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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 06:52

TGV_1015.jpgLes habitants de Preuilly directement concernés par la ligne à grande vitesse étaient hier aux Ecluzelles pour une réunion publique animée et constructive.

Le pot de terre contre le chemin de fer. La poignée d'habitants du hameau de Preuilly s'est pris par la main pour défendre ses intérêts face à la mise en place de la ligne à grande vitesse. Le combat sans arrêt du « Collectif contre les nuisances du TGV » est promis à la voie de garage : la LGV est sur les rails, le premier coup de pioche est annoncé pour février prochain. La ligne traversera quatre kilomètres de territoire de la commune. Mais l'édification d'un viaduc surplombant la RD 910 (ex-N10) à la Folie sur Migné-Auxances va également perturber la vie de l'ensemble des Chasseneuillais tout au long en 2012.
Hier soir dans la salle des Ecluzelles, des représentants de Lisea (concessionnaire) et Cosea (groupement de constructeurs) ont détaillé le projet et son impact dans une réunion publique suivie par un auditoire captivé. « Si on sait ce qui se passe, tout devient tout de suite plus facile », affirma Matthieu Lafaurie chargé des relations extérieures de Lisea promettant des informations en temps réel au fil du chantier de cinq ans (magazine distribué dans les boîtes à lettre, site internet...).
Le débat s'ouvrit. La maréchaussée veillait à la porte. Précaution inutile de la part des porteurs du projet. Certes animée, la séance de questions-réponses ne dérailla jamais. Extraits.
> Minage. « De ma maison j'entends déjà des tirs de mines. Je suis inquiète. Comment cela va se passer ? » « Toutes les dispositions de sécurité sont prises. Et nous allons réduire au maximum l'utilisation d'explosifs. »
> Expertises. « Nos maisons seront-elles expertisées avant le début des travaux et quand ? » « C'est le tribunal qui nommera un expert. Un référé préventif va être pris en ce sens dans les prochains mois. »
> Déblais. « Comment et où les déblais seront-ils stockés ? » « Nous stockerons sur des zones agricoles au plus près possible des zones d'extraction. Au bout de quelques années ces terres pourront être de nouveaux cultivées. » Intervention dans le public : « c'est faux, la ligne TGV est Paris-Metz est terminée depuis 6 ans, elle bordée de montagnes de pierres. »
> Horaires. « Quels vont être les amplitudes horaires et les jours de travail des personnels du chantier ? » « De 6 à 22 heures du lundi au vendredi. » Un membre du CCNTGV : « Sachez que nous sommes totalement contre, il va falloir revoir ça. »
> Puisage. « L'été le chantier va générer de la poussière, où allez-vous trouver l'eau nécessaire en période de sécheresse. » « C'est une bonne question, nous ne pouvons y répondre de suite. Il faudra de toute façon que l'on puise de l'eau sans doute dans l'Auxances et La Pallud. »

La Nouvelle République

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 06:42

TGV_1014.jpgLGV : Une réunion avec les représentants de Cosea n'a pas calmé les inquiétudes.

À l'initiative de la municipalité de Cubzac-les-Ponts, une réunion d'information a permis à une centaine d'habitants de la commune de rencontrer les représentants de Cosea, concessionnaire de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux.

Le maire de la commune Alain Tabone a accueilli les personnes présentes en rappelant que le Conseil municipal suivait de très près l'avancement de ce dossier. « Nous avons voulu cette réunion publique d'information afin de présenter le projet aux riverains et de répondre à leurs inquiétudes concernant les nuisances que ce chantier va nécessairement engendrer ».

Pas d'explosifs

« Nous avons déjà rencontré régulièrement les responsables de Cosea qui ont répondu favorablement à certaines de nos demandes, mais d'autres points restent encore à régler et nous pensons que ce type de réunion peut nous y aider. »

Anne Mériglier, responsable de la concertation des études pour la Gironde et la Charente Maritime chez Cosea, a ensuite présenté sur écran le tracé de la ligne, en particulier le tronçon de 3,7 km qui se trouvera sur la commune de Cubzac, et les différents travaux et aménagements prévus ainsi que le calendrier des différentes phases d'aménagement avant de répondre aux questions posées dans la salle.

