RFF s’engage ! Les émissions de Gaz à Effet de Serre générés par la construction et l’exploitation du Grand Projet ferroviaire du Sud-ouest seront compensées en 7 ans d’exploitation. Alors que la phase de comparaison des hypothèses de tracé présentées fin 2010 va débuter dans l’ensemble des départements concernés, RFF est en mesure de fournir une première évaluation du Bilan carbone du Grand Projet ferroviaire du Sud-ouest. Qu’est ce que le Bilan carbone ? Depuis 1992 (Conférence de Rio), la communauté internationale a reconnu l’existence du changement climatique et la responsabilité humaine dans ce phénomène, à travers l’augmentation des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). Le secteur des transports représente à lui seul 27 % de ces émissions. Le Bilan Carbone est une méthode d’inventaire des émissions humaines de Gaz à Effet de Serre. Cet outil est développé par l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Dans le cadre d’un projet d’infrastructure, le Bilan Carbone permet de comptabiliser :
• les émissions de gaz à effet de serre en phase de conception, de construction (gros consommateur de carbone) et d’exploitation (une fois le projet mis en service)
• les émissions évitées du fait d’un report de trafic des modes fortement consommateurs en carbone (comme l’avion et la voiture) vers des trains qui sont des modes « light » en carbone.
La démarche « Carbone » du GPSO : une première à ce stade des études. RFF s’est engagé dans un vaste programme d’amélioration du réseau ferroviaire, afin d’offrir une offre de transport collectif de qualité, au service des usagers et de développer une véritable alternative aux autres modes de transport fortement émetteurs de GES.
Concevoir un projet ferroviaire au XXIème siècle nous oblige à prendre en compte tous les enjeux d’un développement durable. La démarche « carbone » constitue un outil de pilotage du projet dès sa conception au service de cette ambition. C’est une première : jamais à ce stade des études, RFF ne s’était engagé sur un Bilan Carbone.
La démarche Carbone du GPSO vise à
- Intégrer les préconisations et retours d’expérience des premiers Bilans Carbone réalisés (notamment celui de la LGV Rhin Rhône)
- S’interroger tout au long du projet depuis sa conception jusqu’à son exploitation sur les possibilités de réduire les émissions de GES, notamment pour la phase chantier et pour l’exploitation ensuite de l’infrastructure.
RFF engage ainsi un vaste programme d’études et de réflexions pour susciter la recherche et les innovations afin de construire une infrastructure « low carbon ».
L’efficacité Carbone du GPSO : Si les travaux avec notamment les déplacements liés au chantier, et les matériaux utilisés (la chaux pour le traitement de sol, le ciment dans le béton) consommeront à eux seuls environ 850 000 Tonnes Equivalent Carbone (TEC), le report modal lié au Grand Projet ferroviaire du Sud Ouest permettra d’économiser 125 000 TEC/an du fait d’une plus grande utilisation des trains qu’ils soient aptes à la grande vitesse ou régionaux, alors que son exploitation n’émettra que 24 000 TEC/an (y compris les émissions des utilisateurs prenant le train).
L’impact du GPSO sur les émissions de GES sera en effet considérable grâce à un service de transport permettant à la fois un report modal massif de l’avion vers les TGV® (notamment sur les relations Paris‐Pau, Paris‐Tarbes, Paris‐Biarritz, Paris‐Toulouse, Paris‐Bilbao et Bordeaux‐Madrid) en permettant des trajets ferroviaires concurrentiels (3H au lieu de plus de 4H sans le GPSO pour Paris‐Toulouse) mais aussi de la route vers les TER, les SR GV et les TGV® entre Bordeaux et Toulouse, entre Bordeaux et l’Espagne et pour des déplacements quasi quotidiens à l’intérieur des régions .
Ainsi après 7 ans d’exploitation, les émissions de GES générées par la construction et l’exploitation du GPSO sont compensées par les émissions évitées. Par comparaison, le Bilan Carbone de la LGV Rhin – Rhône a été estimé à 12 ans. Ce premier bilan prometteur n’empêche pas RFF de chercher à faire encore mieux.
Les pistes d’amélioration étudiées pour GPSO : Les retours d’expériences sur d’autres LGV et ceux d’autres maîtres d’ouvrage conduisent RFF à proposer des actions pour améliorer encore le Bilan Carbone de GPSO.
- L’alimentation électrique : Les lignes électriques à très haute tension nécessaires pour alimenter les sous‐stations des lignes nouvelles seront souterraines, et longeront les routes ou seront dans l’emprise des lignes nouvelles. Des réflexions ont également été engagées pour recourir aux énergies renouvelables pour alimenter le GPSO.
- Les économies de matériaux qui consomment de l’énergie pour leur production, leur transport et leur mise en œuvre. C’est notamment le cas de la chaux, dont RFF cherchera à réduire l’usage en adaptant le projet, ainsi que la possibilité d’utiliser du métal recyclé pour les rails et les équipements ferroviaires.
- Le transport des matériaux : RFF a entamé une réflexion sur la meilleure façon d’amener les matériaux de remblai sur le chantier ou de les évacuer (réalisation des tunnels) : le mode ferroviaire, le mode maritime seront privilégiés par rapport au mode routier, en fonction de leur Bilan Carbone. D’ores et déjà, les matériaux du renouvellement des voies entre Bayonne et Hendaye pour la modernisation de la ligne existante ont été livrés par des bateaux venant d’Ecosse et de Norvège, évitant ainsi d’ouvrir ou d’exploiter des carrières uniquement accessibles par camion dans la région afin de limiter l’impact et le Bilan Carbone de l’opération.
POUR ALLER PLUS LOIN SUR LE BILAN CARBONE
Les 21 engagements « développement durable du GPSO » : www.gpso.fr
Le 1er Bilan Carbone® ferroviaire ‐ la LGV Rhin‐Rhône : www.bilan‐carbone‐lgvrr.fr
Efficacités énergétiques et environnementales des modes de transport ‐ Synthèse publique ‐ADEME/Deloitte ‐ janvier 2008 : Tout savoir sur le Bilan Carbone, sur le site internet de l’ADEME : www.ademe.fr
A propos de RFF : Pivot du système ferroviaire français, Réseau Ferré de France développe, modernise et commercialise l’accès au réseau ferré dans une logique de solidarité du territoire aux échelles européenne, nationale et régionale. Deuxième investisseur public français, comptant 1 200 collaborateurs pour un chiffre d’affaire de 3,4 milliards d’euros, RFF pilote un plan de modernisation du réseau sans précédent de 13 milliards d’euros sur la période de 2008 ‐ 2013. Dans la cadre du Grenelle de l’environnement, RFF met en œuvre la politique nationale de déploiement de lignes nouvelles. Fort d’un actif industriel de 30 000 km de lignes ferroviaires, RFF organise à l’attention de l’ensemble de ses clients, entreprises ferroviaires de transport de voyageurs et de fret, un accès équitable et performant au réseau ferré français.
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