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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:45

TGV 150La semaine dernière la publication du rapport Duron avait réactivé la polémique autour de la LGV (ligne à grande vitesse) Bordeaux-Toulouse, en la proposant à l’horizon 2030… Tout le monde attendait donc de savoir si le Premier Ministre allait suivre les préconisations dudit rapport. Cela a été fait le 9 juillet dernier, et Jean-Marc Ayrault a bien confirmé que cette ligne restait bien une priorité du gouvernement… Mieux, elle est la seule maintenue avant 2030. Les deux leaders de l’opposition municipale, Jean-Luc Moudenc et François Chollet, ont tenu à réagir ensemble à la nouvelle, en la maniant avec précaution et prudence : « Seuls deux points semblent acquis : le lancement des travaux avant 2030 et l’abandon du prolongement à Narbonne, reporté à bien plus tard. Enfin, le Premier ministre n’a pas détaillé le moindre plan de financement. Il n’y a donc aucune garantie que le TGV arrive à Toulouse en 2020-2022. C’est ce que nous craignions : un grand flou. » Du côté des écologistes, depuis fort longtemps opposés à ce projet (voir notre interview de Gérard Onesta, p9), l’inquiétude reste de mise : « Au final, ce sont les usagers qui risquent de faire les frais de cette surenchère, alors que la rénovation des voies existantes ferait arriver à Toulouse une grande vitesse concurrentielle vis-à-vis de l’avion, à une échéance beaucoup moins lointaine, et pour 4 milliards de moins» avance Antoine Maurice, vice-président de la communauté urbaine. Optimisme ou pessimisme selon les interlocuteurs, la LGV va donc continuer à faire couler beaucoup d’encre … avant 2030.

Le Journal Toulousain

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:35

TGV 150Le 9 juillet 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a présenté son plan "Investir pour la France", un programme d’investissements d’avenir pour les dix prochaines années.
Sur la base du rapport de la Commission Mobilité 21, le Gouvernement retient les priorités d’investissement permettant d’agir sur la mobilité quotidienne des français et propose de l'ordre de 30 Md€ d'investissements, tous financeurs confondus, dans les grands projets prioritaires (scénario n°2 de la Commission Mobilité 21). Les études des projets d'infrastructures nouvelles retenues par la Commission sont poursuivies.

Télécharger:
 - le rapport de la Commission Mobilité 21 du 27 juin 2013,
 - le dossier de presse du Premier ministre du 9 juillet 2013.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 19:14

TGV 150Jean-Marc AYRAULT a voulu confirmer implicitement le caractère prioritaire de la LGV Bordeaux-Toulouse.

Mais, dans le dossier de 25 pages remis à la presse cet après-midi, cette LGV n’est pas citée une seule fois. Le rapport cite pourtant les 4 LGV en cours.

De plus, l’ambigüité demeure sur l’agenda. Il n’y a aucune certitude sur le fait d’avoir  la Déclaration d’Utilité Publique en 2014, ni que les travaux seront lancés en 2017 une fois Tours-Bordeaux achevée. Et encore moins sur la mise en service en 2020.

Seuls deux points semblent acquis : le lancement des travaux avant 2030 et l’abandon du prolongement à Narbonne, reporté à bien plus tard.

Enfin, le Premier ministre n’a pas détaillé le moindre plan de financement.

Il n’y a donc aucune garantie que le TGV arrive à Toulouse en 2020-2022. C’est ce que nous craignions : un grand flou.

Le Gouvernement tente donc un coup politique préélectoral, à l’approche des municipales. Il fait un pari : les écrits restent, mais les paroles s’envolent… Qu’il se détrompe, les Toulousains sauront s’en souvenir.

Jean-Luc MOUDENC, Député de la Haute-Garonne, Maire de Toulouse de 2004 à 2008  

François CHOLLET, Président du Groupe Toulouse Métropole d’Europe à la Communauté urbaine

LGV dossier de 25 pages LGV dossier de 25 pages  

 

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:40

Jean-Marc Ayrault opte au final pour un scénario plus volontariste, qui inclut la ligne Bordeaux-Toulouse. Mais compte bien sur un effort accru des élus. Comme souvent en politique, certains verront dans le discours fondateur prononcé hier par Jean-Marc Ayrault sur les investissements d’avenir le verre à moitié plein, tandis que d’autres insisteront sur le verre à moitié vide.

