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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 08:30

2012-10-24-Jean-Francois-Cope 1441Tribune des Jeunes militants de la Haute-Garonne en faveur de Jean-François COPE
 

Parce qu'il a été pendant deux ans un chef de parti exemplaire n'hésitant jamais à monter au créneau pour défendre Nicolas Sarkozy face aux attaques démagogiques de la gauche.

Parce qu'il a été durant la campagne présidentielle un formidable mobilisateur rassemblant des dizaines de milliers de militants dans toute la France au service de notre candidat Nicolas Sarkozy.

Parce que depuis sa prise de fonction, il n'a cessé de mettre en avant la jeunesse du mouvement en réaffirmant la place des Jeunes Populaires et en dynamisant la fédération des Jeunes Actifs.

Parce qu'il n'a pas hésité à venir en Haute-Garonne à la rencontre des militants puis à revenir soutenir nos candidats durant la campagne législative.

Parce qu'il est depuis 6 mois, le meilleur opposant à la politique catastrophique de François Hollande et de son Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Parce qu'il représente le renouveau de notre formation politique de par sa vision moderne du militantisme et l'avant-gardisme de ses propositions.

Parce qu'il n'hésite pas à aborder n'importe quel sujet et n'importe quel problème qui touche les français et qu'il leur apporte des réponses concrètes.

Parce qu'il a tout simplement le meilleur projet pour l'UMP et pour la France.

Nous, jeunes militants de Haute-Garonne soutenons la candidature de Jean-François Copé à la Présidence de l'UMP dimanche 18 novembre.


__

SIGNATAIRES

Guillaume Brouquières, Responsable des Jeunes Populaires 31, Xavier Spanghero, Délégué des Jeunes Actifs 31,
Etienne Cardeilhac-Pugens, Conseiller Municipal de Léguevin, Carolyne Bertolini, Conseillère Municipale de Bérat, Frédéric Bar, Conseiller National, Charlotte Boudard, Déléguée Adjointe Jeunes Actifs 31, Jérôme Rossi, Délégué Adjoint Jeunes Actifs 31

Déborah André, Benoit Andrieu, Anne-Sophie Azzopardi, Florian Bosio, Cindy Bloton, Roxane Cedelle, Alexandre Clity, Louis Courtier Maryline Chambrin, Matthieu Crusells, Laurent Dubascoux, Cécile Duprat, Camille Fauveau, Loic Ferrieu, Ines Fontaine, Marine Gaston, Adrien Ghastines, Joris Giordano, Olivier Gourgue, Alexis Gourgues, Aurelia Guibal, Maxime Guillier, Fréderic Guyonnet, Lionel Heberhard, Antoine Heuillet-Bosc, Pierre Jean, Antoine Laviale, Augustin Leray, Romain Lucet, Maxime Mangeot, Charles Mendras, Carole Miquel-Petit, Elodie Paret, François Peres, Benoit Petit, Olivier Petit, Laura Prat, Valérian Pujol, Yoann Rault-Wita, Benjamin, Guillaume et Mathieu Ribat, Aurore Rosin-Michel, Céline Rougier, Perrine Spadoni, Alexandre Soulier, Maximillien Steib, François Ubéda, Loic Vinez-Falgayrac, Sharon Zenou.

__

Télécharger la tribune en .pdf




_____________________________________________________
 

COMITE DE SOUTIEN DE JEAN-FRANCOIS COPE en HAUTE-GARONNE

Tel :
07 87 48 87 68

Mail :
jfcope31@gmail.com

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 07:24

Cope-Fillon-04.jpgA quelques heures de l’élection interne pour la présidence de l’UMP, la plupart des caciques locaux de l’UMP Haute Garonne se sont prononcés en faveur soit de l’actuel président de l’UMP Jean François Copé, soit de l’ancien Premier ministre François Fillon. A l’exception notable de Jean Luc Moudenc qui refuse de se prononcer publiquement. Lequel, homme fort de l’UMP dans le département, a décidé de soutenir la motion signée par Jean Pierre Raffarin, qui lui soutient Jean François Copé.

Les pro Copé, élus et cadres de l’UMP 31, soutiennent Jean-François Copé pour la présidence de l’UMP « pour les raisons suivantes » affichées voilà plusieurs jours, à la veille du meeting de Copé à l’Union.
« - Nous considérons qu’il porte les valeurs auxquelles nous croyons. Ce sont celles d’une droite généreuse mais ferme, à la fois libérale et sociale, attachée tout aussi bien à l’Europe et à la Nation.
- Nous croyons qu’il est en mesure d’incarner une opposition responsable face à la politique irresponsable, notamment économique, menée aujourd’hui par la Gauche ».
- Nous pensons qu’il est un excellent chef de parti en mesure d’incarner un leadership tout en respectant les différentes sensibilités au sein de l’UMP, gaullistes, libérales et centristes ».
« - Nous avons apprécié son implication forte auprès de la fédération UMP de Haute-Garonne ainsi qu’auprès de nos candidats durant la campagne législative ».
« Pour ces raisons, nous souhaitons que Jean-François Copé soit le 18 novembre prochain président de l’UMP afin de pouvoir préparer le redressement de la France ainsi que les prochaines échéances électorales, notamment celles municipales de 2014″ soulignent les signataires suivants :

