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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 05:36

TGV 150La LGV Bordeaux-Toulouse est la seule rescapée des propositions de la commission Duron. Mais le projet repoussé à l’horizon 2030 n’est possible que si l’Agence de financement des infrastructures bénéficie de moyens supplémentaires.

La ligne Grande vitesse Bordeaux-Toulouse est une rescapée. Le député Philippe Duron a rendu hier son rapport sur les infrastructures de transport au ministre délégué Frédéric Cuvillier. Sans surprise, le TGV n’est plus en état de grâce. Le parlementaire lui préfère la modernisation du réseau existant et le traitement des points noirs, notamment des nœuds ferroviaires. Par ailleurs, il appelle à explorer une voie intermédiaire entre le TGV et le TER.

Ainsi tous les projets de LGV sont renvoyés à plus tard dans les deux scénarios imaginés par la commission Mobilité 21. Le raccordement Bordeaux-Toulouse pourrait être réalisé à l’horizon 2030 si l’État fait des efforts.

Il faudrait pour cela que l’État abonde dans les prochaines années de 28 à 30 milliards d’euros le budget de l’Aftit (Agence de financement des infrastructures de France). Philippe Duron explique cette exception accordée à Toulouse par deux arguments. «C’est en cohérence avec la priorité donnée dans le réseau central de RTE-T (Réseau transeuropéen de transport) au maillage de toutes les villes de taille européenne», a-t-il justifié. Par ailleurs, «l’aéroport de Toulouse est en voie de saturation et c’est là que l’intermodalité aérien-ferroviaire peut être la plus performante». La commission n’était toutefois pas unanime sur ce projet. Certains membres auraient préféré mettre l’accent sur la modernisation du réseau existant.

Dans une autre hypothèse, le budget consacré aux infrastructures poursuit sa progression naturelle (+8 à 10 milliards d’euros). Dans ce cas, la liaison vers la capitale régionale appartiendrait aux deuxièmes priorités, c’est-à-dire celles à réaliser entre 2030 et 2050. Tout comme le tronçon Bordeaux-Hendaye.

Après l’avis des experts, il faut attendre les décisions politiques. Frédéric Cuvillier n’a rien annoncé hier.

Après avoir une nouvelle fois fustigé le précédent gouvernement qui a laissé derrière lui des promesses chiffrées à 245 milliards d’euros, le ministre a précisé que le rapport Mobilité 21 «ne fige rien». «Il ne lie pas le gouvernement, il l’inspire», a-t-il insisté. Les promoteurs de la LGV Bordeaux-Toulouse n’auront pas à attendre longtemps. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault doit dévoiler les arbitrages le 9 juillet dans le cadre du plan d’investissements du gouvernement.


Une nouvelle donne financière…

La décision de la commission «Mobilité 31» de ne retenir que la liaison Bordeaux-Toulouse et de retarder la réalisation de la desserte Bordeaux-Hendaye après 2030 risque de modifier l’équation financière de ce dossier. En effet, les deux collectivités régionales, Midi-Pyrénées et Aquitaine, comme d’ailleurs plusieurs autres départements, (57 collectivités participent au financement) s’étaient engagés sur des financements concernant le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). Un projet composé, depuis 2008, d’un tronc commun de Bordeaux à Captieux, d’une ligne de Captieux vers l’Espagne et une autre ligne vers Toulouse. Les participations financières des collectivités avaient été prévues sur cette base. Le renvoi, après 2030, de la desserte vers l’Espagne, s’il est confirmé, change donc la donne. Exit le GPSO, place au seul projet Bordeaux-Toulouse.

