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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:54

TGV 150Ségolène Royal refuse le principe d'une participation de la Région à la ligne Tours-Bordeaux. La menace de l'État de retarder le projet relance le débat.

Pas le rôle de la Région

Comment peut-on croire que la LGV permettra le développement de notre région? La grande vitesse se fait au détriment des autres lignes et des villes moyennes et ne correspond plus aux besoins et aux moyens de la très grande majorité des usagers. Notre région, ses habitants, son économie ont surtout besoin de liaisons avec les régions voisines, de transports de proximité et ces aménagements apporteraient au moins autant d'emplois que la construction de la LGV et avec des impacts environnementaux bien meilleurs. Nos impôts régionaux ne doivent pas être dilapidés dans des travaux pharaoniques et centralisateurs mais doivent servir à des aménagements régionaux en concertation avec les régions voisines. Jac

Pour faire quoi?

Toutes ces querelles politiciennes et les «reproches» faits à Ségolène Royal, sans connaître le fond de sa stratégie, sont sans intérêt: n'importe qui devrait se demander à quoi sert de rouler à plus ou moins 300 km/h pour gagner quel temps dans une vie? Dans un train qui ne s'arrête pas souvent, sur une ligne qui massacre l'environnement et la nature et qui finira bien par se casser la gueule un jour. Pauvre civilisation du «n'importe quoi tout de suite». Et pendant ce temps-là, la société travaille en flux tendu sans réfléchir sur les valeurs de la vie: toujours plus vite, toujours plus loin... Pour faire quoi? Quand l'énergie sera hors de prix, les «mutants» iront moins vite et le TGV ira au musée. Le vélo-rail a de l'avenir! Yann Bournat

 

Royal dans son bon droit

Effectivement, la perte du projet LGV serait un drame pour la région. Mais la Région a-t-elle les moyens de satisfaire les requêtes de l'État (pensez à vos impôts locaux entre autres...)? Question: qui a financé la ligne de la vallée du Rhône? Personnellement, je n'en sais rien mais si l'État en fut le seul financier, alors je pense que Mme Royal est dans son bon droit. Habanna

À l'État de payer

Je pense que le financement de la LGV doit se faire par l'État puisque la ville d'Angoulême ne gagnera rien de plus, bien au contraire, en servitude. On ne fera que regarder passer le train. Frédéric

Chantage

Naze ce chantage de cour de récréation de maternelle! Voilà comment le gouvernement communique aujourd'hui! Si vous n'êtes pas gentils, je vous retire le susucre... Becadisk

OUI

«Mauvaise copine»

En Aquitaine, avec Alain Rousset, partisan de la LGV, «rien ne peut se faire sans des transports modernes, rapides». Pour Jean-Paul Denanot, président du Limousin, l'attitude de Ségolène Royal est celle «d'une mauvaise copine». «La grande vitesse, elle l'a déjà, mais elle n'a pas compris l'intérêt pour Poitiers de devenir un noeud ferroviaire d'importance...» Pourtant, elle a toujours payé ses contributions aux études et envoyé des représentants au comité des financeurs, même si elle n'y est jamais venue personnellement. Bien étrange que cette attitude-là ! Juju

 

Un désert?

Il devient indispensable que les élus de la Charente aillent voir Dame Ségolène pour qu'elle change de politique vis-à-vis de la LGV! Nos députés et sénateurs, nos maires doivent prendre ce problème à bras-le-corps avant que la Charente et Angoulême ne deviennent un désert industriel et tertiaire. Adèle

5.000 emplois

Adieu les 5.000 emplois et toute l'économie que cela devait engendrer... Bravo Mme Royal! Jean-Pierre Sieuw

Encore l'emploi

Chantage ou réelle menace? Toujours est-il que si cela était mis à exécution, l'ensemble du grand Sud-Ouest pourrait dire un merci à la hauteur du chantier à Royal pour son entêtement (...) Du boulot y en a partout! Jacadi

La Charente Libre

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:42

TGV 150Les préfets montent au créneau. Matignon a pris l'affaire en main. Vinci s'impatiente.