Bernard Soléra, Maire de Quint-Fonsegrives,
Michel Azimont, Conseiller Municipal de Pibrac,
Carolyne Bertolini, Conseillère Municipale de Bérat,
Aline Bleynié Esparbes, Conseillère Municipale de Plaisance du Touch,
Guy Bonnafous, Conseiller Municipal de Labarthe-sur-Lèze,
Guillaume Brouquières, Responsables des Jeunes Populaires Haute-Garonne,
Etienne Cardeilhac Pugens, Conseiller Municipal de léguevin,
Sébastien Cazaulon, Conseiller Fédéral,
Marie-Hélène Delorme-Rossines, Conseillère Municipale de Pibrac,
Georges Deneuville, Conseiller Municipal de Launaguet,
Chantal Dounot, Conseillère Municipale de Toulouse,
Pierre Esplugas, Porte parole de l’UMP31,
Anne-Marie Ferté, Conseillère Municipale de Ramonville Saint Agne,
René Giès, Délégué UMP de la 7e circonscription de Haute-Garonne,
Jacques Gaubert, chargé de mission UMP, Conseiller Municipal de Fonsorbes,
Annie Hurlé, Conseillère Municipale de Cazères,
Jean-Loup Le François, Délégué de la 3e circonscription de Haute-Garonne,
Christian Malabre, Conseiller Municipal de Labarthe-sur-Lèze,
Joseline Martinez Leharivelle, Conseillère Municipale de Colomiers
Pascal Miralles, Conseiller Municipal de Pibrac,
Anne Patabès, Conseillère Municipale de Quint-Fonsegrives,
Patricia Puech-Blanc, Conseillère Municipale de Balma,
René Rettig, Délégué UMP de la 8e circonscription de Haute-Garonne,
Bertrand Serp, Responsable Communication UMP31, Candidat à l’élection législative
Xavier Spanghero, Délégué des Jeunes Actifs UMP en Haute-Garonne,
Corinne Viansson-Ponté, candidate à l’élection législative,
Jocelyne Vidal, Conseillère Municipale de Saint-Lys, candidate à l’élection législative

A lire Aussi : Congrès UMP. Moudenc se rapproche de Copé

_______________________________
Les Pro Fillon mettent en avant la volonté de « Parler à tous les français ».
Après Valérie Pecresse et Laurent Wauquiez François Fillon ira à la rencontre des adhérents de la Haute Garonne jeudi 15 novembre à 19h30 salle Jean Mermoz à Toulouse.

« La campagne interne qui se terminera dimanche 18 novembre par le vote des 295 000 adhérents de l’UMP a mis en évidence, au delà des différences de sensibilités, une différence dans la stratégie de reconquête de nos territoires, de notre pays. Parce que nous sommes convaincus que nous devons convaincre l’ensemble des français de droite et du centre mais également les français qui se sont laissés bernés par les propositions absurdes du Front National ou les promesses mensongères des socialistes, nous avons la conviction que François FILLON est le mieux placé pour conduire notre mouvement aux prochaines échéances électorales et en tout premier aux municipales de 2014″ soulignent les Pro Fillon dans le département.

Elus locaux signataires :
Sacha BRIAND, Conseiller régional, Conseiller municipal de Blagnac
Danièle DAMIN Conseillère municipale de Toulouse et Conseillère communautaire
Vincent NOVES Conseiller régional
Jean Marc DUMOULIN Conseiller général de Villemur sur Tarn
Gérard RASTOUL conseiller municipal de Blagnac
Monique AUFFRET de VECCHI Adjointe au Maire de Villemur sur Tarn
Martine RIEU GRIFFE Conseillère municipale de St Gaudens
Damien LABORDE Conseiller municipal de Colomiers
Julien FERTE Conseiller municipal d’Aussonne
Thierry FOURCASSIER Conseiller municipal de St Jory
Alain DAURE Conseiller municipal de Montrabé
Bernard BOULOUYS Conseiller municipal de St Jean
Christian RAYNAL Conseiller municipal de Toulouse Conseiller communautaire
Serge JOUANNEM Conseiller municipal de Muret
Francis LASCOUX Conseiller municipal de St Paul / Save
Paul BOUNET Conseiller municipal de Beaupuy

A lire aussi : Pourquoi le départ de Christine de Veyrac vers l’UDI de Borloo fragilise l’UMP

Toulouse7

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 06:59

francois-fillon4Dans le cadre de la campagne pour la présidence de l'UMP, François Fillon tiendra un meeting ce soir à Toulouse à 19h30, salle Jean Mermoz, 7 allées Gabriel Biénès. Il a répondu à la Dépêche Du Midi.

Ne vous trompez-vous pas d'élection en faisant une campagne qui ressemble plus à celle d'une primaire pour la présidentielle qu'à une élection pour la direction d'un parti, l'UMP ?

Je ne comprends pas ce raisonnement qui consiste à dire qu'un candidat à la présidence du premier parti de France, en nombre de militants, ne puisse pas s'adresser à l'ensemble des Français. J'ai fait le choix de mener une campagne de rassemblement de ma famille politique, de proposer un projet d'espoir destiné à l'ensemble de Français et de moderniser le fonctionnement de notre parti. Car je le redis, mon parti c'est mon pays.

Avec Copé incarnez-vous vraiment deux lignes politiques différentes sur le fond ou bien s'agit-il seulement de deux stratégies distinctes ?

J'ai fait le choix dès le début de cette campagne d'une stratégie de rassemblement autour d'un projet de redressement national. Oui cette stratégie de rassemblement de la droite et du centre me différencie de Jean-François Copé qui a choisi plutôt de cliver. L'UMP ne doit pas seulement être une force d'opposition, elle doit être une force d'alternance. Sur le fond, nous sommes issus de la même famille politique, nous avons des valeurs communes mais avec des approches différentes qui tiennent à nos expériences et nos parcours

Copé n'a-t-il pas raison de dire que cette campagne se déroule sur ses thèmes ?

