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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 10:42

pyrénéenne 01Les employés de La Pyrénéenne seront-ils dans l'impossibilité d'entamer une nouvelle semaine de travail, lundi ? C'est la question que se posaient, hier soir encore, Victor Zago, patron de la société de travaux publics installés à Villeneuve-les-Bouloc et son avocat Maître Coulomb. Toujours dans l'attente d'un premier versement de la somme que leur doit encore Réseau ferré de France (RFF) pour la réalisation de travaux sur la ligne Toulouse/Saint-Sulpice, les deux hommes, bien que pendus à leurs téléphones, n'avaient toujours pas reçu de bonnes nouvelles. Ce qui laisse penser que dès lundi matin, l'ensemble du personnel sera réuni sur le site faute de pouvoir alimenter les engins de chantier en gasoil mais également en guise de protestation. « On n'a pas d'autres solutions. RFF nous doit 3 millions d'euros et l'on attend au moins un versement de 600 000 euros pour continuer à travailler. On ne l'a pas donc, on arrête ! », regrette Victor Zago. Ce dernier doit rencontrer mardi le président de région, Martin Malvy, pour tenter de trouver une issue à cette situation qui toucherait au final les 85 salariés de l'entreprise et une centaine d'autres emplois liés à son activité. Depuis le mois d'octobre, La Pyrénéenne a été placée en redressement judiciaire et risque aujourd'hui la faillite. Chez RFF, on justifie ce retard par le fait que « des factures n'ont pas été fournies dans les temps », ce que conteste Victor Zago qui évoque toujours le blocage de la ligne Toulouse/Saint-Sulpice si rien ne bouge.

La Dépêche du Midi

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:21

A la veille des fêtes, le 22 décembre 2011, l'association Val de Garonne Lomagne toujours aussi motivée pour lutter contre le projet LGV avait rejoint d'autres associations au Conseil Régional.

Ils s'étaient levés tôt et dans une grisaille humide et glaciale avaient gonflé l'arche prétée par les Lot et Garonnais.

Vidéo résumant la journée.

lgv.sabstenir

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:01

TGV_1144.jpgAu troisième jour de la nouvelle année, le conseil municipal était déjà réuni en session extraordinaire. Un seul dossier à l'ordre du jour. Mais pas n'importe lequel. Il s'agissait pour les élus d'approuver les propositions de compensation financière que les 48 communes du département traversées par la LGV (Ligne à grande vitesse) vont présenter le 10 janvier prochain à la préfète de la Charente.

Pour répondre à la demande des collectivités locales, le gouvernement a mis en place un Fonds de solidarité territoriale d'un montant de 30 millions d'euros. La motion adoptée à l'unanimité par le conseil municipal porte sur les modalités de répartition de cette somme entre les communes. En présentant ces propositions, le maire Guy Etienne a insisté sur le souhait des communes concernées que «le seul et unique critère d'attribution soit le linéaire de la ligne nouvelle incluant les raccordements pérennes». Il a également appuyé sur la volonté exprimée par les communes que cette compensation «ne vienne en aucun cas en substitution mais bien en complément des autres subventions de l'Etat, de l'Europe, de la Région, du Département». La base de calcul de cette compensation devrait se situer à 100.000 euros du kilomètre. Pour Fléac, qui est traversée par la LGV sur une distance officielle de 2,160km, la municipalité espère pouvoir bénéficier d'une compensation de l'ordre de 200.000€.

La Charente Libre

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 07:56

TGV_1143.jpgLes Communautés de communes Errobi, Nive-Adour et du Sud Pays Basque ont présenté hier les conclusions de l’étude demandée au cabinet indépendant Citec concernant le projet de Ligne à grande vitesse (LGV) en Pays Basque.

Les deux sujets abordés par l’étude sont la cohérence des projets de part et d’autre de la Bidassoa et la nature des gains de temps possibles si une nouvelle ligne était créée.

