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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 05:56
esc-debat.jpgL'Association Cactus organise le 10 avril prochain un débat entre les principaux partis politiques de jeunesse afin de confronter les avis sur différents sujets.

Ainsi, les responsables des différents groupes et fédérations (par ordre alphabétique ; Jeunes Ecologistes, Jeunes Pop, MJCF, MJS, MoDem, UDI) seront présents pour parler de 5 thèmes, chacun précisé par une question.

- Économie: Quelles mesures pour relancer la croissance en France?
- Écologie: Quel avenir pour le nucléaire? Quelle place pour les énergies renouvelables?
- Éducation: Quelle vision pour l'enseignement supérieur en période d'austérité?
- Société: Quelle politique d'immigration pour la France?
- Europe: Une Europe des États et de la rigueur est-elle souhaitable?

Les représentants de chacun des mouvements sont :
- Jeunes Ecologistes ; Romain Le Gloahec
- Jeunes Pop (UMP) ; M. Guillaume Brouquières
- Mouvement des jeunes communistes français (MJCF) ; M. Christophe Cerpedes
- Mouvement des jeunes socialistes (MJS) ; M.Grichka Lingerat
- Mouvement Démocrate (MoDem) ; M. Rémy Gire
- Union des Démocrates et Indépendants (UDI) ; M. Grigori Michel
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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 05:47

thomas simonianEntre 1988 et 1991 Jérôme Cahuzac était conseillé du ministre de la santé de l’époque Claude Evin, en charge notamment des relations avec l’industrie pharmaceutique. Deux ans après il crée un cabinet de conseil à destination de cette même industrie… Cet état de fait n’a semble-t-il pas alerté grand monde, et pourtant tous les indices de probité concernant l’intéressé étaient déjà là. Cela n’a pas empêché François Hollande et Jean-Marc Ayrault d’en faire leur ministre du budget. Mais comment les rendre pour seuls responsables de l’affaire qui éclate aujourd’hui ? C’est tout un système qui arrive à bout de souffle. Un système qui confine nos élus dans un microcosme où sans qu’ils s’en rendent forcément compte, tout est permis.

Profitons de cette crise morale

Mediapart a révélé coup sur coup les affaires Bettencourt et Cahuzac… Le pire reste d’ailleurs peut-être à venir. Sûrement. Mais il faut toujours savoir profiter d’une crise pour rebondir. François Hollande a donc cette chance d’être dans une situation où rien ne peut être pire. Il a l’opportunité de devenir le président qui aura enfin moralisé la vie politique… A lui de faire ! Ou pas. Si en revanche il ne fait rien, ou pas grand-chose (des « mesurettes »), il prend le risque de rompre à jamais le lien avec les Français. L’autre risque étant que l’enquête en cours mette en lumière le fait qu’il ait été informé de l’existence du fameux compte de Cahuzac… Alors que lui resterait-il comme cartouche ? Je cherche, je cherche. Je ne vois pas. Hollande est sur le fil du rasoir et il le sait. Son élection s’est déjà faite en plein d’une crise économique et financière sans précédent, elle coïncide désormais avec une grave crise morale. La responsabilité est lourde.

Une responsabilité qui incombe aussi aux élus locaux

S’ils sont aujourd’hui les premières victimes de ces affaires en cascade, les élus locaux ont maintenant un vrai rôle à jouer, dans une confiance à retrouver entre le corps politique et les citoyens. La transparence va leur être exigée en priorité. Ils sont notre premier lien avec le pouvoir. Pour les aider dans cette tâche, une loi sur la moralisation de la vie publique est donc nécessaire. Et vite ! Alors les questions du cumul des mandats, du cumul des émoluments, des avantages divers et variés, des déclarations de patrimoines, des conflits d’intérêts (éviter par exemple qu’un parlementaire puisse être également avocat d’affaires) et de la lutte contre les paradis fiscaux doivent être mises sur la table. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas …

Le Journal Toulousain

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 05:38

TLTSuivant depuis de long mois la complexe réorientation de la chaîne de télévision locale Télé Toulouse (TLT), les élus UMP et associés du groupe Osons Midi-Pyrénées au Conseil régional de Midi-Pyrénées ont décidé de passer à la vitesse supérieure.

