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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 18:28

TGV 1339Disposer d’infrastructures de transport performantes est une priorité pour répondre aux besoins de mobilité de nos concitoyens et renforcer l’attractivité de nos territoires. Le développement des infrastructures de transports constitue un enjeu économique majeur, en termes de contribution à la croissance et à la création d’emplois. A la suite des recommandations de la Commission « Mobilité 21 », le Gouvernement a défini une nouvelle politique responsable des infrastructures, capable de répondre aux besoins de mobilité quotidienne des Français, mais également de ne pas tourner le dos à la grande vitesse. Ainsi, la priorité doit être donnée à l’amélioration durable des réseaux existants afin d’assurer une meilleure qualité de service, de régularité et de confort pour les usagers. Pour autant, les grands projets se poursuivent parallèlement dans le cadre d’une programmation réaliste et soutenable d’un point de vue financier. Le Gouvernement s'est ainsi fixé comme référence un scénario, ambitieux et responsable, reposant sur l’engagement de 30 milliards d’euros de grands travaux d’ici 2030 pour accélérer le traitement des nœuds ferroviaires, lancer la réalisation d’un nombre important des grands projets ou développer les liaisons entre les territoires. Dans ce contexte, Frédéric Cuvillier a pris ce jour une décision fondamentale pour le Grand projet ferroviaire du sud-ouest (GPSO), constituée des lignes nouvelles entre Bordeaux et Toulouse, d’une part, et Bordeaux et la frontière espagnole, d’autre part. Cet aménagement s'inscrit ainsi dans le prolongement de la ligne à grande vitesse Tours – Bordeaux, en cours de réalisation pour une mise en service en 2017. Le ministre a notamment arrêté le tracé définitif du projet et défini un schéma de réalisation du GPSO selon deux phases.
La première phase comprendra deux lignes nouvelles :
-    l’une entre Bordeaux et Toulouse, avec l’objectif d’une mise en service à l’horizon 2024. Toulouse sera alors à 3h10 de Paris, soit un gain de temps supplémentaire d’une heure (qui s’ajouteront aux 50 minutes de gain de temps dès la mise en service de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux en 2017). Coût total de la ligne nouvelle Bordeaux -Toulouse : 5,9 milliards d’euros.
-    l’autre entre le Sud-Gironde et le raccordement nord de Dax, avec l’objectif d’une mise en service à l’horizon 2027. Bayonne sera alors à 3h25 de Paris, soit un gain de temps supplémentaire de 20 minutes (qui s’ajouteront aux 50 minutes de gain de temps dès la mise en service de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux en 2017).  Coût total de la ligne nouvelle Bordeaux - Dax : 3,2 milliards d’euros.
-    La première phase fera l'objet d'une enquête préalable à la déclaration d'utilité publique au premier semestre 2014. Concomitamment, les aménagements des lignes existantes aux abords des agglomérations toulousaine et bordelaise seront présentés à des enquêtes publiques spécifiques.
La seconde phase sera constituée de la ligne nouvelle entre Dax et la frontière espagnole avec l’objectif d’une mise en service au plus tard en 2032. La seconde phase présente un intérêt certain dans le cadre du développement du réseau trans-européen de transport et des échanges avec la péninsule ibérique le long de la façade atlantique, à l'horizon de saturation de la ligne existante. Elle fera l’objet d’un approfondissement des études, notamment dans les secteurs à forts enjeux environnementaux, pour une présentation du projet à une enquête d'utilité publique ultérieure. Le suivi de l'évolution des trafics sur la ligne actuelle continuera d'être assuré dans le cadre de l'observatoire mis en place au Pays basque. A l'issue des résultats des études complémentaires, des arrêtés préfectoraux de projet d'intérêt général sur cette section permettront de préserver les emprises foncières nécessaires à la réalisation future du projet.

GPSO : Téléchargez le communiqué de presse du ministre des Transports du 23 octobre 2013.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 18:04

TGV 150Le ministre dévoile le tracé définitif aujourd’hui et le calendrier. Ce n’est pas une surprise au regard des conclusions du rapport Mobilité 21 et des différentes interventions du gouvernement : oui, la LGV Bordeaux-Toulouse va se faire, du moins le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, l’annoncera ce mercredi en dévoilant le tracé définitif. Dans la foulée, il demandera à RFF de lancer l’enquête publique. Enquête publique soumise à des délais incompressibles de procédures qui débutera à la fin du premier semestre 2014, soit après les élections municipales. L’objectif du ministre est d’obtenir une déclaration d’utilité publique pour cette ligne en 2015 avec une mise en service en 2024. À noter que Frédéric Cuvillier annoncera également ce mercredi la réalisation d’une LGV Bordeaux-Dax, avec une mise en service pour 2027.