Sur le premier point, la constatation serait faite que les priorités ne sont pas les mêmes des deux côtés : en Pays Basque Nord, la priorité est donnée au fret tandis qu’au Sud, ce sont les voyageurs qui priment. D’autre part, “le réseau espagnol ne pourra pas accueillir plus de 124 trains de fret en provenance de France”, commentent les Communautés de communes. Or, un précédent rapport stipulait que les voies existantes côté Nord pourraient à terme accueillir environ 250 trains, ceux destinés aux passagers ne dépassant pas 120 dans les prévisions de RFF. “Ce qui laisse par conséquent pour le fret une marge largement supérieure à la capacité des lignes espagnoles.” L’argument de la saturation de la ligne serait ainsi une fois de plus remis en cause par cette nouvelle étude.

Concernant le gain de temps possible, l’étude a envisagé trois situations différentes : la situation actuelle, la situation suite à des travaux de rénovation puis la situation avec la création d’une nouvelle ligne. Il apparaît par exemple que sur des trajets longues distances comme les lignes Paris-Madrid ou Bordeaux-Bilbo, la ligne LGV permettrait un gain de temps de 14 minutes seulement comparé au temps du trajet sur une ligne rénovée, soit l’équivalent de 2 à 4 % du temps de parcours.

“Ce rapport valide tout ce que nous avions dit”, souligne Alain Iriart, Conseiller Général du canton de Saint-Pierre-d’Irube. Ce sont environ 80 élus qui se rendront lundi 9 janvier à Bordeaux pour exprimer au Comité de pilotage leur exigence de l’arrêt immédiat du projet de LGV en Pays Basque.

Le Journal du Pays Basque
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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 06:52

TGV 151De nombreux élus manifestent lundi à Bordeaux, où sera présenté le fuseau de 500 mètres de la LGV.

Deux bus sont d'ores et déjà affrétés. Soixante-dix à quatre-vingt élus du Pays basque y embarqueront lundi pour aller manifester en écharpe tricolore à Bordeaux devant la préfecture de Région. Ils sortiront les banderoles au moment où le comité de pilotage du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest présentera le fuseau de 500 mètres de large où doit passer cette portion de LGV qu'ils estiment injustifiée, entre Bayonne et la frontière.

Au nom des élus du Pays basque, les présidents des Communautés de communes concernées, Errobi, Nive-Adour et Sud Pays basque (Paul Baudry, Roland Hiririgoyen et Michel Hiriart) et le conseiller général de Saint-Pierre-d'Irube, Alain Iriart, redemanderont « l'arrêt immédiat des études et l'abandon du gel du tracé en Pays basque. »

Roland Hirigoyen président de la Communauté de communes Nive-Adour rappelle au passage les propos tenus dans nos colonnes par la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet (notre édition de lundi). « Elle a dit qu'on ne fera pas une LGV contre la volonté des élus. Il faut que nous montrions que nous sommes toujours motivés par cette action symbolique d'opposition. »

Chères minutes gagnées

Les conclusions des deux études de Citec (1), financées par les trois Communautés de communes à hauteur de 11 000 euros l'une, viennent de tomber. Elles les confortent dans leur position. Les rapports commandés au cabinet indépendant Suisse portaient sur les comparaisons des temps de parcours en cas de réalisation ou non du projet de LGV au Pays basque et sur la compatibilité des projets entre la France et l'Espagne.

Selon l'étude, le temps de trajet pour les liaisons locales (Bayonne-Saint-Sébastien) serait identique. Le gain serait de temps serait de 14 minutes sur les liaisons longues distance (Paris-Madrid ou Bordeaux-Bilbao) une fois l'Y basque espagnol et la LGV entre Paris et Bayonne réalisés. « Nous nous interrogeons sur l'intérêt d'un investissement de 2 milliards dans ces conditions pour une dizaine de trains par jour ne s'arrêtant pas au Pays basque », insistent les élus.