Ce début de semaine, ce groupe d’opposition à Martin Malvy, présidé par Jacques Thouroude, a lancé deux procédures pour connaître les détails d’un Contrat d’objectifs et de moyens (COM) signé, l’été dernier, entre le Conseil régional de Midi-Pyrénées et la direction de la chaîne contrôlée principalement par la mairie de Toulouse (51,5 % des parts) et le groupe La Dépêche (22,5 %). Un contrat engageant la collectivité régionale à hauteur d’1,5 million d’euros sur 3 ans contre une orientation plus régionale du contenu éditorial de la chaîne.

« Après avoir écrit sans succès au CSA, nous avons décidé de saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour obtenir la délivrance des documents inhérents à la négociation opérée par la chaîne et la région, annonce Elisabeth Pouchelon (UMP), suivant principalement ce dossier à la région.

« Parallèlement, nous demandons la saisine de la Chambre régionale des comptes sur ce Contrat d’objectifs et de moyens. Pour trois raisons : l’absence de mise en concurrence, l’absence d’éléments sur le reconventionnement de la chaîne par le CSA en cas de réorientation éditoriale de la chaîne et d’une extension de la zone de la diffusion ; enfin, sur le versement du premier tiers du montant engagé, soit 500 000 euros pour l’année 2012 sans que quelconque réorientation éditoriale n’ait été opérée », poursuit-elle.

L’avenir toujours incertain de la chaîne
Cette double initiative intervient dans un contexte toujours difficile pour la télévision locale toulousaine. Son directeur des programmes, Franck Demay, vient d’être mis à pied par sa direction et son remplacement serait, selon nos informations, en cours.

N’ayant pu recruter le directeur de cabinet de Martin Malvy au Conseil régional, Philippe Joachim, lequel avait décliné l’offre après un avis négatif de la commission de déontologie de la fonction publique, le conseil d’administration lorgne aujourd’hui un journaliste parisien pour le poste de directeur général : Emmanuel Schwartzenberg, qui fut longtemps responsable de la page Médias au Figaro.

Le fils du célèbre cancérologue, proche des milieux radicaux de gauche, n’a cependant pas encore donné son accord.

Le groupe La Dépêche serait également prête à « lâcher » la régie publicitaire de la chaîne, ce qui apporterait un peu plus d’autonomie à celle-ci. L’information reste à confirmer mais elle coïnciderait parfaitement avec l’objectif de rachat de Sud Radio que le groupe présidé par Jean-Michel Baylet s’est fixé.

En vertu d’une loi sur la concentration de la presse et sur la concurrence, une entreprise de presse ne peut éditer, dans une région, une publication quotidienne et exploiter, dans la même zone, une télévision hertzienne que si elle s’abstient de toute activité dominante en matière de radio…

A noter que, selon nos informations, ni les représentants de TLT et du groupe La Dépêche ne seront auditionnés par la commission sur l’avenir de la télévision régionale mis en place en janvier au Conseil régional par Martin Malvy à la demande des élus écologistes et présidée par Dominique Salomon (PRG).

La Voix du Midi

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 05:18

bus-tisseo-01.jpgDemain mardi 2 avril débute l'enquête publique sur le Boulevard urbain nord (BUN). Un projet de la communauté urbaine et de Tisséo destiné à améliorer la circulation dans le Nord de l'agglo, sans doute la zone la moins bien dotée en infrastructure de transports à ce jour.

Le projet.- Ce boulevard comprendra une voie pour les voitures dans chaque sens, une section réservée aux bus et des cheminements pour les cyclistes et piétons. Il ambitionne également de structurer l'urbanisation de cette partie de l'agglo.

