rencontre d’une centaine d’acteurs locaux (chambres consulaires, syndicats professionnels, collectivités locales, associations, entreprises privées...), afin d’identifier et de soutenir des projets dits de territoire liés, directement ou non, à l’arrivée des deux lignes nouvelles.
Réseau Ferré de France a ainsi décidé d’accompagner cinq porteurs de projet locaux pour les aider à tirer le meilleur parti possible des futures lignes nouvelles.
Des projets concrets pour les territoires
Avec l’aide de Réseau Ferré de France, cinq projets portant sur des problématiques telles que l’éco-tourisme, le commerce de proximité ou encore le fret ferroviaire, se sont développés dans la perspective de retombées bénéfiques pour le Sud Ouest.
Développer l’éco-tourisme en Tarn-et-Garonne (82)
Riche d’une offre touristique locale importante (la forêt d’Agre, les activités pêche et chasse, le tourisme fluvial, ainsi que l’art et le patrimoine), le Tarn-et-Garonne souhaite donner une cohérence et une meilleure visibilité à son éco-tourisme.
Créer un label des commerçants et artisans du Tarn-et-Garonne (82)
L’enjeu est de créer et promouvoir un label permettant de valoriser « l’excellence locale » des commerçants et artisans du Tarn-et-Garonne, autour des notions de qualité et de respect des valeurs du développement durable.
Valoriser les Barthes de l’Adour (40-64)
Les Barthes de l’Adour représentent une grande richesse pour la région en termes de biodiversité animale et végétale. Le territoire souhaite ainsi développer une offre de tourisme « doux » autour de la faune et la flore.
Développer le fret ferroviaire dans les Landes (40)
Riche de filières bois et agro-alimentaire compétitives, le territoire a l’ambition d’attirer de nouveaux acteurs économiques et de créer un pôle industriel attractif structuré autour d’une utilisation massive du fret ferroviaire, en particulier sur les zones de Laluque et Morcenx.
Développer le projet VITTAL (Voie d’Intérêt Territorial de la Ténarèze à l’Albret)
Centré sur la volonté de renouveler ou de conforter des lignes ferroviaires devenues désuètes, ce projet ambitionne de trouver de nouveaux leviers de croissance pour le territoire, en capitalisant sur sa singularité (agro-tourisme, coopératives agricoles, synergie entre les activités fluviales, ferroviaires, sportives, culturelles…).
Autant d’initiatives qui illustrent le rôle des collectifs d’acteurs dans la création d’un projet économique territorial, et la nécessité d’un dialogue coopératif avec les acteurs du transport.
RFF