Les réactions n’ont pas tardé. Des élus ont manifesté leur colère, indiquant qu’ils refusaient de payer. Hier, le président du conseil régional d’Aquitaine, Alain Rousset, a mis en avant les risques contentieux avec des collectivités au sud et à l’est de Bordeaux, vers Hendaye et Toulouse, qui, dans le montage financier ont participé au financement de Tours-Bordeaux et réclameraient d’être remboursées si la LGV ne passait pas sur leurs territoires. Alain Rousset, qui doit prochainement rencontrer le ministre des Transports, pourrait envisager de demander une révision de sa participation à la baisse s’il n’était pas entendu. Même s’il a déjà dit qu’il approuvait les conclusions du rapport Duron, Jean-Marc Ayrault doit donner un avis définitif le 9 juillet. D’ici là, les téléphones vont chauffer.

La Dépêche du Midi

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 17:43

TGV 1352La N126 Toulouse-Castres et la LGV Bordeaux-Toulouse restent prioritaires dans le rapport Duron

 

   

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:24

TGV 150Tout en reconnaissant l’intérêt du projet, la commission Mobilité 21, présidée par le Député PS Philippe DURON, préconise de retarder la LGV Bordeaux-Toulouse à 2030, soit 10 ans de retard !*note

Jean-Marc AYRAULT annonce adhérer pleinement au rapport… et donc au report à 2030 de la LGV Bordeaux-Toulouse.

Les socialistes toulousains, Pierre COHEN en tête, ont trahi l’intérêt de notre ville, puisque cet après-midi, en Conseil de Communauté urbaine, ils ont fait voter un texte exprimant leur « satisfaction » sur cette situation.

Ils sont donc complices de ce mauvais coup porté à Toulouse, à notre économie et à tout le territoire régional. C’est très grave !

Pourtant, les collectivités locales ont participé au financement de la section Tours-Bordeaux et Toulouse s’est engagée à transformer le quartier de la Gare Matabiau en prévision de l’arrivée du TGV.

Il serait donc inacceptable du point de vue de l’égalité des territoires que la création de la portion Bordeaux-Toulouse et son prolongement vers Narbonne soient repoussés.

Par une Question écrite, le 11 février dernier, je proposais de financer les 7 milliards de cette LGV par les retombées françaises du Pacte européen de croissance (16 milliards d’euros). Depuis…je n’ai pas reçu la moindre réponse gouvernementale à cette proposition !

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

*note* Le rapport Duron parle aussi d’une autre hypothèse, consistant à retarder davantage ce projet, entre 2030 et 2050 seulement !

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 14:42

TGV 150La LGV Bordeaux-Toulouse est la seule ligne maintenue avant 2030, selon le rapport Duron remis aujourd’hui au ministre des Transports, Frédéric Cuvillier. Ce rapport, établi par la Commission Mobilité 21, préconise par ailleurs une sortie du "tout TGV", jugé trop coûteux. Martin Malvy se dit "confiant" et Pierre Cohen "vigilant".

Le rapport de la Commission Mobilité 21 sur les infrastructures de transport à construire lors des prochaines décennies a été remis au gouvernement ce jeudi. Il préconise une sortie du tout TGV, trop coûteux en période de restrictions budgétaires, au profit d'une autre politique de transports, axée sur la proximité. Ce rapport met en effet l'accent sur la nécessité de rénover les infrastructures existantes, et d'investir dans de grands "nœuds ferroviaires", destinés à désengorger de nombreuses gares, comme celle de Lyon, de Marseille, et celle de Saint-Lazare à Paris. Seule rescapée de ce rapport, la LGV Toulouse-Bordeaux puisque la construction de cet axe est maintenue avant 2030, dans le meilleur des cas.

Premières réactions en Midi-Pyrénées

Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, était en séance plénière à l’Hôtel de Région aujourd’hui, et a déclaré : "Je suis confiant car très objectivement la liaison avec Toulouse ne peut être que prioritaire. Toulouse est la quatrième ville de France. Quelle autre raison aurait pu pousser à mettre Bordeaux à 2 heures de Paris que celle qui - dans le prolongement - permet à la capitale de Midi-Pyrénées d’en être à 3 ? Aucune. C’est l'augmentation du trafic au départ ou à l’arrivée de Toulouse et Montauban, les 2 gares de Midi-Pyrénées, qui assureront la rentabilité des investissements en cours. Confiant enfin car nous participons actuellement au financement des travaux - comme cela nous a été demandé - sur Tours-Bordeaux, c’est-à-dire hors de nos limites administratives, ce qui aurait été inconcevable s'il ne s’était agit d’un axe unique : Paris-Toulouse par Tours et Bordeaux. C’est le raisonnement et le discours que je n'ai cessé de porter depuis près de 15 ans."