Non, il ne faut pas seulement dénoncer mais proposer. Je suis constant dans les thèmes de ma campagne : je fais une campagne sur le fond en évoquant la crise, le déclin de la France qui nous guette et les conséquences pour notre société et les solutions que je préconise.

Il y a quelques semaines vous disiez que vous n'étiez pas moins à droite que Copé, et lundi soir vous avez déclaré que vous vouliez rassembler la droite, le centre et même la gauche. N'est-ce pas contradictoire ?

Il n'y a aucune contradiction entre un positionnement à droite et la volonté de rassembler les Français derrière un projet. Être de droite, c'est adhérer à des valeurs, des idées, une ambition pour la France et se situer dans la lignée d'un héritage historique. On ne se situe pas à droite en fonction uniquement de l'existence des partis qui nous entourent. Je suis issu d'une droite gaulliste qui considère qu'il est dans notre devoir de s'adresser au peuple de France, dans son ensemble, en se situant au-dessus des partis politiques. Je souhaite que mon projet suscite un nouvel espoir chez les Français qui ont été séduits par les populismes et ceux qui se sont détournés de la droite pour voter en faveur de François Hollande.

Vous avez haussé le ton face à Copé, cela ne traduit-il pas une nervosité de votre part à quelques jours du scrutin ?

J'ai mené une campagne comme je la souhaitais, faite de propositions pour la France et pour une modernisation de l'UMP. Je ne peux pas dire que le parti ait facilité ma candidature ainsi que celle des autres candidats. Je tirerai toutes les conséquences pour les prochains scrutins à l'UMP. Et, je tiendrai compte des difficultés que j'ai rencontrées pour améliorer les consultations futures et les rendre plus équitables J'ai subi aussi des attaques, mais je n'y répondrai pas.

Compte tenu de la violence des débats en cette fin de campagne, quelle place ferez-vous à Copé à l'UMP si vous gagnez ?

Si je suis élu Président de l'UMP, Jean-François aura toute sa place au sein de la direction de notre parti. Nous discuterons ensemble du rôle qu'il pourra tenir. Pour moi, l'unité du mouvement est un devoir. C'est un engagement que j'ai pris au moment où j'ai annoncé ma candidature et je le tiendrai.

Pour les municipales, Jean-Luc Moudenc est-il le mieux placé à votre avis pour porter les couleurs de la droite à Toulouse ?

Jean-Luc Moudenc a entamé la reconquête des territoires en récupérant, dès 2012, un siège de député qui était auparavant acquis à la gauche. C'est une belle victoire. Mais comme vous le savez, je suis favorable à des primaires pour désigner nos candidats dans les grandes villes. Si plusieurs candidats se considèrent légitimes pour porter les couleurs de la droite aux municipales, ce sera aux adhérents de l'UMP de trancher.

La Dépêche du Midi

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 06:33

francois-fillon4Chèr(e)s ami(e)s,

Depuis le début de la campagne pour la présidence de notre mouvement, je vais à la rencontre des militants de toutes les fédérations, pour rassembler et préparer la reconquête.

J'ai le plaisir de vous inviter à participer à la réunion publique que j'animerai demain en Haute-Garonne :

Jeudi 15 novembre à 19h30
à la salle Jean Mermoz
7 allée Gabriel Biénès
à Toulouse

Je compte sur votre présence, venez nombreux !

Amitiés militantes,
François Fillon

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 06:27

jean françois copéChers amis,

J’étais le mardi 13 novembre à la rencontre des militants UMP des Alpes-Maritimes à l’occasion d’une réunion militante au Cannet avec Michèle Tabararot.

Devant plusieurs milliers de militants présents, j’ai pu expliquer ce que je veux pour l’avenir de l’UMP : la reconquête en 2014, mais aussi le plus grand plan de recrutement jamais lancé par un parti politique. Les nouvelles têtes que nous avons vu dans les meetings, nous devons les former, car parmi eux, il y aura les futurs militants qui immeuble par immeuble, quartier par quartier, ville par ville, irons à la reconquête des territoires que nous avons perdus. Je souhaite que chacun ait la possibilité de participer, car notre mouvement doit respirer.

Je pense aussi que le courage en politique, ce n’est pas d’aller dans les territoires déjà acquis à la droite, mais bien dans les territoires difficiles. Le combat politique, ce n’est pas toujours une bataille sûre d’être gagnée, c’est tout d’abord un engagement au service de valeurs qui nous sont chères : la liberté, le travail, le mérite, la responsabilité. En 1997, moi, j’ai subi la défaite. Mais c’est dans la défaite que l’on voit le courage et ceux qui en veulent car c’est dans les épreuves que l’on voit sur qui on peut réellement compter.

Je remercie bien évidemment les milliers de militants présents qui ont montré une motivation sans faille pour partir à la reconquête et un enthousiasme formidable en vue du congrès qui arrive…!


Évènements : Meeting de soutien à Jean-François... par LCP

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 06:23

micèle tabarotLa député-maire du Cannet et premier soutien de Jean-François Copé était l’invitée d’un « Face à la rédaction » lundi. Michèle Tabarot revient notamment sur le conditions du vote des primaires UMP dimanche prochain.

