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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 06:37

TGV 150Jean-Louis Bianco et Jacques Auxiette ont remis hier deux rapports sur le système ferroviaire au Premier ministre. Ils affichent leur scepticisme quant au développement de nouvelles lignes à grande vitesse (LGV).

Faut-il continuer à investir massivement dans le développement du réseau de lignes à grande vitesse en France? C'est la question que pose Jean-Louis Bianco, ancien ministre des Transport, dans un rapport sur la réorganisation du système ferroviaire rendu hier au Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

«Sur certaines liaisons d'équilibre du territoire, il faut développer une nouvelle offre de transport, s'articulant autour de trains circulant à 200 km/h, utilisant le plus souvent possible les voies existantes et offrant un niveau de service de très bonne qualité», écrit-il.

Ce dernier attend dans les mois qui viennent -probablement juin- un rapport présentant une hiérarchisation des projets d'infrastructures de transport en France. L'avenir de lignes à grande vitesse, notamment celle reliant Bordeaux à Toulouse, en dépend. Le ministère estime que les investissements promis sur l'ensemble des dossiers s'élèvent à 245 milliards d'euros sur 25 ans. En plaine crise économique, il faudra abandonner certaines ambitions.

Solutions intermédiaires

Sans citer de cas précis, le rapport Bianco met en avant des solutions intermédiaires, entre le TER et le TGV. Avantage de cette option : le coût et le délai de réalisation. L'ancien ministre imagine que les métropoles pourraient être ainsi reliées plus rapidement et pour un coût moindre au réseau à grande vitesse.A l'heure où les financements se réduisent, la préconisation de Jean-Louis Bianco est un nouveau caillou dans la chaussure des promoteurs de la LGV.

Un autre rapport, remis simultanément hier par Jacques Auxiette, dit la même chose. «Si on continue comme ça, la dette de RFF va atteindre 60 milliards. On ne peut pas accepter cette fuite en avant», confie le président de la région Pays de la Loire. Mais pas question de fermer définitivement la porte. «Ca ne veut pas dire qu'il n'y a plus besoin de nouvelles LGV, mais dans la mesure des moyens dont dispose la nation. L'idée selon laquelle, il n'y a pas d'avenir en dehors du TGV est un faux débat».

De même, Jean-Louis Bianco appelle à explorer sa solution intermédiaire «sans pour autant abandonner ces projets» de lignes à grande vitesse. Son rapport souligne cependant un déséquilibre dans les priorités, ces dernières années. Alors que les TGV et les TER ont connu un fort développement, les trains d'équilibre du territoire, c'est-à-dire les Intercités, ont été délaissés et le fret est dans une situation préoccupante.

Enfin, le rapport Bianco préconise un rapprochement entre Réseau ferré de France qui gère les voies et la SNCF qui gère les services, dont la division en deux branches distinctes en 1997 a entraîné «de lourds dysfonctionnements» et un déficit structurel de 1,5 milliard d'euros. Un nouvel établissement public serait créé qui rassemblerait RFF et deux services de la SNCF.


Malvy : «Pas de TGV au rabais»

Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, investi de longue date dans la question du transport ferroviaire de Midi-Pyrénées et plus particulièrement de la ligne à grande vitesse, censée rapprocher Toulouse et Paris en 3 heures, n'a pas tardé à réagir au rapport Bianco. Hier dans un communiqué, il rappelé que «Toulouse, 4e ville de France, ne peut pas rester à l'écart du réseau européen à grande vitesse» et souligné que «les travaux sont de toute façon commencés entre Tours-Bordeaux et notre participation financière - déjà engagée - a toujours été conditionnée au prolongement de la ligne à grande vitesse jusqu'à Toulouse. Si ce projet devait être remis en cause, nous nous retirerions immédiatement du financement de la liaison Tours-Bordeaux et nous demanderions le remboursement de ce que nous avons déjà payé

[...] » Martin Malvy rappelle enfin que la solution d'une alternative entre TGV et TER n'est pas envisageable en raison d'un ratio très défavorable entre le gain de temps et le coût financier. «Midi-Pyrénées ne peut pas se satisfaire d'un TGV au rabais» conclut le président de Région, estimant «qu'il bloquerait à jamais le développement du rail dans le Grand Sud.»