Concernant les projets de ligne à grande vitesse, le Premier ministre a en quelque sorte coupé la poire en deux. Comme le lui suggéraient le très récent rapport Duron et, avant celui-ci, le rapport Bianco, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité absolue de concentrer les deniers publics sur l’amélioration des services et des réseaux existants. Il faudra faire du neuf avec du vieux, se soucier davantage du transport quotidien du plus grand nombre.

 

Les trains Intercités seront ainsi tous renouvelés. Les transports en commun urbains sont aussi concernés. Un nouvel appel destiné à promouvoir les projets portés par les collectivités locales est d’ailleurs doté d’une enveloppe de 450 millions d’euros. Pour la rénovation des voies ferrées existantes, ce nouvel horizon ferroviaire français qui succède au tout TGV des belles années, les contrats que signeront l’État et les Régions pour la période 2014-2020 en seront le socle financier. Réseau ferré de France fourmille d’études et de plans d’amélioration du quotidien ferroviaire dans nos régions.

Mais Jean-Marc Ayrault a tout de même su écouter - pouvait-il agir autrement ? - les nombreux élus qui ont fait le siège de son bureau depuis la publication du rapport Duron, qui enterrait ni plus ni moins dans son premier scénario tous les projets de nouvelles lignes à grande vitesse.

Les projets seront désormais soumis à des études d’opportunité plus fines en termes de trafic mais certains, sur le papier, tirent leur épingle du jeu. En choisissant le scénario 2 de la commission Mobilité 21, le Premier ministre qualifie - sans surprise tant cela devenait un secret de Polichinelle - le Bordeaux-Toulouse.

 

Difficile de ne pas relier la quatrième ville de France au réseau grande vitesse, d’autant que cette agglomération a retenu au milieu des années 2000 le choix du ferroviaire plutôt que celui d’un nouvel aéroport - au contraire de Nantes.

Difficile aussi de mettre en péril le financement des travaux en cours de la ligne nouvelle Tours-Bordeaux, auquel les collectivités locales toulousaines contribuent à hauteur de 300 millions d’euros. Une paille ! Le projet Bordeaux-Toulouse est estimé à 7 milliards d’euros dans le rapport Duron.

Jean-Marc Ayrault n’est pas entré dans le détail du financement, encore moins dans celui du calendrier du projet. On peut le dire sans risque - la fourchette est large -, la livraison de la LGV Bordeaux-Toulouse interviendra entre 2020 et 2030. Le Premier ministre indique tout de même que les moyens de l’Agence de financement des infrastructures de transport (Afit) seraient augmentés de manière significative.

Il renvoie à la discussion avec les élus les questions de financement des lignes nouvelles. Une façon habile de leur dire qu’ils devront mettre la main à la poche pour la poursuite du maillage des territoires par la grande vitesse. Les intéressés s’en doutaient.

C’est au niveau du projet Bordeaux-Hendaye que le verre semblera pour le moins à moitié vide aux populations landaises, basques et béarnaises qui espèrent le TGV. Et encore plus aux élus à qui l’État demande aujourd’hui de l’argent pour financer les travaux du tracé Tours-Bordeaux.

Le rapport Duron avait repoussé aux calendes grecques le projet, compte tenu des perspectives de trafic que la voie ferrée existante peut absorber sans doute encore pour longtemps. Il savait aussi le refus basque de voir une ligne nouvelle construite au sud de Bayonne.

La ligne Bordeaux-Hendaye ne figure pas dans le scénario 2 de la commission Duron. Mais le Premier ministre a indiqué que les études des projets en cours devaient être menées à leur terme. Ce qui semble favorable à la poursuite de l’enquête devant conduire à la déclaration d’utilité publique sur les deux branches, celles de Toulouse et celle d’Hendaye. Le dossier de Réseau ferré de France est prêt. Si ces deux branches étaient au final retenues par cette enquête qui fixerait les tracés, la voie resterait ouverte pour l’avenir.

