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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 05:38

TGV 150Sylvia Pinel, députée de Tarn-et-Garonne a questionné le ministre sur les difficultés rencontrées dans le cadre de la définition du tracé préférentiel de la future ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse. «Comme vous le savez, cette phase décisive suscite, à juste titre, de vives inquiétudes auprès des élus, des associations et des populations riveraines dans la mesure où l'impact de la future LGV est loin d'être raisonnablement considéré et pris en compte par Réseau Ferré de France.

Si, certes, le tracé idéal n'existe pas, nous restons dans l'attente des garanties suffisantes à l'acceptation d'un tel projet.

Tout particulièrement sur le territoire de ma circonscription - traversé dans son intégralité sur plus de 70 kilomètres -, la liste des points « sensibles » est longue et les exigences techniques mises en avant par les élus concernés sont multiples (...)

Après plusieurs mois de concertation locale, des dizaines de réunions, et des promesses - parfois sans lendemain -, élus et population peinent toujours à percevoir une volonté réelle de faire droit à leurs attentes, aussi légitimes que réalistes. Et particulièrement sur des secteurs tel que celui d'Auvillar, où le tracé préconisé par RFF s'annonce dévastateur pour l'habitat .»

Trois réponses attendues...

Sylvia Pinel réclame alors des réponses concrètes à trois questions : « Comptez-vous inscrire dans l'arrêté ministériel d'approbation du tracé les préconisations techniques formulées par les élus ? L'Etat a t-il l'intention de prendre des mesures pour que soit considéré et compensé à sa juste valeur l'impact de la LGV pour les populations riveraines ? Enfin, pouvez-vous nous préciser votre feuille de route et les prochaines échéances calendaires ? »

Benoît Apparu, secrétaire d'état auprès de la ministre a répondu: « Le projet LGV est un projet ferroviaire majeur. Des études sont conduites selon un processus devant permettre l'ouverture de l'enquête publique courant 2013. Le Ministre revient sur l'attachement du gouvernement à présenter aux élus l'avancement des études qui se poursuivent actuellement pour définir un tracé parmi différentes hypothèses».

Ce à quoi Sylvia Pinel a répondu: « Effectivement, les élus, les associations et les populations s'expriment dans le cadre de la concertation en cours et formulent des préconisations. Toutefois je souhaite que le Gouvernement entende ces préconisations et les annexe à l'arrêté ministériel d'approbation.»

La Dépêche du Midi du 080611

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 05:00

TGV_785.jpgSamedi dernier, un couple de Ruscadiens a eu la surprise de voir des cigognes atterrir dans leur champ qui venait juste d'être fauché. S'il est courant d'en voir en Charente-Maritime, dans les marais, elles sont plutôt rares à Laruscade. Peut-être la sécheresse est-elle la cause de cet arrêt inopiné près d'un étang ? Les propriétaires du champ ont bien profité de ce joli spectacle car à ce même endroit dans quatre ans, c'est le TGV qu'ils verront passer.

Le Sud Ouest du 070611

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 05:54

TGV 150«Le rapport des ingénieurs généraux du ministère afin de savoir si la LGV est vraiment nécessaire est attendu dans les jours qui viennent et sera présenté aux élus», expliquait hier Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre, notamment, de l'Ecologie et du Développement durable. Il s'agit selon elle de «savoir si la ligne va être saturée ou non».

Selon RFF, il s'agit en fait de «valider la méthode utilisée pour calculer les trafics voyageurs et fret à la suite de la mise en cause des méthodes de prévision, mais aussi en vue d'actualiser l'étude au regard notamment de la crise et des retards pris par le projet». Dans les premières enquêtes, la saturation du trafic était prévue pour 2020. Cette validation complémentaire était demandée dès le 27 septembre 2010 par Jean-Louis Borloo et l'évaluation du trafic a débuté en octobre dernier. Pour la section Bordeaux-Hendaye, «la capacité n'est pas le seul critère, le gain de temps fret et voyageur fait aussi partie des objets de mise en service». «Au moment des débats publics, la mise en service de la ligne était prévue pour 2013 et elle l'est aujourd'hui pour 2016-2017».

