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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 06:16

TGV_1079.jpgEn prévision du "big bang" de l'entrée en vigueur des nouveaux horaires de la SNCF, de nombreux voyageurs se sont préparés à modifier leurs habitudes et leur organisation de vie, non sans douleur parfois. Voici quelques exemples:

"Rentrée décalée"

Le départ à Paris à 7h21 -au lieu de 6h45- du TGV pour Saint-Pierre-des-Corps oblige l'institution privée Saint-Denis à Loches (Indre-et-Loire) à décaler sa rentrée, pour permettre à ses 290 internes venant de Paris d'arriver à l'heure en cours le lundi matin.

"On est passé de 9h20 à 9h50 et on a diminué le temps de certaines pauses, notamment à midi, pour rattraper" le temps perdu, explique Olivier Gervès, le directeur adjoint de l'institution, dont l'internat est fermé le dimanche.

Concernant le retour à Paris de ses internes, le vendredi soir, "il n'y aura plus qu'un seul TGV (au lieu de deux). On va avoir tous nos internes dans le même TGV, espérons qu'il y ait suffisamment de réservations disponibles..."

"Vie de famille touchée"

"Aujourd'hui, mon train arrive à Lille à 8h16, ce qui me permet d'arriver au travail à 8h30. Je repars vers 16h30 et j'arrive chez moi à 17h45", témoigne Marina Boez, une cadre vivant à 70 kilomètres de Lille.

Avec les nouveaux horaires, le train "arrivera à 8h25, je devrai donc partir plus tard du travail pour rattraper". Ce décalage va bouleverser l'organisation familiale: "Comme, du coup, j'arriverai chez moi bien après 18 heures, mes enfants devront aller chez leur grand-mère. Je prendrai encore du temps le soir pour aller les chercher. C'est toute la vie de famille qui sera touchée."

"Prendre les chemins de fer belges?"

L'avancement à 17h01 et 17h06 des TER Lille-Jeumont rallongera notablement les journées de Dominique Mestressat-Cassou, chargé d'études d'urbanisme.

"Je sors du travail à 17 heures, j'ai 10 minutes à pied jusqu'à la gare: il m'est impossible d'avoir le train de 17h01, et je dois attendre une heure le suivant." Au total, avec la modification des horaires matinaux de ce TER, "je passe d'un trajet quotidien de 2h20 aller-retour à près de 4 heures". La solution? "Soit je fais 100 kilomètres par jour en voiture pour prendre un train à Valenciennes -mieux desservie mais où les parkings sont engorgés-, soit je prends les chemins de fer belges!"

Moins de "souplesse" pour le TGV le soir entre Paris et Le Mans

Sur son site internet, la SNCF ne prévoyait plus aucun TGV entre Paris et Le Mans après 19h55, au grand dam des usagers qui font l'aller-retour tous les jours sur cette ligne et qui bénéficient actuellement de deux trains à 21h05 et 21h15.

"Pour être à 19h55 à Montparnasse, il faut que je quitte le bureau à 19h30: c'est trop tôt pour une entreprise parisienne!" confie un cadre qui avait choisi de s'installer au Mans, notamment en raison de la "souplesse" du TGV. Mais cette semaine, la SNCF a fait apparaître un nouveau TGV à 21h25, répondant partiellement à cette critique.

Au total, le nouveau changement d'horaires fait disparaître, après 19h00, trois des sept TGV Paris/Le Mans existant actuellement, si l'on se base sur les informations données par les sites internet de la SNCF.

"Passer Noël à réfléchir"

Les habitants de Tours n'auront plus qu'un TGV pour rejoindre Paris à la mi-journée, à 13h26, alors qu'ils bénéficiaient jusqu'à maintenant d'un TGV à 12h02 et d'un autre à 12h53. Cela crée "une situation à laquelle je vais devoir beaucoup réfléchir pendant les vacances de Noël", confie Johan Guiton, professeur d'éducation musicale qui vit à Tours et cumule des mi-temps sur sa ville et Paris.