Le tracé.- Le BUN partira du métro Borderouge, terminus de la ligne B. Il traversera le quartier toulousain de Paléficat, une partie de l'Union, Launaguet, Castelginest et Gratentour pour s'arrêter à Bruguières (RD 59). Soit 13 km dont 7,5 de voie nouvelle.

Le calendrier.- Le début des travaux est prévu pour le 1er semestre 2014. Ils s'échelonneront jusqu'en 2017 et au-delà en fonction des sections. La mise en service se fera par tronçons à partir de 2015.

L'enquête publique.- Elle se déroule du 2 avril jusqu'au 13 mai. Des permanences sont organisées par la commission d'enquête dans toutes les mairies du secteur où des registres sont à la disposition du public. Les observations peuvent également être consignées à la communauté urbaine Toulouse Métropole (6, rue René Leduc, 31 000 Toulouse). Le dossier est aussi disponible sur toulouse-metropole.fr et haute-garonne.gouv.fr. Une réunion publique se tiendra le samedi 13 avril, de 9 h 30 à 12 heures à Bruguières, salle Le Bascala.

Enquête parcellaire.- L'enquête a aussi pour but de déterminer les parcelles constituant l'emprise du BUN pour les acquérir. Trois cent soixante-cinq propriétaires seraient impactés.

Nouvel échangeur.- Le projet prévoit la création d'un échangeur sur le périphérique entre Les Izards et Croix-Daurade.

La Dépêche du Midi

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 06:23

Gerard-Tremege-01.jpgLe Président du groupe « Républicains et Territoires » à la région, maire de Tarbes, répond aux questions de Thomas Simonian. Au menu : le désengagement de l’Etat, Malvy et les Municipales (Tarbes et … Toulouse). Un entretien durant lequel Gérard Trémège doute du fait que Martin Malvy souhaite quitter son fauteuil. A partager !

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 06:17

Gerard-Tremege.pngPrésident du groupe « Républicains et Territoires » à la région, maire de Tarbes.

Avec la nomination de Nicole Belloubet au Conseil Constitutionnel, Martin Malvy se retrouve t-il fragilisé ?

Je tiens à dire que j’ai beaucoup de respect et d’estime pour Nicole Belloubet, qui était une première vice-présidente dont la compétence et l’implication dans les dossiers étaient reconnues de tous. Même si elle est de gauche, c’est une remarquable élue qui pouvait être considérée, à juste titre, comme un successeur possible au président Malvy. Ce départ peut en effet poser un problème au Parti Socialiste, et donc je me demande si le successeur de Martin Malvy ne sera pas Mr Malvy lui-même… Surtout si les élections régionales sont en 2014.

Y a-t-il espoir que l’on retrouve bientôt une opposition unie au Conseil Régional ?

Vous savez, je me souviens du temps de l’ancienne mandature d’une opposition, certes non divisée, mais qui avait deux branches. Il y avait alors l’UDF et l’UMP. Mais c’est vrai que l’on peut constater qu’aujourd’hui la composition de ces deux groupes (« Osons Midi-Pyrénées » et « Républicains et Territoires », ndlr) est quasi identique, avec des UMP, des UDI et des Non-Inscrits. Donc, on ne comprend plus vraiment l’intérêt d’avoir deux groupes. Je pense que l’intérêt de tous, dans la perspective des prochaines élections, est de pouvoir travailler tous ensemble pour proposer une alternative crédible.

Une alternative crédible, c’est aussi afficher un leader… Etes-vous postulant ?

Non, me concernant je ne suis postulant qu’à une seule chose aujourd’hui, c’est à ma succession à la mairie de Tarbes. Mais j’apporterai ma contribution, si on me le demande, pour faire en sorte que l’alternance à la région soit possible.