Le Journal du Pays Basque

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 05:44

TGV_783.jpgSi des élus des 28 communes concernées par le futur tracé estiment que les réunions de concertation ne servent plus à rien, d'autres y croient encore.

De la Gironde à Montesquieu et de Montesquieu au Tarn-et-Garonne. Deux réunions de la commission consultative (1) ont de nouveau eu lieu hier, afin d'affiner le choix du futur tracé, lequel est censé être arrêté à l'automne.

Hier matin, c'est la première partie du tronçon, la plus rurale, qui a concentré les débats. Ou plutôt les échanges. « À part quelques communes qui ne sont pas d'accord, les unes préférant le tracé sud, les autres le nord, ça s'est à peu près bien passé », résume Alain Lorenzelli, maire de Bruch. D'après lui, c'est d'ailleurs le tracé sud « qui tient la corde ». Pour Didier Massias, le maire de Feugarolles, ce serait en tout cas « l'option la moins pire », celle qui condamne le moins de maisons. Mais l'élu est résigné : « À force, je commence à en avoir marre de ces réunions. De toute façon, tout est décidé depuis longtemps… Mon seul souci concerne l'indemnisation des propriétaires. »

« Où ils veulent »

Michel Darrouman, maire de Pindères, juge pour sa part que « c'est acté à 80 % ». À Pompiey, le maire, Maurice Boutin, emploie déjà le passé : « J'aurais préféré le tracé nord ». Pareil pour Dominique Sarion, maire de Xaintrailles, qui voudrait que Réseau ferré de France (RFF) tienne un peu plus compte de l'attachement des habitants pour les environs du carrefour du Placiot ou du lac de La Lagüe… « De toute façon, on n'a jamais été écouté. Cette concertation, c'est du vent. Ils trouvent toujours des arguments pour passer où ils veulent. »

L'après-midi, les élus invités à plancher sur la partie plus urbaine du tracé, celle comprenant notamment la traversée de l'agglomération agenaise, ne l'ont pas entendu de cette oreille. Les élus de la CAA ont certes apprécié que RFF accède à leur demande en étudiant l'option tracé sud. « C'est déjà ça, mais ce sera dur car l'écart de prix prévisionnel est, d'après RFF, conséquent », indique Christian Dézalos, maire de Boé. Un argument qui pourrait suffire à orienter la balance, comme le laisse penser l'exemple du double franchissement de Garonne (lire « Sud Ouest » du 23 mai). Réseau ferré de France reconnaît en effet que cette option ne présente que des désagréments. Mais elle a un avantage, de poids : elle est la moins coûteuse.

« Une option… »

Un argument qui, pour Christian Dézalos, ne pèse pas lourd par rapport à l'impact environnemental d'une telle opération : « On l'a redit et l'intérêt commun impose de refuser », poursuit le vice-président de la CAA, qui évoque une position commune du Conseil général. Patrick Cassany, son vice-président, confirme. Mais se montre moins menaçant que la CAA. Son président, Jean Dionis, estimait en effet hier que « ne pas participer au financement du tronçon Bordeaux-Toulouse peut être une option. En tout cas, on marquera clairement notre préférence. » Patrick Cassany, lui, juge qu'il est encore trop tôt pour se prononcer sur la question…

(1) La commission consultative s'est réunie hier en préfecture, sous la présidence du préfet. Y ont pris part les 28 maires des communes concernées, RFF, Jean Dionis du Séjour président de la CAA, Patrick Cassany représentant le Conseil général et Lucette Lousteau pour le Conseil régional.

Le Sud Ouest du 070611
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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 05:40

TGV_782.jpgPierre Recarte et Pantxo Tellier de Nivelle-Bidassoa ont présenté les actions menées ces derniers mois. Ils viennent de publier une enquête approfondie sur le sujet.