Ces annonces - dont la rédaction a donné la primeur mardi soir aux élus et représentants d’associations anti-LGV - ne vont pas manquer de soulever des réactions, des satisfactions et des inquiétudes. Pour le président du Conseil général de Lot-et-Garonne, Pierre Camani, convaincu de la nécessité de la LGV comme « clé de développement économique et de l’attractivité du territoire », c’est la satisfaction. « Je suis par ailleurs satisfait que Bordeaux-Dax soit retenu. Il est impensable que l’Aquitaine ne soit pas reliée à l’Espagne, d’autant que cette ligne n’est pas la plus coûteuse. »

 

Même satisfaction du côté du président de l’Agglomération d’Agen, Jean Dionis du Séjour : « L’AA a l’obligation impérative maintenant à se préparer à cette perspective, notamment en accompagnant systématiquement les familles et communes concernées par le tracé afin que ce projet les perturbe le moins possible. »

La question du financement

Néanmoins, les deux élus sont plus circonspects sur le financement de cette LGV. Le maire d’Agen est convaincu que « le plan de financement état-collectivités ne se fera pas. Il faudra penser à une délégation de service public et à des concessions privées. Toujours est-il que l’AA restera fidèle à ses engagements et financera ce qu’elle a promis ». Pierre Camani reste lui aussi sur sa position : « Ce n’est pas que le Conseil général est contre la LGV, au contraire, mais il ne peut pas la financer, à moins de ne plus investir sur le département, ce qui serait impensable. Il va falloir effectivement revoir le plan de financement… et peut-être envisager une part plus importante des opérateurs. »

Le financement. C’est un des spectres brandis depuis des mois par les associations anti-LGV. « Je vois que le ministre s’incline devant le lobbying du BTP, s’assoit sur les recours que nous avons déposés contre ce projet, persiste dans le gaspillage des dépenses publiques et couvre les mensonges de RFF sur la réelle rentabilité de cette ligne. Sans compter que Bordeaux-Toulouse n’est pas une priorité européenne et donc l’Europe ne la financera pas », argue Charles d’Huyvetter pour la Coordination 47. L’association ALTernative LGV, elle aussi, par la voix de son représentant Bernard Faucon-Lambert, parle d’un scandale. « Mais le combat n’est pas fini », ajoute ce dernier tandis que Charles d’Huyvetter promet : « La Coordination 47 fera tout pour empêcher le bon déroulement de l’enquête publique. Et nous envisageons aussi des actions avec nos amis basques… »

Le Sud Ouest

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 17:44

TGV 1352Dans un entretien accordé à «La Dépêche du Midi», le ministre des Transports, Frédéric Cuvilliers, a confirmé avoir arrêté le tracé définitif des LGV Toulouse-Bordeaux et Bordeaux Dax. Il a demandé le lancement de l’enquête publique pour ces deux lignes nouvelles. La mise en service de la LGV Bordeaux-Toulouse interviendra en 2024.

En signant, aujourd’hui, la décision ministérielle arrêtant le tracé définitif des LGV et en lançant l’enquête publique, le ministre des Transports a donné le feu vert au Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). Une signature pour un chantier de plusieurs milliards d’euros qui va s’étaler sur plus d’une décennie.

Alors qu’à l’origine, la commission Duron n’avait retenu que la LGV Bordeaux-Toulouse, renvoyant la LGV Bordeaux-Espagne après 2030, le schéma de réalisation du GPSO intègre cette dernière dans le cadre d’un dispositif trans-européen.

La mise en œuvre du GPSO va se dérouler en deux phases. «La première concerne Bordeaux-Toulouse avec l’objectif d’une mise en service à «l’horizon 2024». «Toulouse sera alors à 3 h 10 de Paris soit un gain de temps d’une heure qui s’ajoutera aux 50 minutes de gain de temps dès la mise en service de la LGV Tours-Bordeaux en 2017» a précisé le ministre.