De son côté Pierre Cohen, maire de Toulouse, également occupé en conseil communautaire toute la journée, se dit "satisfait" et "vigilant". Dans un communiqué de presse envoyé en début d’après-midi, il déclare : "Les conclusions du rapport confirment la nécessité de raccorder Toulouse au réseau de la grande vitesse. Les collectivités restent totalement mobilisées et attendent la confirmation des préconisations du rapport par le gouvernement."

Concernant le calendrier des travaux, Pierre Cohen a réaffirmé l'obligation de rattraper le temps perdu sur ce dossier. "Les études sont aujourd'hui très avancées et la phase de construction suivant la phase d'enquête publique devra démarrer sans délai, explique-t-il. Nous restons donc vigilants aux côtés de la Région Midi-Pyrénées et du Département de la Haute-Garonne sur le calendrier pour que la construction du tronçon Bordeaux-Toulouse puisse se faire dans la continuité du tronçon Tours-Bordeaux."
Objectif News

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 05:33

TGV_1371.jpgLa dernière version du rapport Duron conseille de parer au plus urgent, la rénovation des infrastructures, au détriment des LGV, reportées à l'au-delà 2030.  Il va falloir s'en faire une raison. L'histoire d'amour de la France avec la grande vitesse est en train de se fracasser sur l'écueil du financement. C'est ce que révèle la dernière mouture du rapport Duron, dit de la Commission mobilité 21, dont Libération s'est procuré une copie. La version finale doit être présentée officiellement le 27 juin, mais des fuites (Usine Nouvelle, Mobilicités...) ont commencé à alimenter un début de polémique. Cette commission nommée cet automne par Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, avait été sommée de classer les projets d'infrastructure routière et ferroviaire en fonction de leur priorité. Trier parmi plus de 70 projets listés dans le Snit (Schéma national des infrastructures de transport, sorte de catalogue exhaustif établi sous la présidence de Nicolas Sarkozy), pour un coût global de près de 250 milliards d’euros, est une rude tâche soumise à moults lobbies, notamment ceux des élus locaux.

A relire, notre enquête TGV, des lignes lancées trop vite ?

Dans la mouture qui circule, aucune ligne à grande vitesse n'est retenue dans «les premières priorités» du scénario n°1, le plus réaliste mais aussi le moins ambitieux. Il se base en effet sur une enveloppe ultramodeste – 8 à 10 milliards d'euros –, représentant  la capacité actuelle de financement des infrastructures à l’heure du serrage de vis général.

 Une ligne nouvelle Paris-Mantes

Dans cette épure, seules surnagent les urgences, et au premier rang l'amélioration des transports du quotidien et la rénovation des lignes existantes. Exemple, les «nœuds ferroviaires» de Paris (Gare de Lyon et Paris-St Lazare), ceux de Marseille, de Lyon... Rien de bien glamour mais des investissements indispensables pour désaturer des lignes au bord de l'implosion, ont jugé les experts. Dans cette première liste, l'aménagement le plus coûteux est la construction d'une ligne nouvelle entre Paris et Mantes pour 3 à 3,5 milliards d'euros. En aucun cas une LGV.

Les tenants de la grande vitesse seront déçus. Le scénario n°2, optimiste, qui se base sur une enveloppe de 26 à 28 milliards d'euros, n'est guère plus généreux avec le TGV. Evacuée ainsi et de façon lapidaire, la LGV Paca qui devait relier Marseille à Nice pour un coût pharaonique évalué jusqu'à 15 milliards d'euros. Les experts lui préfèrent une simple ligne nouvelle. Un investissement considérable de sept milliards d'euros pour la première tranche de travaux, celle classée dans les «premières priorités».