Il y a deux catégories de soirées « diapos ». Celle pour raconter des vacances au soleil, et l'autre, beaucoup plus sérieuse, pour résumer l'action militante menée depuis de longs mois. Lors de son assemblée générale qui a eu lieu vendredi soir dans la salle Itsas Mendi à Urrugne, l'association Nivelle-Bidassoa a choisi la deuxième option pour mettre en avant son combat contre le projet de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Bayonne et Hendaye.

De nombreuses diapositives ont défilé sur l'écran du cinéma d'Urrugne, devant une centaine d'adhérents et sympathisants, preuve que l'année a été riche en rebondissements sur le front anti-LGV : affrontements avec les forces de l'ordre, altercation avec le président de la Région Alain Rousset, blocages contre les forages géotechniques, « prise en otage » de quelques heures d'un technicien mandaté par RFF, manifestation des tracteurs à Bayonne, sollicitations des élus et des médias, participation aux consultations, etc. Pas une semaine sans un rebondissement contre un projet jugé « ruineux, dévastateur pour l'environnement et réservé à une minorité ».

« Les conseillers généreux »

Lors de la réunion, le réquisitoire du président Pantxo Tellier et du médecin Pierre Recarte visait les responsables de RFF (« ils dissimulent les vrais chiffres »), les élus de la nouvelle majorité au Conseil général (« les conseillers généreux »), le gouvernement et une partie des médias. Mais l'heure n'était pas qu'aux règlements de comptes. Car les responsables de Nivelle-Bidassoa ont des arguments solides pour critiquer la LGV au Pays basque.

Mais avant de faire dérailler le projet, les militants vont encore devoir cravacher : « Le combat n'est pas gagné, loin de là, mais il continue. Les choses avancent doucement et nous ne désespérons pas de convaincre les élus. Pour cela nous avons besoin d'une forte mobilisation des habitants », résume Pantxo Tellier.

Pour prouver que les arguments anti-LGV ne sont pas « stupides », « comme l'a dit Alain Rousset », Pierre Recarte et François Tellier ont travaillé jour et nuit ces dernières semaines pour écrire l'ouvrage intitulé « Les rails de la déraison ». Le but du livre, qui a été présenté lors de l'assemblée générale vendredi, est de montrer comment l'absence d'entretien du réseau ferré français, couplé au développement « irresponsable » des nouvelles lignes à grande vitesse, « est une véritable machine infernale ».

Les deux auteurs ont livré un vrai travail d'investigation pour apporter une contradiction étayée sur un très large fonds documentaire : impact dur l'environnement, problème de liaison avec le « Y » basque, coût exorbitant, point sur la mobilisation, analogie avec les autres combats anti-LGV dans le reste de l'Europe, etc. Les militants de Nivelle-Bidassoa proposent également d'autres pistes. « J'espère que les élus achèteront ce livre pour comprendre un peu mieux les enjeux du dossier », conclut Pantxo Tellier.

« Les rails de la déraison » de Pierre Recarte et François Tellier aux éditions Nuvis.

Le Sud Ouest du 070611
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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 05:37

TGV 150Problèmes à Bénesse-Maremne et Tyrosse, Saint-Paul-lès-Dax, Roquefort et Arue.

Étienne Picher, responsable études et concertation pour la ligne Bordeaux-Espagne du TGV à RFF (Réseau ferré de France) tenait hier après-midi une réunion avec les élus landais concernés et le préfet des Landes. Réunion de concertation sur les différentes hypothèses de tracé que la société propose, entre Bordeaux et l'Espagne, sur l'ensemble des communes intéressées. Pour lui, « la situation évolue petit à petit, la plupart des collectivités trouvant un terrain de compromis pour tenir compte à la fois des conséquences des travaux sur le milieu naturel, de l'impact économique et paysager, de celui sur l'habitat ainsi que de l'équilibre financier général. »

Collectivités divisées

Il reste néanmoins trois zones où les avis présentés par les collectivités ont du mal à converger. Entre Bénesse-Maremne, soucieuse de réduire la segmentation de son territoire (où il y a déjà la RN 10, l'autoroute et la voie ferrée actuelle) en même temps que les effets acoustiques, et Tyrosse, désirant mieux protéger son habitat et ses entreprises. À Saint-Paul-lès-Dax, pas d'accord pour la ligne reliant la gare actuelle à la future LGV. Enfin, les exigences des deux communes de Roquefort et d'Arue ne sont pas compatibles.

