TGV ou TER, il va falloir choisir !
Le Conseil Régional de Midi Pyrénées veut basculer une partie des budgets d’investissements des TER vers les financements du projet LGV. Le Conseil Régional Midi-Pyrénées prévoit, lors de sa prochaine Commission Permanente le lundi 17 décembre 2012, une réorientation du programme des opérations de son Plan rail pour 2013 dans le cadre du Contrat de Plan Etat-région ainsi que le financement d’un programme d’anticipation foncière pour le projet LGV sur les départements du Tarn et Garonne et de Haute Garonne. Les élus d’Europe-Ecologie sont très inquiets quant au vote de ces deux délibérations pour plusieurs raisons : Les modifications budgétaires du Contrat de Plan Etat – Région prévoient la diminution des financements de la modernisation du réseau ferré de Midi-Pyrénées et de l’amélioration du service (Montant des investissements prévus : 308 millions d’euros, révisé à 289 millions d’euros) ; L’augmentation des financements liés au projet LGV (LGV Bordeaux-Toulouse, acquisitions foncières et ses raccordements au réseau classique prévus à hauteur de 39 millions d’euros, révisé à 70 millions d’euros). Diminuer l’effort sur l’amélioration du réseau et l’amélioration du service TER ne correspond pas aux besoins des usagers de plus en plus nombreux, notamment pour leurs trajets quotidiens. Relâcher les efforts de renouvellement et d’entretien sur les lignes supports Intercités, ne répond pas aux besoins des déplacements interrégionaux des habitants de Midi Pyrénées. Le vote d’une convention pour le financement d’un programme d’anticipation foncière dans le cadre du projet de LGV
Bordeaux-Toulouse apparaît prématuré. Le ministre des transports a nommé une commission réunissant parlementaires et personnes qualifiées afin de proposer et élaborer un document-cadre de la mobilité durable soutenable, compte tenu des impasses financières du projet de schéma national des infrastructures de transports. Il n’est pas possible de prendre de telles décisions avant que soit terminé ce travail. De plus, les procédures de déclaration d’utilité publique ne sont pas lancées, ni l’enquête parcellaire. Au travers de la délibération, le Conseil Régional se satisfait pleinement de la réalisation de son Plan Rail et avance que l’on peut ralentir les investissements sur la modernisation du réseau sur
lequel circulent les TER. Le financement de la LGV ne devait pas avoir d’impact sur le financement des trains du quotidien, nous voyons aujourd’hui que cela n’est pas vrai.