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 06:20

TGV 150Dans son document remis à Jean-Marc Ayrault et à Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, Jean-Louis Bianco, ancien ministre des Transports est sans équivoque.

«Sur certaines liaisons d'équilibre du territoire, il faut développer une nouvelle offre de transport, s'articulant autour de trains circulant à 200 km/h, utilisant le plus souvent possible les voies existantes et offrant un niveau de service de très bonne qualité».

Dans les mois qui viennent - probablement juin - le ministère attend un rapport présentant une hiérarchisation des projets d'infrastructures de transport. L'avenir de lignes à grande vitesse, notamment celle reliant Bordeaux à Toulouse, en dépend. Le ministère estime que les investissements promis sur l'ensemble des dossiers s'élèvent à 245 milliards d'euros sur 25 ans. Il faudra alors abandonner certaines ambitions.

Sans citer de cas précis, le rapport Bianco met en avant des solutions intermédiaires, entre le TER et le TGV. Avantage de cette option : le coût et le délai de réalisation. L'ancien ministre imagine que les métropoles pourraient être ainsi reliées plus rapidement et pour un coût moindre au réseau à grande vitesse.

À l'heure où les financements se réduisent, la préconisation de Jean-Louis Bianco est un nouveau caillou dans la chaussure des promoteurs de la LGV. Un autre rapport, remis simultanément hier par Jacques Auxiette, dit la même chose. «Si on continue comme ça, la dette de RFF va atteindre 60 milliards», confie le président de la région Pays de la Loire. «ça ne veut pas dire qu'il n'y a plus besoin de nouvelles LGV», précise Auxiette, mais son rapport dénonce le «faux débat selon lequel il importe d'aller toujours plus vite d'un point à l'autre du territoire et qu'il n'y a pas d'avenir en dehors du TGV».

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:28

 

TGV 150En réponse à l’article publié ce jour dans le journal Sud Ouest « LGV : priorité à la ligne Bordeaux-Toulouse ? », Michel DELPUECH, préfet de la région Aquitaine, préfet coordonnateur du GPSO, précise que pour l’heure, la commission Mobilité 21, chargée par le ministre des Transports de trier, hiérarchiser et mettre en perspective les grandes infrastructures en France, n’a pas rendu ses conclusions, qui sont attendues pour le mois de juin.

Dans ce contexte,

Réseau ferré de France (RFF) et les services de l’Etat poursuivent leur travail et préparent le dossier d’enquête publique pour la globalité du projet, à savoir pour les deux branches Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. L’enquête publique est prévue à l’automne 2013 et les conditions de réalisation du projet seront mises au point dans les phases postérieures à la déclaration d’utilité publique.   

Le préfet coordonnateur rappelle que le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest regroupe la réalisation d'une ligne nouvelle entre Bordeaux et Toulouse, ainsi qu’entre Bordeaux et la frontière espagnole, avec un tronc commun entre ces deux lignes. Le projet comporte également l’aménagement des infrastructures ferroviaires existantes au sud de Bordeaux sur 12 kilomètres et au nord de Toulouse sur 20 kilomètres.

Le GPSO fait partie du projet global LGV Sud Europe Atlantique (LGV SEA) défini, depuis la déclaration d'intention du 25 janvier 2007, comme un ensemble cohérent composé de trois branches : Tours-Bordeaux, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne.

 

 

GPSO

 

 

 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 10:13

TGV_1359.jpgLe projet urbain qui accompagne l'arrivée, à l'horizon 2020-2025, de la LGV (ligne à grande vitesse) à Toulouse ne va pas sans inquiéter les riverains de Matabiau.

Alors que l'urbaniste catalan Joan Busquets, associé au paysagiste Michel Desvigne et à l'architecte spécialiste des gares, Jean-Marie Duthilleul, a été récemment chargé d'imaginer le futur quartier, désigné sous le nom de Toulouse Euro Sud-Ouest (Teso), un collectif d'associations des quartiers concernés par le projet vient de se créer.

