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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 06:59

TGV_1071.jpgPas simple de bousculer les habitudes. Habitués pendant des décennies à un cadencement régulier - les trains partent actuellement toutes les heures à la minute près pour faciliter la vie des voyageurs - les usagers vont devoir s'habituer au changement radical opéré par la SNCF et réseau ferré de France (RFF). Près de 85 % des horaires seront en effet modifiés à compter de ce soir minuit sur l'ensemble du réseau français. L'Association des voyageurs usagers des chemins de fer (Avuc) a déjà invité les usagers de la SNCF à une « grève » de présentation des titres de transport à partir de lundi.

« 160 000 agents se mobilisent aujourd'hui pour relever ce défi au nom des quatre millions de voyageurs journaliers qui choisissent le train », promet la SNCF. Ce grand chambardement, c'est d'abord des travaux titanesques entrepris par Réseau ferré de France (RFF) - propriétaire et gestionnaire des infrastructures ferroviaires nationales et qui décide des nouveaux horaires - en vue de rénover les 30 000 km de voies d'un réseau vieillissant. Midi-Pyrénées est, à ce titre, doublement concerné par ces aménagements, si l'on tient compte de la construction de la Ligne à grande vitesse (LGV), censée mettre Paris à 3 heures de Toulouse.

Vidéo : Le Big Bang de la SNCF aura-t-il vraiment lieu le 11/12/11?

Le Big Bang de la SNCF aura-t-il vraiment lieu le 11/12/11?

 

Vidéo : Nouveaux horaires de la SNCF: des usagers mécontents

Nouveaux horaires de la SNCF: des usagers mécontents

La Dépêche du Midi

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 06:11

TGV_1072.jpgC'est une nouvelle bataille du rail qui s'engage dans le Lot. Comme nous l'indiquions dans notre édition d'hier, la suppression du TER Cahors-Brive de 17 h 30, tous les jours sauf le vendredi? soir, suscite incompréhension et colère. Hier soir, à l'initiative de l'association Tous ensemble pour les gares (TEPLG), célèbre pour son long combat pour obtenir le rétablissement de 13 des 15 arrêts supprimés sur le TEOZ Paris-Toulouse, une conférence de presse s'est tenue en gare de Cahors avant de rejoindre, le gros de la troupe, sur les quais de la gare de Degagnac, comme vendredi dernier. L'objectif est clair: «garder impérativement le TER Cahors-Brive, avec les arrêts à Dégagnac et Gignac-Cressensac». Hier soir, devant la gare de Cahors, Robert Darnis, le vice-président de l'association et ses amis ont tenu à montrer leur détermination: «On veut nous imposer, avec le cadencement, un désert ferroviaire. C'est inacceptable. Comment vont faire, les salariés, lycéens et étudiants pour rentrer chez eux sans TER?».

Ce cadencement, qui entre en vigueur dès lundi promet une sacrée pagaille sur le réseau ferroviaire. Mireille Pabois, travaille à la mairie de Cahors. Tous les jours elle prend le train à Dégagnac. Aujourd'hui , elle ne décolère pas : « Dégagnac n'existe plus. On avait un train que tous les collégiens et lycéens prenaient le lundi à 6 h 46 pour arriver à l'heure . Tous les jeunes ne pourront pas le prendre pour retourner chez eux. Veut-on sacrifier les petites communes ?» .

La Dépêche du Midi

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 06:37

TGV_1070.jpgUn souterrain médiéval a été mis au jour sur le tracé de la future LGV.

En amont de la construction de la Ligne à grande vitesse (LGV), les archéologues de l'Inrap (1) ont effectué un diagnostic sur l'ensemble du tracé. Bingo ! Sur la commune de Cressac-Saint-Genis, ce diagnostic laissait apparaître la présence de vestiges médiévaux. Assez pour décider la mise en place de fouilles.

« Dès le début, nous savions qu'il y avait un souterrain », indique Jean-Christophe Bats, ingénieur de recherches, qui a conduit les opérations, réalisées en octobre et novembre par une équipe de sept archéologues. « Nous avons également utilisé des moyens mécaniques et nous avons eu la chance d'être favorisés par la météo. Heureusement, car le temps imparti était très court. »

Les fouilles ont eu lieu en trois temps. « Tout d'abord, nous avons utilisé des techniques de spéléologie pour faire un relevé en l'état en 3D. Puis, nous avons décapé en surface, afin de trouver des vestiges associés à la présence de ce souterrain, traces de bâtiments ou autres. Enfin, nous avons dégagé la couverture du souterrain et fouillé les galeries », explique Jean-Christophe Bats.

