En préambule à son assemblée générale, l'association TEG 82 (Tous ensemble pour les gares) avait organisé une rencontre-débat sur le thème: «La LGV Bordeaux-Toulouse, quels impacts en Tarn-et-Garonne?».
Brigitte Ducloz accueillait ses invités et donnait la parole, en premier lieu, à Charles Marziani, vice-président en charge des transports au conseil régional: «Entre la LGV et les autres moyens de transports collectifs, nous considérons qu'il existe une complémentarité. Malgré l'abandon du projet du train pendulaire, nous n'avons pas renoncé à l'idée que la ligne Palito reste à dimension nationale. Sa modernisation ne s'oppose pas à la création d'une ligne à grande vitesse.»
Puis Bernard Faucon-Lambert, président de l'association Alternatives LGV, posait la question de l'utilité d'une telle ligne en rapport à la préservation du service public et au développement durable, en regard du coût d'investissement de la construction d'une gare à Agen et son temps d'ouverture estimé à 2 à 3 heures par jour. Il ajoutait: «Si la ligne LGV est créée, on peut faire une croix sur la mise aux normes des lignes actuelles. La question de la fréquentation reste posée, notamment par rapport aux low-cost d'«Air-France» sur Toulouse-Paris».
Ensuite, Régis Hochart, membre de la Confédération paysanne, évoquait les gaz à effet de serre produits par les avions et l'inopportunité, selon lui, d'un 2e aéroport à Toulouse. Sur l'aspect agricole, il évoquait la politique d'emprise des infrastructures sur des sols fertiles, comparant la vallée de la Garonne à celle du Nil que les anciens avaient su préserver en construisant ailleurs.
Enfin, Henri Célié, membre du conseil scientifique d'Attac, après avoir rappelé que 80% du transport résidait dans le fret maritime, ajoutait: «Le fret est la première motivation de la modernisation des transports. C'est là tout l'enjeu de la relocalisation de nos modes de vie.»
La Dépêche du Midi du 011210