"Le lundi, je termine mes cours à midi à Tours et je commence à 15 heures à Paris: je n'aurai plus un seul TGV qui me permette le transport", regrette M. Guiton, qui n'a aucune "solution professionnelle" et envisage de reprendre sa voiture (3 heures de route pour Tours-Paris).

"Le grand luxe"

La nouvelle grille horaire fait aussi des heureux: "Je gagne au moins une demi-heure le matin, une demi-heure le soir", se félicite Stéphanie Davoine, qui vit à Avesnes, à 110 kilomètres de Lille où elle travaille. "C'est le grand luxe... A condition que ça fonctionne!" espère-t-elle.

La Dépêche du Midi

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 12:21

TGV 1076La future LGV passera par Bressols au Sud de Montauban. Depuis quelques semaines les élus de la commune sont tous ennuyés, non pas sur le tracé qu'ils ont fini par accepter mais sur le mode de passage de la ligne à grande vitesse.

A Bressols ce n'est pas gagné pour accepter la LGV
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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 12:12

TGV_1078.jpgUne réunion rassemblait samedi les opposants au projet.

Hier, Préchac a participé à sa manière à la Journée européenne contre les grands projets inutiles, en même temps qu'une série de manifestations dans d'autres régions et États européens. Ici, dans le Sud-Gironde, la coordination des associations Vigilance LGV a lancé un mouvement offensif contre la future ligne LGV Sud-Europe Atlantique.

Lettre ouverte

Invité à prendre la parole dans une salle des fêtes copieusement garnie, Simon Charbonneau, professeur en droit de l'environnement, militant associatif de Landes Graves Palus Environnement, a une fois de plus battu en brèche les arguments et l'idéologie « d'une course folle pour la croissance ».

À ses côtés, Philippe Delpech, membre de la même association LGPE, s'emploie à relever les contradictions contenues dans le dossier au fur et à mesure de son avancement, tant sur un plan technique que financier. Il rapporte d'ailleurs les propos de moins en moins cachés des organismes officiels, à commencer par les responsables de Réseau Ferré de France et de la SNCF qui finissent par mettre en doute la faisabilité et la rentabilité des LGV. Et surtout, il n'épargnera pas non plus les élus de la métropôle bordelaise, de la région Aquitaine et du Conseil général de la Gironde qui s'entêtent à vouloir maintenir un projet qui pourrait être « un gouffre pour les finances publiques ».

Philippe Barbedienne, directeur de la Sepanso (Société pour l'étude, la protection et l'aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) choisit l'exemple de l'A 65, comme « parfaite illustration d'un projet inutile ».

Restait à Denise Cassou, présidente de Landes Environnement Attitude à clôturer le débat, appelant les citoyens et les élus locaux à ne pas relâcher leurs efforts contre le projet de LGV. Elle propose d'ailleurs d'adresser une lettre ouverte aux conseillers régionaux, pour les informer des conclusions de cette journée contre les projets inutiles.

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Le Sud Ouest

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 11:27

TGV_1077.jpgHier matin, plusieurs centaines de personnes ont manifesté leur opposition face à l'implantation d'un remblai soutenant la future ligne LGV.Le rejet est unanime.

Hier en milieu de matinée, le premier magistrat de Bressols, Jean-Louis Ibres, l'a clamé (bien) haut et (très) fort : « Ce combat est de la plus haute importance pour la commune de Bressols, mais aussi pour notre territoire. J'ai la ferme conviction que la bataille n'est pas perdue. Ce rassemblement exprime notre volonté ferme et définitive de nous opposer au remblai. Nous ne lâcherons absolument rien. »

Ce remblai qui a cristallisé bon nombre de colères et d'inquiétudes dans son sillage (300 personnes réunies hier sur la place de la mairie de Bressols) a été imaginé par RFF pour soutenir le passage la future LGV.