Le coût total de cette LGV, exceptés les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse, est évalué à 5,9 milliards d’euros.

Le premier phasage concerne également la LGV entre Bordeaux et Dax, avec une mise en service à l’horizon 2027 et un coût évalué à 3,2 milliards d’euros.

Dans une seconde phase sera lancée la LGV entre Dax et la frontière espagnole, avec l’objectif d’une mise en service en 2032. «Cette ligne, qui présente un intérêt certain dans le cadre du développement du réseau trans-européen de transport et des échanges avec la péninsule ibérique le long de la façade atlantique, fera l’objet d’un approfondissement des études, notamment dans les secteurs à forts enjeux environnementaux» a ajouté Frédéric Cuvillier, sans préciser de date sur l’enquête publique concernant ce projet.

Pour le ministre des Transports, cette décision ministérielle s’inscrit dans le droit fil des conclusions de la commission Duron et surtout des décisions prises par Jean-Marc Ayrault. «Le Premier ministre a souhaité que nous puissions poursuivre les études là où elles sont nécessaires, engager les chantiers là où ils étaient possibles, et donner du sens en privilégiant le transport du quotidien, la rénovation, la modernisation, la remise à niveau et en engageant les travaux nécessaires là où les axes, notamment trans européens, permettent sur des longues distances d’avoir la valeur ajoutée de la grande vitesse» a-t-il indiqué.

L’État aura-t-il les moyens de financer, pour sa partie, ces deux lignes qui ne feront pas l’objet d’un partenariat public-privé ? Le ministre a indiqué que le financement était arrêté. Il repose sur le budget alloué à l’agence de financement des infrastructures de transport (AFIT), d’un montant de 400 millions d’euros par an, abondé par la future écotaxe poids lourds.

Reste le financement des collectivités. «Nous devons concrétiser l’engagement pris en 2009» a indiqué Frédéric Cuvillier.

En 2009 en effet, un protocole d’accord avait été signé avec de nombreuses collectivités - plus de cinquante - sur des cofinancements des LGV du GPSO.

Au fil des années, cet accord avait été remis en question, soit en raison de contraintes financières liées à la crise, soit, notamment en Aquitaine, par le choix de la commission Duron de reporter la LGV Bordeaux-Espagne après 2030.

Lors de l’entretien, le ministre s’est voulu rassurant concernant cet aspect, essentiel, du grand projet ferroviaire. «Nous avons une année pour arrêter le tour de table avec les collectivités. Parallèlement à l’engagement de l’État, elles seront appelées à concrétiser l’engagement qui avait été pris en 2009. Et cela va se faire sur la durée» a-t-il précisé.

Hier, les deux présidents des régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, Martin Malvy et Alain Rousset, ont d’ailleurs adressé un message à ces mêmes collectivités locales pour qu’elles reprennent leur part de financement pour la LGV Tours-Bordeaux (lire ci-contre).

Si la décision ministérielle que doit signer ce matin Frédéric Cuvillier était attendue, en particulier pour la LGV Bordeaux-Toulouse, elle ouvre des perspectives économiques non négligeables. «Le développement des infrastructures de transports constitue un enjeu majeur, en termes de contribution à la croissance et à la création d’emplois» a souligné Frédéric Cuvillier.


Enquête publique en juin

L’enquête publique devrait être lancée au mois de juin 2014, après les élections municipales.

Réseau Ferré de France va en effet saisir, dès le mois de novembre 2013, l’autorité environnementale qui doit statuer dans une durée de trois mois. Cette instance donne des avis publics sur les évaluations des impacts environnementaux des grands projets et programmes et sur les mesures de gestion visant à éviter, atténuer ou compenser ces impacts. L’autorité environnementale devrait donc rendre son avis vers le mois de février 2014. Une fois le dossier d’étude d’impact finalisé, l’enquête d’utilité publique démarrera. La déclaration d’utilité publique des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax devrait intervenir en 2015. Les travaux pourraient démarrer en 2018 pour une mise en service en 2024. «La décision ministérielle est une très bonne nouvelle» a indiqué, hier, Christian Dubost, le directeur régional de RFF.


réaction

Malvy : «Tout est en place»

Dans un communiqué commun, publié hier, Martin Martin et Alain Rousset ont exprimé leur satisfaction après les arbitrages du ministre.

