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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 07:00

TGV 150En ce début d’année, la mission GPSO finalise avec les acteurs locaux les dernières mises au point du tracé et prépare l’ensemble des dossiers nécessaires pour les enquêtes publiques prévues mi 2013. Compte tenu des caractéristiques du programme GPSO, trois enquêtes publiques seront nécessaires :
- une enquête sur 6 départements, pour les lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne,
- une enquête en Gironde, pour les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux,
- une enquête en Haute-Garonne, pour les aménagements ferroviaires au nord de Toulouse.

Autre action en ce début d’année sur la politique foncière volontariste souhaitée par les partenaires, la signature d’une convention entre la Safer Aquitaine Atlantique et RFF le 29 janvier dernier.

GPSO

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 07:59

TGV_1351.jpgSTRES et AZS ont organisé une réunion publique mardi soir au foyer rural autour des problèmes concrets posés par la LGV et les alternatives possibles. Deux membres du collectif Val de Garonne (Jacky Bernardin et Patrick Puech) ont exposé en long et en large les arguments de RFF, les ont démontés et ont même pointé les omissions, les à peu près (pour ne pas dire poudre aux yeux et inexactitudes) de RFF en s'appuyant, d'une part sur les données de l'opérateur et d'autre part sur une étude faite par le cabinet Clarenco. Le bon sens et la situation économique voudraient que ce projet onéreux soit abandonné (8 milliards d'euros actuellement, en 2005 RFF tablait sur 2,9 milliards ! combien dans 2/3 ans ? alors que la rénovation des lignes existantes est chiffrée à 2 milliards). Ce coût exorbitant qui met le kilomètre LGV au prix de 2 maisons de retraite ou de 4 collèges, ne serait en outre dépensé que pour une minorité de voyageurs : de 5 à 6 %, qui vont de Paris à Toulouse et retour, alors que la majorité des voyageurs prend le train tous les jours sur de courtes distances pour travailler ou voyager dans leur région. Vitesse, prix des billets, terres agricoles disparues, bien d'autres sujets ont été évoqués. Les participants ont posé des questions, apporté des témoignages et promis de rester mobilisés.

La Dépêche du Midi

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 06:45

TGV 150«Vous êtes contre la ligne à grande vitesse (LGV) Paris-Bordeaux-Toulouse en trois heures… J'en conclus que vous êtes pour un nouvel aéroport !» Répondant à une longue tirade du conseiller général Europe Écologie, Pierre Izard n'y est pas allé par quatre chemins. Il tiendra pour responsable les «écolos» si le projet de LGV échoue.

«Non lui répond Patrice Jimena, «je suis pour une ligne à grande vitesse mais pas dans n'importe quelles conditions ; je m'oppose à un projet qui assèche les finances publiques». Il n'a pas été suivi. L'opposition par la voix de Jean-Marc Dumoulin plaide pour le train «dont l'incidence environnementale est moindre que celle d'un avion. Il faut une alternative cohérente à l'aéronef» dit-il.

Les élus, toutes tendances confondues, ont voté le rapport sur les transports qui inclut la participation du département au financement du tronçon Tours-Bordeaux. En supplément, une rallonge de près de 7 000 euros a été adoptée pour financer des études complémentaires sur la mise à quatre voies de la section Saint-Jory-Toulouse, un rapport présenté par Véronique Volto..

Auparavant le rapporteur du dossier François Peraldi avait fait la synthèse des différents engagements du conseil général dans ce dossier La collectivité financera ce projet à hauteur de 68,2 millions d'€ ce qui représentera en 2018, date de fin des appels de fonds, une somme globale actualisée d'environ 748 millions d'€.

50 emplois d'avenir

Autre dossier adopté cette fois à l'unanimité ; la mise en œuvre du dispositif «emplois d'avenir». 50 jeunes en bénéficieront au conseil général comme dans ses organismes satellites. Leur affectation n'est pas précisée. «Ce dispositif s'adresse à des jeunes en difficulté, il n'est pas souhaitable de les placer dans des services sociaux et particulièrement les maisons de solidarité. Je pense plutôt aux collèges et aux services administratifs» explique Pierre Izard.