Balayée aussi la LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon, qui devait désenclaver le Massif central et désaturer la LGV actuelle Paris-Lyon. La Commission a jugé que «l'horizon de saturation de la ligne» ne serait pas atteint avant 2035-2040. Idem pour la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan et la liaison Lyon-Turin où les difficultés ne sont pas attendues avant cette échéance. Au pilon également, le projet de LGV entre Poitiers et Limoges, «controversé quant à son intérêt et ses enjeux». Trappée aussi l'achèvement de la LGV Rhin-Rhône, dont un premier tronçon de 140 km a été mis en service l’an dernier. Seule la prolongation de la branche Est (50 km) trouve grâce aux yeux des experts. 

Bordeaux-Toulouse en pointillés

La LGV très médiatique entre Bordeaux et Toulouse et entre Bordeaux et l'Espagne (via Hendaye) s'est heurtée à l'hostilité d'une petite poignée de commissaires, convaincus qu'on peut se contenter d'améliorer l'existant. Mais le tronçon Bordeaux-Toulouse semble bien avoir sauvé sa peau. Il figure dans les «premières priorités» du scénario optimiste. Reste qu'il n'est pas acquis que l'Etat puisse mobiliser les 26 à 28 milliards nécessaires. Cela dépend des largesses de la Commission europénne, via son enveloppe de financement des grandes infrastructures, du rendement de l'éco-taxe poids lourds qui devrait commencer à cracher ses premières recettes à l'automne prochain et de l'effort d'investissement promis par l'Etat au titre de la relance par les grands travaux.

Les élus locaux, fâchés de voir leurs projets mal classés, sont déjà montés à l'assaut. Ainsi la région Bretagne, très attachée à sa ligne nouvelle Ouest Bretagne-Pays de la Loire, renvoyée à des études complémentaires, ou encore l'Alsace, dont les élus se sont dit «scandalisés» et «outrés» de voir reportée à l'au-delà 2030, la prolongation de leur LGV Rhin-Rhône. Hier, Frédéric Cuvillier a essayé de calmer les inquiétudes: «Il ne s'agit pas que chacun revendique son autoroute, son TGV ou son TER. Nous souhaitons avoir des choix de cohérence sur la modernisation des infrastructures», a dit le Ministre. Mais il faudra attendre jeudi prochain pour vérifier que des pressions de toute sorte n'ont pas, une fois encore, bousculé les «priorités». 

Libération

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 06:58

TGV_1370.jpgLe grand projet ferroviaire à grande vitesse ne figure pas dans les neuf priorités nationales de la commission Mobilité 21. Stupeur au Pays basque et en Espagne. Toulouse peut encore y croire. Sale temps pour les TGV ! On a beau lire et relire le rapport final de la commission Mobilité 21, chargée par le gouvernement, il y a quelques mois, de faire un tri sérieux entre les 80 grands projets d’infrastructures figurant au Schéma national des transports, on ne voit aucun grand projet ferroviaire nouveau sur le haut de la pile.

Pis, la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Bordeaux, Hendaye et Toulouse - que les élus et l’État présentent comme un seul et même projet, « insécable », comme le disaient même il y a peu, à l’unisson, le préfet de région, Michel Delpuech, et Alain Rousset, le président du Conseil régional d’Aquitaine - ne figure pas dans les neuf priorités nationales à engager avant 2030.

 

Sous la direction du député PS Philippe Duron, les 10 sages - élus et experts - ont mené un travail de fond, subissant parfois le lobbying oppressant des élus de tous les territoires. La commission a donc validé le contournement de Fos, le traitement des nœuds ferroviaires de Lyon et de Marseille, la liaison ferroviaire Roissy-Picardie et la modernisation de la Route Centre Europe Atlantique entre l’Allier et la Saône-et-Loire, département cher au ministre du Redressement productif.