Six salles découvertes

Les archéologues ont ainsi découvert trois accès, « dont deux entrées, l'une avec un escalier ». Et mis à jour un ensemble de 350 m² qui comporte six salles, « et des boyaux qui les rejoignent ». Pour le responsable des fouilles, le constat est clair : « Il ne s'agit pas d'un passage qui menait d'un endroit à un autre, mais bien d'un souterrain refuge qui pouvait être fermé de l'intérieur. » Un abri précieux en des temps troublés. « Dans les périodes de paix, cela servait à entreposer des marchandises. En temps de guerre à se protéger, c'était alors une cave fortifiée. »

L'un des intérêts du souterrain de Cressac-Saint-Genis tient dans le fait qu'il aurait été abandonné à une époque relativement tardive, « d'après nos premières constatations, nous datons cet abandon à la fin du XIVe, début du XVe siècle, alors que d'habitude cela se situe plutôt au XIIe. De plus, il semble que le souterrain ait été volontairement comblé. » Une date qui correspond à la fin de la guerre de Cent ans, « avec les dernières grandes chevauchées des Anglo-Gascons et la reprise en main du territoire par les Français ».

Des réponses à trouver

Une datation plus certaine devrait être déterminée par les études que vont, à présent, mener les archéologues, à partir des traces et éléments trouvés sur le site. « En surface, nous avons découvert des fondations de bâtiments qui reposaient sur des murs ou sur des poteaux. Malheureusement, les pierres ont été récupérées pour d'autres constructions. Mais cela nous laisse à penser qu'il s'agissait d'un site assez grand », indique Jean-Christophe Bats.

Les archéologues ont aussi mis la main sur des éléments de mobilier, des traces d'occupation : céramique, objets en métal… Peut-être leur permettront-ils de répondre, outre la date, à une autre interrogation : à quel type de présence humaine ce souterrain était-il lié ? « Probablement à une ferme cossue. On sait qu'il y a eu ici, à l'origine, un domaine qui appartenait à l'ordre des Templiers, puis il était passé à des hospitaliers. Est-ce qu'au moment de la destruction du souterrain, il était revenu à un autre ordre ou à une famille privée ? On ne le sait pas », confie Jean-Christophe Bats.

(1) L'Institut national de recherches archéologiques préventives.

(2) Une journée portes ouvertes sur le site est organisée demain entre 13 h 30 et 17 heures. Visite guidée toutes les demi-heures. Entrée gratuite. Prévoir de bonnes chaussures ou des bottes. Les visites sur le terrain seront reportées en cas d'intempéries.

Le Sud Ouest
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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 06:19

TGV_1069.jpg« Je serai très ferme et très vigilant, martèle Pierre Pujol. Il n'est pas question d'accepter le tracé 226 qui passerait en viaduc près du prieuré, qui dénaturerait la vue sur la plaine depuis « Le Royal ». J'ai voté contre à la CAA, j'ai rencontré les instances préfectorales, le préfet de région, la commission consultative à Toulouse, on connaît ma position. » Bien sûr, le maire de Layrac préférerait le 222 qui traverserait la plaine de Boé, avec deux ponts sur la Garonne. Et pour argument définitif, il y a le coût, inférieur de 80 millions, ce qui n'est pas négligeable en période de crise. Oui, mais voilà ! Jean Dionis du Séjour, le député de la circonscription, a choisi l'option la plus au Sud, celle qui pénaliserait la commune et Pierre Pujol, vice-président de la CAA, est bien embarrassé de froisser celui qui peut tirer quelques ficelles. Le maire de Layrac peut aussi compter sur une l'association Ouvrons l'ŒIL qui milite pour que la ligne ne passe pas sur la commune. Pour cela, il faudrait une franche collaboration avec une association issue d'un groupe qui n'est pas de son bord et qui le presse de prendre une position ferme vis-à-vis du député. Il faudrait aussi que les Layracais disent massivement leur opposition à ce tracé, ce qui n'est pas le cas actuellement. En attendant, on prépare Noël et les fêtes de fin d'année. Le repas des anciens aura lieu au Foyer des Campagnes le 15 décembre et les vœux à la population le 13 janvier, à 19 h. D'ici là, on aura d'autres nouvelles de la LGV.

La Dépêche du Midi

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 07:16

TGV_1068.jpgUn livre qui fait le buzz, une étude indépendante, une contestation qui s'élargit : les opposants cumulent les arguments contre les nouvelles LGV.