Le «collectif Matabiau», c'est son nom, regroupe déjà une dizaine d'associations telles que les comités de quartier Bonnefoy, Marengo-Jolimont-La Colonne, Bayard-Belfort, des Chalets, l'association Michel-Ange, les Farfadets, Sept notre quartier (à Roseraie-Soupetard), le comité Lapujade, le foyer des jeunes travailleurs de Jolimont ou Solidarité Villes à Jolimont…

«Les membres du collectif souhaitent apporter leur propre expertise sur le diagnostic, sur les options d'aménagement, les conditions de sa mise en œuvre», expliquent les fondateurs du collectif dans un communiqué adressé à la presse.

«La communauté urbaine propose la création d'un comité de 30 personnes environ composé à la fois de techniciens, d'acteurs économiques, de représentants des habitants. Ce dispositif peut être utile mais à l'évidence il ne permettra pas de prendre en compte la diversité des situations des différents quartiers et surtout ne concernera qu'une très petite minorité de la population concernée», estime le collectif, qui souhaite «une véritable concertation (avec) toutes les parties prenantes».

La grande inquiétude des riverains, que Toulouse Métropole souhaite associer à la concertation, porte sur leur réelle capacité à faire évoluer le projet : «Qu'est-ce qui peut encore le faire bouger ?» s'interroge l'urbaniste Gérard Gasselin, de l'association Solidarité Villes : «Busquets ne doit pas travailler tout seul dans son coin sans prendre l'avis des habitants».

«Plutôt qu'un méga projet «Toulouse Matabiau pour l'Europe», on veut un projet «Toulouse pour les Toulousains», à taille plus humaine», résume Félix Ballesio, des Farfadets.

collectif.matabiau@gmail.com

La Dépêche du Midi

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 05:21

TGV_1358.jpgDu 18 mars au 12 avril, Réseau Ferré de France a remplacé 5 appareils de voie (ou aiguillages) au triage de St-Jory.

Le triage de Saint-Jory, situé au Nord de l’agglomération toulousaine sur l’axe transversal Sud, s’étend sur plus de 90 hectares. Il représente un atout majeur pour le
développement du fret régional.

Le renouvellement des appareils de voie au triage de Saint-Jory a consisté à remettre en état les aiguillages (systèmes permettant au train de changer de voie) arrivés en fin de vie sur cette zone très circulée. Cette opération s’est traduite par le remplacement du rail, du ballast, et des traverses bois.

Les travaux se sont déroulés de nuit pour ne pas perturber les circulations ferroviaires en journée et ont été regroupés sur deux week-ends dont celui de Pâques.

RFF, maître d’ouvrage, a confié la maîtrise d’ouvrage mandatée et la maîtrise d’oeuvre de cette opération de renouvellement à SNCF Infrastructure. Les travaux de voie ont été effectués par l’entreprise TVF. Cette opération a représenté un investissement de plus de 3 millions d’euros financé entièrement par RFF.

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 05:56

TGV 150Si le projet de LGV entre Bordeaux et Hendaye était repoussé aux calendes grecques, ce serait une catastrophe pour certains, les grands élus notamment, mais un bienfait pour d’autres .

Les dernières tendances sur la création d’une ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Hendaye n’incitent pas à l’optimisme (lire notre édition d’hier). Si rien n’est encore acquis, les réactions vont bon train. Florilège.

Geneviève Darrieussecq

Maire de Mont-de-Marsan et président du Marsan Agglomération

« Il y a un point d’interrogation mais néanmoins... Je suis très en colère parce qu’on ne serait pas au niveau des enjeux du territoire. Pour moi, il est impensable de scinder en deux le GPSO (Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest) et de faire Bordeaux-Toulouse sans faire Bordeaux-Hendaye sachant que les deux lignes ont un tronc commun conséquent en Gironde. Si c’était le cas, ce serait un énorme camouflet pour la région Aquitaine et ça creuserait encore les inégalités territoriales. Et je ne parle pas du Y basque qui arrive à la frontière. Ce serait une incohérence complète en terme d’aménagement européen, français et régional doublé d’un non-sens quant à la politique de transition énergétique et de diminution du fret routier.