Propos recueillis par Thomas Simonian

Le Journal Toulousain

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 06:36

mariage-pour-tous-06.jpgAfin de battre le rappel pour une grande manifestation à Paris le 24 mars prochain, Frigide Barjot, porte-parole des opposants à la loi sur le mariage pour tous et le député UMP Hervé Mariton ont tenu un meeting à Toulouse, ce mercredi 13 mars.

« Ce meeting a été un véritable succès tant par la qualité des interventions, par l’affluence enthousiaste des participants que par le dynamisme des bénévoles en charge des différents stands, depuis la vente de livres jusqu’à la réservation en ligne des trains et bus pour le 24 mars», note les organisateurs du collectif « La Manif pour tous», présidé localement par Cécile Nougayrède.

Avec Xavier Bongibault, gay et anti-mariage pour tous

Plusieurs intervenants ont fait part de leurs analyses à l’instar des professeurs de droit Claire Nerinck et Pierre Delvolvé au plan juridique, du docteur Mazzone, pédopsychiatre au CECOS de Toulouse, à propos de la procréation médicalement assistée (PMA) ou encore de Nathalie Talleu, porte-parole de l’association Les Adoptés.

Est également intervenu: Xavier Bongibault, président de « Plus Gay sans mariage ». Il a estimé que « les positions défendues par les promoteurs du projet Taubira sont en fait les plus homophobes qui soient» et a dénoncé une « utilisation des réformes sociétales comme écran de fumée et variables d’ajustement d’une politique en échec ».

Au plan politique, se sont exprimés la conseillère régionale UMP Elisabeth Pouchelon, le député UMP de l’Aveyron Yves Censi et Hervé Mariton, député UMP de la Drôme.

Frigide Barjot: « Monsieur Hollande, occupez-vous du chômage, laissez-nous le mariage»

Frigide Barjot a conclu en appelant tous les participants à venir nombreux, pour faire gagner la France le 24 Mars sur les Champs Elysées, et « faire échec au projet idéologique d’un gouvernement qui veut transformer notre société en remettant en cause le sens même de la personne humaine« .

Après avoir interpellé le président de la République par « Monsieur Hollande, occupez-vous du chômage et laissez-nous le mariage», elle a invité tous les participants à chanter avec elle la Marseillaise en se tenant la main.

Il est à noter qu’une manifestation contre l’homophobie s’est tenue en présence d’une cinquantaine de militants d’association LGBT aux abords de la salle Mermoz où se déroulait le meeting. Un cordon de CRS a veillé à tenir à distance les deux cortèges.

Voix du Midi

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 06:27

mariage-pour-tous-05.jpgLa manifestation favorable au mariage pour tous a voulu rejoindre le meeting des anti, avec en guest-star Frigide Barjot mais les CRS veillaient. Hier soir à Toulouse, il y avait d'un côté le meeting "la manif pour tous", le collectif qui s'oppose à la loi sur le mariage homosexuel, et de l'autre une manifestation d'associations favorables au mariage pour tous qui protestaient contre la tenue de ce meeting. Les deux manifestations ne se sont pas rencontrées, les CRS empêchant les "pros" de rejoindre la Salle Jean Mermoz où se tenait le meeting des "anti".