Un remblai qui n'a pas laissé insensible le président du conseil général, Jean-Michel Baylet, qui relevait au moment des différentes prises de parole de soutien à l'action des élus bressolais : « Dans ce dossier de la LGV, le conseil général avait très rapidement identifié certaines difficultés qui, dès le début, nous ont amenés à nous positionner de manière claire et précise auprès de RFF. Il apparaissait que le projet de traversée de la commune de Bressols était fort complexe. Nous réaffirmons aujourd'hui que vos conditions de vie et votre environnement doivent être respectés. La participation financière du conseil général reste suspendue à l'accord plein et total des élus représentatifs des populations concernées par ce tracé et qui œuvrent au mieux de l'intérêt général. »

« Savoir dépasser les contextes financiers »

Les mots « solidaires » et « muraille infranchissable » ont servi de fil rouge à ce mouvement protestataire qui ciblait un ouvrage de 2,5 km de long, de 80 mètres d'embase et de 15 mètres de haut. Sylvia Pinel, député, s'était félicitée d'une « présence massive aujourd'hui qui démontre la volonté de travailler collectivement afin que le passage de la ligne LGV se fasse dans les meilleures conditions possibles. Il faut savoir dépasser les contextes financiers et budgétaires afin que vous puissiez vivre dans les conditions que vous avez choisies. Le tracé de la LGV ne doit pas se faire à n'importe quelles conditions et à n'importe quel prix. Nous avons demandé un passage de la ligne exemplaire au niveau environnemental, paysager et acoustique. Aujourd'hui, nous le réaffirmons, la voix des élus et des populations doit être entendue. » Un lâcher de ballons arrimé à une hauteur symbolique de 15 mètres a complété ce mouvement protestataire.

La Dépêche Du Midi

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 19:39

La première liaison d'une compagnie privée, la compagnie Thello, va se faire de nuit, entre Paris et Venise. Un événement historique qui va révolutionner le transport sur rails. Pour Guillaume Pépy, la SNCF a des armes pour répondre au défi.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 19:38

Guillaume Pépy, président de la SNCF, était l'invité samedi soir de TF1. A la veille du changement général des horaires de trains en France, il est revenu sur les raisons de ce bouleversement que redoutent les clients de la compagnie.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 14:45

TGV_1074.jpgEntre 2.400 personnes selon la police et 4.000 selon les organisateurs, venus en deux cortèges de La Crau et de La Cadière-d'Azur (Var), à bord de 130 tracteurs et de voitures, ont manifesté samedi à Toulon pour manifester contre les projets de tracés de la LGV Paca.

Une quarantaine d'organisations syndicales et professionnelles agricoles, des élus de tous bords, des associations de défense de l'environnement et des collectifs d'habitants, s'étaient associés à cette manifestation, inscrite dans "les journées européennes des projets inutiles et ruineux".

Le port a été bloqué à la circulation une bonne partie de la journée jusqu'à la dislocation de la manifestation, qui s'est déroulée sans incident, vers 15H00.

"Le monde agricole est sorti de ses terres pour dire sa colère et pourtant le monde agricole aime la tranquillité", a résumé le président des Jeunes agriculteurs (JA), Sébastien Perrin, qui s'est félicité de la mobilisation "dans ce combat du pot de terre contre le chemin de fer".

Pour le président de la chambre d'agriculture, Alain Baccino, "on n'a pas sauvé le rosé pour laisser passer la LGV" (Ligne à grande vitesse), qui doit traverser la région Provence-Alpes Côte d'Azur (Paca) à l'horizon 2023. Selon lui, "tous les fuseaux de RFF (Réseau Ferré de France, l'un des co-financeurs, NDLR) passent dans les zones agricoles et ça, c'est impossible".

© AFP - Sebastien Nogier

Les associations "urbaines" ont également exprimé leur opposition, à l'image de "Stop LGV Coudon", dont le président, Olivier Lesage, a dénoncé "les élus locaux qui se réfugient dans les jupes des décideurs parisiens".