« C’est une décision que l’on voit arriver depuis quelque temps. Alain Rousset (président de la région Aquitaine) porte le projet mais Martin Malvy (président de la région Midi-Pyrénées) sans doute plus et puis aucun grand élu d’Aquitaine ne siège au sein de la commission mobilité 21. Il faut absolument que nous nous réunissions pour montrer que ce projet, nous le voulons.

« Chacun sait que l’État n’a pas d’argent mais s’il y a des choix à faire, c’est vers des projets de ce type qu’il faut se diriger. »

Jean-Marie Abadie

et Gabriel Bellocq

Président du Grand Dax ; maire de Dax et premier vice-président du Grand Dax

« Nous apprenons par la presse que le projet de LGV Bordeaux-Espagne serait remis en cause. Nous n’avons aucune information sur ce sujet et cela reste donc à l’état de rumeur. Nous ne pouvons que rappeler que dans toutes ses prises de position publiques et dans toutes ses délibérations, l’agglomération du Grand Dax a exprimé son attachement au projet de LGV Bordeaux-Espagne. Pour autant, l’important aujourd’hui est de rappeler qu’en 2017, quoiqu’il advienne, Dax sera à 3 heures de Paris grâce à la LGV Tours-Bordeaux. C’est ce tronçon qui est particulièrement important pour nous et qui nous procurera le gain de temps le plus significatif. C’est ce tronçon qui confortera la position de la gare TGV de Dax, qui est aujourd’hui la seule gare TGV des Landes. »

« Le Grand Dax est, par essence, attaché au développement ferroviaire. Nous avons investi plusieurs millions pour l’aménagement des quais de la gare. Le chantier des abords de la gare avance aujourd’hui de manière spectaculaire et sera achevé fin 2013. Nous travaillons au développement de ce quartier parce que, grâce au train et grâce à la LGV Tours-Bordeaux, ce secteur est porteur d’attractivité pour les populations et pour les acteurs économiques. »

Philippe Jacquemain

Président de la CCI des Landes

« Si ce projet ne passe pas, c’est une catastrophe pour notre territoire et notre région. La LGV, c’est une bouffée d’oxygène pour l’économie landaise. Depuis toujours, on est resté vigilant parce qu’on savait que ce n’était pas gagné. Actuellement, l’État est contraint de faire des économies sur ses charges de fonctionnement mais là, il s’agit d’investissement. Je ne peux pas imaginer que ce projet ne sorte pas, ce serait suicidaire. S’il y a un léger décalage dans le temps, ce n’est pas grave mais il faut qu’il se fasse. Avec la LGV, on aurait une autre vie. »

Jean-Pierre Pédespan

Président de l’Accril (Association de coordination des citoyens et riverains landais)

« Ce sont des fuites. J’attends comme tout le monde les deux rapports officiels qui doivent sortir bientôt. Celui de la commission Mobilité 21 en juin et celui de Bianco sur la SNCF et RFF qui aurait dû déjà sortir et dont on sait qu’il préconise d’arrêter toute nouvelle construction de LGV et de plutôt promouvoir un modèle intermédiaire entre train Corail et TGV. C’est ce qu’on prônait depuis le début. Dans le Schéma national des infrastructures de transport, il y a 70 projets représentant un coût total de 245 milliards. Rien que le Grand Paris Express va en consommer minimum 40. Il est évident qu’un bon paquet de projets LGV vont passer à la trappe. Lesquels, quand et comment ? Je ne sais pas. »

Didier Paquet

Vice-président de l’Accril et membre de vivre à Lucbardez

« Cette information, nous l’avions eue en primeur quand nous avons été auditionnés par la commission Mobilité 21. Ce qui est sûr, c’est que quel que soit le choix politique et le classement, il n’y a pas d’argent pour tout faire. Il est d’autant moins possible de faire plaisir à tout le monde que les politiques sous-estiment volontairement les coûts pour faire avancer leurs dossiers. Bianco comme Pépy, le PDG de la SNCF, estiment que la priorité doit aller aux trains du quotidien.