EN VIDEO : LES POUR ET LES CONTRE A TOULOUSE

France3

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 17:07

Yoann RAULT-WITAMercredi 27 février, le Sénat a adopté une proposition de loi communiste d’amnistie des délits et sanctions pour des faits, passibles de 5 ans d’emprisonnement, commis lors de mouvements sociaux. Adoptée de justesse (le texte a été voté par 174 voix contre 172), l’objectif de cette mascarade est d’annuler les condamnations pénales et les sanctions disciplinaires pour les atteintes aux biens commises entre le 1er janvier 2007 et le 1er février 2013 et passibles de cinq ans de prison au maximum. On ne parle pas là de «petites infractions». Les groupes PS, communiste, écologiste et une grande partie des sénateurs radicaux de gauche ont voté pour, tandis que l’UMP et les centristes, ont voté contre. Par définition, l’amnistie, prévue par l’article 133-9 du Code pénal, «consiste à effacer le caractère d’infraction de certains faits accomplis dans le passé en interdisant toute poursuite pénale, en interrompant l’exécution des peines et en effaçant les condamnations prononcées » Il faut dire que durant la campagne présidentielle, la CGT s’était prononcée clairement et sans ambiguïté pour François Hollande. Elle touche aujourd’hui le salaire de son engagement avec ce texte présenté par les sénateurs communistes, dont on connaît les liens historiques avec la CGT, qui va plus loin qu’aucun texte n’est jamais allé dans la culture de l’excuse. Rassurez-vous les faucheurs anti-OGM ne peuvent pas prétendre en bénéficier et les menaces contre les personnes dépositaires de l’autorité publique en ont été exclues. Il est donc moins grave de séquestrer son patron que de couper un pied de maïs. Nous n’avons visiblement pas tous la même échelle de violence… Il serait temps de rappeler à Monsieur Mélenchon que l’exercice de la liberté syndicale ou du droit de grève ne peuvent aller contre l’ordre républicain et le respect de la loi. Véritable chèque en blanc à la violence, ce texte met clairement les socialistes dans l’embarras. Le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s’exprimant sur le sujet disait «Je reste sceptique sur le principe de l’amnistie. Je crois d’abord aux exigences du dialogue social, mûr, responsable dans une démocratie. C’est ça au fond qui permet de lutter contre les dérives, qui permet de lutter pour l’emploi [...]. La colère, la violence ne sont pas possibles dans une démocratie comme la nôtre. » La dérive laxiste est inquiétante. Depuis l’élection de François Hollande, la délinquance est repartie à la hausse tout comme les agressions contre les représentants des forces de l’ordre qui font tristement la une des journaux. Le signal fort que la gauche souhaite lancer aux délinquants est une honte puisque la vision des communistes et autres alliés de gauche est claire : la séquestration de dirigeants d’entreprise ou encore les dégradations de locaux publics ou privés ne sont pas si graves que ça… Un conflit social légitimerait donc la violence et le non-respect de la loi ? Quelle entreprise va venir entreprendre dans un pays où l’on peut dégrader les usines et séquestrer les dirigeants ? On ne peut clairement donner raison à ces personnes qui, au nom d’une illusoire défense des salariés, préfèrent menacer, séquestrer et casser que dialoguer.

Cette loi d’amnistie pour les syndicalistes montre que la politique de la gauche est plus motivée par ses intérêts clientélistes que par l’intérêt général. La présidente du MEDEF, Laurence Parisot, avait dénoncé cette proposition de loi, y voyant « un appel à encourager la destruction et le cassage » et un obstacle au dialogue social là où Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement parlait honteusement « d’un équilibre entre la légalité républicaine et en même temps le droit syndical ». Un équilibre entre la légalité et le droit syndical, vous avez bien lu…

Il est un silence assourdissant, inquiétant et irresponsable dans cette affaire : c’est celui de François Hollande. La gauche doit aujourd’hui prendre ses responsabilités ! Le rejet d’un tel projet de loi à l’Assemblée nationale est une évidence dans l’intérêt général car le signal que cette proposition de loi donne aux entrepreneurs est particulièrement négatif. Après tout, cela importe peu à notre Ministre du redressement productif trop occupé à répondre à Monsieur Taylor. Comme l’a précisé la ministre de la Justice, Christiane Taubira, l’amnistie ne concernerait que «quelques dizaines de condamnations».

A quoi bon ternir l’image du dialogue social français, généraliser les salariés syndiqués qui se battent au quotidien pour améliorer ce dialogue pour une poignée de racailles qui considèrent que c’est par la force et la peur qu’ils se feront entendre ?