La Dépêche du Midi

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 06:29

TGV_1349.jpgRéseau Ferré de France a établi son programme de travaux pour 2013. Un calendrier largement dominé par la LGV Bordeaux-Toulouse et le lancement des enquêtes publiques.

Tout le confirme, à commencer par les assurances données récemment par François Hollande, relayées dans la foulée par les élus : la LGV Bordeaux-Toulouse est sur la bonne voie et tient les délais. Réseau Ferré de France l'a rappelé hier par la voie de Christian Dubost, délégué régional, et André Bayle, chef de mission pour le Grand projet du Sud-Ouest (GPSO). Même si la feuille de route reste inchangée, même si les garanties sont quasi certaines, il faut attendre l'incontournable étape de la Commission Mobilité 21 mise en place par le gouvernement. C'est elle qui est chargée de hiérarchiser les projets inscrits au Schéma national des infrastructures de transport. Cette commission formulera ses recommandations au printemps et les enverra au ministère. Les travaux de la commission permettront du même coup de redéfinir les calendriers.

Enquêtes d'utilité publique à la rentrée

En attendant, RFF poursuit l'ensemble des études et dossiers en prévision des enquêtes d'utilité publique prévues en septembre. L'objectif est inchangé : parvenir à une déclaration d'utilité publique (DUP) fin 2014.

Compte tenu de l'ampleur du projet, trois enquêtes seront conduites en même temps : une en Haute-Garonne pour les aménagements de la ligne existante entre la gare Matabiau et Castelnau-d'Estretefonds ; une enquête en Gironde pour l'aménagement du tronçon existant Bordeaux-Saint-Jean jusqu'à Saint-Médard-d'Eyrans, et, enfin, une enquête sur les six départements d'Aquitaine et Midi-Pyrénées traversés par les futures lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne.

Pour l'heure, il reste à RFF à résoudre les derniers obstacles dans l'instruction du dossier GPSO : dans les Pyrénées-Atlantiques, à Agen, mais aussi Auvillar et Bressols (82). «Ces questions vont être réglées. Nous sommes en capacité de faire remonter nos propositions finales au ministère dans les prochaines semaines», indique André Bayle. Bien entendu, les enquêtes seront menées en se référant au tracé arrêté le 30 mars 2012.

En attendant, Tours-Bordeaux poursuit ses travaux au long cours. Ils dureront jusqu'en 2017 et mettront Toulouse à 4 heures de Paris. Il faudra attendre 2020 et peut-être 2022 avant que la capitale ne soit reliée à Toulouse en un peu plus de 3 heures.

Demeure le cas très sensible de la jonction Toulouse-Narbonne pour laquelle aucune décision n'est prise. Plusieurs scénarios ont été comparés, du tout-TGV à l'aménagement des voies existantes, cela dans un contexte de restriction budgétaire qui pèsera lourdement sur le choix final. L'avis de la Commission 21 est très attendu. Il s'agit d'un tronçon symbolique puisque, avec lui, sera parachevée la grande boucle hexagonale à grande vitesse.


Matabiau réorganisée

La circulation des trains en gare de Matabiau à Toulouse, va être réorganisée d'ici le second semestre 2015 (35 M€ investis). La semaine prochaine, la démolition de l'ancien tri postal, entre la gare et le pont de la Médiathèque, va dégager l'espace pour une nouvelle voie tandis que les 11 autres seront dédiées aux trains selon leur provenance ou leur destination. Côté Marengo, les trains du nord-est (Tarn); au centre, les trains de Bordeaux-Narbonne; et, côté gare, ceux de l'Ariège, du Gers et des Hautes-Pyrénées. L'accessibilité handicapés va aussi être améliorée. Ph.E.

La Dépêche du Midi

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 06:42

TGV 1339Démolition de l'ex tri postal, réorganisation de la circulation des trains et meilleure accessibilité vont transformer Matabiau à l'horizon 2015. Pour l'arrivée de la LGV. Début des travaux lundi.

Enfin, ça va bouger à Matabiau. Le président Hollande a confirmé récemment à Bordeaux la réalisation du tronçon Bordeaux -Toulouse à grande vitesse. L'enquête publique sur cet aménagement (et sur la mise à quatre voies de Saint-Jory/Toulouse) va se dérouler cette année (à la rentrée). Dès ce lundi, les premiers coups de pioche vont concrètement donner le top départ du réaménagement de la gare Matabiau avec le lancement du chantier de démolition de l'ancien bâtiment du tri postal (situé entre la gare et le pont devant la Médiathèque).