Reste donc encore quelques points de vue à rapprocher, avant les prochaines échéances qui sont, le 14 juin, la réunion des comités territoriaux à Bordeaux, puis le 23 juin, toujours à Bordeaux, le comité de pilotage. Mené par le préfet de région, il arrêtera le projet de tracé qui sera ensuite soumis à la décision du ministre. Lequel tranchera fin 2011 ou au début de l'année 2012.

Le Sud Ouest du 070611
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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 05:33

TGV_781.jpgLa ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement a donné aujourd'hui à Biarritz le coup d'envoi des Journées de la mer.

Ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), a donné aujourd'hui à Biarritz le coup d'envoi des Journées de la mer du 8 au 13 juin en France avec plus de 200 manifestations attendues. Elle en a profité pour lancer un appel aux communes du littoral, afin de s'engager sans tarder dans une démarche de surveillance et de certification des eaux de baignade, sans attendre 2015 et la mise en place des règles sanitaires européennes, beaucoup plus dures que celles en vigueur aujourd'hui.

« Comme ces règles se basent sur des mesures effectuées sur plusieurs années, en 2014, il sera déjà trop tard » a souligné le ministre. Questionnée sur la nouvelle LGV Bordeaux Espagne, qui suscite une grosse opposition au Pays basque, NKM a révélé qu'elle avait demandé à Réseau Ferré de France « une réactualisation de ses hypothèses de trafic sur ce tronçon » avant la fin du mois de juin. « Il existe un questionnement : en a-t-on vraiment besoin, y a-t-il vraiment un risque de saturation ? » a également ajouté Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais la grande nouveauté du jour c'est que la ministre a révélé qu'elle avait commandé aux ingénieurs généraux de son ministère, une étude sur la ligne actuelle, ses potentialités, les différentes hypothèses. Une étude qui devrait lui être remise courant juin et qu'elle compte présenter aux élus de la région, afin d'en débattre « en toute transparence ».

Une nouvelle qui va sans doute détendre l'atmosphère du côté des élus opposés à la LGV, même si ces derniers sont désormais assez méfiants.

Le Sud Ouest du 060611
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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 05:28

TGV_780.jpgVenue lancer les Journées de la mer, la ministre de l'Écologie a révélé avoir demandé une évaluation de la ligne ferroviaire actuelle pour en débattre avec les élus.

On l'attendait plutôt sur l'océan et la qualité des eaux de baignade que sur le rail et le TGV, mais hier, sur le sable de Biarritz, Nathalie Kosciusco-Morizet (NKM) ne pouvait éviter le sujet qui fâche en ce moment en Aquitaine, et surtout au Pays basque. Quid de la LGV entre Bordeaux, Bayonne et l'Espagne ? La ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement a révélé qu'elle avait demandé pour la fin juin à Réseau ferré de France « une réactualisation de ses hypothèses de trafic sur ce tronçon ». « Il existe un questionnement : a-t-on vraiment besoin de cette portion nouvelle, y a-t-il vraiment un risque de saturation, besoin d'une alternative à la ligne actuelle à un horizon proche ? » a -t-elle expliqué.

Étude commandée

La ministre a révélé qu'elle avait commandé aux ingénieurs généraux de son ministère une étude sur la ligne actuelle, ses potentialités, les différentes hypothèses, pour avoir « une vraie évaluation de la situation ». Une étude qui devrait lui être remise également courant juin et qu'elle compte présenter aux élus de la région, afin d'en débattre « en toute transparence, afin de partager une expertise de manière non polémique ».