Une minute de bruit, avec sirènes hurlantes, concerts de klaxon et cornes de brume, a également été observée avant que la manifestation se poursuive en musique, autour de barbecues.

Au préalable, et pour répondre aux critiques des commerçants qui avaient dénoncé l'organisation de cette manifestation en période de Noël, les organisateurs ont invité les manifestants à réaliser en ville leurs achats de fin d'année. Une collecte a même été organisée pour récupérer des fonds pour les jouets des plus démunis.

En début de matinée, la manifestation avait débuté par un regroupement devant la préfecture, où les agriculteurs avaient symboliquement simulé "les obsèques de l'agriculture varoise" en déposant un cercueil.

"Je m'adresse à ceux qui ont assassiné cette compagne (l'agriculture, NDLR) indispensable à chacun d'entre nous", a déclaré le secrétaire de la fédération départementale des syndicats agricoles (FDSEA), Gilles Millo, lors d'une oraison funèbre.

Recueillis autour du cercueil, enveloppé des drapeaux de la FDSEA et des JA, les viticulteurs avaient ensuite observé une minute de silence avant de le fleurir de nombreux bouquets de gerberas, mufliers et oeillets.

Sur les banderoles déployées, on pouvait lire notamment "LGV: la gangrène du Var", "Non à la LGV, gardarem la terra" ou "RFF: rien à foutre de ta ferme".

La concertation sur le tracé a été interrompue dans les Bouches-du-Rhône et le Var, après plusieurs réunions publiques mouvementées, mais se poursuit dans les Alpes-Maritimes. La ligne, qui vise notamment à parer à la saturation prévisible du réseau, doit mettre Paris à 4 heures de Nice (près de 5 heures 40 actuellement).

Les Echos
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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 12:26

Dimanche marquera le lancement de la première LGV province-province, la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, un projet qui a suscité de nombreuses réactions. Une manifestation était organisée samedi à Toulon pour protester contre cette ligne.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 11:18

TGV_1073.jpgLa SNCF, sur le pied de guerre, se prépare à une journée historique dimanche avec des grilles horaires presqu'entièrement remaniées et l'ouverture de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, mais le vrai test aura lieu lundi, journée qui pourrait s'avérer plus difficile encore.

La SNCF et Réseau ferré de France (RFF) se préparent depuis des mois à ce grand bouleversement: communication tous azimuts, nomination d'une médiatrice spécialement pour les horaires, cellule de veille inédite... et pourtant ils sont nombreux à craindre que ce "big bang" tourne au big bug.

Dimanche marque le début des changements mais le vrai test sera la journée de lundi quand 4 millions de "navetteurs" (ces usagers qui prennent tous les jours le train pour se rendre sur leur lieu de travail ou leur école) vont étrenner les nouveaux horaires et parfois être confrontés à un temps de parcours allongé.

Ces changements à grande échelle (85% des horaires des trains modifiés) ont trois raisons essentielles: le développement du cadencement, qui consiste à faire partir les trains à des horaires réguliers, le lancement de la LGV Rhin-Rhône, qui par ricochet a des répercussions sur les autres lignes, et, surtout, la multitude de travaux prévus sur un réseau vieillissant.

Malgré des mois de réunions préalables et quelque 10 millions d'euros investis en communication pour informer les usagers, des associations et élus de régions estiment que ces changements sont imposés de manière trop brusques.

"Ces changements ont été finalement introduits de façon précipitée, sans prendre véritablement en compte les contraintes propres à la vie quotidienne des citoyens", comme les horaires de lycée ou de travail, ont dénoncé jeudi le président de l'Association des régions de France (ARF), Alain Rousset (PS), et le président de sa commission transports, Jacques Auxiette (PS).

Les usagers pointent par ailleurs la suppression de certains trains, la disparition de certaines dessertes, souvent tôt le matin ou tard le soir en raison des travaux.