Selon eux, c’est «un véritable avenir ferroviaire qui est ainsi offert au grand Sud-Ouest de la France. «C’est aussi un maillon essentiel qui reliera le réseau européen au réseau ibérique. Un trait d’union indispensable qui fera l’objet d’un soutien financier conséquent de l’Union européenne» ajoutent-ils.

Pour Martin Malvy et Alain Rousset, il est «impératif désormais que l’ensemble des collectivités et des services de l’État travaillent ensemble pour garantir l’avancée de ce projet dans les prochains mois. Ils appellent l’ensemble des collectivités concernées pour qu’elles reprennent le versement de leur part de financement dans le projet de ligne à grande vitesse en cours de construction entre Tours et Bordeaux.

«Tout est désormais en place, a déclaré Martin Malvy, en rappelant son soutien au projet de GPSO dans son intégralité, c’est-à-dire sa prolongation au sud de Bordeaux vers l’Espagne. Le lancement du chantier en 2018 se situera à quelques mois près dans le créneau convenu, compte tenu des procédures préparatoires et notamment de l’enquête publique, a-t-il encore précisé, en ajoutant qu’il n’oubliait pas - même si c’est après 2030 - le tronçon Toulouse-Narbonne qui inscrira définitivement le Sud-Ouest dans le réseau européen de la grande vitesse».

Les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées réitèrent ainsi leur soutien sans faille pour un investissement d’avenir, qui «soutiendra l’économie et l’emploi des deux régions en période de crise».

La Dépêche du Midi 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 17:25

TGV 150«Beaucoup de bruit pour rien, mais il se passe bien des choses en coulisses.» C’est la vision d’une poignée d’opposants à la ligne à grande vitesse (LGV) qui ont fait le déplacement en milieu de semaine dernière à Paris, pour le colloque Eurosud.

«Il faut aussi entendre les nombreux doutes exprimés sur l’opportunité de la LGV quant à son financement et son coût ainsi que sa classification en tant qu’axe européen

[…] . Citons Alain Rousset qui a manifesté un enthousiasme on ne peut plus mesuré concernant le choix de la Bordeaux-Toulouse et conteste même la rentabilité de cette LGV significativement moindre que celle de Bordeaux-Hendaye. Il va, même, en affirmant que RFF aurait forcé la plume de la commission Mobilité 21 pour la choisir. Y aurait-il de l’eau dans le gaz entre Aquitaine et Midi-Pyrénées ? Surtout que la Commission européenne a déclaré que les seuls couloirs retenus et financés par Bruxelles étaient le couloir atlantique et le méditerranéen. Quelques grincements de dents dans la salle quand le directeur général de la SNCF réaffirme une position déjà émise par Guillaume Pepy, que la priorité n’était plus les LGV mais la rénovation des lignes existantes fréquentées par plus de 90 % de voyageurs. Réseau Ferré de France (RFF) a d’ailleurs précisé et réaffirmé ce qu’il avait dit l’an passé à Toulouse : que contrairement à ce qu’affirment les hérauts midi-pyrénéens, il ne faut attendre aucun développement économique par les LGV.»

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 05:41

TGV_1376.jpgEurosud Transport a consacré ce matin, à Paris, un colloque au dossier de la LGV du Sud-Ouest européen. Devant les grands élus de Midi-Pyrénées, d’Aquitaine et de Languedoc-Roussillon, le président de l’association, Jean-Louis Chauzy, a rappelé sa position : "Oui à la construction de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse avant 2030, mais n’oublions pas les connexions Bordeaux-Espagne et Montpellier-Perpignan."

Jean-Louis Chauzy, président de l’association Eurosud Transport - outil de veille et de promotion en faveur des grands projets de transports régionaux - est à la fois satisfait et déterminé. Satisfait, tout d’abord, de la décision du gouvernement qui a annoncé en juillet dernier la construction de la ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse avant 2030 (lire notre article). Un projet à 7,1 milliards d’euros qui compte parmi les vingt grands dossiers nationaux d’infrastructures de transport retenus par l’État. "C’est évidemment une bonne nouvelle pour le territoire, estime Jean-Louis Chauzy. Tous les arguments plaident en la faveur de ce projet." Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, s’est ainsi récemment félicité de l’avancée du dossier, évoquant même un possible démarrage des travaux en 2018. Un calendrier que confirme aujourd’hui Jean-Louis Chauzy. "La LGV pourrait de la sorte être mise en service à l’horizon 2022-2023", anticipe-t-il.