Le rapport note qu'une fois tous les travaux réalisés en Espagne, le réseau pourra accueillir au maximum 124 trains quotidiens de fret en provenance de France, alors que les voies existantes de ce côté de la frontière pourront en accueillir 250. Ils en concluent que la construction d'une voie nouvelle « n'est justifiée ni par la saturation des voies, ni par le gain de temps » et réaffirment que la meilleure option demeure « la modernisation et l'insonorisation des voies existantes ».

 

(1) Les rapports complets sont en ligne sur ccspb.fr et sur nive-adour.com

Le Sud Ouest

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 06:35

TGV 150Michel Harmand ne veut pas voir les camions du chantier LGV sur sa commune. La situation se tend.

Le 1er avril , Cosea, la filiale de Vinci chargée de construire la LGV, doit mettre en service le demi-échangeur provisoire qui, au sud de Mansle, permettra aux camions de transport des matériaux de se diriger vers le centre névralgique du chantier, la base de Villognon. Si ce n'est que, pour l'heure, le maire de Mansle s'oppose au passage des poids lourds au cœur de sa commune.

Michel Harmand ne s'interdit d'ailleurs pas de formaliser, avec le Conseil municipal, une interdiction de circulation des poids lourds sur les voies communales. « Mais je ne pense pas qu'on ira jusque-là », dit-il à l'heure où s'engagent, avec Coséa, les dernières discussions, censées mettre un terme à un dossier à rebondissements.

Dans cette histoire, tout tourne autour d'une revendication : la construction d'un échangeur complet, sur la RN 10, au sud de Mansle. Du temps où la droite était aux manettes du Département, Michel Harmand l'a toujours demandée, sans succès. L'annonce du dernier PDMI (Plan de modernisation des itinéraires), où la Charente s'est taillé la part du lion avec 181 millions d'euros, n'a résolu que la moitié du problème avec la réalisation prévue d'un demi-échangeur, côté est de la RN 10…

Dix-huit mois difficiles

Pas suffisant pour Michel Harmand qui, début décembre, comptait bloquer la RN 10 pour obtenir satisfaction. La manifestation a été finalement annulée, dans l'attente d'une réunion mi-décembre, avec Coséa et le Conseil général. Car, depuis quelques mois, la sénatrice Nicole Bonnefoy planche sur une alternative : faire en sorte que le demi-échangeur provisoire (au sud de Mansle, côté ouest de la RN 10) réalisé par Coséa pour le trafic de ses camions vers la base de Villognon devienne définitif. « C'est un travail sur la durée puisque nous devions obtenir la validation technique de la Dreal. »

À Mansle, dans le prolongement de cet aménagement provisoire, les camions seront dirigés vers l'avenue Paul-Mairat pour rejoindre la RD 739 « On sait que, pendant dix-huit mois, ce sera difficile pour les riverains. Comme à Ruffec ou dans d'autres communes de Charente, d'ailleurs. Il faut bien que les camions passent quelque part… Coséa nous a donné des garanties de sécurité avec des aménagements », estime Nicole Bonnefoy.

Et, dans la foulée de la noria de camions LGV, le Conseil général propose de recalibrer l'avenue Paul-Mairat jusqu'au cimetière, « pour en faire la nouvelle RD 739, ce qui va complètement désengorger le centre-ville de Mansle, désenclaver la commune et donner des possibilités d'extension aux entreprises qui bordent cet axe ». Dans une commune où la circulation en cœur de ville est très problématique, l'argument aurait dû faire mouche, pense la sénatrice.