«Cette démolition va permettre de créer une nouvelle voie 1C en début d'année», a déclaré hier Christian Dubost, directeur régional de Réseau Ferré de France (RFF).

Avec le développement attendu du trafic et dans l'optique de l'arrivée de la ligne à grande vitesse à l'horizon 2020, RFF, la société propriétaires des voies et des infrastructures, va mettre en place une nouvelle organisation des circulations «en créant des blocs indépendants selon la provenance des trains», précise Christian Dubost : bloc nord-est (voies 9-10-11 sur le récent quai 6, côté Marengo) pour les trains à destination ou en provenance de Saint-Sulpice ; bloc central (voies 4-5-6-7) pour les trains Montauban-Toulouse-Narbonne (et les TGV) ; et bloc sud-ouest (voies 1-2-3, côté gare Matabiau) : trains vers l'Ariège, le Gers ou Tarbes. L'accessibilité handicapés va aussi être améliorée.

«Un chantier réalisé sans trop de perturbations sur le trafic (une partie de la gare sera fermée certains week-ends) pour une livraison au second semestre 2015», annonce Christian Dubost : «Cet aménagement permettra d'accueillir la ligne à grande vitesse sans problème. Mais nous réservons l'espace pour un aménagement à plus long terme (entre 2020 et 2040), avec des quais plus larges et deux voies en plus».

Un projet urbain de grande envergure accompagnera cette transformation de la gare, piloté par Europolia avec la communauté urbaine Toulouse Métropole, le département, la région et l'état. 50 ha accueilleront sur site bureaux, habitat et services selon un plan guide confié à une équipe d'urbanistes retenue parmi trois candidats (Busquets-Desvigne-Dutilleul ; Nicolas Michelin ou Cardette-Huet).


Le chiffre : 35

millions d'euros > pour réorganiser la gare. C'est l'investissement consacré à la création de blocs Nord-Est, Sud-Ouest et Central, indépendants selon la provenance et la destination des trains.

La Dépêche du Midi

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 06:33

TGV_1350.jpgLe coût du chantier dépasserait le budget. L'impact serait nul pour les collectivités, qui veulent renégocier à la baisse leur contribution. Vendredi 14 décembre, dans les salons d'honneur de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux, Guillaume Pepy fait son travail. Le PDG de la SNCF plaide devant une poignée d'élus girondins pour la modernisation du réseau, fait un point sur le rapprochement entre la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) et évoque le risque pour les prix des billets Paris-Bordeaux à grande vitesse qu'entraînerait une augmentation des péages.

2013 : année critique

Une rencontre classique pour ce PDG aguerri, toujours aussi à l'aise au contact des élus qu'efficace dans les cabinets ministériels. Mais, en aparté, Guillaume Pepy est plus alarmiste. Il indique à quelques-uns de ses voisins de table que le coût d'objectif de la construction du tronçon de la LGV Tours-Bordeaux, estimé à 7 milliards, le 16 juin 2011, lors de la signature du contrat de concession entre RFF et Vinci, serait à la hausse, au point d'atteindre 10 milliards d'euros en 2017.

Info ou intox ? Il faut savoir que ce grand chantier est soumis à une actualisation indiciaire de l'ordre de 3,2 % par an. Celle-ci est contractuelle. Et s'applique à tous les financiers publics du projet. Avec ce surdoué du lobbying, l'information est toutefois à prendre avec précaution. Car, si elle se confirmait, le trouble serait général sur cette première concession ferroviaire de grande ampleur. Et la bataille fait rage à Paris entre les projets de lignes nouvelles, aujourd'hui soumis à l'arbitrage de la commission Mobilité 21, qui doit proposer en avril des priorités au gouvernement.