Malgré les craintes exprimées par Jean-François Copé autour d’une potentielle irrégularité dans le scrutin des Alpes-Maritimes dimanche prochain pour élire le futur président de l’UMP, Michèle Tabarot, entend bien à ce que « chacun puisse voter librement et que cette élection soit la plus transparente possible ».

Nice Matin. Jean-François Copé a mis en doute ce week-end la régularité du scrutin dans les Alpes-Maritimes. Une tension de plus en cette fin de campagne ?

Michèle TABAROT. C’est une élection interne avec une organisation démocratique. On n’est pas sur le registre d’une élection par applaudissements avec un bulletin glissé dans l’urne sans isoloir comme on l’a déjà connu pour l’élection du président au sein de notre fédération. Il y a deux candidats, deux équipes, il faut donc accepter les règles établies. Notamment dans ce département un peu à part où Eric Ciotti est le directeur de campagne de François Fillon, où Christian Estrosi lui apporte un soutien très engagé et où moi-même je figure sur le ticket de Jean-François Copé.

Nice Matin.Vous approuvez donc les récentes décisions de la commission électorale ?

Michèle TABAROT. Je me réjouis que la commission électorale ait choisi de mandater un représentant de chaque camp pour organiser cette élection. Et comme l’a dit Jean-François Copé, la confiance n’exclut pas le contrôle. Deux ou trois faits étonnants nous ont interpellés ces derniers temps…

Nice Matin. C’est-à-dire ?

Michèle TABAROT. J’ai en mémoire une personne qui a déposé un parrainage pour Jean-François Copé à la permanence départementale et qui a reçu une lettre de remerciement de François Fillon par exemple…

Nice Matin. Craignez-vous clairement des irrégularités dimanche prochain ?

Michèle TABAROT. En tout cas, il faut que chacun puisse voter librement et que cette élection soit la plus transparente possible.

Nice Matin. Vos échanges avec Christian Estrosi ont été rudes, vous allez pourtant devoir organiser ce scrutin avec lui dans les Alpes-Maritimes…

Michèle TABAROT. Espérons que cette semaine se passe dans la bonne humeur. Il sera temps, ensuite, d’avoir une franche explication. Il faudra nous retrouver intelligemment pour parler de l’avenir et notamment des échéances électorales de 2014 et 2015.

Nice Matin. Qu’est-ce qui vous fait croire en la victoire de Jean-François Copé ?

Michèle TABAROT. Je suis très sereine depuis le début, n’en déplaise aux sondages. Car je vois à l’œuvre Jean-François depuis deux ans. Il a visité toutes les fédérations, les a reçues. Il est à leur écoute. Il a mené notre parti dans une grande proximité. Et puis il y a le travail qu’il mène à la pointe de l’opposition aujourd’hui et la manière tonique qu’il a de le faire. Les militants sont mobilisés autour de lui et espèrent sa victoire.

Nice Matin. Il y aura donc une surprise dimanche soir ?

Michèle TABAROT. Pas pour moi en tout cas. Pour les sondeurs et les observateurs, peut-être…

Nice Matin. Vous sentez de la fébrilité dans le camp adverse ?

Michèle TABAROT. De la nervosité, assurément. Il y a quelque temps ils en étaient au partage des responsabilités. Aujourd’hui on les sent plus tendus comme le prouvent les dernières attaques de ce week-end y compris de François Fillon, ce qu’il n’avait pas fait jusqu’à présent. Et puis ils ont dû suivre le rythme de la campagne imprimé par Jean-François Copé et rentrer dans le débat d’idées qu’il leur a imposé.

Nice Matin. En cas de victoire dimanche soir, quelle sera la première décision politique de Jean-François Copé ?

Michèle TABAROT. Le signe le plus important sera d’appeler au rassemblement.

Nice Matin. Son premier coup de fil sera pour François Fillon ?

Michèle TABAROT. Je le pense. Il l’a déjà dit, il accueillera François Fillon à la place qu’il souhaitera occuper. C’est un geste fort qui montre bien dans quel état d’esprit nous sommes. Les adversaires sont en face. Il n’y a aucun doute là-dessus, malgré les tensions de fin de campagne.

 


La question des internautes

Colette. Si la loi passe, célèbrerez-vous des mariages homosexuels ?

Michèle TABAROT. Le texte n’est pas encore voté, et on doit tout faire pour qu’il ne le soit pas. Je sais que certains maires mènent une croisade en expliquant qu’ils ne célébreront pas ces mariages. S’il y a une loi, il faut l’appliquer. Quand on célèbre un mariage, il faut un officier d’Etat-civil, pas nécessairement le maire. En tout cas, la question ne se pose pas aujourd’hui.

Roger. Êtes-vous favorable à l’ouverture de salles de shoot ?

Michèle TABAROT. Je suis assez choquée que Marisol Touraine le propose. J’ai du mal à imaginer comment on gère, on accompagne quelqu’un dans cette dépendance terrible. Pour moi, s’il y a des efforts à faire, ils consistent à mettre tous les moyens pour éviter de rentrer dans la spirale de la drogue ou, si on y est rentré, que la société fasse tout pour vous aider à en sortir.

NiceMatin.com

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 08:25

jean françois copéChère Amie, Cher Ami,

Je tiens à vous faire partager ma tribune intitulée « Pour une France décomplexée » que j’ai adressée aujourd’hui aux principaux titres de la Presse Quotidienne Régionale.