« Je crois que le gouvernement commence à prendre conscience du problème mais j’ai peur qu’on reste dans une non-décision. Honnêtement, je crois qu’on ne peut préjuger de rien. »

Éric Kerrouche

Président de Macs

« La LGV constitue une condition de développement et un enjeu stratégique fondamental. Quoi qu’on en pense, notre région reste peu connectée au reste de la France. certes il y a eu une mise à niveau de l’A 63 mais cela ne suffit pas. Certes cela n’empêchera pas que notre région garde son attrait et que les touristes viendront... Mais cette information est encore au conditionnel. Pour notre part, nous n’avons aucune information et nous continuons à travailler normalement avec RFF, le calendrier se déroule comme prévu, les échanges se poursuivent. Si cette information était avérée, ce serait en tout cas une très mauvaise nouvelle. »

Henri Emmanuelli, président du Conseil général, n’a pas souhaité s’exprimer à chaud sur ce dossier.

Le Sud Ouest

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 05:51

TGV 150Le projet de ligne vers Hendaye pourrait être différé. La commission Mobilité 21, présidée par le député socialiste du Calvados, Philippe Duron, à qui le gouvernement a demandé de faire un tri drastique parmi les 70 projets inscrits au Schéma national des infrastructures de transport (Snit), a repris hier ses travaux. La tâche est lourde pour ses dix membres, dont six parlementaires, qui doivent proposer, en période de disette budgétaire, un sérieux élagage dans des projets estimés à 245 milliards d’euros.

Les TGV recalés

Selon une source proche du dossier, plusieurs propositions feraient d’ores et déjà consensus. Le raccordement ferroviaire de Roissy à Creil dans l’Oise, l’interconnexion des LGV au sud de Paris ou le contournement ferroviaire de Lyon figureraient en tête des projets retenus comme prioritaires à l’aune de leur impact budgétaire et écologique.

Première surprise de cette sélection, qui ne sera définitive et soumise au gouvernement qu’au mois de juin prochain : les grands projets de lignes nouvelles à grande vitesse - les plus budgétivores - ne figurent pas, selon nos informations, dans la première catégorie, celle des projets à réaliser d’ici dix à quinze ans.

La commission demandera aux porteurs de projets d’étudier plus sérieusement les autres solutions. Ce « tout sauf le TGV » serait, s’il se confirme, dans la ligne du rapport sur l’avenir du ferroviaire que s’apprête à remettre Jean-Louis Bianco, ancien ministre de l’Équipement, au gouvernement, fin avril.

Recalé aussi, le projet de canal Seine-Nord pour lequel un contrat a pourtant déjà été signé. Selon d’autres sources plus difficilement vérifiables, la LGV Paca, entre Marseille et Nice, et la Montpellier-Perpignan sauveraient, à ce stade, leur position en haut de la pile. Mais le Poitiers -Limoges passerait bien à la trappe.

L’autre information qui intéressera directement les habitants du Sud-Ouest est le sort qui sera fait au Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO), c’est-à-dire au prolongement de la LGV au-delà de Bordeaux vers Toulouse et vers l’Espagne, un projet estimé à 12 milliards d’euros au total. Il fait partie, au même titre que l’A 45, entre Lyon et Saint-Étienne, des dossiers non encore classés. La commission demande que la branche Bordeaux-Toulouse soit étudiée séparément de la branche Bordeaux -Hendaye. Cela diminuerait la facture par deux au moins. Toulouse est très demandeur, plus que le Pays basque français, où l’opposition reste frontale.

C’est la première fois qu’une instance nationale, qui ne donnera certes qu’un avis, propose un étalement du projet dans le temps. Réseau ferré de France (RFF) confirme étudier un phasage dans la construction des deux branches du projet. S’il était confirmé, l’accord politique initial Malvy-Rousset volerait en éclats. Et les opposants basques pourraient mettre le champagne au frais. Mais ce sera au gouvernement de trancher.
Le Sud Ouest

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 05:25

TGV 1348Un nouveau bâtiment voyageurs côté Marengo, de l'habitat, des bureaux et équipements publics sont prévus. Le renvoi des flux routiers, du parking et de la gare routière, côté Périole, sont aussi à l'étude.