Point de crispation
Reste cependant un point de crispation : le report à l’après 2030, pour des raisons d’arbitrage budgétaire, des projets de liaisons Bordeaux-Espagne et Montpellier-Perpignan. Les élus des régions concernées ne veulent en effet voir dans le projet de LGV Bordeaux-Toulouse qu’une première étape avant un déploiement plus large du réseau. "Il faut continuer à se battre, martèle Alain Rousset, président de la Région Aquitaine. Le dossier doit avancer, il ne peut pas aujourd’hui être bloqué." Même son de cloche du côté de Martin Malvy, qui rappelle son soutien au projet "dans son intégralité", incluant de fait "sa prolongation au sud de Bordeaux, vers l’Espagne".

"Il faut enclencher un calendrier"
Un combat que Jean-Louis Chauzy entend mener dès maintenant. "Il ne faut surtout pas attendre pour enclencher un calendrier, estime-t-il. La continuité dans les travaux est impérative, surtout lorsque nous parlons de cofinancements. Il faut à tout prix préparer le coup d’après. Ni Bordeaux ni Toulouse n’ont vocation à être des voies de garage." À l’issue du colloque de ce matin, le président d’Eurosud Transport a officiellement demandé un rendez-vous au gouvernement.

Objectif News

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 05:31

TGV 150D'après la SNCF, les lignes TGV reliant Marseille, Lyon et Toulouse à Barcelone en Espagne devraient être effectives au dernier trimestre 2013.

Le premier TGV entre Toulouse et Barcelone était annoncé pour avril puis pour octobre 2013. Ce sera finalement avant la fin de l'année, selon la SNCF. Elle a annoncé ce jeudi que les lignes TGV reliant Marseille, Lyon et Toulouse à la ville espagnole seraient effectives avant la fin 2013.

La SNCF et la compagnie ferroviaire publique espagnole Renfe "travaillent en parfaite collaboration pour lancer le service dès que possible, et pour résoudre les dernières questions techniques afin de permettre l'homologation croisée des matériels roulants" des deux entreprises assure la SNCF.
Interrogée après des informations de la presse locale selon lesquelles la ligne Toulouse-Barcelone pourrait ouvrir à la mi-décembre, elle a précisé que "le calendrier de lancement de l'offre et d'ouverture des ventes (serait) annoncé dès (qu'elle  serait assurée) de l'homologation des matériels par les deux autorités nationales compétentes".
Elle a ajouté que les "différences techniques" entre les réseaux ferroviaires français et espagnol "nécessitent des études approfondies pour s'assurer de la
compatibilité entre les rames et les réseaux
". Les essais portent notamment sur la signalisation, l'alimentation électrique et les vérifications de compatibilité de matériel entre les rames et les réseaux.
L'exploitation commerciale de ces liaisons sera partagée entre la SNCF et RENFE.

France 3

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 05:19

TGV 150Il n’y avait qu’un seul homme heureux autour de la table: Martin Malvy. Le président du conseil régional Midi-Pyrénées participait hier à un colloque organisé par l’association Eurosud Transport autour du projet de ligne à grande vitesse Sud Ouest européen. Forcément, le Midi-Pyrénéen ne peut que se réjouir de la validation de la LGV Bordeaux-Toulouse par Matignon en juillet dernier. Mais Martin Malvy est contraint de cacher sa joie devant Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, mais aussi devant Jean-Claude Gayssot, vice-président de Languedoc-Roussillon. Le premier regrette que la liaison vers Hendaye n’ait pas été retenue comme priorité. Le second admet difficilement le report sine die du tronçon Montpellier-Perpignan.

«GPSO (Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest) représente un bloc. Nous sommes engagés sur l’ensemble», martèle Martin Malvy.

Mais il tique quand Alain Rousset menace de stopper le financement de Tours-Bordeaux si la voie vers Hendaye est repoussée aux calendes grecques. Les élus toulousains avaient formulé les mêmes avertissements avant que ne tombe le verdict de la commission Duron chargée de hiérarchiser les projets d’infrastructures de transports.