 

 

 


Pour une France décomplexée

par Jean-François-Copé

Le 18 novembre prochain, les 300 000 militants qui font de l’UMP le premier parti de France éliront leur président. Pour ces « frères d’armes » qui ont partagé tant de combats avec Nicolas Sarkozy, pour ces passionnés qui donnent le meilleur d’eux-mêmes à notre famille politique, cette élection est un rendez-vous majeur. C’est également un rendez-vous déterminant pour tout le peuple de droite qui place son espérance dans l’UMP.

Ce ne sera pas la désignation de notre candidat pour la présidentielle de 2017. Chaque chose en son temps : ce choix-là interviendra en 2016. Ce sera alors un dialogue direct d’un homme avec les Français.

L’enjeu de novembre est collectif. Et c’est un enjeu de terrain, plutôt qu’une affaire d’ « image ». Nous devons reconquérir le cœur des Français, village par village, ville par ville. Rien ne serait pire que de « gérer » de bons sondages jusqu’en 2017 en s’inquiétant de ce qui pourrait les abîmer : pour une rénovation en profondeur de la droite et du centre, le goût de l’avenir et le courage comptent davantage que la prudence et la peur du déclin.

Sur la croissance, la fiscalité, les finances publiques, l’emploi, la sécurité, l’immigration… François Hollande fait exactement le contraire de ce qu’il faudrait. Je ne dis pas cela par aveuglement partisan. Aurions-nous en France des sociaux-démocrates à l’image des Suédois et des Allemands qui ont mené des réformes structurelles, je soutiendrais leurs propositions. Tel n’est pas le cas, loin s’en faut. Il faut donc combattre les politiques funestes d’une gauche qui n’est pas à la hauteur des exigences du présent.

La seule chose qui puisse mettre le pouvoir à l’abri du retournement d’une opinion déjà profondément déçue, c’est la montée du Front National. François Hollande ne le sait que trop. Avec un cynisme tout mitterrandien, il fait tout son possible pour faire progresser le vote extrême et piéger ainsi la droite républicaine. Nous ne devons pas nous allier avec le Front National. Ce serait contraire à notre histoire, incompatible avec notre projet pour la France et sans intérêt électoral : la droite se diviserait, les électeurs modérés nous abandonneraient. Mais nous ne devons pas non plus nous laisser intimider par la gauche bien-pensante qui use du « politiquement correct » comme d’une massue pour imposer ses vues de plus en plus minoritaires.

Faudrait-il rester sourd au malaise grandissant de nos concitoyens qui en ont assez des cités ghettos, de l’habitat dégradé, des collèges où règne la violence, de l’arrogance des petits caïds ? Ils en ont assez d’avoir peur. Et puis, ils n’ont pas envie de voir le communautarisme se déployer dans la rue, dans les services publics, au travail. Il est hors de question de l’ignorer. Il faut oser le dire et proposer des solutions. C’est ce que je m’efforce de faire à Meaux : alors qu’en 1997, le Front National obtenait 22% des voix au 1er tour des élections législatives ; en 2012, il a fait 10%.

Faudrait-il se taire et laisser nos agriculteurs, artisans, commerçants, professions libérales, entrepreneurs devenir les boucs émissaires d’une gauche essoufflée qui cherche à faire naître une lutte des classes de pacotille ? Faudrait-il fermer les yeux sur le matraquage fiscal sans précédent et sur les attaques répétées contre le travail ? Faudrait-il se résigner à voir les forces vives de notre pays s’épuiser sur place ou partir ? Il n’en est pas question.

Si l’UMP, parti de gouvernement, n’écoute pas le peuple de France, si elle n’exprime pas vigoureusement ses attentes et ne les transforme pas en un projet raisonnable, alors elle ne joue pas son rôle. Nous devons défendre les Français sans complexe, en utilisant tout l’arsenal démocratique conquis par nos aînés, y compris le droit de manifester. Notre devoir est d’éviter des dégâts irréparables. Je pense par exemple aux conséquences du mariage homosexuel ou du droit de vote pour les étrangers. Si personne n’exprime dans le respect des valeurs de la République le ressentiment profond du pays, alors celui-ci trouvera des voies violentes pour dire son exaspération. Si nous campons dans la prudente obsession de ne pas déranger, la rivière de la colère populaire sortira de son lit. Seule une opposition tonique empêchera notre Nation de se déchirer.

Et puis nous devons montrer qu’une autre politique est possible.

Poursuivre ensemble l’histoire de notre Nation au 21ème siècle, c’est possible. En refondant une Europe qui protège, en réduisant l’immigration et en cassant les ghettos urbains, en luttant sans concession contre le communautarisme. En réformant complétement l’école, pour qu’elle transmette les savoirs fondamentaux, le respect des maîtres et le respect des autres. En assumant notre héritage et en soutenant le rayonnement de notre langue, de notre culture.

Restaurer l’autorité dans la société, c’est possible. Par la responsabilisation des parents, le soutien aux familles, la protection des personnes âgées. Par un combat sans merci contre la délinquance et la criminalité, avec une mobilisation totale de nos forces de l’ordre, avec davantage de places de prison, avec pour chaque délit l’application réelle d’une sanction rapide, forte et juste, y compris pour les mineurs.

Créer de l’emploi en France, relancer le pouvoir d’achat, rembourser nos dettes, c’est possible. A condition d’engager la mère de toutes les batailles, la bataille de la compétitivité. En réduisant fortement les dépenses publiques et le nombre des fonctionnaires. En allégeant les charges qui pèsent sur le travail. En mettant fin aux 35 heures et aux rigidités qui poussent à la délocalisation. En faisant confiance à ceux qui inventent les nouveaux chemins de la connaissance et de la croissance.