Les élus aquitains de tout bord, d’Alain Juppé (UMP, Bordeaux) à Martine Lignières-Cassou (PS, Pau), en pointe sur ce dossier rappellent le caractère insécable du projet et s’arriment à cet espoir. « Nous espérons pouvoir aller jusqu’à Dax », indiquait hier Alain Rousset, le président du Conseil régional d’Aquitaine, entre une réunion à Matignon et une seconde à l’Élysée. Cette option a été défendue, bec et ongles, par Henri Emmanuelli, le président des Landes, très actif en coulisse depuis plusieurs semaines sur ce dossier.

Le ministre des Transports donnera ou non le top à RFF dans les prochaines semaines. Il reviendra alors ensuite au préfet de région la mission de relancer le dossier sans tarder. D’ores et déjà le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques annonce une session vendredi pour faire le point sur la contribution du Département, de l’ordre de 80 millions d’euros, au financement de Bordeaux-Tours. Le Conseil général des Landes, le plus prudent, n’a toujours pas bourse déliée.

Il y aura encore bien des allers et retours entre Paris, Bordeaux, Toulouse et Hendaye sur la question de la LGV. Mais une chose est d’ores et déjà certaine : le train aura du retard.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:32

TGV 150Feu vert pour Bordeaux - Toulouse

Midi-Pyrénées peut souffler. Toulouse et sa région auront bien leur ligne à grande vitesse (LGV). Hier, Jean-Marc Ayrault a confirmé que le tronçon Bordeaux-Toulouse était «prioritaire» et serait bien mis en œuvre avant 2030. C’est donc le scénario n° 2 du rapport Duron, «le plus ambitieux» glisse-t-on dans l’entourage du Premier ministre qui a été retenu.

La Ville rose décroche donc une timbale estimée à 7,1 milliards d’euros. Ce dernier chaînon manquant pour relier la quatrième ville de France à Paris à grande vitesse se fera dans la foulée de la construction de la ligne Tours-Bordeaux qui sera mise en service en 2017.

C’est au prix d’un lobbying intensif de la part des élus de la région et notamment de Martin Malvy, qui a infléchi le choix du gouvernement. Le président du Conseil régional mettait d’autant plus la pression que Midi-Pyrénées avait accepté de financer une partie des travaux du tronçon Tours-Bordeaux «à condition que «Bordeaux - Toulouse» soit confirmé.

Car sur ce point, le rapport Duron qui avait fléché le 27 juin dernier les infrastructures de transports prioritaires avait soufflé le chaud et le froid. Il soulignait ainsi que «d’autres solutions reposant prioritairement sur une modernisation de l’existant permettraient d’apporter une réponse aussi satisfaisante et moins coûteuse» que le TGV. Mais le même rapport, un peu plus loin, n’hésitait pas à écrire : «La section Bordeaux-Toulouse, qui doit permettre de raccorder la quatrième ville de France au réseau ferroviaire à grande vitesse, devrait se concrétiser dans les meilleurs délais». En clair : la commission d’experts Duron a renvoyé la balle dans le camp du Premier ministre. C’est donc lui qui a décidé de trancher : Bordeaux-Toulouse se fera avec une date butoir : 2030. Les élus locaux militent déjà pour le démarrage de l’enquête publique dès septembre 2013.

En revanche, si la branche Bordeaux-Toulouse du Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO) est désormais sur les rails, le tronçon entre Bordeaux et Hendaye a du plomb dans l’aile. Pour le plus grand bonheur des écologistes du Pays Basque. Très cher (6,3 milliards pour 67 km) ce projet est presque recalé. Le scénario 2 du rapport Duron prévoit seulement la constitution d’une réserve de précaution de deux milliards d’euros «pour d’éventuels premiers travaux» concernant cinq grands projets dont la LGV dans le pays basque.

Le coup d’après qui était prévu dans le schéma initial de l’agence de financement des infrastructures de France (AFITF) devait concerner la ligne vers l’arc méditerranéen avec la liaison Toulouse-Narbonne. Cette dernière ne se fera pas car elle n’a pas été incluse dans les priorités. «Mais elle se fera ensuite» confie-t-on dans les ministères. Les priorités ont été clairement affichées par le Premier ministre : d’abord Il faut s’occuper de Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan . Car les 130 km entre la Ville rose et Narbonne, aux portes de la mer, affiche au compteur un budget de trois milliards d’euros.