«Il peut y avoir de la part des collectivités de la Région Aquitaine un comportement parallèle», concède Martin Malvy, qui suggère toutefois d’accepter que la partie toulousaine du réseau en «Y» au sud de Bordeaux soit prioritaire.

Les travaux vers Toulouse commenceraient en 2018 pour une mise en service en 2022-2023, a rappelé le président de Région. Son homologue aquitain espère voir la grande vitesse descendre vers Dax avant 2030, date évoquée pour la réalisation de l’axe Bordeaux-Hendaye.

Lors de ce colloque, chacun s’est accordé à reconnaître la cohérence d’un projet global puisqu’il s’agit, à terme, de relier l’arc Atlantique à l’arc Méditerranéen, via une liaison Toulouse-Narbonne, elle aussi laissée en attente.

Mais la contrainte financière pèse sur ces projets. Alain Rousset met en garde contre tout projet de partenariat public privé (PPP), quand Martin Malvy avertit qu’il «ne faut pas attendre des financements européens». Au final, l’usager pourrait voir le prix des billets grimper.

Les actions de lobbying se poursuivent pour renforcer le maillage grande vitesse du Sud-Ouest. «Je suis heureux qu’on puisse trouver 38 milliards d’euros pour le Grand Paris, mais nos trois régions représentent 20 millions d’habitants (en ajoutant Catalogne et Pays Basque espagnol) contre dix pour le Grand Paris», soulignait Jean-Louis Chauzy, président d’Eurosud Transport et du Conseil économique social et environnemental de Midi-Pyrénées. Reste à convaincre le gouvernement. Un chantier de longue haleine.

La Dépêche du Midi

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 16:45

TGV 150Le préfet de la région Aquitaine, coordonnateur du projet LGV, a annoncé hier que l’enquête d’utilité publique concernant le tronçon Bordeaux-Toulouse devrait intervenir mi-2014. Des décisions devraient être prises dans les prochaines semaines.

Le gouvernement devrait faire savoir «dans les prochains jours ou les prochaines semaines» quel va être le phasage des études et des travaux pour les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne.

En tout état de cause les enquêtes publiques devraient être lancées mi-2014, a assuré hier matin le préfet de la région Aquitaine, Michel Delpuech, coordinateur du projet LGV pour l’Aquitaine.

Le préfet Delpuech s’est montré plutôt optimiste, malgré les annonces de retrait du financement de plusieurs collectivités locales. «Il y a un peu d’agitation dans les temps actuels, mais cela s’arrangera dès que le gouvernement annoncera son choix. Je dois recevoir une feuille de route très précise, avec les échéances et les procédures. Dans les prochains jours ou les prochaines semaines, la ligne sera fixée» a-t-il assuré.

En ce qui concerne Bordeaux-Toulouse l’horizon pour l’enquête publique est donc selon lui la mi-2014. Pour Bordeaux-Espagne, il a évoqué deux hypothèses : soit sur la totalité de la ligne Bordeaux-Hendaye, soit une première phase Bordeaux-Dax conduite en même temps que Bordeaux-Toulouse, puis une phase Dax-frontière espagnole.

Il appartiendra au ministre des Transports, Didier Cuvillier, de décider in fine, probablement vers la mi-octobre, quels phasages retenir en vue de l’enquête publique.

Après les élections municipales

Il y a quelques mois, en Midi-Pyrénées, certains élus avaient exprimé le souhait que cette enquête publique puisse démarrer le plus plus tôt possible, dès la fin 2013, voire début 2014. Un calendrier trop resserré eu égard à l’ampleur du projet, mais aussi dans la perspective des élections municipales de mars prochain.

L’enquête publique, dans un contexte tendu en raison des oppositions qui continuent à s’exprimer sur le futur tracé de la LGV, pourrait en effet perturber le processus électoral.

Selon toute probabilité, le créneau de démarrage se situerait entre mai et de septembre 2014, peut-être en juin, juste avant la période estivale. L’enquête d’utilité publique durera deux mois environ.

Une fois achevée, il appartiendra au Premier ministre de prendre le décret d’utilité publique après avis du Conseil d’État. Une décision qui doit impérativement intervenir dans un délai maximum de 18 mois après le démarrage de l’enquête publique.