Un chantage selon Harmand

Ce n'est pourtant pas le sentiment de Michel Harmand qui a redit son opposition totale au projet dans un courrier adressé aux maires du canton et face aux responsables de Coséa le 20 décembre. « Jamais je ne permettrai que l'on mette en danger les riverains de l'avenue Paul-Mairat… On nous parle d'un camion toutes les trois minutes, dans les deux sens, sur un axe où se trouvent un collège de 350 élèves, une maison de retraite de 80 lits, un lotissement, les infrastructures sportives de la commune, une gare routière et un supermarché… Et puis, il n'y a pas que les camions de la LGV, il y a aussi ceux des carriers. Nous devons assurer la sécurité de la population et ne pas transformer une partie de notre ville en enfer. »

Michel Harmand n'hésite pas à qualifier la proposition de Nicole Bonnefoy de « chantage ». Et la récupération de l'avenue Paul-Mairat par le Département serait un cadeau empoisonné puisque Michel Harmand craint d'avoir à sa charge, dès lors, les portions de la RD 739 et de la RD 18 qui se croisent au centre de sa commune.

Le maire de Mansle veut une alternative. Et il propose la construction d'un itinéraire bis sur les terres agricoles du sud de Mansle. Une solution ardue à mettre en œuvre d'ici le 1er avril, ne serait-ce qu'en raison de l'éventuelle découverte de contraintes techniques et environnementales.

Un précédent projet d'échangeur, à Mansle, à hauteur même de la RD 739, avait été mis au rebut, à cause de la présence d'une fleur protégée, l'euphraise de Jaubet.

Le Sud Ouest

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 06:28

TGV 150Lors du Conseil municipal extraordinaire de mardi, le maire Guy Étienne, par cette formule, a résumé l'état d'esprit qui anime la coordination interrégionale des communes impactées par la LGV : « Il n'y a aucune raison que ce qui a été fait financièrement pour la LGV Pays de Loire, ne le soit pas pour la LGV Bordeaux ! »

Et de poursuivre : « En aucun cas, cette subvention d'équipement (Fonds de solidarité territoriale) ne doit venir en substitution d'une quelconque indemnité, mais bien en complément. »

Rencontres à venir

Le Conseil, unanime, a entériné la délibération reprenant les décisions portant sur le Fonds de solidarité territorial pour la LGV-SEA, adopté par l'assemblée générale du 9 décembre, à Linars, et validé par la coordination interrégionale du 12 décembre, à Sauzé-Vaussé. Lors des rencontres avec la préfète Danièle Polvé-Montmasson, le 10 janvier, et le préfet de Région Patrick Stefanini, le 17 janvier, la coordination regroupant les 48 communes impactées par la LGV produira son manifeste soutenu par les Conseils municipaux, députés et sénateurs.

Quarante-six communes traversées optent pour une indemnisation sur le seul critère linéaire. Elle s'élèverait à 87 700 € par km de ligne sur le territoire communal. Fléac accueillant 2,160 km de ligne.

Les communes de La Couronne et Ambarès souhaitent, quant à elles, une indemnisation sur le principe du ratio km de ligne/population, du fait de l'impact très important sur les habitations et quartiers. Le Conseil n'a pas précisé son montant.

Le Sud Ouest

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 06:54
TGV_1139.jpgLes travaux programmés commencent sur l'ensemble du réseau ferré de France

Les trains usines se succèdent sur la voie entre Agen et Aiguillon, quatre ont progressivement réalisé les phases des travaux. Un premier ôtait les rails, le second aspirait le ballast, le troisième déposait le nouveau ballast enfin le quatrième clôt les travaux en calant les nouveaux rails.

 

 Vidéo

 

 

Au rythme de 300 mètres à l'heure, les trains usines traitent tout le soubassement des voies de circulation. Les engins sont impressionnants, 500 mètres de long, jaunes vifs, ils procèdent par étapes successives dans un ordre de passage établi. Dix huit kilomètres sont à couvrir entre Agen et Aiguillon.

 

La circulation des trains est, de fait, ralentie afin d'éviter les accidents. Une seule voie est consacrée à la circulation, alors il faut alléger le trafic, les grandes lignes circulent, mais les transports régionaux sont remplacés par des bus pour desservir les lignes absentes sur les rails.

