"Le ministre de l'intérieur a annulé sa visite à la fête départementale de l'UMP dans un contexte délicat Le ministre de l'Intérieur a renoncé à se rendre ce samedi à la fête de l'UMP de la Haute-Garonne, alors que l'UMP départementale s'est retrouvée le même jour dans le collimateur de la direction nationale.
Brice Hortefeux a informé qu'il ne pourrait venir à cause "d'impératifs liés à l'actualité", et la grande fête prévue à Quint-Fonsegrives, avec 600 partisans annoncés, est reportée, peut-être jusqu'à décembre.
L'annulation de la visite est, selon les membres locaux de l'UMP, sans rapport avec les ennuis, de la fédération départementale de l'UMP. Elle n'a rien à voir non plus, ont-ils assuré, avec la présence, à une dizaine de kilomètres de Quint-Fonsegrives, d'un camp illégal de plusieurs dizaines de gens du voyage.
Fait rare, les prochaines élections internes à l'UMP de la Haute-Garonne vont se dérouler sous le contrôle de la direction nationale à cause d'irrégularités constatées au cours de la pré-campagne.
Certains candidats pourraient avoir tenté de faire voter de faux électeurs, ont indiqué les mêmes interlocuteurs à l'UMP. Il est question d'utilisation irrégulière de fichiers des adhérents, de demandes de procurations en blanc et de problèmes de domiciliation des électeurs, ont-ils précisé sous le couvert de l'anonymat.
Ces irrégularités auraient été commises en vue des élections au comité départemental de l'UMP le 23 octobre. Ce jour-là, les adhérents du parti, comme dans les autres départements la même semaine, éliront ce comité, un collège d'environ 200 membres qui, dans le mois suivant, élira le ou la présidente départementale. "Les irrégularités commises étaient d'une ampleur et d'une gravité telles qu'il était indispensable de nommer" un superviseur, a dit un cadre à l'UMP. C'est sous le contrôle de ce superviseur, ou "référent élections" nommé par Paris, que se dérouleront les élections.
On ignore qui est soupçonné de ces irrégularités. Mais les personnes concernées ont été convoquées mardi devant la commission de contrôle des opérations électorales de l'UMP. La secrétaire départementale Chantal Dounot ira également s'exprimer devant cette commission. La présidente sortante, elle, devrait être retenue par ailleurs. Mais c'est au détriment de Chritine de Veyrac qu'auraient été commises les irrégularités, a dit un proche.
L'UMP 31 compte environ 4.000 adhérents dans un département et une région très à gauche. Les soupçons d'irrégularités ont déjà conduit à la démission du président de la fédération de l'Isère et à la désignation d'un chargé de mission pour organiser les élections d'octobre." France 3 Sud