Yoann Rault-Wita

Militant pour les valeurs de la droite

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 06:44

Yoann RAULT-WITASouvenez-vous, à l’époque, les diverses nominations dites « d’ouverture », voulues par le Président Sarkozy, au sein du Gouvernement. Fadela Amara en tant que Secrétaire d’État chargée de la Politique de la Ville, Jean-Pierre Jouyet en tant que Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, Bernard Kouchner en tant que Ministre des Affaires étrangères. Au Parlement, les députés PS Didier Migaud puis Jérôme Cahuzac prirent la présidence de la Commission des Finances. Au Conseil Constitutionnel, on remarqua la nomination de Michel Charasse (ancien sénateur PS et ministre de F. Mitterrand). Didier Migaud était nommé président de la Cour des Comptes… Souvenez-vous, le candidat Hollande qui disait à Dijon, le 3 mars 2012 «à l’avenir, les hauts fonctionnaires seront nommés sur leurs compétences et la seule loyauté qui leur sera réclamée sera celle à l’égard de l’État et non du chef de l’État» ou encore lorsqu’il expliquait le 2 mai 2012 «Moi, président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les présidents des chaînes publiques, je laisserai ça à des instances indépendantes».

Paroles, paroles, paroles…

Aujourd’hui, l’Etat PS est en marche. En l’espace de neuf mois, plus d’un quart des préfets, plus d’un tiers des recteurs d’académie, et près de 20% des ambassadeurs ont été changés et remplacés par des personnalités de gauche. La voici, la République des amis ! Il a ensuite fallu remercier les petits copains et ceux que l’on ne savait plus où placer. A titre d’exemples, on peut noter Jack Lang qui a été nommé à la tête de l’Institut du Monde Arabe. Renaud Muselier, ancien député UMP, a dû en quitter la direction, à peine un an après sa nomination. Dans un autre registre, François Chérèque, Monsieur CFDT, a été nommé inspecteur général des affaires sociales, puis chargé du suivi du plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté. Martine Aubry est devenue représentante spéciale de la France en Chine. Bruno Bézard, ancien conseiller économique de Lionel Jospin, a pris la tête de la Direction générale des Finances…

Heureusement qu’au niveau local, l’air est plus sain et permet un minimum de représentation des diverses sensibilités politiques. Quoi ? A bon ? Visiblement ce n’est pas le cas…

En effet, 75% des 20 plus grandes villes sont à gauche, tout comme le Sénat, l’Assemblée Nationale, l’Elysée, 95,5% des conseils régionaux et 61% des conseils généraux ! Plus récemment, la nomination de Ségolène Royal (à qui il fallait bien trouver un poste, la pauvre) et de Jean-Paul Huchon comme vice-présidents de la Banque Publique d’investissement a provoqué un tollé au sein de la classe politique. En nommant à la BPI des figures du Parti socialiste, le gouvernement montre la véritable visée clientéliste de la Banque Publique d’Investissement. Le sectarisme du Président de la République bien décidé à mettre en place un Etat PS est affligeant et inquiétant. Quand je pense que François Hollande s’était engagé, durant la campagne (de mensonges) présidentielle à soumettre les nominations à un vote favorable aux deux tiers des commissions parlementaires compétentes. Si François Hollande s’est donné comme objectif de fournir un emploi à chacun de ses petits amis, il serait grand temps que ce dernier mette en œuvre les grandes idées qu’il avait pour la France. Expliquer à grands renforts de communication que l’emploi est la priorité du gouvernement est une bonne chose, se mettre au travail et avancer sur cette thématique fondamentale en est une autre. Cette chape rose soudainement jetée comme un couvercle sur notre pays n’est pas digne de notre démocratie. Le Président Hollande doit rapidement se ressaisir et mettre un terme à cette chasse aux sorcières qui n’a aucun sens. On peut espérer que cette installation de l’Etat PS cesse rapidement. Quoi ? Nicole Belloubet, Vice-Présidente de la Région Midi-Pyrénées et proche de Martin Malvy vient d’être nommée au Conseil Constitutionnel ?

Yoann RAULT-WITA, Militant pour les valeurs de la droite

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