Le bouchon saute au noeud ferroviaire de Bordeaux
Depuis plusieurs années, l'arrivée sur Bordeaux, par le train, subit quelques transformations de fluidité

Le projet est resté de nombreuses années dans les cartons, mais enfin, les accords sont tombés entre les différentes instances décisionnelles afin de financer les travaux pour désengorger le trafic ferroviaire à l'entrée de Bordeaux en venant du Nord.

 

En quelques années, l'ancien Pont Eiffel a cédé son usage pour un pont à quatre voies de circulation. Le kilomètre de voies nouvelles réalisé entre l'entrée de la gare et l'ancienne gare de La Benauge a participé au désengorgement de la desserte de la Gare Saitn-Jean. Maintenant il reste deux kilomètres cinq cents de quatre voies à construire pour amplifier la fluidité du trafic, et approché l'ouvrage vers le point de connexion de la future ligne à grande vitesse. Paris à deux heures trente de Bordeaux est en phase de travaux, le Train à Grande Vitesse devrait desservir la ligne dans ce temps de trajet vers 2016.

 

La réfection de l'ensemble des voies sur tout le territoire national vient de se justifier par l'augmentation du prix du billet de train de 3%. Ce sont des milliards d'euros que l'établissement public Réseaux ferré de France doit investir dans ce projet, a terme l'objectif est d'avoir un réseau en parfait état pour safisfaire la demande des voyageurs, mais aussi, afin de mettre à disposition des opérateurs de trains européen un réseau fiable.

 

Ainsi, par l'accroissement du transport de frêt, géré par la SNCF et d'autres opérateurs, la montée en puissance permettra de mettre en oeuvre ce que l'Europe désigne comme condition de circulation sur le réseau, le cadencement. Un planning d'usage des voies établi sur la régularité et le long terme, ainsi en harmonisant l'ensemble des réseaux européens, les opérateurs sur le marché, commanditaires et gestionnaire des voies pourront programmer des migrations sur toute l'Europe. Dans quelques années, celle qui va devenir l'ancienne voie qui relie Paris au Sud-Ouest, verra passer plus de 70 trains chaque nuit, des wagons de marchandises en provenance du Sud et à destination du Nord de l'Europe.

France 3 Aquitaine
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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 07:15

TGV_1138.jpgLe préfet de Haute-Garonne et de Midi-Pyrénées Henri-Michel Comet présentait ce matin les traditionnels vœux à la presse. Il est revenu sur plusieurs dossiers chauds comme la LGV et la base de Francazal. Il a annoncé qu'il n'y aurait pas cette année de vœux aux forces économiques, pour cause d'économies.

Au terme de son discours, Henri-Michel Comet est revenu sur plusieurs questions d'actualité. Il a notamment donné son avis sur les propos tenus par la ministre de l'Écologie et des transports au sujet de la LGV et les réactions qu'ils ont suscitées. Selon lui, "Nathalie Kosciusko-Morizet a levé toute ambiguïté sur la volonté de l'État de réaliser ce projet. La LGV Bordeaux-Toulouse avance de manière progressive et ordonnée. Il s'agit pour le moment de déterminer le tracé qui sera arrêté dans les prochaines semaines." Interrogé sur le financement, il a rappelé que "la position de l'État qui a pris à sa charge la contribution de la Région Poitou-Charente était exceptionnelle et que si les Régions ne participaient pas, l'État ne pourrait pas financer seul ce projet."

Le préfet de Haute-Garonne a ensuite évoqué la base de Francazal et la possible implantation des studios de cinémas Raleigh. Aucun business plan n'a pour le moment été présenté mais Henri-Michel Comet a affirmé que la préfecture "restait ouverte à toute proposition et que l'espace était disponible. Nous attendons qu'ils s'expriment et nous jugerons alors."