Le compte n'y est toujours pas dans le financement de la LGV Tours-Bordeaux. Xavier Huillard, le PDG du groupe Vinci, a indiqué lundi, lors d'une assemblée générale de ses actionnaires, qu'il pensait signer le contrat de concession pour la construction de la ligne de trains à grande vitesse Tours-Bordeaux dans les prochaines semaines. L'homme fort du BTP français était sans doute un poil optimiste. Il est vrai qu'il s'adressait à ses actionnaires. Et que son groupe, associé à la Caisse des dépôts et à Axa, mise gros dans ce contrat du siècle. Le numéro un européen du BTP et ses partenaires s'engagent en effet à hauteur de 800 millions d'euros de fonds propres et emprunteront 3 milliards d'euros pour construire et exploiter pendant cinquante ans les 304 kilomètres de ligne nouvelle.

Indemnités de retard

Ils auraient même déjà engagé quelque 280 millions dans ce projet, recrutant plus de 300 personnes, et ce hors contrat. Vinci aurait même commencé à réclamer 60 millions d'euros d'indemnités de retard à Réseau ferré de France (RFF).

Mais le traité de concession pourra être signé quand sera bouclée la partie publique du cofinancement de ce partenariat public-privé XXL. Et les préfets n'ont pas encore engrangé les 85 % du 1,4 milliard d'euros demandés à 58 collectivités locales. À partir de cette somme, l'État et RFF disent pouvoir assumer la part manquante grâce à des provisions pour risques prévues dans le financement d'un projet estimé à 7,2 milliards d'euros.

En Aquitaine, les votes favorables des Conseils généraux des Pyrénées-Atlantiques et du Lot-et-Garonne sauvent la mise, mais le nouveau préfet doit rencontrer prochainement Henri Emmanuelli pour obtenir l'engagement des Landes.

En Midi-Pyrénées, les plus grosses collectivités se sont prononcées, mais le total plafonne encore à 82 %, faute de la contribution du Tarn-et-Garonne et des Hautes-Pyrénées. Mais c'est bien en Poitou-Charentes que la discussion est la plus tendue. Sans la contribution directe de 100 millions d'euros du Conseil régional, à peine plus de 46 % du financement est acquis. « Sans l'accord de Ségolène Royal, on n'y arrivera pas », analyse ce proche du dossier.

La position de Mme Royal

Patrick Stefanini, nouveau préfet d'Aquitaine, ira rencontrer Ségolène Royal, dont la collectivité a délibéré sur une avance remboursable. La proposition est jugée irrecevable pour ceux qui ont déjà payé. « Nous verrons avec elle si sa position permet de débloquer la situation et de concrétiser le projet », indique le préfet. Il a aussi déclaré qu'il en référerait directement au directeur de cabinet du Premier ministre. Ce qui laisse à penser que l'on est monté d'un cran au niveau du gouvernement dans la gestion de cet épineux dossier.

La LGV doit être le chantier de ce début de siècle. Elle devient le feuilleton interminable d'une négociation dont personne ne sait encore comment sortir. Après François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) avait menacé la présidente de la Région Poitou-Charentes de ne pas desservir avec la grande vitesse les principales villes de la région. La menace semble d'autant plus difficile à mettre à exécution que les agglomérations de la région, hormis celle de Niort, et les Départements (sauf les Deux-Sèvres) ont voté favorablement.

Henri-Michel Comet, le préfet de Midi-Pyrénées, a dit hier que « faute de mobilisation collective, d'autres projets de ligne à grande vitesse pourraient passer devant le projet dans le Sud-Ouest ». Ce n'est pour le moment qu'une menace. Mais à RFF, on indique désormais que le traité devrait être signé fin mai. Sans grande certitude.

Le Sud Ouest du 060511
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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:05

TGV_718.jpgL'assemblée générale de Sauvegarde de Pompignan s'est tenue dernièrement. La présidente,Véronique Duflot, a rappelé les dates clé qui ont jalonné le combat contre le tracé D de la LGV; les nombreuses réunions, tant en Tarn-et-Garonne qu'à Toulouse, auxquelles les responsables de l'association ont participé, et jusqu'à Paris pour le maire Alain Belloc, qui est aussi président du collectif des trente et une communes contre ce tracé.