La SNCF a aussi intérêt à ce que les crédits publics limités qui seront investis dans le ferroviaire, ces prochaines années, n'oublient pas la modernisation des lignes existantes. Guillaume Pepy martèle ce message depuis des mois. Il sait qu'il fera mouche en Gironde, car c'est en cette année 2013 que l'appel de fonds auprès des collectivités locales qui cofinancent la ligne Tours-Bordeaux est le plus fort. Et il sait aussi que, devant l'énormité des budgets (12 milliards d'euros), les élus aquitains doutent de leur capacité à payer pour des prolongements ultérieurs vers Toulouse ou Hendaye. Le front des soutiens se lézarde.

La clé du péage

Impossible d'obtenir confirmation auprès des filiales de Vinci à Poitiers, plus promptes à communiquer au sujet de l'impact du chantier sur l'économie locale. « Le surcoût du chantier n'est pas un sujet », indique tout de même le patron de Cosea, après huit jours de silence. Même son de cloche à RFF. Tout juste admet-on à la direction de la communication de Lisea, la société concessionnaire, « que les exigences environne- mentales plus fortes qu'estimé initialement auront un impact financier non établi à ce jour ».

Pourtant, selon plusieurs autres sources, Lisea mènerait à Paris un lobbying appuyé pour obtenir une plus grande fréquence de trains sur la future ligne nouvelle Paris-Bordeaux. Car la clé du contrat de concession est le péage, qui est bloqué tel un verrou. La grille tarifaire est compliquée comme un manuel de sécurité ferroviaire, mais on peut estimer que le tarif qui sera payé par la SNCF à RFF jusqu'à Tours, puis entre Tours et Bordeaux à Vinci pendant cinquante ans, est de l'ordre de 20 euros du kilomètre par train. Ce qui rend la concession très rentable, de l'ordre de 15 % au final pour le concessionnaire. Pourquoi Vinci demanderait-il déjà, à peine quelques mois après le début des travaux, une augmentation des cadences ? Il est important de dire que, quelle que soit la dérive financière du projet, « elle n'aurait pas d'impact sur les contributions des élus », indique-t-on chez RFF, à Paris. Les élus et les finances locales sont protégés. Jusqu'à quand ?

Renégociation

Car RFF a un autre souci. Celui de la contribution des collectivités locales au projet Tours-Bordeaux. La Région Poitou-Charentes, les Conseils généraux des Landes, des Deux-Sèvres, de la Dordogne et du Gers n'ont pas versé leur écot au projet. Les agglomérations de Bayonne et de La Rochelle doutent. Et que dire des grandes collectivités locales midi-pyrénéennes qui ont conditionné un tiers de leur participation à Tours-Bordeaux si le chantier vers Toulouse ne s'engageait pas avant 2017 ? Un rêve, aujourd'hui.

RFF fait la banque pour le moment. Elle utilise une cagnotte de provision pour risques qui figure au contrat de concession. Mais elle n'était pas prévue à cet effet. Le manque à gagner est supérieur à 300 millions aujourd'hui. La provision explose. Les collectivités qui ont payé cherchent aujourd'hui à renégocier le montant de cette participation à la baisse. Elles veulent aussi tirer profit de la baisse des taux d'intérêt des emprunts contractés par le concessionnaire. Elles ne sont pas au bout de leurs peines. Paris n'est pas encore à deux heures de Bordeaux, mais l'équation financière du projet est aujourd'hui ébranlée.

Le Sud Ouest

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 07:40

TGV_1347.jpgDe visite en Gironde, jeudi, le chef de l'État a annoncé qu'elle se ferait. De quoi irriter les anti-LGV qui n'entendent pas déposer les armes.

«François Hollande a commis un acte d'ingérence majeur en s'avançant sur la réalisation de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et ce, avant que la commission Cuvillier chargée de hiérarchiser les grands projets d'infrastructures routières et ferroviaires n'ait rendu sa copie. Une copie qui est programmée pour début avril », déclaraient hier soir les porte-parole de la Coordination 47, Charles d'Huyvetter et Joseph Bonotto. À leurs côtés, devant la préfecture d'Agen, une quinzaine de manifestants anti-LGV venus marquer le coup au lendemain de la déclaration du président de la République, en Gironde.

Pour cette manifestation improvisée des cartons rouges estampillés « Hollande » et un grand brasier allumé à partir d'une meule de fourrage.