Certaines inquiétudes des habitants concernant les travaux de déblais, elle a précisé que ceux-ci ne se feront pas la nuit, ni les week-ends, sauf en cas de trop gros retard. « Je peux également vous préciser qu'il n'est pas prévu d'utilisation d'explosif et que les camions de gravats ne traverseront pas Cubzac vers l'école comme prévu au départ, nous étudions actuellement un aménagement des transports avec la RN 10 et l'A 10 comme axes principaux et la RD 1010 en axe secondaire. »

« Nous allons également réduire le plus possible les gênes pour la population : pistes arrosées régulièrement pour éviter la poussière, engins de terrassement conformes à la réglementation, très peu de travaux de nuit, sécurité maximale sur le chantier et autour, surveillance des maisons riveraines ».

En effet, le concessionnaire va établir un projet d'expertise des habitations avant, pendant et après travaux, qui sera soumis aux mairies au plus tard début 2012.

Écran acoustique

L'inquiétude des riverains concerne aussi le bruit lorsque la ligne sera en service, car les trains arriveront au nord de la commune à 300 km/heure et passeront sur le viaduc de la falaise et aux marais à 230 km/h. « La réglementation, précise Anne Mériglier, impose un maximum de 60 décibels en moyenne le jour et 55 la nuit, ce qui correspond au bruit d'une conversation et tout est prévu pour que l'ensemble des habitations de Cubzac se trouvent en dessous de ces seuils grâce à des merlons de protection le long de la ligne et un écran acoustique sur le viaduc de la falaise ».

D'autre part, il est prévu une communication régulière pendant les travaux, avec un site Internet, un journal envoyé trois fois par an aux habitants, des panneaux de chantier, une communication de proximité dans les mairies, dans la presse, etc. Anne Mériglier a également présenté le calendrier prévisionnel de ce chantier : 2011-2012, études, autorisations et travaux préparatoires ; 2012-2015 : réalisations des infrastructures ; 2015-2016 : réalisation des superstructures et de la signalisation ; 2 017 : essais à blanc et mise en service en juin 2017.

L'exposé et les questions-réponses n'ont pas totalement rassuré les riverains mais la municipalité et l'association Sauvons Cubzac suivent de très près le dossier, et continueront les rencontres avec le concessionnaire afin d'obtenir toutes les réponses permettant de rassurer la population. 

Le Sud Ouest  

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 06:39

TGV_1013.jpgDepuis début 2011, plusieurs acteurs de ce territoire travaillent à sa valorisation.

Ce qui a sans doute le plus favorablement surpris les membres du cabinet d'études Alter Ego, c'est l'assiduité des membres de ce groupe d'élus et d'acteurs locaux. Quel était ce sujet à ce point motivant, fédérateur pour faire se rencontrer et débattre avec une régularité de métronome, les maires de Saubusse, Sainte-Marie-de-Gosse, Rivière, Saint-Martin-de-Seignanx, un membre de la fédération de pêche des Landes, des spécialistes du tourisme, des responsables d'associations comme Val d'Adour maritime ?

Les barthes de l'Adour, évidemment, vont répondre tous ceux qui ont eu le bonheur de grandir ou de vivre près de ce territoire aux paysages verts et mouillés, faits de peupleraies et d'aulnaies, si paisibles et attachants où paissent des chevaux libres et règnent les aigrettes et les hérons bihoreaux.

Jeudi soir, la semaine dernière, ils étaient une nouvelle fois tous réunis à la mairie de Sainte-Marie-de-Gosse, accueillis par le maire Francis Betbeder, membre enthousiaste du groupe lui aussi. Comme ils l'ont fait une vingtaine fois, depuis le début de l'année, en présence de trois représentants du cabinet d'études Alter Ego, missionné par RFF (Réseau ferré de France) pour « identifier et accompagner les initiatives locales qui seraient favorisées, stimulées ou facilitées par l'arrivée dans quelques années du projet ferroviaire du Grand Sud-Ouest. » Voilà qui fera sans doute tiquer notamment les défenseurs de l'environnement hostiles à la LGV qui vont se demander ce que vient faire RFF au milieu des barthes ?