Un an d'atermoiements, de réunions, de fausses promesses, rappelés par M. Belloc qui a précisé: «Aucun des points que nous avions soulevés n'a abouti, rien n'a été pris en compte. Ces soi-disant réunions de concertation n'ont été qu'un leurre, au point qu'à la dernière réunion en Tarn-et-Garonne, tous les élus ont quitté la séance.» Un point positif malgré tout: le refus de financement par le conseil général alors que le tracé D a été choisi et approuvé par la majorité des élus de Haute-Garonne. Fin mai, un tracé de ligne sera présenté dans le fuseau D parmi les trois envisagés, celui qui est le plus nuisible, aussi bien à Pompignan qu'à Saint-Rustice, étant le préféré de RFF. Lors des consultations publiques qui vont avoir lieu dans les mairies, l'association préconise de refuser encore ce fuseau et les tracés proposés.

Les bilans moral et financier ont été adoptés à l'unanimité. Puis un CA de onze membres a été élu qui a ensuite voté pour le bureau. Voici le liste des membres:

Présidente: Véronique Duflot; vice-président: Rémy Naullet; trésorier: Pierre Paris; trésorière adjointe: Isabelle Brun; secrétaire: Christine Bertol; secrétaire adjointe: Pierrette Grolleau; CA: Bernard Célo, Colette Berthès, Francis Grolleau, Mourad Bouselha et Jean-Guy Bouat.

La Dépêche du Midi du 060511

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 05:54

TGV_717.jpgA peine installé à la tête de la préfecture de Région et celle de la Haute-Garonne, Henri-Michel Comet jette déjà un pavé dans la mare. Lors d'une conférence de presse donnée ce mercredi à Toulouse, le préfet déclarait en substance, que si l'ensemble des partenaires appelés à financer la ligne à grande vitesse ne mettait pas la main à la poche, l'état pourrait faire passer ce projet au second plan, derrière d'autres dossiers de TGV. Des propos qui ont suscité dès hier de fortes réactions au sein de la classe politique régionale. Dans un communiqué commun transmis hier soir, Martin Malvy le président de Midi-Pyrénées, celui du conseil général de la Haute-Garonne, Pierre Izard et le président du Grand Toulouse, Pierre Cohen, ont assuré « comprendre» que le préfet fasse «pression sur les collectivités qui n'ont pas encore décidé de participer au financement de la LGV », mais jugent « inacceptable», la menace du gouvernement, « de reporter à plus tard le lancement du projet », dans la mesure où « il aurait dû assumer seul la charge de son financement. » Les trois élus socialistes rappellent pour leur part qu'au sein de chacune de leur collectivité, ils ont « pris leur responsabilité et voté l'engagement financier qui leur avait été demandé. »

La future LGV mettrait Bordeaux à un peu plus de deux heures de Paris, en 2017. La ligne serait ensuite prolongée de trois branches dont l'une rejoindrait Toulouse. C'est à ce titre que les collectivités de cinq régions sont appelées, dans le cadre d'un partenariat public-privé d'ampleur, à participer au financement de Tours-Bordeaux, chiffré à 6,7 milliards d'euros.

Âpres négociations

Mais les collectivités négocient âprement leur participation, quand elles ne la refusent pas. C'est le cas du département du Tarn-et-Garonne qui estime que les garanties réclamées sur le tracé de la LGV ne sont pas réunies.

Prenant connaissance des déclarations du préfet et de la réaction commune de Martin Malvy, Pierre Izard et Pierre Cohen, Jean-Michel Baylet, président PRG du conseil général de Tarn-et-Garonne s'est ainsi étonné que ces trois derniers élus ne condamnent pas le fait que le préfet fasse pression sur les collectivités locales mises en cause. « Ma conception de la décentralisation et de l'autonomie des collectivités ne peut s'accommoder d'une telle déclaration de ces responsables élus. Certes le préfet y est allé un peu fort, mais je rappelle que mon département est le plus impacté par l'actuel tracé de la LGV, au détriment des populations et de leurs élus. À tel point que Réseau Ferré de France est en train de réviser ce tracé. Je ne suis bien sûr pas opposé à la LGV, mais aux conséquences de l actuel projet. Enfin je veux rappeler que le Tarn et Garonne fait partie intégrante de Midi Pyrénées, et qu'à ce titre il est en droit d'attendre la solidarité de la Région. »

