L'ONF entreprend ce matin la plantation de chênes sur environ 2,5 hectares. Premier exemple de compensation des zones impactées par la future LGV.
Ce n'est pas la grande agitation mais les préparatifs de la construction de la Ligne à grande vitesse Bordeaux-Tours se mettent en place ici et là sur la commune. « Je passe ici plusieurs fois par semaine et je regarde ça avec attention car quand ça va démarrer, ça ne va pas rigoler », pressent un riverain du quartier de La Gorp accoudé hier matin au pont du même nom. « Déjà, ils n'ont pas fait dans la dentelle », poursuit-il en désignant de la main la trouée provoquée par l'abattage de nombreux arbres qui bordaient la voie dans le sens Bordeaux-Paris. La disparition de ces végétaux fait l'objet de compensation incombant à Cosea (1). Ainsi, environ 3 000 jeunes arbres seront plantés à partir d'aujourd'hui dans le Bois de La Blanche. Une mission remplie par l'Office national des forêts (ONF).
Chênes pédonculés, fruitiers
« Les plantations seront réalisées autour du lac, sur les parties de terre les plus larges autour du lac », indique Cyril Laborde, responsable des espaces verts à la ville. Ce service travaille actuellement au nettoyage d'un sous-bois pas concerné par l'opération de l'ONF.
Jean Lagofun, maire adjoint chargé de l'aménagement urbain, l'explique : « La loi oblige Cosea a compenser les zones déboisées mais il a le choix du site parmi des candidats ». « Sur les 20 hectares impactés dans l'agglomération, nous avons obtenu une convention portant sur 2,5 hectares au Bois de La Blanche, soit environ 10 % ».
Ce peuplement a bien entendu fait l'objet d'une concertation étroite entre la ville et son service des espaces verts et l'ONF. « L'objectif est de préserver l'aspect naturel du bois, note Cyril Laborde. La principale essence retenue est le chêne pédonculé ».
À celui-là s'ajouteront des baliveaux d'aulne, de saule en bordure d'étang. L'espace habituellement laissé vide sous le passage des lignes haute tension n'est pas oublié. La plantation d'arbres fruitiers permet d'envisager un développement végétal harmonieux, cohérent, ces espèces présentant par ailleurs l'avantage d'être moins hautes que les chênes, ce qui n'exclut pas qu'il faudra les tailler de temps à autre.
Le Bois de la Blanche est le premier site concerné par les plantations en compensation des parties impactées. La ville s'est déjà positionnée pour en bénéficier à nouveau, notamment pour végétaliser les terrains qui ne seront plus occupés, une fois la LGV construite. Elle espère aussi en obtenir pour le secteur du marais dont on rappelle le classement Natura 2000.
(1) Le maître d'œuvre et assistant à la maîtrise d'ouvrage.
Le Sud Ouest