Dans la droite ligne des assises ferroviaires de 2011, qui avaient pointé l’asphyxie financière du secteur en France, les sages sont aussi en phase avec le rapport Mariton (UMP), qui prouvait que les estimations de recettes du TGV étaient toujours surestimées, mais aussi avec le rapport Bianco (PS), qui recommandait de mettre les investissements en priorité sur la modernisation des lignes existantes.

Ouverture pour Toulouse

La commission Duron fait une ouverture. La liste qu’elle a établie est en adéquation avec les moyens financiers existants de l’État, soit environ 9 milliards d’euros par an. Mais elle préconise plusieurs pistes pour augmenter ces ressources : par exemple une fiscalité nouvelle sur le foncier mis en valeur par une infrastructure ou la valorisation en anticipation des recettes de péages des autoroutes. Un triplement des moyens financiers permettrait de rattraper un certain nombre de projets. Mais, pour ce qui est du grand projet du Sud-Ouest, seule la réalisation de la ligne Bordeaux-Toulouse, estimée à 7,1 milliards d’euros, tirerait alors son épingle du jeu. « Au regard de la saturation des réseaux, des conditions d’avancement du programme espagnol et de l’enjeu de la desserte des grandes agglomérations, la commission considère que Bordeaux-Toulouse constitue la première priorité », précise le rapport.

Si les conclusions de la commission sont entérinées par le gouvernement, la potion sera amère pour les élus aquitains.

Bien sûr, il ne s’agit que d’un rapport comme la France sait en produire sur tous les sujets où elle a du mal à faire ses choix (retraite, formation professionnelle, infrastructures, etc.). Évidemment, il y a de la place, comme toujours dans notre pays, pour l’arbitrage politique. Il faut donc, à ce stade, rester prudent.

Tours-Bordeaux fragilisé

En déplacement il y a peu à Bordeaux, le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, qui recevra officiellement le rapport jeudi prochain, a promis une concertation avec les élus, mais il a également indiqué à « Sud Ouest » que le gouvernement n’entendait pas traîner. Il existe en effet un grand risque politique, pour ce dernier, à ne pas suivre un rapport qui appelle à une meilleure utilisation de l’argent public.

Par ailleurs, tous les projets recalés espèrent être remis en selle, ce qui est difficile à imaginer dans un contexte budgétaire contraint comme jamais depuis l’après-guerre.

Toutefois, rien ne dit qu’un compromis ne sera pas trouvé sur le lancement de l’enquête publique sur les deux tronçons vers Toulouse et vers l’Espagne, soit 462 kilomètres. Une déclaration d’utilité publique commune à l’horizon 2015 maintiendrait les choix ouverts. Il est probable que les élus s’y arriment. Même les écologistes, prudents, imaginent l’enquête publique sur les deux tracés aller à son terme. Les élus auront peut-être aussi des propositions à faire pour le financement de tous ces projets. Car il ne faut pas oublier que les collectivités locales du Sud sont attendues pour le financement des travaux en cours de la ligne Tours-Bordeaux. Martin Malvy pourrait lui aussi se montrer menaçant, s’il estime que le projet vers Toulouse-Matabiau ne va pas assez vite. Les élus ont encore des arguments à faire valoir. Mais les vents sont contraires.

Le Sud Ouest

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 11:15

TGV 150L'Usine Nouvelle croient savoir que le rapport Duron sur les grands projets routiers et ferroviaires en France, remis au gouvernement le 27 juin prochain, propose de reporter tous les projets de Lignes Grande Vitesse sauf... Bordeaux-Toulouse ! Info ou intox ? Le rapport Duron sur les grands projets ferroviaires et routiers en France, qui doit être remis le 27 juin au gouvernement, propose de reporter la construction de plusieurs lignes à grande vitesse (LGV) au-delà de 2030 sauf celle entre Bordeaux et Toulouse.

70 projets à hiérarchiser.

