Une convergence d’opinion : les LGV en marche arrière
Ils l’ont dit des projets LGV
Hervé Mariton, député UMP rapporteur pour les transports à la commission des finances :
« Dès lors qu’on s’éloigne de la rentabilité financière, on ne peut mener un trop grand nombre de projets. Je crois qu’il faut définir un ordre pour savoir où placer la barre »
M Henri Emmanuelli, député PS : « ce schéma national n’est pas crédible ».
M François Goulard, député UMP : « aucune priorité n’est définie, le financement n’est pas crédible »
M Daniel Paul, Gauche Démocrate et Républicaine : « plusieurs projets envisagés ne verront pas le jour »
M Jean-Claude Sandrier, Député Gauche Démocrate et Républicaine « Il faut faire un choix quant aux lignes à grande vitesse qui sont prévues, ne pas réaliser les lignes qui ne sont pas rentables »
Le groupe de réflexion TDIE (transport, développement, intermodalité, environnement), qui regroupe élus et professionnels : « Certains projets risquent de ne pas être retenus malgré leur pertinence, parce qu'ils apparaissent infinançables »
Même le président de RFF, M. Hubert du Mesnil semble plus motivé pour les projets LGV européens que par l’axe Bordeaux Toulouse : « Je suis convaincu que tous les grands axes de ligne à grande vitesse européens vont se faire. Par exemple, je ne doute pas que nous ferons le bouclage vers l'Espagne par le Sud Est et par le Sud Ouest, parce que ces lignes sont soutenues par l'Union européenne. »
Pour le collectif régional « Union pour la Sauvegarde des Villages », son porte parole Thierry Fourcassier : « les surcoûts annoncés par RFF et surtout non justifiés déséquilibrent une couverture déjà insuffisante des investissements par les recettes de péages. En l’état, les projets LGV financièrement viables et européens devront donc être prioritaires. »