Remettre la générosité au cœur de notre pacte social, c’est possible. Notre modèle social est miné par la bureaucratie, les guichets aveugles, les allocations automatiques. Il faut en finir avec l’assistanat qui méprise la dignité humaine. Je veux que l’UMP montre l’exemple en étant à la pointe d’une « révolution civique ». Immergée dans le peuple de France. Présente aux côtés de nos concitoyens les plus fragiles, en leur offrant des services, une écoute, une main fraternelle. L’UMP doit rassembler les Français que personne n’écoute plus, elle doit leur ressembler, les entendre. Les représenter vraiment. Ce travail méticuleux, c’est la condition de la victoire aux prochaines élections locales.

A partir de cette dynamique d’une droite décomplexée, nous pourrons bâtir la plateforme qui permettra le dialogue de notre candidat avec la Nation à partir de 2016. L’enjeu du 18 novembre est là : choisir le premier des militants, celui qui, jour après jour, conduira avec de nouveaux talents la bataille pour reconquérir les cœurs et faire se lever l’espérance.

J’ai appelé les Français à la résistance. Cela signifie se tenir debout pour faire face. Je veux servir cette cause, si noble et si juste. La servir de toute ma force, de tout mon courage, de toute mon énergie, avec tous les militants de l’UMP. Parce qu'ainsi nous servirons notre parti. Parce qu'ainsi nous servirons notre pays.

Oui, en ces temps difficiles, c’est la responsabilité historique de la droite et du centre : libérer notre nation de ses peurs, de ses doutes, de tous les freins qui brident son génie. L’aider à assumer ses valeurs, sa vocation, son ambition. Sortir du déclin pour repartir à l’assaut de l’avenir. En clair, œuvrer ensemble aux succès d’une France décomplexée.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 08:43

jean françois copéVous promettez une « grosse surprise » dimanche 18 novembre. Qu’est-ce qui vous permet de dire que vous allez battre François Fillon?
Je vois grandir chaque jour l’adhésion des militants, les seuls juges de cette élection, à la vision que je leur propose pour l’UMP : un appel à la résistance face à François Hollande, une droite décomplexée qui refuse toute alliance avec le Front national mais qui dit les choses et fait des propositions courageuses. Je crois porter l’espoir d’une génération nouvelle à droite qui veut bâtir une France décomplexée, une France qui tourne le dos au « déclinisme » et renoue avec l’espérance et l’esprit de conquête, une France qui a la volonté de libérer son potentiel considérable, aujourd’hui bridé. Les observateurs, qui ont prédit ma défaite à la vue des sondages, auraient gagné à venir assister à l’un des quelque cent meetings que j’ai tenus depuis le 26 août.

François Fillon vous décrit comme « clivant », cela vous convient-il?
Non, ce sont des mots de campagne et je les regrette. Si je suis élu, mon premier geste, le 18?novembre au soir, sera de rassembler toute la famille. J’en ai fait la démonstration tout au long de cette campagne. Aux côtés de gaullistes comme Henri Guaino ou Roger Karoutchi, la quasi-totalité des responsables libéraux, centristes et humanistes me soutient?: Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin, Luc Chatel, Marc-Philippe Daubresse… Le rassemblement se construit d’abord sur une ligne politique claire et courageuse.

Faut-il être « clivant » pour être un chef de l’opposition?
Pas du tout?! La mission d’un chef de l’opposition, c’est d’abord d’être le porte-parole du peuple français et d’appeler la majorité à entendre toutes les voix, y compris celles qui disent leurs différences. Il s’agit de rappeler à François Hollande qu’au cœur de la crise, un Président doit être lucide sur le diagnostic, porter une vision pour la France et proposer des mesures simples et efficaces. Espérons qu’il nous entendra avant sa conférence de presse, mardi…

Pour un chef de l’opposition, n’est-ce pas un problème d’être impopulaire?
Bien sûr qu’il vaut mieux être populaire, mais à condition de ne pas céder au politiquement correct par peur d’abîmer son image. À condition d’oser porter des mesures courageuses sur tous les sujets.

Vous, président de l’UMP, ce sera une opposition systématique?
Plutôt une opposition tonique. Constructive quand cela est possible, mais implacable à chaque fois que cela sera nécessaire. François Hollande a tous les pouvoirs et mène la France dans l’impasse. La récession est d’ailleurs, hélas, de retour, comme le constate la Banque de France. Face à cela, l’UMP est la seule qui peut mener une opposition républicaine. C’est pour ça que le fil directeur de ma campagne, c’est la résistance. Trouvez-vous digne de la part de François Hollande de se faire élire sur, notamment, le double refus du traité européen et de la hausse de la TVA, pour ensuite faire l’inverse?

« Droite molle », « droite complexée » : c’est Fillon que vous visez. Pourquoi ne pas le dire?
Je ne vise personne en particulier mais cette campagne interne a bien révélé deux lignes politiques distinctes. D’un côté, j’avance des propositions avec une seule obsession: répondre aux préoccupations des Français, sans égard pour le politiquement correct. De l’autre, on critique une pseudo-droitisation, mot codé inventé par la gauche pour interdire à la droite républicaine de parler des souffrances des Français.

Certains, à l’UMP, disent que si vous gagnez, c’est le centre de gravité de l’UMP qui va se déplacer vers la droite, ce qui ouvrirait la voie à des départs.
Ils ne se rendent pas compte de ce qu’est la France aujourd’hui. Je la sillonne de fond en comble depuis des années. Les Français sont préoccupés par deux choses : la perte de compétitivité et l’affaiblissement de la République face au communautarisme. Pour moi, ce sont deux combats prioritaires et je les aborde sans tabou. C’est pour cela que la campagne a tourné autour de mes seules propositions. On doit pouvoir en débattre sereinement, sans nervosité.