Les membres d'Alter Ego sont très clairs : « Nous ne sommes pas des techniciens dans le domaine ferroviaire. Nous ne savons rien du projet. Notre rôle, c'est vraiment d'identifier des projets, d'anticiper avant l'arrivée de lignes nouvelles, la revalorisation de territoires, d'être dans la prospective en se reposant sur les énergies sur place. »

Avec RFF…

« Le soutien du cabinet Alter ego a été précieux pour nous aider à nous coordonner, à avancer suivant une méthode de travail, explique Christine Dardy, maire de Saint-Martin-de-Seignanx. Mais les projets que nous avons définis ne sont pas ceux de RFF mais ceux d'acteurs locaux, amoureux des barthes qui veulent valoriser cet espace naturel, où chacun amène sa connaissance et sa passion. Moi, par exemple, je ne suis pas favorable à la ligne LGV mais si RFF nous propose les services d'un cabinet d'études qui va nous permettre de lancer nos projets, je prends ! De toute façon, nos projets ne sont pas pharaoniques, et ils se feront même si nous n'avons pas de financement. » Les barthes, ce sont des paysages multiples de Tarnos à Pontonx où il faut préserver les usages entre ceux qui les entretiennent et ceux qui s'y promènent. Le projet comprend le développement de circuits thématiques, l'écriture d'une charte d'engagements communs entre les « usagers » des barthes, la création d'une identité visuelle pour le public et l'accompagnement de projets pilotes jusqu'à leur concrétisation.

Sur cette dynamique, le groupe de travail est en tout cas bien déterminé à poursuivre ses réunions dans les prochains mois, en attendant les premières réalisations en 2012-2013. Le but étant de développer un nouveau pôle de tourisme doux autour de cette coulée verte méconnue tout en préservant sa richesse et sa rareté.

Le Sud Ouest
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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 06:30

TGV_1012.jpgLa négociation sur les nouveaux horaires des TGV et des TER demeure âpre, mais elle avance. On en parlait, avant-hier, à Poitiers. Le point.

Plus qu'un mois avant le grand chambardement… Le 11 décembre, les horaires de 15 000 trains en France seront modifiés, afin de faire face à une multitude de chantiers sur un réseau de 30 000 km jugé vieillissant et fragile. Ici, en Charente, le sujet est éminemment sensible. Les élus considèrent que la desserte de la gare d'Angoulême sera très dégradée. De rage, Michel Boutant (PS), président du Conseil général, Philippe Lavaud (PS), président du Grand-Angoulême et Robert Richard (PS), président de la Communauté de communes de Cognac, ont suspendu leur participation financière au chantier de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux.

Depuis fin septembre, d'âpres négociations ont été entamées avec Réseau ferré de France (RFF) et la SNCF. La dernière réunion s'est tenue avant-hier, à Poitiers, à l'initiative d'Yves Dassonville, le nouveau préfet de la région Poitou-Charentes. Parmi les participants, on trouvait Bruno de Montvallier, le directeur régional de RFF, et Pierre Boutier, le patron de la SNCF en Aquitaine et Poitou-Charentes.

Quand les usagers grognent

Le train fait partie de leur quotidien et ils ne sont pas contents ! Sur le site www.debats.sncf.com, des usagers de la SNCF (notamment charentais) se plaignent des nouveaux horaires qui seront en vigueur dès le 11 décembre. Voici un florilège de leurs coups de gueule…

Sylvie est confrontée à la suppression du Libourne-Angoulême de 7 h 24. Elle s'inquiète pour l'avenir professionnel de son mari, qui prend ce train tous les matins. « Maintenant, comment faisons-nous ? On démissionne ? On déménage ? Ébranler une famille de cette manière est tout à fait inacceptable. »