La deuxième Journée contre les grands projets inutiles se tiendra samedi à Préchac. Le ton des débats est connu. Les participants diront « non aux nouvelles lignes à grande vitesse » et « oui à l'aménagement des lignes existantes ».

Ils mettront en avant le coût de ces nouvelles lignes, estimé à « 20 milliards pour détruire notre cadre de vie » (1). « Et les preuves s'accumulent contre la non-pertinence du projet », affirme Denise Cassou, porte-parole de la coordination des associations Vigilance LGV. Au refrain régulier revenant sur les retombées économiques des lignes LGV (lire « Sud Ouest » du 5 décembre), les opposants rappellent que c'est avant tout les grands groupes du BTP qui les encaisseront.

D'une manière générale, ils se réfèrent au livre « FGV, faillite à grande vitesse », publié par Marc Fressoz (2). Ce journaliste spécialisé dans les transports argumente dans son ouvrage le fait que la facture du tout-TGV est finalement payé par le « sacrifice » du réseau classique et de ses usagers.

Analyse comparative

Dans la région, les opposants s'appuient aussi sur l'étude indépendante commandée par l'association ALTernative LGV, un collectif d'élus lot-et-garonnais. Confiée aux cabinets AC2I et Claraco, cette étude a abordé le dossier par l'angle de l'aménagement des voies existantes. Il en ressort que cette solution impacterait nettement moins l'environnement, non seulement par rapport aux territoires touchés mais aussi par une consommation d'énergie qui serait trois fois moindre.

C'est également à un tiers du coût des lignes nouvelles que sont estimés les travaux nécessaires à l'aménagement des voies existantes. Cette étude relativise nettement aussi le gain de temps qu'apporteraient les nouvelles lignes. Par rapport à un réaménagement des lignes actuelles, le différentiel serait de six minutes sur le trajet Bordeaux/Toulouse. Une dizaine de communes du Sud-Gironde ont participé au financement de cette étude lot-et-garonnaise.

Parmi les « preuves », Denise Cassou cite aussi celles venant du milieu syndical. « Notamment à cause de la question de l'emploi, pendant longtemps les syndicats ne se sont pas exprimés. Mais aujourd'hui, ils n'hésitent pas à être critiques ». Fin octobre, l'Union départementale de la CGT des Landes a écrit au préfet de région. Tout en dénonçant une « politique tarifaire obscure », la CGT y rappelle que la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) ont délaissé « l'entretien régulier mais aussi la modernisation nécessaire du réseau classique ».

Résultats de la consultation

Selon Denise Cassou, la contestation « contre les grands projets inutiles » se généralise. En France, elle est symbolisée par l'opposition au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. « On y voit aussi l'obstination des grands élus locaux. Là-bas, c'est le maire de Nantes. Ici, c'est Alain Rousset, le président de la région Aquitaine ».

Ce « ras-le-bol » englobe les nouvelles lignes LGV dans le Sud Ouest. Les consultations menées dans les communes concernées montrent que la population conteste de plus en plus leur opportunité. « À chaque consultation la participation est plus importante, avec une demande de plus en plus forte pour aménager les lignes existantes », constate la porte-parole de Vigilance LGV.

Les résultats de la quatrième consultation, opérée cet automne, ne sont pas encore connus. En revanche, ceux de la troisième, réalisée au printemps, démontrent que 77 % des 6 601 avis recueillis « ne sont pas d'accord avec l'analyse de RFF » (3). Un chiffre qui sera sans doute largement commenté samedi à Préchac.

(1) Il s'agit du coût du projet global des lignes Tours-Bordeaux, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. (2) « FGV, faillite à grande vitesse », par Marc Fressoz, Éditions du Cherche-Midi, 248 pages, 17 euros. (3) Source : www.gpso.fr

Le Sud Ouest
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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 07:11

TGV_1067.jpgLes élus et les usagers mécontents bloqueront-ils le TGV lundi matin ? Pas sûr…

Dernières manœuvres avant le « big bang ». Ultimes négociations avant le grand saut… Dimanche, la SNCF modifie près de 85 % de ses horaires et la Charente est dans l'œil du cyclone.

« Parmi les gares concernées, Angoulême supporte la régression de service la plus forte », s'emportent les élus locaux, qui n'ont pas hésité à utiliser le terme de « maltraitance », ont un temps suspendu leur participation financière au chantier de la LGV, et menacent désormais de bloquer les TGV dès lundi matin…

Mettront-ils leur menace à exécution ? Possible mais pas certain.