À propos de nervosité, il y a des craintes d’irrégularités pour le scrutin de dimanche prochain.
Oui et j’ai dit, à plusieurs reprises, à mes amis d’être très rigoureux dans le respect des règles électorales. J’ai d’ailleurs évoqué le sujet avec mes amis niçois. La confiance n’exclut pas le contrôle.

Vous avez été le premier à déclarer publiquement que vous pensiez à 2017. Depuis, vous êtes plus discret…
Je ne suis pas dans ce registre pour cette campagne, c’est une autre différence avec François Fillon. Je n’ai qu’un seul objectif: la présidence de l’UMP. Je veux mériter la confiance des militants UMP, de mes amis. 2017, c’est très loin.

Vous avez aussi perdu des amis pendant cette campagne…
Oui, c’est vrai, et cela m’a peiné, mais j’en ai gagné de nombreux autres. Les campagnes électorales sont des moments où chacun apparaît dans son authenticité.

En cette fin de campagne, Nicolas Sarkozy semble moins présent. Comment l’analysez-vous?
Il a toujours gardé du recul et je le respecte.

Vous souhaitez toujours son retour en politique?
C’est une décision personnelle, qui lui appartient. Mais je le répète : je serai à ses côtés s’il revient.

Que vous inspirent les propositions de la commission Jospin?
Certaines idées vont dans le bon sens?: le parrainage citoyen pour les candidats à la présidentielle, par exemple. Pour le reste, ne soyons pas dupes : ce rapport Jospin a été écrit sous la dictée de François Hollande, avec une commission composée exclusivement de gens de gauche, y compris Roselyne Bachelot! L’histoire retiendra qu’avec la proportionnelle, le Front national trouve une fois de plus le soutien inconditionnel des socialistes. C’est le vieux piège inventé par François Mitterrand, père spirituel de François Hollande : faire monter les extrêmes pour battre la droite. Nous n’allons pas nous laisser faire.

Obama a été réélu malgré la crise. Cela ne nourrit-il pas des regrets supplémentaires quant à la défaite de Sarkozy?
Ce n’est pas la même chose. La situation économique des États-Unis est meilleure que celle de l’Europe. Et puis il y a eu la tragédie de l’ouragan Sandy, qui a permis à Obama de se représidentialiser. Malgré l’écart très faible en terme de voix, Romney n’a pas réussi à incarner toute la diversité d’un peuple américain en pleine évolution. C’est un défi pour les républicains. C’est aussi un défi pour l’UMP?: voilà pourquoi je veux un parti populaire, en osmose avec le peuple français. Je retiens par ailleurs les mots d’hommage d’Obama à Romney. C’est autre chose que la désinvolture de François Hollande lors de la passation de pouvoir à l’Élysée. Ça en dit long sur le sectarisme de la gauche actuelle.

Contrairement à l’UMP, les républicains américains réfléchissent déjà aux causes de leur défaite. Un sujet toujours un tabou à l’UMP?
Pas du tout. Un certain nombre de membres de notre famille ont commis des livres et des tribunes sur la question. J’ai une analyse différente. La défaite vient surtout de l’occultation de la crise dans les débats – ce qui met aujourd’hui la gauche dans l’embarras. Et aussi de la façon dont a été traité Nicolas Sarkozy et des caricatures qu’il a subies. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu un débat sur les raisons de notre défaite. Mais nous sommes passés à autre chose. L’heure est surtout à la résistance face à la gauche et à sa politique qui met la France à genoux.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 08:41

micèle tabarotChers amis, je vous invite à découvrir l’interview de Michèle Tabarot parue dans le Figaro de ce jour.

Vous pouvez la consulter sur le site du journal « Le Figaro » en cliquant ici.

LE FIGARO.- À une semaine de l’élection à la tête de l’UMP, les jeux sont-ils faits?

Michèle TABAROT.- En tout cas, il n’est pas question de lever le pied. Jean-François Copé mènera campagne sur le terrain jusqu’au bout, avec son équipe. J’étais moi-même samedi en Lozère et dimanche à Montauban. Chaque nouvelle rencontre avec les militants a un impact. Cela dit, cette campagne a été longue et je pense qu’entre les meetings, les discussions avec les candidats et le débat télévisé entre Jean-François Copé et François Fillon, nos adhérents se sont forgé une opinion sur celui qui assumera le mieux la fonction de leader de l’opposition.

Comment jugez-vous le climat de cette campagne?

Nous avons connu des moments de tension au début de la campagne, puis les choses sont rentrées dans l’ordre, mais elles se dégradent à nouveau. Quand j’entends Valérie Pécresse affirmer que Jean-François Copé n’avait rien fait lorsqu’il était au gouvernement ou François Fillon consacrer quasiment toute une interview à dénigrer Jean-François Copé et les idées qu’il porte, j’y vois le signe d’une certaine nervosité. Il n’y a pas si longtemps, l’équipe Fillon distribuait les postes au sein de la future direction du parti. Aujourd’hui, on sent qu’elle est beaucoup moins sûre du résultat final car elle comprend que ce sont les militants qui feront la décision, et pas les sondages ni les ralliements savamment distillés.

La campagne a-t-elle permis de faire apparaître les différences entre les candidats?