Castres aura enfin son autoroute

L’autoroute Toulouse - Castres a été confirmée au rang des «premières priorités» et verra donc le jour avant 2030. Pour l’instant, l’état n’a toutefois pas donné d’indication sur la future nature de la route. Le rapport Duron se borne à parler d’ «aménagement de la RN 126 Toulouse-Castres». Reste à savoir s’il s’agit d’un aménagement à 2x2 voies, d’une autoroute donnée en concession ou encore d’un partenariat public-privé. Toutefois, Matignon entend privilégier le retour en force des contrats de plan état-région. L’exécutif veut donc responsabiliser les acteurs locaux et territoriaux sur la mise en œuvre des meilleures solutions et des montages les plus pertinents à l’échelle du territoire. Le choix entre une réalisation concédée ou sur fonds d’état se prendra donc sur le terrain.

Parmi les projets qui ont obtenu le feu vert de Matignon on note aussi le contournement ferroviaire de Nîmes - Montpellier pour une meilleure desserte du Languedoc et du Roussillon. En revanche est reportée après 2030, donc aux calendes grecques la traversée centrale des Pyrénées (TCP) qui aurait coûté cinq à six milliards d’euros. La ligne Montpellier-Perpignan est elle aussi réalisable mais «après 2030» pour un coût de 6,3 milliards d’euros.

La Dépêche du Midi

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:28

TGV_1372.jpgLe gouvernement a annoncé hier un plan d’investissement de 12 milliards pour les dix prochaines années. La santé, le numérique, mais surtout les transports et la transition énergétique sont au centre des projets qui veulent aussi envoyer un signal positif aux écologistes.

Cap sur les années 2020. Jean-Marc Ayrault a dévoilé hier un plan d’investissements pour les dix ans à venir qui recycle nombre de chantiers déjà engagés, mais sera doté d’une enveloppe de 12 milliards d’euros et conditionné à des critères écologiques pour amadouer les partenaires Verts de la majorité. Alors que des voix ne cessent de s’élever dans la majorité pour réclamer moins de rigueur, le gouvernement veut ainsi montrer que la réduction du déficit ne constitue pas le seul horizon. «L’investissement public doit être ciblé, réfléchi, rigoureux», a résumé le chef du gouvernement à l’université Jussieu à Paris.

Le Premier ministre a souhaité «placer ce programme sous le double emblème de la compétitivité et de la transition écologique», selon son entourage. Le financement du plan sera en partie assuré par des ventes de participations de l’État dans des entreprises publiques. Sur les douze milliards, «la moitié» sera «consacrée» directement ou indirectement «à la transition écologique», a promis Ayrault. Une semaine après le limogeage de Delphine Batho et ses violentes critiques, le gouvernement peut ainsi afficher des ambitions écologiques intactes. Cela n’a pas empêché l’ancienne ministre d’estimer que ce plan «ne permett (ait) malheureusement pas de doter la transition énergétique des moyens nécessaires à sa concrétisation».

Ayrault a ainsi annoncé la généralisation d’ici 2020 du compteur électrique intelligent «Linky» qui permet notamment des économies d’énergie et des relevés à distance. Le budget de l’assurance maladie et l’enveloppe de dépenses hospitalières seront pour leur part mis à contribution à hauteur de 4,5 milliards d’euros par an en faveur de la modernisation des établissements. Autre gros morceau de ce plan d’investissements d’avenir, les transports.

Le gouvernement a voulu rompre, selon Matignon, avec la «logique de grands projets pharaoniques sans le début d’un financement.» «La logique est inverse, on part des besoins des territoires.» L’objectif est ainsi de concentrer les investissements sur le réseau déjà existant et sur les transports du quotidien.

«Une ligne TGV à 12 milliards d’euros, c’est quatre fois le remplacement de tous les trains Corail de France», fait-on valoir à Matignon. «Il s’agit d’agir sur la vie quotidienne des Français

[…] Il nous revient de garantir des moyens de transport rapides, réguliers, sûrs», confirme Ayrault. «Les trains Intercités seront intégralement renouvelés entre 2015 et 2025», a-t-il ainsi annoncé. Concrètement, le gouvernement doit maintenir le début des travaux d’une seule ligne à grande vitesse (LGV) avant 2030 : Bordeaux-Toulouse (voir ci-contre). Les autres LGV sont renvoyées à l’après 2030.