Les échos de la grogne, toutes régions confondues, enflent à l'approche de la date fatidique. Une association d'usagers, l'Avuc, a même lancé un mot d'ordre national de grève du billet des voyageurs pour lundi matin et prévenu qu'elle n'excluait pas des actions plus spectaculaires par la suite.

Depuis quelques jours, des usagers et élus mécontents ont parfois choisi de bloquer des voies, comme à Blois lundi.

Nommé mi-novembre médiatrice dans ce conflit des nouveaux horaires par la SNCF et RFF, l'ancienne secrétaire générale de la CFDT, Nicole Notat, tente de trouver des solutions pour dissiper les points de blocage. Elle a reçu plus de 600 réclamations dont la plupart concernent les mêmes points sensibles.

Le mécontentement gagne aussi les conducteurs, comme à Tarbes (Hautes-Pyrénées), où ils sont appelés à la grève de dimanche soir à mardi matin.

De son côté, la SNCF, qui s'est dotée d'une cellule de veille inédite depuis jeudi et jusqu'au 15 janvier, se veut rassurante.

"Il y aura dès lundi une période de +rodage+ des nouvelles habitudes pour nos clients et nos agents. Nous avons jusqu'à fin février pour trouver des solutions pratiques", affirme Guillaume Pepy, le président de la SNCF dans Libération dans son édition de samedi.

La Dépêche du Midi

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 07:45
TGV_1075.jpgLe changement des horaires de trains et le cadencement vont modifier les habitudes des usagers. La SNCF craint des difficultés lundi.

O n ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs, mais en quarante ans, quelle révolution on a vécu dans le chemin de fer, c'est de cela dont il faut parler ! lance Serge Ledemé, un Chinonais, qui demeure à Ligré. Le chef du pôle qualité de la production intercités de la SNCF connaît la grande maison du rail depuis « quarante ans ». Il fait partie de la dizaine de techniciens regroupés pour un mois et demi dans la cellule nationale « anti-bug » à la gare de l'est à Paris. De là, avec ses collègues, il gère depuis le 1 er décembre, jusqu'au 15 janvier, les changements d'horaires des 15.400 trains qui circulent chaque jour. Une énorme responsabilité. Rivé à son clavier d'ordinateur, Serge Ledemé ne veut pas se préoccuper du « climat anxiogène », comme dit son chef, Alain Garde, qui règne sur le pays depuis quelques jours. Sur le plateau de la cellule anti-bug, la mission est simple : éviter la paralysie du réseau, demain et surtout lundi matin et soir. Quand Serge Ledemé revient en Touraine, à chacun de ses congés, il prend le TGV bien sûr, et le train jusqu'à Chinon, « et je mets autant de temps entre Paris et Tours qu'entre Tours et Chinon », sourit-il.

Lire notre article en page 54 et voir notre vidéo sur notre site www.lanouvellerepublique.fr

repères

Un train tous les jours à 23 h 08

La SNCF informait la NR, hier après-midi, qu'un train intercités allait pouvoir fonctionner entre Paris et Tours à 23 h 08, tous les jours, au départ d'Austerlitz. Cette annonce sera sans doute vécue comme un soulagement par les usagers car jusqu'à hier, le dernier train annoncé la semaine était à 20 h 36. La direction a donc lâché du lest. Cette desserte existait toujours, via Orléans et Blois, jusqu'à Tours mais que le week-end. Les Tourangeaux en profiteront donc tous les jours. Ouf !
Le « petit-gris », comme l'appellent les cheminots, la navette Tours-Saint-Pierre, disparaît de notre paysage local. D'autres navettes vont le remplacer, même si le nombre de celles-ci va être diminué de moitié, dans un premier temps.
La gare de Tours va poursuivre sa communication ce week-end et les jours prochains, sur les changements d'horaires et le cadencement.

La Nouvelle République

 

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