Rappelons que jeudi après-midi, alors en visite à Bordeaux accueilli par Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine, le chef de l'État semblait n'émettre plus de doute sur la réalité de la LGV Bordeaux-Toulouse. « Il a clairement voulu caresser dans le sens du poil, le chef de la Région socialiste. Mais on le sait, cette ligne ne pourra pas voir le jour car les finances ne suivront pas. Il veut juste gagner du temps.

La farce va se poursuivre avec enquête publique jusqu'aux régionales histoire d'assurer une réélection de ses amis socialistes, les présidents d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées, Alain Rousset et Martin Malvy », lâchait quant à lui, Bernard Faucon-Lambert, porte-parole de l'association des élus lot-et-garonnais prônant l'aménagement des voies existantes, ALTernative LGV.

Le fond et la forme

Du côté des pro-LGV, au premier rang desquels, le président de l'Agglomération d'Agen, Jean Dionis du Séjour, la déclaration de François Hollande n'est pas étonnante sur le fond. « Je l'ai dit aux anti-LGV qui sont venus me voir, fin décembre, attendez-vous à ce que la commission Cuvillier n'écarte pas le projet Bordeaux-Toulouse. Toulouse est « la » métropole du Sud de la France plus que Bordeaux ou Marseille qui sont des ports excentrés. En revanche, sur la forme, je suis surpris par l'attitude du chef de l'État qui, au détour d'une simple visite, donne le résultat, d'une commission qui est toujours au travail. Et ce, alors que la démarche de hiérarchisation des projets par rapport aux capacités financières de notre pays était plutôt cohérente… »

Toujours est-il que la déclaration de jeudi du chef de l'État a fait couler beaucoup d'encre depuis. Les anti-LGV restent quant à eux mobilisés. Hier, une délégation lot-et-garonnaise a rencontré Matthias Fekl, député de Marmande et Gilles Savary, député girondin, afin de les sensibiliser à leurs arguments contre cette ligne. Et de les inviter à appuyer la demande de la Coordination 47 pour être auditionnée par la commission Cuvillier. « C'est également aussi le sens de ce petit brasier que nous avons allumé devant la préfecture d'Agen. Nous voulons avoir la possibilité de présenter nos arguments à la commission et au ministre des transports avant qu'ils ne rendent leurs décisions », ajoutait hier soir Charles D'Huyvetter.

D'autres actions sont au programme dans les semaines à venir : le 2 février, mobilisation du côté de Sainte-Colombe-en-Bruilhois, mi-février, lancement d'une pétition sur Agen et organisation d'un flash-mob à Nérac…

Le Sud Ouest

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 17:52

TGV 150Après l’insupportable suspense entretenu ces derniers mois à grand coup de contradictions par le nouveau Gouvernement, le Président de la République a confirmé, hier soir, la création des tronçons de Ligne à Grande Vitesse Tours-Bordeaux et Bordeaux-Toulouse.

C’est une nouvelle rassurante.

Mais, sans vouloir adopter une posture politicienne, je crois qu’il faut la nuancer pour deux raisons.

La première est que nous sommes en présence d’une simple déclaration d’intention. Alors que la date de réalisation a déjà été subrepticement décalée de 2020 à 2022, rien n’a été annoncé sur le calendrier. De plus, aucune garantie concrète ne vient confirmer cette annonce alors que le Gouvernement est devenu le champion des revirements. Chat échaudé…

La seconde nuance est que rien n’a été confirmé concernant la suite du trajet vers Narbonne, le Golfe du Lion et l’Espagne. C’est inquiétant et cela laisse présager l’abandon de ce tronçon.

J’appelle le Président de la République à assurer la réalisation de l’intégralité de cette LGV, comme prévu depuis des années, pour le plus grand bénéfice tant économique qu’environnemental du Grand Sud.

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 12:46

TGV_1346.jpgLe projet de prolongement de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux puis vers Toulouse a été confirmé par le chef de l'État jeudi, selon qui "c'est l'avenir". Il figurait auparavant parmi les grands projets d'infrastructures de transport remis en cause par le gouvernement au nom du réalisme budgétaire.