Alors que le débat public bat son plein sur la LGV, cette expertise demandée par NKM peut-elle changer la donne ? Pour la ministre, le calendrier n'est pour l'instant en aucun cas bouleversé. « L'enquête publique est toujours prévue pour 2013. Entre-temps, il faut que l'on partage plus largement et que l'on débatte de ces éléments du trafic. »

Cette question du rail n'a pas pour autant volé la vedette au lancement des Journées de la mer (du 8 au 13 juin). L'année 2011 est celle de la mise en œuvre du Grenelle de la mer. NKM souhaite que la France puisse développer sa culture maritime, à la hauteur du potentiel exceptionnel que représentent les océans.

La mer, dotée autrefois d'un ministère à part, est la priorité de NKM, qui a dévoilé son plan stratégique pour 2011-2012. Incontournable pour le littoral de notre région, on y retrouve l'amélioration de la qualité du milieu marin, avec l'objectif de restaurer d'ici à 2020 l'écosystème côtier. Mais aussi la lutte systématique contre les pollutions en mer (plus des contrôles, durcissement des sanctions), la création d'une liste d'espèces marines à protéger, la création de nouvelles aires protégées qui devraient couvrir dès 2012 10 % de la surface totale des espaces maritimes français, qui s'étendent aussi dans les océans Pacifique et Indien. Trois nouveaux parcs (Côte vermeille, Glorieuses, Estuaires picards) seront ainsi créés dès 2011.

L'amélioration de la qualité des eaux de baignade est également au menu de ce plan. En 2015, la directive européenne entre en vigueur. NKM a invité les communes à suivre l'exemple de Biarritz qui, dès 2009, a engagé une démarche de labellisation en investissant sur le contrôle, la chasse aux sources de pollution.

Énergies marines

La relance de l'exploration des grands fonds est aussi au menu, tout comme le développement de l'économie maritime et des énergies marines. 1 200 éoliennes seront implantées d'ici à 2020 avec une capacité de 6 000 mégawatts, soit l'équivalent de quatre réacteurs nucléaires EPR. Une plate-forme technologique France-énergies marines sera créée dès cette année à Brest, et 100 millions investis dans la recherche du navire du futur.

Le Sud Ouest du 070611
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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 05:22
TGV_779.jpgEn a t-on vraiment besoin? C'est le thème d'une étude lancée par le minstère de l'écologie.

La ministre de l'Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé ce lundi à Biarritz un prochain rapport de son ministère sur l'opportunité du projet de ligne à grande vitesse qui traverserait le Pays basque vers l'Espagne.

Une étude pour débattre

"Il existe un questionnement : en a-t-on vraiment besoin, y a-t-il vraiment un risque de saturation ?" a déclaré la ministre à la presse en marge de sa visite à Biarritz pour lancer les Journées de la Mer.

Selon Nathalie Kosciusko-Morizet, une étude sera publiée "dans les prochains jours". Elle affirme en effet avoir demandé une enquête approfondie aux ingénieurs généraux de son ministère. Elle entend ensuite en "discuter et débattre prioritairement avec les élus de la région".

Hostilité affichée de nombreux élus basques

Les maires de nombreuses communes concernées par le nouveau tracé de la future LGV ont réaffirmé leur hostilité au projet le 27 avril dernier. La construction de cette tranchée dans le paysage sera "dévastatrice" selon eux. Ils estiment que "le bilan coûts/avantages est désastreux".

"Nous sommes intimement convaincus de la nécessité de moderniser la voie existante entre Bayonne et Hendaye plutôt que de créer une ligne nouvelle a travers le Pays basque", avait déclaré Michel Hiriart, président de la communauté de communes Sud Pays basque.

Les élus basques ont relevé les évolutions de trafic ferroviaire dans la région, selon eux très inférieures à celles prévues par RFF et qui seraient "largement surestimées pour justifier la construction d'une ligne nouvelle".

De passage au Pays basque le 28 janvier, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire avait de son côté souhaité "la poursuite" des discussions sur ce projet.

France 3 Aquitaine

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 10:07

TGV_778.jpgArticle du Petit Journal de Tarn et Garonne du 26 Mai 2011. Lire l'article

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