La Dépêche du Midi

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:14

TGV 150Coup de semonce après la remise du rapport Duron, le 27 juin dernier, le Premier Ministre avait annoncé la suppression des lignes à grande vitesse au sud de Bordeaux. Au panier la liaison avec Toulouse, à la poubelle la liaison vers le Pays Basque puis l'Espagne. Les élus ne l'entendaient pas ainsi. L'arbitrage du Premier Ministre devrait donner une chance de réalisation pour l'une des deux directions suggérées depuis des années, vers le Sud-Est, Toulouse, ou vers le Sud-Ouest, Hendaye.


L'économie comme motivation

Le rapport Duron avait conclu à des coupes drastiques dans les budgets de l'Etat afin de préserver l'objectif des 3% du PIB pour s'inscrire dans les objectifs communautaires européens. Le Premier Ministre avait tranché de façon abrupte, suppression des projets d'extension de la ligne vers Toulouse et Hendaye, attribution d'une enveloppe pour l'amélioration des dessertes ferroviaires.
Les élus ont entendu cette décision comme une menace pour leurs circonscriptions, bien sûr il faut verser des deniers publics comme dans le partenariat public-privé qui construit la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux, mais en contre-partie, les édiles y voient une opportunité sur le long terme de désenclavement d'agglomérations, voir de départements par la desserte du Train à Grande Vitesse. Ils ont plaidé leurs cause auprès du Premier Ministre.

Une décision ferme ou bien trop excessive

Il semble dans les couloirs de Matignon que le lobbying fait par les élus concernés par la desserte de la LGV ait porté ses fruits. Il se murmure ou il se susurre que le Premier Ministre aurait fait marche arrière par rapport à la première annonce. Un projet tient la tête du possible maintien, la liaison entre Bordeaux et Toulouse. Si elle était maintenue, elle se ferait dans la continuité de la mise en circulation de la ligne Tours-Bordeaux en 2017. Martin Malvy, président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées, est confiant, il est certain de cette tournure.
Côté liaison avec l'Espagne via le Pays Basque, les opposants sont sur la défensive, les défenseurs pensent que le Premier Ministre s'appuiera sur les conclusions du rapport Duron, un report de la réalisation de la ligne Bordeaux-Hendaye vers 2030.
Le travail fait jusqu'à maintenant ne peut pas être jeté aux orties comme une mauvaise copie, d'autant que l'enquête d'utilité publique sera clause le 12 juillet. Il faut supputer que le Premier Ministre va laisser courir ce délai, remiser le rapport de l'enquête, et pourra le ressortir lorsque les finances publiques seront plus sereines.

France3

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 10:51

Moudenc-Chollet-Deque-Toutu-LGV.jpgLes groupes d’opposition au maire de Toulouse, Toulouse pour Tous présidé par Jean-Luc Moudenc (UMP) et Toulouse métropole d’Europe piloté par François Chollet (UMP) ont réuni leurs forces et leurs arguments, ce lundi 8 juillet.

A la veille de l’arbitrage que doit rendre le premier ministre Jean-Marc Ayrault sur les préconisations du rapport Duron en matière d’investissements pour les transports, ils « lancent un appel commun à Jean-Marc Ayrault pour la concrétisation du projet Toulouse-Paris en Ligne à grande vitesse (LGV)», résume Jean-Luc Moudenc.

Les préconisations du rapport, établissant deux scenarii pour le projet de ligne Toulouse-Paris via Bordeaux, les inquiètent. « Le premier scénario ne nous inscrit pas au rang des premières priorités. Le deuxième oui, mais par une formule assez aléatoire disant que les travaux seraient lancés à l’horizon 2030. J’ajoute que ce scénario 2 repose sur la mobilisation de ressources considérables et les 5 ou 6 pistes données par le rapport consiste en la création de nouvelles taxes et une amélioration de la conjoncture… En clair: ce rapport Duron ne donne aucune garantie», poursuit Jean-Luc Moudenc, prudent.

Moudenc se méfie d’une opération politicienne

L’imprécision actuelle qui entoure le financement d’un projet évalué à quelques 7 milliards d’euros, inquiète fortement la droite toulousaine. François Chollet, qui s’étonne de l’enthousiasme de la gauche face à autant d’incertitudes, attend que Jean-Marc Ayrault le rassure: « Il ne peut y avoir de LGV crédible sans un engagement majeur de l’Etat et il n’est pas certain qu’il le fasse».