La Dépêche du Midi du 060511

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:38

TGV_716.jpgAfin de minimiser les impacts directs et indirects sur l’environnement, les habitations et les entreprises des communes traversées, le collectif « Union pour la Sauvegarde des Villages », a demandé la réalisation d’une étude de faisabilité d’un  tracé le long de l’autoroute avec un raccord sur l’existant au Nord de Lespinasse. RFF a montré le jeudi 21 avril 2011 à  la préfecture un tracé inacceptable, très impactant, car ne correspondant que d’une façon partielle à la proposition du collectif qui a exprimé sa totale désapprobation contre la proposition alternative de RFF. Suite à cette proposition, les  représentants des élus du Conseil Général du Tarn et Garonne ont annoncé, la non participation de leur département  pour le financement de la LGV. Une fois passée la stupéfaction ressentie devant le dernier tracé alternatif de RFF,  Thierry Fourcassier est intervenu au ministère de l’Environnement et auprès des élus français au parlement Européen ce  lundi 2 mai et mardi 3 mai pour dénoncer les méthodes de RFF et s’opposer au raccordement désastreux proposé par  RFF pour la commune de Saint-Jory. « RFF prend un malin plaisir à proposer des solutions inacceptables pour monter les gens les uns contre les autres. Autant le principe d’un jumelage autoroute est courant et préconisé pour une LGV, autant faire traverser un lotissement par la LGV est inacceptable quelle que soit la commune ». Thierry Fourcassier est revenu de Bruxelles confiant avec l’assurance que ce raccordement dévastateur ne sera pas retenu par le ministère.

En photo Michel Barnier Membre de la Commission européenne et Thierry Fourcassier

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:09

TGVL'Agropole d'Agen accueillait hier une réunion d'information organisée par Réseau Ferré de France concernant l'analyse dite « comparative » des tracés de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux-Toulouse. Invités, les membres d'un groupe de travail composé d'associations notamment. Trois thèmes, l'environnement, le foncier et les réseaux de transport. Ceux qui ne savaient pas où se trouvait la salle de réunion ont pu retrouver leur chemin grâce au totem de TGV en Albret, cette structure gonflable bien identifiée.

La réunion était sur invitation, pas question donc pour les non-invités de s'asseoir pour écouter la parole de RFF, et des opposants. « C'est l'information et la concertation vues par RFF », dixit Charles d'Huyvetter (TGV en Albret).

RFF justement confirmait hier deux réunions le 13 mai, et le 6 juin, toujours autour des différents tracés dans le département. RFF encore ne confirmait pas hier l'inclinaison de ses experts pour le tracé nord dans la traversée de l'agglomération agenaise.

La Dépêche du Midi du 040511

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:05
TGV_719.jpgD'autres projets TGV pourraient dépasser celui de la LGV Sud-Ouest.

Le gouvernement pourrait faire passer d'autres projets de ligne à grande vitesse avant celui du Sud-Ouest si le financement nécessaire pour Tours-Bordeaux n'est pas réuni, a dit mercredi le préfet de la région Midi-Pyrénées Henri-Michel Comet.

 

"Si la mobilisation collective - Etat, collectivités locales etc. - n'arrive pas à être suffisante sur l'ensemble du projet, il y a des projets, eux, qui sont prêts. Donc, à un moment donné, l'Etat devra apprécier (...) s'il fait passer d'autres projets qui sont prêts avant celui du Grand Sud-Ouest", a dit M. Comet devant la presse.

Il n'a pas précisé quels projets seraient susceptibles de prendre le pas sur la ligne Sud-Europe Atlantique. Mais ses propos interviennent à un moment où des collectivités rechignent à contribuer au financement, compliquant la tâche du gouvernement censé rendre une décision sous peu.

 

La future LGV mettrait Bordeaux à un peu plus de deux heures de Paris (soit un

gain de 50 minutes), peut-être en 2017.

 

La ligne (dans la continuité de la ligne existante Paris-Tours) serait prolongée ultérieurement de trois branches distinctes: vers Toulouse et le Pays basque espagnol à partir de Bordeaux, vers Limoges à partir de Poitiers.

C'est à ce titre que les collectivités de cinq régions sont appelées, dans le cadre d'un partenariat public-privé d'une ampleur exceptionnelle, à participer au financement de Tours-Bordeaux, un projet chiffré à 6,7 milliards en euros constants 2009.

Mais les collectivités négocient âprement leur participation, quand elles ne la refusent pas, au point de susciter l'inquiétude quant à la réalisation même du projet. La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal (PS), vient de redire son refus de cofinancer. Elle consent seulement à accorder un prêt remboursable à l'Etat.