Ce décret marquerait le début des procédures administratives : les enquêtes parcellaires concernant les expropriations, celles liées à la loi sur l’eau (ouvrages adaptés en cas d’inondations, etc.), des études environnementales sur la présence éventuelle d’espèces protégées…

Autant de procédures qui peuvent retarder le calendrier.

Au mois de juillet dernier, le ministre des Transports avait indiqué que le lancement des travaux de la ligne Bordeaux-Toulouse pouvait être envisagé dès 2017.


Quelques chiffres

• La ligne à grande vitesse mettra Toulouse à 3 h 15 de Paris, au lieu des 5 h 35 actuelles. Sur les 200 km entre Bordeaux et Toulouse, le train atteindra une vitesse de 320 km/h. La ligne permettra de transporter 6 millions de voyageurs de plus par an.

• Selon Réseau Ferré de France, ce sont plusieurs milliers d’emplois directs et indirects qui seraient générés par le chantier de la LGV.

• Quelle sera la date de mise en circulation de la future LGV Bordeaux-Toulouse, si les travaux démarrent vraiment en 2017 comme l’avait laissé entendre le ministre des Transports ?2020 pour les plus optimistes, beaucoup plus tard pour les autres. La ligne Tours-Bordeaux (300 kilomètres environ) qui devrait être mise en service en juillet 2017, aura nécessité six ans de travaux. L’hypothèse d’une mise en service du tronçon Bordeaux-Toulouse en 2022 ou 2023 paraît plus plausible.

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 10:46

TGV 150S’il a été annoncé par l’État que la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse restait dans les projets réalisables avant 2030, nulle information à ce jour n’a filtré tant sur un calendrier plus précis que sur le financement de la dite ligne.

Du coup, Réseau Ferré de France (RFF) poursuit sa démarche et prépare l’enquête publique qui était jusqu’ici prévue pour l’automne 2013. Une prévision qui deviendrait réalité à moins d’un contre-ordre. Dans les semaines à venir, on devrait en savoir plus. Pour autant, plus l’État tarde à donner son feu vert sur le lancement de cette procédure, plus il apparaît probable que le gouvernement repousse l’échéance au-delà de l’automne prochain et notamment après le rendez-vous des élections municipales 2014… et ce, pour des raisons politiques évidentes. Si tel est le cas, l’enquête publique devra être enclenchée dès le lendemain du scrutin municipal car le calendrier électoral est également chargé en 2015, avec les élections cantonales et les régionales. C’est dans ce flou que RFF navigue tout en rencontrant les différents propriétaires (et notamment les propriétaires de bâti lot-et-garonnais) concernés par le futur tracé de la LGV Bordeaux-Toulouse.

Rencontres

« Nous allons à la rencontre de ces propriétaires, tout d’abord, pour les informer des différentes procédures telles que l’enquête publique, la déclaration d’utilité publique, etc. Nous avons une première enveloppe pour gérer les situations les plus critiques, à savoir des urgences liées à des successions, liées à des situations de surendettement, etc. », souligne Frédéric Perrière, directeur des études de GPSO (Grand projet Sud Ouest) pour RFF.

Dès lors que la date d’ouverture de l’enquête publique connue, il faudra compter deux mois pour sa tenue. Puis, à compter de la date de clôture de l’enquête, la déclaration d’utilité publique devra sortir dans un délai maximum de dix-huit mois soit fin 2015, début 2016…

Le Sud Ouest

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 16:45

moudenc 89A la suite de la publication du rapport « Duron – Mobilité 21 », le Gouvernement a annoncé la réalisation de la LGV Bordeaux-Toulouse « à l’horizon 2030 ».

Or, dans les documents officiels et notamment le rapport lui-même, il n’y a aucune certitude à ce sujet, tant dans le calendrier que dans le financement.

Aussi, il me semble nécessaire que l’État, par une position écrite et publiée au Journal officiel, prenne un engagement intangible, au-delà de promesses verbales. A défaut, celles-ci ne seraient que de la propagande politicienne en vue de sauver le PS à Toulouse.

Aussi, j’adresse deux Questions écrites au Ministre des transports.

Retrouvez-les en pièce jointe.

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

LGV Dossier Calendrier LGV Dossier Calendrier

LGV Qestions Ecrites Financement LGV Qestions Ecrites Financement  

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