Par Pascale Binet
Son maire lance un ultimatum. Il exige une aide pour aménager sa commune, traversée par la LGV. La ligne à Grande Vitesse Bordeaux-Tours passera par Ambarès, commune girondine de 14 000 habitants qui menace aujourd'hui le chantier. Depuis 2003, elle réclame le soutien technique et financier de Réseau Ferré de France. L'insertion de la LGV l'oblige à réaménager des quartiers et des axes de circulation.
Vendredi, la Communauté Urbaine de Bordeaux doit voter sa participation financière au projet LGV. Le maire d'Ambarès est également vice-président chargé des transports ferroviaires à la CUB et il veut boycotter le vote.
En 2020, 100 TGV traverseront sa commune par jour, à la vitesse de 160 km/h. Il veut obtenir des garanties avant le début des travaux.
Particulièrement touché, le quartier de La Gorp. Des immeubles seront démolis, les axes routiers modifiés. En plein centre ville, plusieurs voies ferroviaires vont se superposer. Avec le passage de LGV, certains espaces seront délaissés. Pour l'aider à repenser sa commune, le maire a présenté ce qu'elle appelle une liste de course à RFF.
Il souhaiterait également que Réseau Ferré de France finance un poste pour le suivi des travaux. Dans la commune, le chantier va durer quatre à cinq ans.
Hier, RFF a rencontré les élus d'Ambarès. La réunion de la dernière chance avant le vote peut-être de la CUB.
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