à l'image d'Euralille ou de la super-gare Saint-Jean à Bordeaux, Toulouse Euro Sud-Ouest, futur pôle Matabiau destiné à accueillir la LGV (ligne à grande vitesse) à l'horizon 2020-2025, va révolutionner la Ville rose.

«C'est une extension et un renforcement du centre ville qui sont programmés», annonce Alain Garès, directeur d'Europolia, la SPLA (société publique d'aménagement locale) chargée du projet qui doit «faire du centre ville de Toulouse celui d'une métropole européenne».

L'état, RFF (Réseau ferré de France, propriétaire des voies et des quais), la SNCF (exploitant et responsable de la gare), la Région, le Département et Toulouse Métropole sont associés au sein de cette SPLA présidée par Pierre Cohen pour programmer ce futur «morceau de ville, cohérent, humain, mixte», selon Daniel Benyahia, vice président de Toulouse Métropole chargé de l'urbanisme.

Lundi soir, les grandes lignes étaient présentées à une quarantaine de représentants d'associations des quartiers concernés. L'arrivée de la LGV à l'horizon 2020-2025 va doubler la fréquentation de la gare, des 9 millions actuels à 18 millions en 2020-2025, voire 22 millions en 2030, avec le prolongement vers Narbonne. La LGV mettra Paris à trois heures de Toulouse et Barcelone à deux heures en 2030. Un véritable RER toulousain reliera tous les quarts d'heure Saint-Jory et Villefranche-du-Lauragais à Toulouse (15 minutes pour Toulouse-Saint-Jory).

Le plan guide urbain et ferroviaire et les études préliminaires du pôle d'échange multimodal (TGV, TER, métro, futur tram, bus départementaux et BHNS Tisséo) sont prévus d'ici 2014 pour un lancement opérationnel en 2015.

Une dizaine de représentants d'associations de quartier seront associés à l'élaboration du projet, avec professionnels de l'aménagement et acteurs de la vie locale dans les Ateliers de la Fabrique (une trentaine de membres).

Un nouveau bâtiment voyageurs côté Marengo, relié à la gare actuelle rénovée, des quais élargis (un TGV, c'est 1 000 personnes en deux minutes sur le quai), des bureaux, logements, équipements publics, parkings vélos et promenades vertes sont envisagés au cœur d'un espace de 450 ha comprenant 70 ha de terrains actuellement dévolus au ferroviaire.

Les principaux flux routiers, un parking de 2000 places, les taxis et la gare routière pourraient être renvoyés côté Périole, tram et BHNS passant le long du canal. Le transfert de la gare routière n'est toutefois pas acté par le Département et certains riverains (Lapujade) sont opposés à un renvoi trop important des flux à l'arrière actuel de la gare.


Le chiffre : 110 000

voyages par jour> en 2020-2025. Le nombre de voyagespassantpar la gare va doubler avec l'arrivée de la LGV , de 55 000 aujourd'hui à 110 000 par jour.

«Ce projet , c'est plus qu'une simple gare, même de TGV, plus qu'un projet de quartier ou qu'un centre d'affaires, un vrai projet urbain».

Jean-Michel Fabre, adjoint au maire à la démocratie locale

La Dépêche du Midi

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 06:59

TGV_1357.jpgLa Safer et Réseau Ferré de France ont signé une convention pour accompagner les propriétaires terriens touchés par le Grand projet du Sud-Ouest.

Détentrice des compétences liées aux aspects fonciers, négociations, expertises, acquisitions à l’amiable et autres compensations, la Safer est chargée, dans le cadre d’une convention signée récemment avec Réseau Ferré de France (RFF), de se pencher sur l’épineuse question de l’accompagnement des agriculteurs et sylviculteurs dont les terres sont situées sur l’emprise du projet de LGV Bordeaux-Toulouse.