En effet, après de longues et d'âpres négociations, la SNCF a formulé une nouvelle proposition que Michel Boutant, sénateur et président du Conseil général, juge « digne d'intérêt ».

« Une réelle avancée »

« Le plus gros problème, rappelle M. Boutant, c'est ce "trou", le matin, avec aucun TGV vers Paris entre 8 h 12 et 12 h 08. J'en ai longuement discuté ce week-end, au téléphone, avec Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, et Mme Notat, la médiatrice. Ce mercredi, elle m'a confirmé qu'un TGV supplémentaire en direction de Paris s'arrêtera le matin à Angoulême, à partir du 1er février […]. Nous sortons d'une situation très noire. Il s'agit d'une avancée réelle. »

M. Boutant aurait aimé que le direct Bordeaux-Paris, départ 7 h 13 arrivée 10 h 33, fasse une halte en Charente. Las ! La proposition porte sur le TGV suivant, le numéro 8522-23, départ de Bordeaux à 8 h 13, arrivée à Montparnasse à 11 h 33. Ce train s'arrêtera à Angoulême à 9 h 17. « Pour tous ceux qui veulent arriver à Paris en milieu de journée, cela n'est pas si mal. Cela complète l'offre. Nous avions des TGV à 6 h 11, à 7 h 36 et à 8 h 12. Nous aurons en plus un départ à 9 h 17. En revanche, je le reconnais, c'est moins commode pour les travailleurs en provenance de Bordeaux, ceux que la SNCF appelle les "pendulaires" », analyse M. Boutant.

Alors, blocage ou non ? Lundi matin, les élus se coucheront-ils sur les voies de la gare d'Angoulême ? « Je ne peux répondre à votre question. Il faut que j'en parle à mes collègues Philippe Lavaud, président du Grand-Angoulême, et Robert Richard, président de la Communauté de communes de Cognac. Il faut également que je consulte Daniel Braud, le président de la CCI d'Angoulême, qui s'est associé à notre combat, et avec qui j'ai rendez-vous ce jeudi. »

Bref, rien n'est encore décidé.

Les élus devront également compter sur la détermination d'un collectif d'abonnés très remontés. Ces usagers vivent à Bordeaux et travaillent à Angoulême. Pour l'heure, ils ont le choix entre quatre trains, le matin, départs de Bordeaux entre 6 h 33 et 7 h 55. Dès lundi, ils devront se lever bien plus tôt. Le choix se limitera aux trains de 6 h 17, 6 h 22 et 6 h 48.

La SNCF reconnaît le problème et leur propose d'emprunter un bus. Départ à 7 h 15, cours Belcier, près de la gare Saint-Jean. Arrivée aux alentours de 8 h 45, si la route nationale 10 reste fluide.

Ces « pendulaires » seront-ils séduits par le TGV supplémentaire, départ 8 h 13, arrivée 9 h 17 ? Une condition, une seule : que leurs patrons acceptent une embauche un peu tardive…

Le Sud Ouest
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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 07:02

TGV_1066.jpgLes anti-LGV ont honoré l'invitation de RFF. Pour rappeler leur opposition catégorique au projet.

Un quart d'heure et puis s'en va. Programmée hier matin dans les locaux de la Direction départementale des territoires (DDT), la réunion entre RFF et les associations de la Coordination anti-LGV a tourné court. 15 adhérents avaient répondu à l'invitation lancée. Devait leur être présentée « l'insertion du tracé tel que travaillé depuis le comité de pilotage du 23 juin pour le département », explique Patrick Lacan, chef d'unité de RFF chargé de la mission du grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). Sur le parking agenais des services de l'État, le désormais célèbre camion jaune des anti-LGV garé donnait la couleur. « Nous étions invités, nous sommes donc venus, évoque Charles d'Huyvetter, président de TGV en Albret. Mais nous n'acceptions sur aucun point ce tracé. On ne veut pas en entendre parler. On leur a donc fait savoir. »

Les militants n'en démordent pas et rabâchent leurs arguments. La seule solution intelligente pour eux, au vu de l'état des finances publiques et « des 7 % d'usagers empruntant le TGV », reste la réhabilitation des voies existantes. « Ça coûte quatre fois moins cher pour les mêmes performances », poursuit Claude Semin, porte-parole de la Coordination.

L'étude attendue

« Le Conseil général a cofinancé une étude, rappelle Charles d'Huyvetter. Et Camani a dit que si elle était conforme à nos thèses, il reverrait sa position. C'est une étape fondamentale. »

Patrick Castan, lui, se demande bien « à quoi elle servira » et aimerait surtout la voir… « En Tarn-et-Garonne, il y a des rencontres, des discussions. Même s'ils sont contre, ils sont riverains. Je ne désespère pas qu'on y arrive un jour en Lot-et-Garonne. Il y aura toujours des gens contre. Mais quand le projet deviendra réalité, ils accepteront de parler avec le maître-d'oeuvre. »

Sûr de son fait, le représentant de RFF assure vouloir « prendre en compte les contraintes des riverains ». Eux jugent que ce genre de réunion « rentre simplement dans le fonctionnement de RFF ».

« Ils font des croix. Une rencontre avec les associations, une croix. Une étude sur les digues ou sur les oiseaux, deux autres croix. Et après, le dossier est classé. » Entre les deux entités, le lien est bien rompu. Et pas question d'évoquer un éventuel travail en confiance : « Les dés sont pipés depuis le début », jurent les anti-LGV.

Le Sud Ouest

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 06:34

TGV_1065.jpgAvant d'entrer dans la dernière ligne droite des décisions relatives au projet de ligne à grande vitesse, les initiatives s'invitent dans les débats. Alors que Réseau Ferré de France laisse le sentiment parfois fâcheux de jouer à la sourde oreille, les élus locaux se démènent à faire réagir la population.

C'est sur la place du centre commercial, au centre du village, que les Bressolais, sensibles à l'évolution de ce projet, se retrouveront. Les habitants ont reçu un courrier du maire de Bressols appelant à une mobilisation massive. Dans sa lettre aux administrés, Jean-Louis Ibres rappelle l'impérieuse nécessité visant à faire fléchir les représentants de RFF.

En l'état actuel des projections, c'est un remblai qui viendrait ciseler les parcelles d'un territoire nettement marqué par le passage de l'autoroute, tout comme la départementale qui passe en plein cœur du village. Avec la gare qui s'invitera au nord du village et les axes de communication qu'elle nécessitera, c'est désormais l'aménagement urbain qui fait réfléchir. Cette haute butte pour le passage de la ligne devrait atteindre 12 mètres de hauteur et 80 mètres de largeur à sa base.

Un comité territorial imminent

Ce remblai constitue, à n'en pas douter, un massacre environnemental porteur de préjudices. Il aboutirait à une incapacité de pouvoir agencer le territoire d'une manière harmonieuse et encourageante, en préservant un cadre de vie cohérent.

Le 14 décembre, les différentes problématiques devraient être discutées avant l'approbation ministérielle qui devrait intervenir durant le premier trimestre 2012. Le maire de Bressols et les conseillers municipaux invitent la population à soutenir leur action en participant au rassemblement devant la mairie, où les ballons de la colère seront à la hauteur du remblai, à 12 mètres de penser qu'une autre solution serait envisageable.

Pour cette manifestation où nombre de parlementaires sont invités, ce sont probablement les habitants des lotissements déjà concernés par la tempête LGV qui devraient se mobiliser à juste titre. Mais comment se faire entendre?

La Dépêche du Midi

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 06:28

TGV_1064.jpgLes associations qui militent contre le projet de ligne à grande vitesse étaient hier invitées dans les locaux de la direction départementale des territoires, à l'initiative de Réseau ferré de France et du Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO).

La réunion n'a duré que quelques minutes, c'était d'ailleurs dans les intentions des anti-LGV dès la veille, « parler du tracé ne nous intéresse pas », martelait Charles D'Huyvetter, l'un des porte-parole.

« Les données ayant servi de base à la décision de 2005 sont erronées, tronquées, manquantes, voire truquées pour justifier un projet qui ne l'est pas », écrivent les opposants dans un communiqué à l'adresse de RFF. « Nos élus ont pris leurs décisions sur la base de vos informations dont de multiples sources confirment qu'elles ne sont pas valides ». Et de citer l'étude d'ALTernatives TGV sur l'aménagement des actuelles lignes, qui contredit complètement les préconisations de RFF. « La présentation ce jour du tracé de la nouvelle ligne à grande vitesse est obsolète, méprisante et scandaleuse ».

La Dépêche du Midi

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 19:22

TGV_1063.jpgArrivée de la concurrence sur le transport de passagers, menaces de grèves pour les fêtes de fin d‘année, lancement de nouveaux horaires à partir du 11 décembre 2011… La SNCF devra faire face à des défis et des bouleversements inédits au cours des prochaines semaines. Voir la vidéo

France5 " C Dans l'air"

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