Ce rapport, qui doit hiérarchiser les 70 projets retenus en 2007 au regard des contraintes budgétaires. Il ne retient qu'une seule LGV entre Bordeaux-Toulouse à l'horizon 2030 et privilégie la desserte de proximité par rapport à la grande vitesse, selon des sources proches du dossier.
La commission Mobilité 21, dirigée par le député Philippe Duron, s'est attachée à revoir le catalogue des 70 projets dans le Schéma national des infrastructures de transport (Snit), élaboré sous le gouvernement Fillon après le Grenelle de l'environnement de 2007.

Deux scénarios

Ces sources ont confirmé les informations révélées mardi par l'Usine Nouvelle. Selon le magazine, la commission a élaboré deux scénarii. Le premier ne prévoit pas de financement nouveau pour l'Agence de financement des infrastructures de transport (Afit). Dans ce cas, aucun grand projet ne verrait le jour.
Le deuxième scénario, désigné comme "le plus probable", de mêmes sources, prévoit de respecter les engagements du Grenelle en réaffectant la moitié de l'écotaxe sur les poids-lourds à l'Afit, soit plus de 400 millions d'euros par an. Ce budget serait complété par d'autres contributeurs comme les collectivités et les opérateurs de transports, pour atteindre un montant d'investissement total d'environ 1,3 milliard d'euros par an.

Bordeaux-Toulouse seule​ ligne prioritaire ?

Ce scénario "optimiste" ne définit qu'une seule ligne à grande vitesse prioritaire, avec un début des travaux programmé entre 2020 et 2030 : l'axe Bordeaux-Toulouse, pour un coût d'environ 7 milliards d'euros.
Contacté, le ministère des Transports s'est refusé à tout commentaire, en rappelant toutefois que "les préconisations de Philippe Duron ne présagent pas des décisions politiques à venir".

France3 Midi Pyrénées

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 05:42

TGV 150Chaque jour apporte son lot de «révélations» dans l’épineux dossier des lignes à grande vitesse. Ce n’est que le 28 juin que la Commission Mobilité 21 présidée par Philippe Duron fera le tri parmi les 70 projets inscrits au Schéma national des infrastructures de transport (Snit). La même commission va proposer de considérer deux périodes dans la liste des chantiers arrêtés : 2020-2030 et après 2030.

Le Grand Sud retient son souffle. Des travaux de la commission, et de la décision ministérielle qui s’ensuivra, dépend le sort réservé aux Grands Projets du Sud-Ouest (GPSO), parmi lesquels figure la ligne à grende vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse.

Chacun tente de se rapprocher de «sources proches du dossier» pour lever un voile sur le contenu des travaux de la mission Duron. Hier, le magazine «Usine Nouvelle» annonçait que le gouvernement voulait faire de Bordeaux-Toulouse une priorité, renvoyant à 2030 Bordeaux-Hendaye, Montpellier-Perpignan et Lyon-Turin.

Si la commission n’a pas définitivement tranché, l’information d’«Usine Nouvelle» reste la plus vraisemblable, la crise ayant rebattu les cartes dans la définition des priorités.

Les élus se gardent toutefois de faire des déclarations intempestives au motif qu’ils ne sont pas «dans le secret». C’est ce qu’affirmait hier soir Martin Malvy, au salon du Bourget : «Dans ce genre de contexte, il y a toujours ceux qui en savent plus que les autres sans détenir pour autant la vérité. Le ministre des Transports que j’ai rencontré ce mardi au salon de l’aéronautique m’a confirmé vouloir réunir les élus fin juillet. Ce sera l’occasion de débattre de la préparation des décisions et des modalités que Frédéric Cuvillier (Transports) souhaite mettre en œuvre», indiquait le président du conseil régional pour qui ces révélations sont «bien précoces».

«L'engagement collectif»

Dans tous les cas, le conseil régional Midi-Pyrénées maintient pour sa part le projet GPSO dans son intégralité avec le sentiment tout de même que «tout ne se fera pas en même temps».