 

En Midi-Pyrénées

 

Les collectivités se sont engagées pour l'instant à hauteur d'environ 228 millions d'euros, soit 82% de la contribution attendue de leur part. C'est bien plus que pour Aquitaine ou Poitou-Charentes, a noté le préfet de Midi-Pyrénées.

Et si le conseil général du Tarn-et-Garonne et son président Jean-Michel Baylet (PRG) viennent de décliner leur participation jusqu'à nouvel ordre, M. Comet a assuré qu'on était "vraiment dans la phase de concertation; donc ne je ne désespère pas, bien au contraire,

d'aboutir".

 

Les raisons de la résistance des collectivités sont multiples.

 

Mme Royal invoque le modèle retenu et la concession de la construction et de l'exploitation au secteur privé. M. Baylet argue de questions de tracé.

D'autres collectivités disent que l'arrivée du TGV ne changera rien pour leur territoire. Dans un contexte de rigueur budgétaire, d'autres encore ont tenté d'obtenir des contreparties.

France 3
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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 06:17

TGV 150Le gouvernement pourrait faire passer d'autres projets de ligne à grande vitesse (LGV) avant celui du Sud-Ouest si le financement nécessaire pour Tours-Bordeaux n'est pas réuni, a dit mercredi le préfet de la région Midi-Pyrénées, Henri-Michel Comet.

"Si la mobilisation collective - Etat, collectivités locales, etc... - n'arrive pas à être suffisante sur l'ensemble du projet, il y a des projets, eux, qui sont prêts. Donc, à un moment donné, l'Etat devra apprécier (...) s'il fait passer d'autres projets, qui sont prêts, avant celui du Grand Sud-Ouest", a dit Henri-Michel Comet devant la presse.

Il n'a pas précisé quels projets seraient susceptibles de prendre le pas sur la ligne Sud-Europe atlantique. Mais ses propos interviennent à un moment où des collectivités rechignent à contribuer au financement, compliquant la tâche du gouvernement censé rendre une décision sous peu.

"La question est finalisée en ce moment", a confirmé Henri-Michel Comet lors de sa première conférence de presse de préfet de Midi-Pyrénées.

La future LGV mettrait Bordeaux à un peu plus de deux heures de Paris (soit un gain de 50 minutes), peut-être en 2017. La ligne (dans la continuité de la ligne existante Paris-Tours) serait prolongée ultérieurement de trois branches distinctes: vers Toulouse et le Pays basque espagnol à partir de Bordeaux, vers Limoges à partir de Poitiers.

C'est à ce titre que les collectivités de cinq régions sont appelées, dans le cadre d'un partenariat public-privé d'une ampleur exceptionnelle, à participer au financement de Tours-Bordeaux, un projet chiffré à 6,7 milliards en euros constants 2009.

Mais les collectivités négocient âprement leur participation, quand elles ne la refusent pas, au point de susciter l'inquiétude quant à la réalisation même du projet. La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal (PS), vient de redire son refus de cofinancer. Elle consent seulement à accorder un prêt remboursable à l'Etat.

Le Figaro

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 06:12

TGV 150Le gouvernement pourrait faire passer d'autres projets de ligne à grande vitesse (LGV) avant celui du Sud-Ouest si le financement nécessaire pour Tours-Bordeaux n'est pas réuni. «Si la mobilisation collective - état, collectivités locales, etc. - n'arrive pas à être suffisante sur l'ensemble du projet, il y a des projets, eux, qui sont prêts. Donc, à un moment donné, l'état devra apprécier s'il fait passer d'autres projets avant celui du Grand Sud-Ouest», a assuré Henri-Michel Comet, préfet de la région Midi-Pyrénées.

Il n'a pas précisé quels projets seraient susceptibles de prendre le pas sur la ligne Sud-Europe Atlantique. Mais ses propos interviennent à un moment où des collectivités rechignent à contribuer au financement, compliquant la tâche du gouvernement censé rendre une décision sous peu. «La question est finalisée en ce moment», a confirmé Henri-Michel Comet.

La future LGV mettrait Bordeaux à un peu plus de deux heures de Paris (soit un gain de 50 minutes), peut-être en 2017. La ligne (dans la continuité de la ligne existante Paris-Tours) serait prolongée ultérieurement de trois branches distinctes: vers Toulouse et le Pays basque espagnol à partir de Bordeaux, vers Limoges à partir de Poitiers. C'est à ce titre que les collectivités de cinq régions sont appelées, dans le cadre d'un partenariat public-privé d'une ampleur exceptionnelle, à participer au financement de Tours-Bordeaux, un projet chiffré à 6,7 milliards en euros constants 2009.

