"Faudra-t-il attendre l'arrivée de la ligne à grande vitesse (LGV) pour que les accès à la gare soient enfin améliorés. Les autos stationnent n'importe où et il n'y a pas de parc vélos.
C'est promis, en 2020, tout ira mieux à Toulouse. La Ville rose sera vraiment rose. Les trains à grande vitesse relieront Paris en à peine plus de trois heures (on pourra faire l'aller-retour dans la journée, paraît-il), on ira à pied de la place du Capitole à Matabiau sans voir un capot de voiture, l'espace de Marengo-Raynal-Matabiau sera le nouveau cœur de la ville avec des habitations écologiques et des tours de bureaux high-tech.
Le tramway longera le Canal et permettra de relier la gare à l'aéroport et peut-être même que le métro ira jusqu'à Labège, Tournefeuille ou L'Union. On peut toujours rêver.
Mais en attendant ? En attendant, la circulation le long du canal du Midi est bouchée à chaque fois qu'un express arrive de Paris. Même en plein mois d'août, où la circulation est en principe plus fluide, les autos se garent n'importe où devant Matabiau, en deux files de stationnement interdit ininterrompues de chaque côté du boulevard Sémard, ne laissant qu'une maigre file à la circulation. La faute sans doute à l'incivisme traditionnel des Toulousains mais aussi au fait que la SNCF et sa société filiale (Effia) gérant le parking privé persistent à ne plus offrir la première demi-heure de stationnement gratuit, comme le fait l'aéroport de Blagnac.
La circulation pour l'arrêt-minute devant les « arrivées » a été changée de sens il y a quelques mois, évitant aux automobilistes de faire une boucle en sens inverse de la circulation et de boucher incidemment les sorties du parking. Mais ça semble encore pire et chacun se gare dans la plus grande pagaille.
Si vous optez pour la petite reine, vous ne pourrez pas garer votre bicyclette, faute de parc à vélos (un projet existe).
Des solutions assez simples et peu coûteuses pourraient pourtant être trouvées par la SNCF et le Grand Toulouse : aménager d'autres accès (et sorties) par Marengo et l'avenue de Lyon, par exemple, tout en faisant respecter le code de la route devant la gare. Montpellier et même Clermont-Ferrand l'ont fait. Mais pas Toulouse. En 2020, peut-être…" La Dépêche du Midi du 200810