De son côté, Éric s'emporte : « Il n'y a aucun TGV pour Paris au départ d'Angoulême entre 8 h 10 et 12 h 08. C'est une nette régression par rapport à ce qui existait ! »

Frédérique s'interroge : « Je constate que pour le moment, il n'est pas prévu de départ de TGV à partir d'Angoulême, avec arrêt à Poitiers, entre 7 h 36 et 14 h 08 […]. Et si un TGV est prévu après 7 h 36, sera-t-il ouvert aux abonnés TER ? »

Et Sébastien de suggérer, un peu taquin : « Comment se faire entendre ? Faire comme les cheminots et manifester sur les voies ? Pour une fois, on inverserait les rôles ! »

La question des TGV directs

Selon nos informations, cette rencontre fut bavarde, parfois confuse, mais plutôt constructive. « Lorsque la question de la desserte d'Angoulême fut abordée, les échanges furent un peu plus tendus », nous rapporte l'un des auditeurs. « Oui, ça s'est un peu gâté lors de l'examen des horaires, mais le débat a néanmoins avancé », précise l'écologiste Françoise Coutant, vice-présidente du Conseil régional.

Si aucune grille n'a été communiquée, si aucun document officiel n'a été distribué, RFF et la SNCF auraient formulé « d'intéressantes propositions », notamment sur la question des TGV du matin pour Paris-Montparnasse et sur la liaison entre Bordeaux, Libourne et Angoulême.

Michel Boutant s'est montré très ferme sur les trains directs à destination de la capitale. Il aurait obtenu un TGV Paris-Angoulême le soir. Par ailleurs, un Angoulême-Paris le matin serait à l'étude pour le deuxième semestre 2012 (après une première vague de chantiers).

Toujours selon nos informations, Michel Boutant doit désormais se rapprocher de ses collègues Philippe Lavaud et Robert Richard. Vont-ils, en signe d'apaisement, renoncer au gel de leur participation financière au chantier de la LGV ? Les prochaines discussions seront décisives. Elles s'engagent sur de bien meilleurs rails.

Le Sud Ouest
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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 07:00

TGV_1011.jpgPatrick Stefanini, préfet de la région Aquitaine et préfet coordonnateur du GPSO.

Egalement préfet coordonnateur du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), Patrick Stefanini revient sur la question du financement des infrastructures. Il avance un partage du coût entre l’Etat, les collectivités territoriales et le privé. Il fait également le point sur les grandes étapes du projet GPSO et donc de la LGV Toulouse-Bordeaux, annonçant un tracé définitif pour le printemps 2012 et la mise en service pour le début de la décennie 2020.

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Objectif News

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 06:37

TGV_1010.jpgD'évidence, la dernière mouture du tracé de la LGV que RFF vient de porter à la connaissance de la municipalité est loin de ne faire que des heureux à Carcen-Ponson. On en a eu la preuve, vendredi 4 novembre, lors de l'AG du collectif de défense des riverains à laquelle assistait le maire, Sabine Dehez et plusieurs élus.

De fait, comme l'a rappelé le président de l'association, Hugues Mogès, le nouveau tracé, outre qu'il continue d'impacter, à des degrés divers, 18 maisons, aggrave les nuisances tant visuelles que sonores. « Cinq kilomètres de voie reposeront, pour l'essentiel, sur du remblai, soit une surélévation très importante par rapport au niveau naturel du sol, s'est insurgé M. Mogès. Ainsi, le point culminant s'élèvera à 16,46 m, au-dessus du Retjons. « Une hauteur qui atteindra encore 8,37 m sur la D 41 Rion-Tartas et 6,33 m après le Sarrail ». Pour le maire, qui a adressé un courrier au préfet coordonnateur, « cette volte-face de RFF n'est pas admissible. Le tracé est modifié sans arrêt et on ne tient aucun compte de nos remarques. Le Conseil municipal s'oppose à cette ''muraille'' avec d'autant plus de force qu'on avait cru comprendre que la voie serait majoritairement enterrée… »

De plus, aucun modelé paysager n'est prévu en dehors de la portion entre Serres et le Buy, ce qui paraît incompréhensible. Bref, ce nouveau tracé suscite un tollé sur lequel le collectif entend s'appuyer pour faire pression sur RFF. « Nous avons adressé un courrier au préfet de Région le 27 octobre pour lui faire part de notre mécontentement et nous persistons à dire que ce projet est désastreux pour notre commune, tout en étant aberrant sur le plan économique », a poursuivi le président tandis qu'Aubert Darrieutort demandait à la municipalité de faire pression sur les représentants de RFF afin que ceux-ci viennent se confronter aux riverains dans le cadre d'une réunion publique.

Sans illusion

Pour autant, Michel Marque, de Saint-Yaguen, à la lumière de son expérience personnelle, demeure sans illusion. « RFF affiche un mépris total vis-à-vis des personnes », juge-t-il. La seule lueur d'espoir est venue du rapport du député UMP, Hervé Mariton, polytechnicien, lu par H. Mogès, qui pointe du doigt la surestimation du trafic et les incohérences d'un projet discutable au coût exorbitant. En attendant, consigne a été donnée aux riverains de ne pas négocier directement avec RFF ou ses mandataires.

Le Sud Ouest

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 19:00

TGV_1008.jpgDepuis mercredi, un camion stationne au pied des marches du château, à Nérac avec un slogan : « TGV Bordeaux-Toulouse, la solution = la modernisation de la voie existante ».

Interrogé, le président de l'association anti-LGV, Charles D'Huyvetter, explique : « Nous attendons les conclusions d'une étude du collectif des élus pour la modernisation de la ligne existante. Nous ne nous voulons pas seulement force d'opposition mais surtout force de proposition, ce qui permet des négociations.

Nous plaçons ce camion bien en vue de façon à alerter le public que d'autres voies sont possibles que la seule construction de la ligne LGV ».

Le jeudi 24 novembre, une réunion publique d'information sera organisée à la salle polyvalente de Lavardac, à 20 h 30, en invité intervenant, il y aura Marc Fressoz qui a écrit un livre sur le sujet : « Le TGV, la faillite à grande vitesse ».

La Dépêche du Midi

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:50

TGV_1007.jpgLors du conseil syndical du SMAD, Syndicat mixte de l'aérodrome d'Agen, jeudi, de nombreux points étaient à l'ordre du jour.

Et plus particulièrement celui relatif à l'impact du tracé de la LGV (ligne à grande vitesse) sur les destinées de l'aérodrome d'Agen-La Garenne. De fait, en pleine actualité, le préfet de région demandait récemment à la SMAD de lui communiquer son avis concernant le tracé prévu.

Jean-Louis Matéos, président de cette structure, souhaitait s'entourer des experts techniques en la matière et bénéficier ainsi des meilleurs avis, éclairés et indiscutables, il avait donc convié à cet effet l'autorité technique supérieure en l'espèce, à savoir la Direction de la sécurité de l'aviation civile du Sud-Ouest basée à Bordeaux. Son représentant, M. Verschaeve a donc été invité non seulement à participer aux travaux du conseil mais encore à donner son avis sur les conséquences du tracé actuel quant à l'avenir de l'aérodrome.

Extension de l'aérodrome compromise

Et le constat est accablant. Le nouveau tracé côtoie effectivement les servitudes de l'aérodrome, côté Estillac : servitude radioélectrique liée à l'existence du radioalignement de piste (Localizer ILS -instrument landing system) et servitude de la trouée d'atterrissage dans l'axe de piste à l'est. Dès lors, « le tracé présenté étant en limite de ces deux servitudes, toute extension future de l'aérodrome s'avère compromise et en exclut son développement économique ultérieur ! ».

Pour faire simple, des perturbations, parasites, provoquées par les caténaires pourraient fausser les informations renvoyées.

Devant ces conclusions, Jean-Louis Matéos, président du SMAD, proposait au conseil de procéder à un vote qui donna lieu, à l'unanimité de ses 11 membres présents (14 membres en session plénière), à un refus de ce tracé proposé et de décider d'en faire part à l'autorité préfectorale régionale concernée. Rappelons que le SMAD se compose de 14 membres, dont des conseillers généraux et 3 membres de la CAA, 2 de la chambre de commerce, 1 de la chambre de métiers.


Jean Barrull veut créer un "pôle de défense" des impactés de la LGV

Le maire du Passage-d'AgenJean Barrull, maire, lors d'une conférence de presse, a tenu à rappeler sa position et celle de son conseil municipal au sujet du tracé de la ligne à grande vitesse (LGV).

Plusieurs tracés ont été proposés et le dernier retenu souffre de quelques « incohérences » par rapport aux propositions qui lui ont été faites. Le maire en rappelle les tenants et aboutissants.

Dans sa lettre aux Passageois exprimée dans le magazine de la vie passageoise, Jean Barrull y relate les diverses péripéties de ce projet à polémique pour trois des communes de l'agglomération concernées, Layrac, Estillac et, bien sûr, Le Passage-d'Agen.

De fait, Jean Barrull souhaite tout mettre en œuvre pour sauvegarder les intérêts des Passageois concernés par le passage de la LGV.

Que comptez-vous faire face à ce projet que vous refusez ?

«En janvier, nous connaîtrons le projet retenu par Réseau ferré de France, nous en tirerons alors toutes les conséquences et je vous annonce dès aujourd'hui la proposition que je fais à la CAA (communauté d'agglomération) de créer avec l'aide d'éminents juristes et à la charge de la communauté, un pôle de défense des administrés des communes impactées négativement, particuliers et professionnels, petites entreprises ou autres commerçants.

Quels sont les différents aspects de ces impacts ?

Les aspects de l'impact sur les riverains de la LGV seront de 3 ordres : expropriations, tractations amiables d'estimations de la valeur des biens, acceptations des propositions de RFF (Réseau ferré de France). Dans tous ces cas, les intérêts des administrés seront étudiés, au cas par cas, au mieux et afin de les préserver, les sauvegarder, les réévaluer au besoin, les défendre auprès des tribunaux si on en arrivait là. Gratuitement il s'entend. »

La Dépêche du Midi

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:41

TGV_1006.jpgOn est encore loin du premier coup de pelle donné pour la réalisation de la future ligne à grande vitesse (LGV) mais le débat continue à être animé concernant son tracé. En témoigne, l'avis défavorable exprimé le 19 octobre par le conseil municipal de Castelsarrasin à l'égard du tracé n° 243 proposé par Réseau Ferré de France (RFF), au détriment du tracé n° 245 privilégié par les élus et par les riverains du quartier de Bénis. Autant dire que la réunion organisée hier après-midi à Castelsarrasin, en présence du préfet, Fabien Sudry, du sous-préfet, Raymond-Alexis Jourdain, de la députée, Sylvia Pinel, du maire, Bernard Dagen, des représentants du quartier de Bénis et de ceux de RFF, était très attendue…

à l'issue de trois heures d'échanges jugées « constructives dans leur tonalité » par le Préfet, Fabien Sudry a accepté de revenir sur la question du tracé : « à l'origine, il y avait trois tracés, dont celui plus au Nord, dit n° 241, qui aurait été moins coûteux mais qui passait au centre de Bénis et qui a été abandonné. On se retrouve avec deux tracés, le 243, retenu par le comité de pilotage, et le 245, qui sont très voisins, la différence se faisant sur une cinquantaine de mètres. Au cours de la réunion, qui n'était pas une instance de décision, RFF a rappelé qu'il devait prendre en compte aussi la suite du tracé pour faire son choix. Le tracé 243 permettrait un impact équivalent sur le bâti, à la fois sur Castelsarrasin mais aussi sur la traversée de Castelmayran qu'il faut prendre en compte également. Cela ne nous empêche pas d'entendre les observations des riverains de Bénis et de se pencher à nouveau sur une optimisation du tracé. »

« Chaque situation doit être identifiée… »