Mais les collectivités négocient âprement leur participation, quand elles ne la refusent pas, au point de susciter l'inquiétude quant à la réalisation même du projet. La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal (PS), vient de redire son refus de cofinancer. Elle consent seulement à accorder un prêt remboursable à l'état.

 

La Charente Libre
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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 06:07

new-prefet-aquitain.jpgCe 4 mai, deux jours après sa prise de fonction, Patrick Stéfanini, nouveau Préfet de Gironde et d'Aquitaine, avait donné rendez-vous aux journalistes afin de leur présenter ses priorités d'actions pour le département girondin et la région Aquitaine. Au menu, pas de grande surprise : sécurité des personnes et des biens, réforme de l'intercommunalité et soutien aux forces productives. Egalement évoqués, l'immigration et le financement de la Ligne Grande Vitesse Tours-Bordeaux.
« Le préfet est tenu à un devoir de réserve et surtout à incarner l'Etat de manière impartiale » a tenu à rappeler à la presse, Patrick Stefanini, le tout nouveau Préfet de Région. C'est bien ainsi que cet ancien « collaborateur » d'Alain Juppé à Matignon, « et non ami » insiste-t-il, tient à remplir ses fonctions en Aquitaine. C'est donc dans cet esprit, qu'il met au menu de ses dossiers prioritaires, "ceux assignés par le Gouvernement", à commencer par « la sécurité des personnes et des biens ». S'il juge la situation de l'Aquitaine « globalement satisfaisante », il constate tout de même « un effort à faire en matière de lutte contre les cambriolages », prévoyant dans les jours ou semaines à venir la mise en œuvre d'un plan de lutte contre ce type de délits. Autre chapitre qui inquiète le nouveau Préfet : la sécurité routière. Face à un nombre de tués en nette augmentation depuis le début 2011, il a indiqué qu'il demanderait à l'administration centrale « un audit du système de prévention et de dissuasion de la délinquance routière tout en menant en parallèle une intensification des contrôles ».
Deuxième dossier inscrit à l'ordre des priorités du nouveau Préfet : « le dialogue avec les élus et surtout les Maires de Gironde, très nombreux à être concernés par la réforme de l'intercommunalité ». Après la proposition faite par son prédécesseur aux élus, il lui appartient désormais de « définir une méthode pour cette première période de concertation avec les Maires et les Présidents d'Etablissement Public de Coopération Intercommunale ». Enfin, le recul du chômage sera sa troisième priorité, notant que, malgré la baisse du chômage des jeunes de presque 6% en Aquitaine, les chiffres concernant le chômage dans son ensemble sont « moins bons ».

LGV Tour-Bordeaux : « le relai des acteurs aquitains »
Longtemps en charge de fonctions en liaison avec la sécurité et l'immigration, Patrick Stéfanini, a prôné sur le sujet de l'immigration illégale « une attitude de fermeté et en même temps d'humanité ». Constatant que dans ce domaine, « le département de la Gironde ne connaît pas de difficultés aigues », cette question n'est pas selon lui un dossier prioritaire. Et ce, même si sa première visite officielle, le jour même de son entrée en fonction, s'est faite au nouveau centre de rétention administrative de Bordeaux...
Enfin, sur le financement de la future LGV Tours-Bordeaux, et rappelant son rôle de Préfet coordinateur entre les cinq régions concernés, il prévoit dans les jours prochains de rencontrer chacune d'entre elle, afin de faire un point d'ensemble sur les financements recueillis. Concernant plus précisément la position de Ségolène Royal, qui demande à ce que l'engagement de la Région Poitou-Charentes se fasse sur la base d'un prêt remboursable, pouvant ainsi causer le blocage du financement de l'Etat, le Préfet Stéfanini ne s'est pas prononcé. Il souligne simplement qu' "il appartiendra au gouvernement d'engager ou non ce projet". Ayant cependant constaté « la forte attente des acteurs aquitains à l'égard de ce dossier", il s'est engagé à « s'en faire le relais auprès du directeur de cabinet du Premier ministre ».

Aqui

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