Oui. Jean-François Copé a vraiment incarné une opposition tonique, par rapport à un François Fillon moins pugnace et moins présent dans les médias. Copé est apparu plus proche des préoccupations des Français, et Fillon plus tourné vers l’échéance présidentielle.

Le procès en «droitisation» intenté à Jean-François Copé lui a-t-il nui?

L’idée d’une droite décomplexée correspond à leurs attentes. Face à une gauche qui concentre tous les pouvoirs, nos adhérents veulent se faire entendre sur les sujets qui les touchent au quotidien, y compris en descendant dans la rue, mais bien sûr de façon républicaine, digne et respectueuse d’autrui. Quand la droite républicaine n’ose pas aborder certaines questions qui préoccupent ses électeurs, ils trouvent qu’elle manque de courage et ils sont tentés de se tourner vers les extrêmes. Nous, nous ne fermons pas les yeux devant les situations difficiles. Nous en parlons et nous proposons des solutions.

Que répondez-vous à François Fillon quand il dit sa fierté de n’avoir pas
«cédé à la rue»?

Qu’il ne s’agit pas de descendre dans la rue pour un oui ou pour un non, mais quand le sujet l’impose. D’ailleurs, Éric Ciotti, avec lequel j’ai débattu samedi sur France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, a dit qu’il était d’accord avec l’idée de manifester. Et il est le directeur de la campagne de François Fillon.

Copé a-t-il eu raison de s’engager à être au côté de Sarkozy si l’ancien président faisait son retour en politique?

Oui, et c’est l’une des différences importantes entre lui et François Fillon, que la campagne a permis de faire apparaître. Jean-François Copé a été clair, et la clarté est toujours un plus.

Vous postulez à la fonction de secrétaire générale. Quelles seront vos priorités?

Ce rôle implique une très grande proximité avec nos militants. Je suis secrétaire départementale des Alpes-Maritimes depuis dix ans, déléguée à la formation depuis deux ans, présidente de l’association nationale de nos élus locaux. Je connais parfaitement le fonctionnement des fédérations et leurs problèmes quotidiens, et je suis une élue de province. C’est l’une des raisons pour lesquelles Jean-François Copé m’a choisie, plutôt qu’un Parisien ou une Parisienne. Quand il a pris la tête du parti, il a découvert que dans un tiers des cantons, l’UMP n’avait pas de candidat! Nous avons pris le problème à bras-le-corps et, si nous sommes élus, j’accélérerai ce qui est pour moi le chantier prioritaire: le recrutement et la formation de nos candidats aux futures échéances électorales, à commencer par les municipales.

François Fillon propose que les militants choisissent tous les candidats à toutes les élections. Et vous?

Dans certains cas, l’organisation de primaires sera nécessaire.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 08:38

francois-fillon4Entretien à paraitre dans le Parisien, dimanche 11 novembre. Propos recueillis par Olivier Beaumont et Matthieu Croissandeau |

 

Comment allez-vous depuis vos problèmes de calculs rénaux ?
Ça va très bien, j’ai d’ailleurs repris mes déplacements de campagne. Hier dans l’Hérault et la Drôme, aujourd’hui en Corse et demain un grand meeting à Paris. J’ai joué de malchance.

La campagne est fatigante ?
Après cinq années à la tête du gouvernement, mener trois campagnes de suite (NDLR : présidentielle, législatives, présidence de l’UMP) quand on le fait intensément comme moi, ça fait beaucoup, c’est vrai. En même temps, c’est beaucoup de bonheur, il y a énormément de monde dans les salles.

Cela vous surprend ?
La situation du pays n’est pas bonne, on sent que les gens sont inquiets face au risque de crise politique qui se profile avec un gouvernement qui ne prend pas la mesure des choses. Cette situation provoque une mobilisation plus grande de nos adhérents.

C’est la mobilisation du « peuple de droite » ?
J’ai toujours refusé cette expression qui ferait d’ailleurs se retourner le général de Gaulle dans sa tombe. Il y a des gens qui votent à gauche, d’autres à droite, mais il n’y a qu’un seul peuple, le peuple de France.

Cette campagne se déroule-t-elle comme vous l’aviez imaginé ?
Si c’était à refaire, je m’y prendrais de la même façon en parlant des sujets de fond, de la crise qui nous guette et des solutions que je préconise. Sur la forme, j’estime qu’elle se déroule correctement, même si je ne suis pas exempt de critiques sur la manière dont le secrétaire général de l’UMP mène la campagne avec les moyens du parti.

Pensez-vous avoir imprimé vos idées ?
Par rapport à des slogans pour faire du bruit médiatique, oui. Rechercher le buzz à tout prix, en parlant par exemple de viennoiseries… Ça peut éventuellement marcher de façon immédiate, mais pas sur le long terme.

Jean-François Copé dit qu’il parle des vrais sujets…
Le vrai sujet, c’est que l’économie française est en déclin. Quand on parle de racisme anti-Blancs, moi je dénonce tous les racismes et une absence globale de valeurs, de civisme et de croissance. Il y a dans certains quartiers une jeunesse qui pense n’avoir aucun espoir de construire son avenir. Après, on peut parler de racisme anti-Blancs, qui existe car la bêtise est partout, dire qu’on va mettre plus de policiers, etc. Mais la vraie solution c’est de rendre l’espoir à ces jeunes en relançant la machine économique. Le rôle de l’UMP est de faire aimer la France et de la sortir du déclin.

Les positions de Copé divisent-elles la société ?
Dans une période de crise, elles ne vont pas dans le bon sens. