Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

Archives

15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:59

TGV_1023.jpgMichel Boutant se voit en redresseur de torts sur les rails. Si les collectivités acceptent de payer pour la LGV, elles menacent de bloquer les trains pour obtenir une meilleure desserte d'Angoulême.

Il y a des efforts de la part de la SNCF, alors on fait un effort. Mais ce n'est pas encore suffisant et on pourrait aussi bloquer le 8h13 de Bordeaux pour montrer qu'il peut s'arrêter à Angoulême à 9h20».

Hier, Michel Boutant, le président du conseil général, Philippe Lavaud, maire d'Angoulême et président de GrandAngoulême et Robert Richard, président de la communauté de communes (Cdc) de Cognac, ont décidé de débloquer le premier versement de leur participation au financement de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux. 900.000 € qu'ils retenaient en otage depuis septembre pour faire pression sur la SNCF. C'est 1/15e de la contribution globale de 43 millions.

En jeu, il y avait la desserte de la gare d'Angoulême, mise à mal dans les prévisions de trafic de la SNCF après le 11 décembre. La grille prévoit la suppression d'un train, mais surtout des horaires qui laissent un trou béant entre 8 heures et midi et en milieu d'après-midi.

Elle prévoit surtout la suppression des directs entre Paris et Angoulême, dans les deux sens. «Passer de quatre ou cinq à zéro, c'est inacceptable» s'emporte Michel Boutant, qui a bien noté qu'il y avait une dizaine de directs entre Bordeaux et Paris et entre Poitiers et Paris.

C'est l'un de ceux-là que les élus voudraient voir s'arrêter le matin en gare d'Angoulême. «C'est simplement prendre un peu à ceux qui ont beaucoup pour donner à ceux qui n'ont rien». Et s'il le faut, pour y parvenir «nous, les Robins des voies», menace le président du conseil général, «serons prêts à descendre sur les rails pour nous faire entendre, puisque c'est la seule chose que la SNCF semble entendre».

Difficile pour les entreprises

Pour autant, les élus ne nient pas les difficultés que rencontre la SNCF, confrontée à deux impératifs: le cadencement qui implique une réorganisation des horaires, et surtout, d'importants travaux à réaliser sur la ligne qui engendrent des restrictions de circulation.

Mais leur crainte, c'est que le provisoire annoncé dure un peu trop longtemps pour le million et demi de passagers qui transitent chaque année par la gare d'Angoulême et «pour les entreprises». «Plus de train après 6h11, c'est une grosse difficulté pour elles. Elles ne pourront pas attendre cinq ans», s'inquiète Philippe Lavaud.

Michel Boutant redoute même la «mythridisation». On s'habitue peu à peu à l'absence de trains et on s'y résigne comme on s'adapte peu à peu au poison. Au point qu'il lui arrive de s'interroger. «On nous dit qu'à partir de Saint-Pierre-des-Corps, on est aux quatre minutes incompressibles entre deux trains, qu'on ne peut plus en insérer. Parfois, je doute de la sincérité de ce que l'on nous dit.»

Le pire n'est pourtant pas certain. Le 22 novembre prochain, en compagnie de Claudy Lebreton, le président de l'association des départements français, Michel Boutant est convié à dîner par Guillaume Pépy, le président de la SNCF.

Michel Boutant concède qu'il est très exigeant, ses partenaires assurent qu'ils vont rester vigilants, en contact régulier avec les usagers mécontents. «Et si le 11 au soir on n'est pas content, le Bordeaux direct du lendemain matin pourrait bien s'arrêter en gare d'Angoulême.»

 

 

La Charente Libre

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:55

TGV_1022.jpg“Sa mise en place est de nature à dépassionner la question de la LGV au Pays Basque”. Le préfet de Région Patrick Stéfanini, “de tempérament optimiste”, a présenté hier à la sous-préfecture de Bayonne les grandes lignes de l’“Observatoire des trafics et des évolutions économiques à la frontière franco-espagnole côté atlantique”.

L’objectif de cette structure nouvelle : “Permettre que l’on cesse de s’envoyer des chiffres à la figure, qui ne correspondent pas aux mêmes choses, qui mélangent les choux et les carottes. Ce, afin d’aboutir à des données partagées permettant de construire un diagnostic commun des perspectives de saturation de la ligne actuelle entre le marais d’Orx et l’Espagne”. Etant rappelé que “la création d’une ligne nouvelle au Pays Basque” restait bien subordonnée, aux yeux de l’Etat, à une telle saturation.

Cet Observatoire, qui s’est réuni pour la première fois hier, est formé de trois collèges. Un premier de représentants des Etats français et espagnols, comprenant notamment le préfet de Région, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, la DREAL Aquitaine, le Fomento (ministère des transports espagnols), le CGEDD (Conseil général de l’environnement et du développement durable) et bien sûr RFF (Réseau Ferré de France).

Le deuxième collège est celui des élus. Il réunit un représentant du Conseil régional, un du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, un pour chaque communauté de communes (Nive-Adour, Errobi, Sud Pays Basque) ou d’Agglo traversé (Acba), l’ensemble des parlementaires concernés par le tracé (les députés Michèle Alliot-Marie et Jean Grenet et les trois sénateurs du département), ainsi que le Conseil des élus.

Le troisième panel est celui dit des “socioprofessionnels et associations”. On y retrouve entre autres la CCI de Bayonne et son homologue de Gipuzkoa, la Fédération nationale des transports de Voyageurs, celle des usagers de transports et le Cade.

Conseil scientifique en décembre

L’observatoire fera également appel à des “partenaires associés qui travailleront avec lui sur la collecte des données statistiques”. Il se réunira tous les trois ou quatre mois. Le premier conseil scientifique est prévu au mois de décembre.

Reste à déterminer à partir de quelle base s’effectuera ce débroussaillage des données. Sur requête des élus des Communauté des Communes précitées, il a été accepté par le préfet de Région que soient discutées au sein de l’Observatoire les résultats de l’expertise demandée par ces derniers à un bureau d’études.

Le Journal du Pays Basque
Partager cet article
Repost0
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:49

TGV_1021.jpgMême si Liséa et Coséa annoncent prendre un maximum de précautions, la construction de la bretelle ferroviaire sera l'un des travaux d'Hercule de la future ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique. Une année de chantier pour descendre du coteau en surplomb de la vallée du Clain (tout près de l'échangeur autoroutier Poitiers-Nord) et rattraper l'actuelle voie ferrée en direction de la gare de Poitiers.
Il ne s'agit pas directement de la LGV, mais de l'une des bretelles qui ont été au coeur de la polémique entre le premier ministre François Fillon et la présidente de région, Ségolène Royal, en juillet 2009 (Lire par ailleurs).

'' Se glisser dans un véritable trou de souris ''

Cette bretelle est réalisée pour maintenir la desserte de la gare SNCF de Poitiers. C'est une demande forte de Grand Poitiers et du conseil général. Elle se sépare de l'itinéraire principal de la ligne à grande vitesse à hauteur de Preuilly (entre Chasseneuil et Migné), suit le coteau en surplomb de la vallée du Clain, touche l'échangeur autoroutier de Poitiers-Nord et rejoint l'actuelle voie ferrée à « La Folie ».
Toute la difficulté de l'opération consistait à trouver un chemin entre les zones d'habitat (Preuilly, les Grands Philambins, Chardonchamp) et d'activités (Portes du Futur, Grand Axe, zone de Gros, République I) tout en prenant en compte l'enchevêtrement des routes, rocade et autoroute. « Il faut se glisser dans un véritable trou de souris », disent les ingénieurs de Liséa et Coséa.
Premier coup de pioche en février ou mars. Travaux jusqu'en début 2013. Un rond-point sera réalisé au milieu de la RD 910. Les piliers de l'estacade s'y appuieront (voir plan). Ils devront laisser le passage aux futurs bus à haut niveau de service de Grand Poitiers.
Pendant la durée du chantier, il n'est pas prévu d'interrompre totalement la circulation, sauf la nuit et les week-end, en cas de nécessité.
L'accès des camions au chantier ne pourra se faire que dans la tranche horaire 9 h - 16 h 30, de manière à limiter les bouchons aux heures d'embauche et de sortie du travail.
Pour autant, on peut être certain que des bouchons se formeront. Plus de 35.000 véhicules circulent chaque jour sur les quatre voies de la RD 910 qui seront ramenées à deux. Pendant un an, entre Poitiers et Chasseneuil, il faudra s'armer de patience. Ou passer ailleurs.

hier

Bretelles et avance remboursable

En juillet 2009, François Fillon menaçait Ségolène Royal de ne pas financer les bretelles d'accès aux gares d'Angoulême et de Poitiers si elle refusait de payer sa quote-part, plus de 300 M€ à la LGV. Ségolène Royal obtempérait pour annoncer finalement qu'elle n'accorderait qu'une avance remboursable... que le gouvernement a refusée. Il se réserve la possibilité de ne pas financer d'opérations en Poitou-Charentes.

demain

Pas de coupure totale sauf nécessité

La future bretelle comportera deux voies - une pour entrer, une autre pour sortir de Poitiers - et sera portée par une « estacade », plus grande qu'un pont : elle fera 1,3 km (sur 12 m de large). Ce « mille pattes », comme l'appellent les ingénieurs de Coséa/Liséa devra autoriser le passage des convois hors gabarit. La hauteur des piliers a finalement été fixée à huit mètres quand la hauteur sous gabarit n'excède pas 4,75 m.

La Nouvelle République
Partager cet article
Repost0
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:41

TGV_1020.jpgDépartement et agglomérations d'Angoulême et Cognac débloquent la première tranche de leur participation financière mais se préparent à bloquer les voies s'il le faut.

Dans le bras de fer avec la SNCF pour une meilleure desserte d'Angoulême après le 11 décembre, les collectivités charentaises ont marqué des points. Hier, elles ont donc annoncé qu'elles débloquaient le premier versement d'argent dû pour le chantier de la ligne à grande vitesse (LGV). Le gel de cet argent leur avait servi d'arme pour décrocher davantage de trains, davantage d'arrêts (notre édition du 11 novembre) pendant la période de travaux sur la « vieille » ligne TGV. Mais il reste un gros point de discorde. Et pour obtenir satisfaction, les élus ont brandi hier une nouvelle arme : ils ont menacé de bloquer les voies.

« Si cette première partie de la bataille du rail a été gagnée, on n'a pas non plus gagné la guerre », a pointé Robert Richard, à la tête de l'agglomération cognaçaise, qui ne digère pas, comme ses collègues des autres collectivités, « le désert ferroviaire de quatre heures » le matin.

Les travailleurs pendulaires sacrifiés

Ils sont au moins une cinquantaine de « Bordelais », tous les matins, à prendre le train pour venir travailler à Angoulême et faire le trajet inverse le soir à la débauche. Ils travaillent dans les administrations, tribunal, douanes, finances, les collectivités territoriales, les hôpitaux, ou dans les entreprises du Pôle image.

Leur conjoint a le plus souvent un travail à Bordeaux, où ils habitent. Eux, ils sont venus à Angoulême parce que c'est le travail le plus proche qu'ils aient trouvé, à la suite d'une mutation de la fonction publique ou d'une promotion.

La nouvelle grille horaire affichée par la SNCF à partir du 11 décembre n'a pas pris en compte ces travailleurs pendulaires dont la vie, pour certains, va devenir impossible. Ils sont en train de s'organiser pour se faire entendre. Hier, le JT de 13 heures de TF1 leur a servi de porte-voix.

Leur plus gros souci ? Fini les trains entre 7 heures et 8 heures du matin au départ de Bordeaux : cela signifie pour beaucoup non seulement se lever aux aurores pour venir au travail, mais aussi patienter dans un café à Angoulême, parfois plus d'une heure, avant que leur bureau n'ouvre. La nouvelle grille propose le matin trois trains en vingt minutes, à 6 h 17, 6 h 22 et 6 h 48 et… rien après (le prochain à 10 h 36).

Pas question non plus de revenir très tôt à Bordeaux. La grille, contrairement à aujourd'hui, présente un beau « trou » l'après-midi. Premier train à 16 h 20, arrivée à Bordeaux à 17 h 39.

Ces salariés ont envoyé des lettres aux élus du Conseil général et de Grand-Angoulême pour les sensibiliser à leur situation. Le train, ça sert aussi à aller travailler tous les matins.

Après le 11 décembre, en effet, aucun train ne dessert Paris Montparnasse en partant d'Angoulême entre 8 h 13 et 12 h 08.

Or, les présidents du Département, de Grand-Angoulême, et de l'agglomération de Cognac ne sont pas nés de la dernière pluie. Ils ont repéré, durant ce créneau horaire, un train qui passe par Angoulême, sans s'y arrêter. Il s'agit du train partant de Bordeaux à 8 h 13.

Dès le 12 au matin

Michel Boutant, président du Conseil général, Philippe Lavaud pour Grand-Angoulême, et Robert Richard pour l'agglomération de Cognac exigent un arrêt. Si la SNCF ne fait pas preuve de coopération, « le train du 12 au matin pourrait quand même s'arrêter à Angoulême », ont-ils menacé hier, très calmement, mais très clairement. Comme ils l'avaient fait pour défendre la gare de Ruffec en solidarité avec Bernard Charbonneau, comme l'a fait ce week-end l'ancien ministre des Transports Dominique Bussereau pour défendre sa gare de Pons, les Charentais se préparent donc à bloquer les voies, s'il le faut, en gare d'Angoulême.

« Nous continuons la lutte sous une autre forme, a résumé Michel Boutant, pour le Conseil général. Il y a des Robin des bois, des Robin des toits, il y aura des Robin des voies. »

Invitation à dîner

Mais peut-être qu'il n'y aura pas besoin d'en arriver là : Michel Boutant et Claudy Lebreton, président (socialiste) de l'Assemblée des départements de France, sont invités à dîner par le président de la SNCF, Guillaume Pepy, le mardi 22 novembre.

Et devinez ce qui alimentera les conversations…

Cette invitation peut être analysée, du reste, comme un aveu du traitement particulièrement sévère infligé à la Charente dans la nouvelle grille horaire. Car, a fait remarquer hier avec un petit sourire malin le président du Conseil général, tous les départements qui ont vu leur desserte réduite n'ont pas reçu d'invitation à dîner…

Du genre courtois, les présidents charentais vont, avant de fourbir leur nouvelle arme, commencer par écrire à dame SNCF pour lui expliquer de manière polie « qu'il y a encore des efforts à faire sur les trains du matin. »

L'enjeu est aussi économique. « La gare d'Angoulême, actuellement, c'est un million et demi de passagers par an », a rappelé hier Philippe Lavaud, le président de Grand-Angoulême. Et le monde économique charentais, semble-t-il, regarde avec attention et inquiétude la nouvelle grille horaire.

Le Sud Ouest
Partager cet article
Repost0
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:35

TGV_1019.jpgUn observatoire créé hier vise le consensus sur les prévisions de trafic ferroviaire.

«On va cesser de s'envoyer des chiffres à la figure », a assuré hier Patrick Stéfanini, préfet de région lors de la présentation de l'Observatoire des trafics et des évolutions économiques à la frontière franco-espagnole. Depuis des années, la guerre des chiffres sévit entre opposants à la LGV et Réseau ferré de France (RFF). L'observatoire installé à Bayonne, en présence de François-Xavier Ceccaldi, préfet des Pyrénées-Atlantiques, a pour but de discuter sur des chiffres qui fassent enfin consensus.

Un conseil scientifique et trois collèges, composés des services des États français et espagnol, d'élus des collectivités locales et parlementaires et d'organismes socioprofessionnels et associations, vont produire des rapports annuels. « Ces discussions ont une importance essentielle par rapport à l'éventuelle création d'une ligne nouvelle au Pays basque », a commenté le préfet Stéfanini, qui a rappelé la doctrine de l'État : la création d'une ligne nouvelle est conditionnée à la saturation de l'existante.

Au moins jusqu'en 2017

L'Observatoire va établir des prévisions sur les trafics voyageurs et marchandises. Quel impact de la crise économique sur les trafics ? Quel report du fret routier sur le fret ferroviaire ? Et quelle incidence du passage à l'écartement des rails européens entre l'Espagne et le reste de l'Europe ? Cette transition est prévue en 2017… « Cela veut dire que ce travail va se mener au moins jusqu'à cette date. Cela reporte d'une décennie le début du chantier de la LGV », a commenté Victor Pachon, du Collectif d'associations pour la défense de l'environnement (Cade), membre de l'observatoire du trafic ferroviaire.

La séance inaugurale de l'observatoire des trafics ferroviaires a débuté par des réponses fournies aux communautés de communes Errobi, Nive-Adour et sud Pays basque, dont le président Michel Hiriart a assuré avoir obtenu du préfet Stéfanini que les travaux seraient complétés par « une étude de réhabilitation de la ligne actuelle afin de déterminer si elle peut supporter le trafic prévu dans les années à venir. Avec 80 trains par jour dans les deux sens, la ligne est loin d'être saturée. »

Le préfet Stéfanini a qualifié le nouvel observatoire de « lieu de la transparence ». De fait, le représentant de l'État a confirmé un décalage de dix ans entre la date de saturation du trafic sur la ligne existante initialement annoncée par RFF et la date estimée aujourd'hui : 2020-2025 contre 2030-2035.

Actualiser les données

Pendant la durée des travaux de l'Observatoire des trafis ferroviaires, le fuseau des 1 000 mètres d'emprise foncière déterminée sur le projet de LGV n'est pas remis en cause.

« L'Observatoire n'est pas une instance de décision » mais son rôle d'actualisation des prévisions de trafic aura un impact sur la décision a rappelé le préfet Stéfanini. « Si l'observatoire doit montrer qu'il n'y a pas de perspective de saturation, le gouvernement pourrait décider de ne pas créer de ligne nouvelle. »

Patrice Russac, directeur de la DREAL (1), a indiqué qu'Alain Rousset, président de la région Aquitaine, avait demandé à ce que les élus de la région Midi-Pyrénées, du Conseil général des Landes et des représentants du Pays basque espagnol siègent dans l'observatoire. La réponse de les intégrer est en attente.

(1) Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement.

Le Sud Ouest
Partager cet article
Repost0
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 07:59

TGV 150Trente millions d'euros pour les communes traversées par la future ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Poitiers; 18 millions pour celles situées sur le tronçon Angoulême-Poitiers; 12 millions pour celles entre Angoulême et Bordeaux. C'est ce qui a été annoncé hier après-midi par le préfet de Région, Yves Dassonville, lors du comité exécutif de la LGV qui s'est réuni à huis clos à l'Espace Franquin d'Angoulême. C'est Réseau ferré de France (RFF) qui redistribuera cette somme aux communes afin de financer des projets structurants. Pour les collectivités n'en ayant pas dans les cartons, les sommes pourront être demandées jusqu'à trois ans après la mise en service de la LGV. Le comité réunissait les élus concernés par la future LGV pour leur présenter la création de ce fonds de solidarité des territoires. Si l'enveloppe globale est désormais figée, reste à discuter les modalités de redistribution. Plusieurs pistes ont été évoquées: soit une redistribution mathématique, sur le mode du «X euros par kilomètre», environ 100 000 euros par kilomètre de voies; ou une distribution intégrant la qualité des projets à financer et d'autres critères à définir. Selon plusieurs témoins, le débat a viré à l'échange aigre-doux entre élus ruraux et urbains. Avec d'un côté des urbains arguant que la LGV gênera plus de personnes sur leur commune et de l'autre des ruraux mettant en avant la destruction des paysages et la dévalorisation foncière de la leur. Un élu du conseil général de la Gironde a même pris la parole pour demander aux élus de ne pas se monter les uns contre les autres. De nouvelles réunions devront avoir lieu prochainement avec les financeurs de la LGV. Problème dans la région: les élus ont décidé de suspendre leur participation au financement de la LGV et Poitou-Charentes refuse de mettre de l'argent au pot.

La Charente Libre

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 07:24

TGV_1018.jpgHenri-Michel Comet, préfet de région, préfet de la Haute-Garonne

En rappelant les différentes coopérations interrégionales, le préfet de région et de la Haute-Garonne souligne l’intérêt du Sommet économique du Grand Sud. Henri-Michel Comet évoque également la question du financement des infrastructures et les problèmes d’accès au crédit du fait de la crise. Le préfet revient également sur sa politique sécuritaire.

btn_voir_video.jpg

 

Objectif News

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 07:06

TGV 150Jean-Alain Mariotti, président de la Chambre de commerce et d'industrie territoriale, garde espoir pour le développement économique du département.

« Sud Ouest ». Dans quelle situation économique se trouve le Lot-et-Garonne en ce moment ?

Jean-Alain Mariotti. La situation internationale s'impose à nous. Fut une époque, la crise se répercutait avec un certain délai d'amortissement. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Le problème de fond actuel est lié à la situation des banques et leurs difficultés à avoir des liquidités. Plus on leur impose de contraintes, plus on réduit leur capacité d'investissement et leur capacité à sécuriser leurs prêts. C'est un vrai frein au développement économique pour les PME. Et le Lot-et-Garonne a un tissu économique essentiellement composé de PME.

Sans compter que le marché de l'emploi lot-et-garonnais affiche un recul de 1,2 % au premier semestre 2011…

Effectivement, mais la réalité est plus contrastée : si le tertiaire voit ses effectifs diminuer de 2 %, signe de sa grande fragilité, l'emploi industriel est en hausse de 0,4 % et la construction de 1,5 %. Et le Lot-et-Garonne est bel et bien un département industriel maintenant avec des entreprises telles que BMS-Upsa, de Sangosse, Asquini, Creuzet, etc. Néanmoins, on ne va pas se mentir, si l'industrie lot-et-garonnaise a mis à profit la crise de 2008 pour renforcer sa compétitivité à travers une politique d'innovation tous azimuts et de conquête des marchés internationaux, elle devra faire face à une concurrence de plus en plus exacerbée, se traduisant par une « guerre des prix ».

Sur quel atout le département peut-il compter pour faire face à la crise ?

La CCI demeure aux côtés des entreprises pour les aider à appréhender les conséquences du contexte sur leur activité et les conseiller en terme de stratégie. Et avec les efforts conjugués des entreprises et de la Chambre, on commence à avoir des outils intéressants pour le développement. C'est le cas du Cluster agroalimentaire inauguré il y a quelques semaines qui vise à fédérer les acteurs de la filière fruits et légumes.

Justement, en terme d'accessibilité, le Lot-et-Garonne est à un tournant avec des projets tels que la LGV Bordeaux-Toulouse, la gare en rive gauche, le projet d'un nouvel échangeur autoroutier…

Tout à fait. Nous avons actuellement un problème de liaison Nord-Sud. La LGV va permettre d'y remédier et de booster le développement économique. Mais ce ne sera efficace qu'à la condition qu'il y ait un nouvel échangeur autoroutier et une gare LGV en rive gauche. Il est aberrant de penser qu'on va faire venir les gens de Villeneuve-sur-Lot et leur faire perdre le temps acquis par la mise en 2 x 2 voies de la RN 21, en leur faisant rejoindre l'A 62 par Le Passage ! Il faudra par ailleurs améliorer les liaisons ferroviaires vers Périgueux, Bergerac (24) et le Gers. De même, si la gare LGV est en centre-ville, les voyageurs de Villeneuve ou du Gers vont perdre du temps pour la rejoindre.

Quel sera alors l'avenir de l'aéroport d'Agen si la LGV voit le jour ? La ligne Agen-Paris ne sera plus rentable…

Actuellement, nous nous battons pour le maintien de cet aéroport et de la ligne Agen-Paris, car si avec le train, le voyageur arrive à rallier la capitale en 4 h 10, il ne peut se permettre un aller-retour dans la journée. Alors qu'avec l'avion, c'est possible de partir le matin et revenir en fin de journée. D'ailleurs, la fréquentation de cette ligne aérienne ne cesse d'augmenter. Après, avec l'arrivée de la LGV, elle ne sera pas pérenne. D'où l'idée de mettre en place une ligne Agen-Lyon…

 

À l'heure où grand nombre de chefs d'entreprise et d'observateurs affichent un pessimisme certain pour l'avenir économique immédiat, vous gardez espoir…

Un espoir pour le département, oui. Car il a des atouts et a la capacité de rebondir à condition que les règles ne changent pas en permanence. Il vaut mieux expliquer le partage de la valeur ajoutée et peut-être aller plus loin dans ce sens plutôt que de ponctionner les acteurs économiques en amont.

Le Sud Ouest

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 06:57

TGV_1017.jpgAlors que les élus charentais ont gelé leur participation financière à la LGV, une conférence de presse est annoncée pour lundi. La fin du bras de fer ?

La fin du bras de fer entre les élus charentais, RFF et la SNCF approcherait-elle?

En effet, alors que les premiers ont décidé de geler leur participation financière à la réalisation de la LGV Tours-Bordeaux, en raison de la forte dégradation annoncée de la desserte de la gare d'Angoulême durant ce vaste chantier, une conférence de presse est annoncée lundi 14 novembre au Conseil général.

Un point presse qui sera précisément consacré à cet épineux dossier et qui, surtout, réunira Michel Boutant, sénateur et président du Conseil général, Philippe Lavaud, le président du GrandAngoulême et Robert Richard, le président de la communauté de communes de Cognac.

L'annonce de cette conférence de presse intervient donc deux jours seulement après la réunion qui s'est tenue, lundi, à Poitiers, à l'initiative d'Yves Dassonville, le nouveau préfet de la région Poitou-Charente, entre des élus charentais, RFF et la SNC. Une réunion qui, comme le relate Sud Ouest dans son édition d'aujourd'hui, a été plutôt constructive. Michel Boutant obtenant notamment un TGV Paris-Angoulême le soir.

À lire aussi
La SNCF, RFF et les élus sur de bien meilleurs rails

Le Sud Ouest

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 07:12

TGV_1016.jpgHubert du Mesnil, président de Réseau Ferré de France

Le président de Réseau ferré de France (RFF) évoque le calendrier du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) et notamment la question du tracé du tronçon Bordeaux-Toulouse. Il devrait être défini par un comité de pilotage en janvier 2012 pour une mise en service en 2020. Hubert du Mesnil réaffirme sa confiance quant à la réalisation du projet malgré la dette de RFF et les difficultés financières des collectivités. Il revient également sur l'apport que représente la LGV pour le Grand Sud.

btn_voir_video.jpg 

 

Objectif News

Partager cet article
Repost0