Les Toulousains ont de quoi se réjouir ce matin. La ligne ferroviaire à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse verra le jour, a confirmé jeudi François Hollande à l’occasion d’un déplacement en Gironde sur le thème des investissements d'avenir. La ville rose se retrouvera à 3h15 de Paris à l’horizon 2020. "Je sais qu'il y a quelques endroits où c'est toujours difficile mais ça passera parce que ça doit passer, parce que c'est l'avenir", a affirmé le chef de l’État. Les travaux porteront d'abord sur le tronçon Tours-Bordeaux, puis Bordeaux-Toulouse.

La liaison était possiblement remise en cause pour des questions budgétaires suite au passage en revue par le gouvernement de toute une série de grands projets de liaisons ferroviaires, routières et fluviales issus du Grenelle de l'environnement sous la présidence Sarkozy.
Il juge le coût évalué des investissements (245 milliards d'euros sur 25 ans) insoutenable pour l'État et les collectivités et incompatible avec un retour à l'équilibre des finances publiques. Une mission composée de parlementaires et de personnalités qualifiées a été chargée d'opérer le tri entre les projets. Elle est censée remettre ses recommandations au printemps.

"Une évidence" pour Martin Malvy

Ce prolongement de la ligne à grande vitesse constitue une excellente nouvelle pour l’économie toulousaine et plus largement, celle du Sud-Ouest. Aussi, les élus de Midi-Pyrénées soutiennent ce projet. Les collectivités ont accepté de payer pour Tours-Bordeaux mais uniquement pour que la ligne soit ensuite prolongée vers Toulouse. En septembre dernier, il croyait au projet. "La ligne LGV Bordeaux-Toulouse se fera, c'est pour moi une évidence. La quatrième ville de France, et Midi-Pyrénées dans son ensemble, ne peuvent pas rester à l'écart du réseau ferroviaire à grande vitesse" avait déclaré Martin Malvy, le président de la région Midi-Pyrénées et président de l'association TGV Sud-Ouest. Le début des travaux est attendu pour 2017.

LaTribune.fr

En savoir plus:

Martin Malvy a réagit dans un communiqué ce vendredi 11 janvier: "Le Président de la République a confirmé l’unité de l’itinéraire Paris-Bordeaux-Toulouse. C’est la notion d’axe ferroviaire pour le désenclavement du grand Sud-Ouest que nous défendons depuis maintenant 10 ans. C’est aussi la raison pour laquelle nous cofinançons les travaux entre Tours et Bordeaux.

Frédéric Cuvillier, ministre en charge des Transports, nous avait confirmé à Paris, il y a quelques semaines, que la procédure engagée serait respectée avec le lancement de l’enquête publique cette année et la DUP en 2014. La déclaration de François Hollande hier à Bordeaux constitue pour nous une bonne nouvelle en ce début d’année."

Objectif News

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 06:52

TGV_1345.jpgLe président socialiste du conseil général de la Haute-Garonne, Pierre Izard, a mis en garde mercredi contre un abandon du projet de TGV à Toulouse.

On pensait l’affaire classée depuis plusieurs années. Pour Pierre Izard, président (PS) du conseil général de Haute-Garonne, ce n’est visiblement pas le cas. Lors de ses vœux à la presse hier matin, le socialiste a ressorti des cartons le projet de construction d’un second aéroport dans la région, le proposant comme une alternative en cas d’abandon du projet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. "S’il n’y a pas de LGV à Toulouse, il faudra reparler d’un second aéroport", a-t-il ainsi indiqué.

Les défenseurs de la LGV inquiets

Vieux serpent de mer, l’idée avait refait surface il y a plus de dix ans pour parer à l’augmentation constante du trafic aérien. "A l’époque, la plupart des élus socialistes de la région s’étaient clairement positionnés contre ce projet", rappelle Xavier Bigot, porte-parole du groupe local EELV. Ce fut finalement le Grenelle de l’environnement, en 2007, qui enterra le projet. Alors pourquoi agiter de nouveau le chiffon rouge ? "Le projet de LGV bat de l’aile. Certaines collectivités renoncent à le financer, la population locale doute de son intérêt, le mode de financement public-privé est contesté… Cela a de quoi inquiéter ses défenseurs, analyse Xavier Bigot. Pierre Izard cherche peut-être à faire peur : ‘‘Si vous vous opposez à la LGV, on vous collera un aéroport’’. Mais ce n’est pas crédible…"

Métro

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