Frédéric Cuvillier a donc donné rendez-vous aux élus cet été. Le ministre sera attentif à l’engagement des collectivités pour ce qui concerne le financement de la part que l’État leur demande. Même si on peut toujours estimer que ces projets ne relèvent pas de financements des collectivités… De son côté, Jean-Louis Chauzy, président du Ceser, demandait hier un «sursaut» pour que les élus jouent groupés, déplorant au passage les divergences dans ce dossier.

«Trop de précipitations nuit. Si certains sont bien informés, ce n’est pas mon cas ni celui d’Alain Rousset, pour la région Aquitaine», concluait Martin Malvy.

La Dépêche du Midi

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 05:43

TGV 150Priorité a été donnée à la ligne LGV Bordeaux-Toulouse, annonce le site du magazine l'Usine nouvelle. Sud Ouest le laissait entendre dès avril : à l'heure des arbitrages budgétaires, la ligne la LGV Bordeaux-Hendaye n'est pas aussi prioritaire que la ligne LGV Bordeaux-Toulouse...

L'Usine Nouvelle l'affirme carrément ce mardi : "les lignes Bordeaux-Hendaye, Montpellier-Perpignan et Lyon-Turin sont repoussées aux calendes grecques". C'est à dire après 2030. Le magazine cite un proche du dossier :  "Ces lignes transfrontalières ne verront le jour que si l’Europe se décide à sortir du dogme allemand et à lancer un véritable plan de relance."

 

Comment l'Usine nouvelle peut-elle être si affirmative ? Le magazine annonce dévoiler "en exclusivité" les options retenues par la commission Mobilité 21.  "La commission Mobilité 21, présidée par le député Philippe Duron, rend ses arbitrages mercredi 26 juin".

Cette commission est chargée de faire un tri drastique parmi les 70 projets inscrits au Schéma national des infrastructures de transport (Snit). Elle va proposer de considérer deux périodes : 2020-30 et après 2030. 

La priorité du gouvernement resterait donc la LGV Bordeaux-Toulouse (environ 7 milliards d’euros).

La semaine dernière, le maire socialiste de Toulouse, Pierre Cohen, affirmait que, selon le Président de la République François Hollande, la LGV Bordeaux-Toulouse était une "priorité" et pouvait se prévaloir d'une garantie de financement.

A l'inverse, le Pays Basque est très divisé sur le projet. Ainsi, toujours en ce mois de juin, le Collectif des associations de défense de l’environnement (Cade) annonçait quand à lui que 494 personnes étaient propriétaires en indivision de terrains situés sur le tracé de la LGV...

le Sud Ouest

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 05:45

TGV 150Selon le magazine Lyon Capital, les conclusions du rapport Duron, qui devrait être dévoilé le 26 juin, seront sans appel. Toulouse serait perdante…

C’est le magazine « Lyon Capitale » qui le dévoile : dans un article daté du 16 juin sur leur site internet, le journal indique que le rapport de Philippe Duron, député-maire de Caen (PS) et président de la Commission Mobilité 21 chargé de hiérarchiser les projets de transport, « devrait enterrer la création de nouvelles lignes LGV, rejoignant par là les conclusions du rapport Bianco qui préconisait, en avril, de s’atteler à la mise en place de trains circulant à 200 km/h sur voies normales (contre plus de 300 km/h pour les TGV) ». 

Pire, selon le magazine lyonnais : un membre de la commission Duron aurait expliqué, en substance, que « plusieurs chantiers en cours, comme la ligne Paris-Bordeaux ou Le Mans-Rennes, obèrent les capacités d’investissement dans les années à venir, et même au-delà de 2020″. Paris-Bordeaux… sans même être question de Toulouse.

Le pessimisme serait de mise alors que le rapport Duron devrait être dévoilé, selon une source proche du dossier, le mercredi 26 juin prochain.

Cliquez ici pour avoir accès à l’article paru sur le site lyoncapitale.fr

 

La Voix du Midi

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