Son discours était quant à lui axé sur la réforme de l'État et sur les changements qu'elle implique. Il a tenu à souligner "l'idée d'un État en mouvement, qui n'a qu'un souci, l'efficacité de la prestation. L'État a le souci de faire aussi bien ou mieux avec moins d'argent." Après avoir par exemple annoncé que la préfecture n'organiserait qu'une seule réception cette année, lors du 14 juillet, Henri-Michel Comet a rappelé que "la révision générale de la politique publique est liée à des contraintes budgétaires (15Md€ économisés entre 2007 et 2013), a-t-il affirmé, mais aussi à l'efficacité des services". Il n'y aura donc pas cette année de cérémonie de vœux aux forces économiques.

Le préfet de Région a ainsi insisté sur l'importance d'être "au plus près des gens et de faciliter la vie de nos interlocuteurs". La sécurité est notamment revenue plusieurs fois lors de son discours. "Le positionnement de l'État est d'améliorer la qualité des services. La dissolution de l'escadron de gendarmes mobiles a par exemple permis le redéploiement de 20 militaires en Haute-Garonne."

Objectif News

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 06:58
TGV_1137.jpgLa ministre des transports assure que l'extension de la LGV vers Toulouse et l'Espagne se fera bien

La ministre des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, assure que l'extension de ligne à grande vitesse (LGV) de Bordeaux vers l'Espagne et vers Toulouse se fera, tentant ainsi de rassurer les collectivités qui avaient menacé de suspendre leur financement après ses déclarations aux assises du ferroviaire.

 Vidéo

 

 

"Le Grand Projet Sud-Ouest (GPSO) n'est pas remis en question. C'est très clair", a affirmé la ministre dans un entretien paru ce lundi dans le journal Sud Ouest. "Il y a un calendrier précis qui fait l'objet d'un protocole. Pour la liaison Bordeaux-Espagne, comme pour Bordeaux-Toulouse, nous avons un engagement de mise à l'enquête publique courant 2013, avec une déclaration d'utilité publique (DUP) en 2014", a-t-elle dit au quotidien régional.

 

Concernant le troisième prolongement entre Poitiers et Limoges, "on est engagé sur une enquête publique en 2012, pour une DUP en 2013". L'Etat respectera ses engagements tout en recherchant "un maximum de financements privés", à charge donc pour les collectivités d'assumer leur part, a-t-elle dit. "Si elles n'étaient pas au rendez-vous, sur une branche ou sur une autre, il faudra bien alors ajuster les calendriers de réalisation", a-t-elle cependant prévenu.

 

Ces propos ont fait tiquer le président de la Région Midi-Pyrénées Martin Malvy (PS). Le calendrier convenu prévoit un lancement des travaux de Bordeaux-Toulouse dans cinq ans et "tout renvoi du lancement du chantier au-delà de 2017 équivaudrait à une rupture du contrat que nous avons signé", a-t-il dit dans un communiqué.

 

La Région Midi-Pyrénées comme le conseil général des Pyrénées-Atlantiques se sont alarmés des informations selon lesquelles Mme Kosciusko-Morizet, devant les difficultés financières de l'Etat et des collectivités, allait demander une évaluation de la pertinence socio-économique des prochaines lignes à grande vitesse. La ministre confirme dans Sud-Ouest la nécessité, avec l'aide du Commissariat général à l'investissement, "d'établir une hiérarchie" entre tous les projets de lignes nouvelles à grande vitesse.

 

La Région Midi-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques ont menacé de suspendre leur financement acté pour Tours-Bordeaux, dont la construction va commencer, si la prolongation de la LGV vers Toulouse et l'Espagne est remise en cause.

 

NKM "fait amende honorable, c'est bien la moindre des choses après avoir instillé le doute dans l'esprit des élus locaux quant au devenir du GPSO", a indiqué dans un communiqué le conseil général des Pyrénées-Atlantiques, qui dit toutefois attendre "une réponse officielle du Premier ministre (...) sollicité récemment sur ce dossier".

 

 

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France 3 Midi Pyrénées

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