Une écoute qui est le cheval de bataille de Sylvia Pinel : « à quel constat nous amène, une fois de plus, cette réunion ? Il ne peut y avoir de réelle concertation sans une écoute très précise des besoins légitimes d'explications exprimés par les riverains. Ce sont eux qui seront impactés et auxquels on se doit de donner des réponses très précises. Chaque situation personnelle doit donc être bien identifiée. La compréhension des attentes des riverains est aussi essentielle pour nous, élus, qui pouvons porter leurs revendications dans les instances de décision. Cela vaut ici pour Bénis comme ailleurs dans le département où je suis vigilante à ce respect dû aux riverains. Je souhaite aussi que cette écoute existe sur les questions de l'insertion de la ligne, de rétablissement des voiries après les travaux ou encore de réalisation des ouvrages d'art… » Un sujet sur lequel le Préfet s'est engagé « à ce qu'élus et riverains soient associés à toutes les études, qu'il s'agisse des règles à tenir pour la voirie, des études hydrauliques ou d'impacts visuels et sonores… »

Le maire de Castelsarrasin, Bernard Dagen, espère, pour sa part, y voir une porte ouverte : « On nous laisse entrevoir qu'on pourrait rediscuter le choix du tracé 243, mais s'il devait persister nous maintenons notre refus de voir édifier des remblais de 17 mètres de haut. La commune privilégie toujours l'option d'un viaduc qui traverse Garonne. » Le premier magistrat s'est dit également « surpris de la qualité des échanges et du respect entre les parties où tous les points ont pu être évoqués, jusqu'à la question des expropriations qui a été abordée avec sérénité… »

Les « trois heures pour tout se dire » d'hier en appellent sûrement bien d'autres, comme le laisse transpirer la question du choix d'implantation de la base de travaux (lire encadré).


Base de travaux : deux hypothèses à Castelsarrasin et Montbartier

Sur le sujet d'une possible installation de la base de travaux pour la réalisation de la portion tarn-et-garonnaise de la LGV à Castelsarrasin, le préfet, Fabien Sudry, a également donné des précisions, non sans oublier de souligner qu'aucune décision était prise à ce sujet et qu'on commençait à peine à réfléchir à une localisation. Deux sites plausibles seraient toutefois identifiés, le premier à Castelsarrasin et le second à Montbartier.

Il faut savoir qu'il faut une base de travaux par tranche de 80 kilomètres de ligne et que l'emprise de chaque base est de 50 hectares. Autre information, ce type de base de travaux temporaire se transforme parfois en base de maintenance de la ligne pérenne, même si, dans ce cas, l'emprise au sol est réduite de dix fois. Enfin, il apparaît exact qu'une base de travaux nécessite, outre un accès routier, également un accès par voie ferrée, d'où l'édification d'un raccordement à la voie ferrée actuelle telle que l'avait évoqué le président de l'association de Bénis, M. Blanchet, à l'issue du conseil municipal castelsarrasinois du 19 octobre dernier.

La Dépêche du Midi

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 19:51

TGV_1009.jpgPour l’arrivée de la LGV, attendue en 2020, Toulouse devra doubler la capacité de sa gare Matabiau. Un projet urbain va voir le jour sur une soixantaine d’hectares. L’idée d’un quartier d’affaires semble abandonnée au profit d’un espace mixte associant résidentiel, commerces, bureaux... Une orientation qui ne ravit pas tout le monde.

Une véritable métamorphose, voilà ce qui attend la gare Matabiau et les quartiers toulousains Marengo et Raynal qui l’englobent. Le Grand Toulouse, ainsi que le Conseil régional, le Conseil général de Haute-Garonne, RFF et la SNCF, ont lancé 26 études pour un coût global de 4 millions d’euros. Stratégiquement, l’enjeu est de taille : la Ville rose doit se doter d’un quartier tirant pleinement partie de l’effet économique espéré de la LGV en 2020. « Il est encore trop tôt pour dire à quoi ressemblera cette zone, affirme Alain Garès, directeur général de la Société publique locale d’aménagement (Spla) du Grand Toulouse. La gare deviendra un véritable pôle multimodal de transports. » « Ce ne sera pas seulement un quartier d’affaires, avec des entreprises et des bureaux, complète le député-maire de Toulouse et président du Grand Toulouse Pierre Cohen. Ce sera véritablement une extension du centre-ville, avec de l’habitat, des commerces et des services, autour d’une gare transformée en pôle d’échange multimodal. Avec ce projet nous élargissons le centre de Toulouse, nous nous dotons enfin d’un centre à la dimension d’une métropole européenne ! »

Manque de concertation ?