1 Une première enveloppe

à ce jour, 23 communes seraient « impactées » par le tracé de la future LGV qui engloutirait 700 à 800 hectares de terres agricoles et de forêts. Sur l’ensemble des deux régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, un total de quelque 4 000 hectares sont concernés. Dans un premier temps, une enveloppe de 16,5 millions d’euros, dont 3 millions pour la mise en réserve de surfaces agricoles et forestières, a été débloquée.

Un budget qui ne correspond pour l’heure qu’à environ 25 % de la surface agricole concernée par le Grand projet du Sud-Ouest (GPSO) et auquel abondent aussi des collectivités locales associées au financement de ce dispositif d’anticipation foncière. Pour le département, 4, 446 millions d’euros ont été débloqués, dont 770 000 euros pour la mise en réserve de surfaces agricoles. Et ce n’est qu’un début.

2 Un calendrier et des contraintes

De combien d’hectares la Safer dispose-t-elle déjà pour répondre aux besoins des futurs expropriés ? Aucun à ce jour. La signature de la convention qui la lie à RFF lui permet d’enclencher la procédure, de recenser les besoins et de trouver des solutions aux propriétaires. Les premiers « échanges » ou expropriations ne devraient toutefois pas intervenir avant la déclaration d’utilité publique de GPSO, attendue au mieux fin 2014, à l’issue de la phase d’enquête publique prévue consécutive à l’enquête publique prévue cette année. Si RFF assure vouloir « intervenir prioritairement à l’amiable » pour éviter un maximum d’expropriations, la Safer n’est actuellement pas en mesure d’indiquer quels sont les critères permettant de proposer à un exploitant des terres « équivalentes » à celles qu’il devra abandonner. Quand ce dernier ne préfère pas une indemnité uniquement pécuniaire.

3 Une question qui divise les agriculteurs

« C’est une opération courante et classique, bien organisée, estime Serge Bousquet-Cassagne, président (CR) de la Chambre d’agriculture. Et 99 % de ces grands chantiers se concluent par des accords à l’amiable. Toutefois, on fera tout pour que les agriculteurs soient le plus justement indemnisés. » Pour le nouvel élu, par ailleurs administrateur de la Safer, le temps joue en la faveur de ces derniers : « Plus longtemps durera la phase initiale du chantier avant le début des travaux, plus cela laisse le temps à la Safer de faire son travail. » Au-delà de cette logique, Serge Bousquet-Cassagne espère surtout que les agriculteurs impactés seront le moins longtemps possible laissés dans l’incertitude : « C’est le pire car derrière, il y a tout un projet de vie. » Son principal opposant aux dernières élections à la Chambre, le président de la FDSEA rappelle pour sa part que « le premier outil de développement de l’agriculture est le foncier ». Et ne comprend pas pourquoi celui qui l’a emporté en février, « quelqu’un qui doit défendre l’agriculture », ne s’oppose pas à la disparition de tant de foncier agricole. Selon Jean-Luc Poli, opposé à la LGV, la gourmandise de ce projet aura pour autre conséquence de « faire augmenter le prix des terres et donc de nuire encore un peu plus à l’installation des jeunes. »

Le Sud Ouest

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 06:28

TGV_1356.jpg« Wanted : à la recherche des wagons perdus » est l'opération lancée par la SNCF Fret afin de remettre la main sur 150 wagons de marchandises disparus sur les 30 000 km de rails français jusqu’au 12 avril.

Pour réaliser cette recherche qui s’apparente à une chasse au trésor un peu hors norme, les cheminots sont directement mis à contribution. Le site RTL précise qu’une liste des wagons perdus leur a été communiquée avec un numéro d’immatriculation, la date et le lieu où ils ont été vus pour la dernière fois.

A la clé : une prime de 80,10 euros. Face à cette demande étonnante, certains cheminots reprochent le manque de reconnaissance au profit d’une prime. D’autres évoquent purement une opération de communication interne.

La direction a estimé, pour sa part, à 1 million d’euros par an les pertes engendrées par ces wagons fantômes.

La Dépêche du Midi

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