Pour lui, ce rapport Duron repoussant le projet à 2030 quand toutes les prévisions le situaient jusqu’ici pour 2020 est un aveu: « C’est un changement de cap et l’espèce d’élan sacré autour de la LGV s’effrite». Jean-Luc Moudenc remarque que le manque d’unité locale autour du sujet a pu en être l’un des facteurs: « Aucun initiative de lobbying groupé n’a existé. Le parlementaire que je suis n’a d’ailleurs jamais été sollicité pour constituer un bloc autour de ce projet». Marie Déqué regrette, de son côté, l’opposition systématique des écologistes dans ce dossier, tant au conseil régional qu’à la mairie de Toulouse.

Craignant que le gouvernement tente de solliciter considérablement les collectivités locales au financement du projet, malgré des budgets de plus en plus exsangues, la droite toulousaine redoute jusqu’à l’abandon, au final, de cet équipement. »Nous attendons une vraie décision à long terme et nous serons très vigilants face aux effets d’annonce qui pourraient masquer la réalité à l’approche des échéances électorales», signale Jean-Luc Moudenc.

Ne voulant pas qu’une annonce une nouvelle fois imprécise ne serve « de bouée de sauvetage pour Pierre Cohen en vue des élections municipales de 2014», il prévient que « si rien de concret n’est exprimé nous dénoncerons une opération politicienne».

La Voix du Midi

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 10:42

moudenc-chollet-deque.jpgLe gouvernement tranchera demain

C’est demain que le gouvernement rendra son arbitrage concernant le devenir de la LGV (ligne à grande vitesse) entre Bordeaux et Toulouse, suite à la publication la semaine dernière du fameux rapport Duron qui préconise une avancée du dossier à l’horizon… 2030 ! L’enjeu est jugé suffisamment important pour l’opposition municipale, qu’elle a décidé d’en faire une cause commune : « S’il est toujours un sujet qui nous a réuni, c’est bien le TGV ; et il nous est apparu intéressant de lancer cet appel en commun » a d’ailleurs lancé l’ancien édile Jean-Luc Moudenc, entouré donc pour l’occasion d’un point presse, de François Chollet et Marie Déqué (présidents des groupes dissidents aux siens à la communauté urbaine et à la mairie). « Notre volonté est d’être relié à Paris, mais aussi à la Méditerranée » a rappelé Jean-Luc Moudenc, qui ne veut rien lâcher sur ce projet, et qui déplore les atermoiements de certaines collectivités : « L’enjeu pour notre territoire est tel que cela nécessite de prendre de la hauteur »… Comme un « scud » envoyé à la mairie de Toulouse, au Conseil Général et à la Région. François Chollet déplore lui un manque d’ambition en termes de développement économique, « je constate la fin d’un élan sacré qui met en péril ce dossier. » Jean-Luc Moudenc s’attend donc pour demain à un rendu purement politicien, qui ne répondra sans doute pas concrètement à la question de l’avenir et de la faisabilité ou non du dossier LGV, « ce sera sans doute une bouée de sauvetage pour sauver le soldat Cohen ». Avec ou sans la LGV, le point presse de ce matin aura été de toute façon un marqueur politique toulousain en vue des municipales… Il était le premier depuis 2010 à réunir les groupes « Toulouse pour tous » et « Toulouse Métropole d’Europe ». Un signal aurait-il été définitivement donné ?

Thomas Simonian

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 16:59

moudenc-60.jpgCet après-midi, j’ai interrogé le Gouvernement lors des Questions d’actualité à l’Assemblée nationale, pour soutenir l’arrivée du TGV à Toulouse à l’horizon 2020, alors que le Gouvernement semble vouloir la reporter à 2030.

Si vous n’avez pu suivre cette intervention en direct sur France 3, LCP ou les chaînes info, retrouvez la vidéo ci-dessous.

Vous constaterez que le Ministre, par un rideau de fumée politicien, botte en touche et ne répond absolument pas sur le fond.


TGV Paris - Toulouse : ma question au Gouvernement par ToulouseAvecJLM

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