Ce choix ne ravit pas Marc Delpoux, président de l’Observatoire toulousain de l’immobilier d’entreprise (OTIE) : « L’arrivée de la LGV justifie clairement un nouveau quartier d’affaires. Depuis 1992 et la création de Compans-Caffarelli, il n’y a plus d’offres de bureaux en centre-ville. Le succès en périphérie de la zone de Balma Gramont s’explique en partie par cette pénurie. En hyper-centre, beaucoup de sociétés sauteraient sur l’occasion, à condition de faire attention : s’il s’agit de bureaux avec vue sur le balcon d’en face et le linge qui sèche, comme au Ritay derrière Compans-Caffarelli, ça n’a aucun sens. Lille, Lyon sont au contraire de bons exemples. » Le président de l’OTIE regrette que l’organisme ne soit pas associé aux réflexions. Et estime qu’« en deçà de 200 000 m2 de bureaux, c’est du bricolage ! C’est la taille minimale d'un quartier dit d'affaires, comme Euromed à Marseille (300 000 m2 de tertiaire), Euralille (200 000 m2) ou encore Euratlantique à Bordeaux (500 000 m2).

Premiers changements en 2016
Pour concevoir son projet, Toulouse compte décrocher le statut d’opération d’intérêt national. La Ville rose ne disposera que d’une soixantaine d’hectares. « Le milieu est très contraint, reconnaît Alain Garès. Une forte densification sera nécessaire. On a pu entendre que tout le quartier serait exproprié, qu’on raserait pour recommencer. Ce n’est pas comme cela que ça va se passer. Nous nous efforcerons de préserver le caractère intimiste de Matabiau, Périole ou Raynal. »

Rien n’a encore été acté mais le grand concours d’urbanisme initialement envisagé semble mis de côté. Le Grand Toulouse a missionné un cabinet belge, EuroImmoStar, qui planche sur un schéma directeur de l’ensemble. La tendance est plutôt de lui demander de pousser plus loin ce document, avec une localisation spatiale des éléments du quartier. L’avantage : « Si l’on mettait sur pied un concours, les urbanistes commenceraient par tout remettre en cause et reprendre à zéro, sourit Alain Garès. Cela prendrait un an de plus. Mais on ne s’interdit pas de faire appel à des professionnels de renom sur différents projets. »
« Les premiers projets d’aménagement seront définis d’ici fin 2012, poursuit Pierre Cohen. Il restera ensuite de nombreuses étapes avant de passer au stade opérationnel : réorganisation de certaines fonctions ferroviaires, négociations foncières avec la SNCF et RFF, préparation des terrains… Les premiers signes visibles de transformation du quartier apparaîtront donc en 2016-2017. A cette date, on sentira également les premiers effets de la mise en service de la ligne TGV Tours - Bordeaux, qui mettra déjà Toulouse à 4 h de Paris. »

Mikaël Lozano

En savoir plus :
En 2020, la LGV devrait mettre Toulouse à 3h10 de Paris et 1h05 de Bordeaux. Élus et chefs d’entreprises espèrent d’importants impacts en matière de développement économique, d’urbanisme, de tourisme, d’immobilier… Que peut réellement espérer Midi-Pyrénées ? Quels sont les principaux projets destinés à accompagner la LGV ? Le projet peut-il être à nouveau retardé voire annulé ? Le calendrier, le tracé, les dossiers polémiques : retrouvez notre grand dossier dans le nouveau numéro d’Objectif News, en kiosque actuellement.

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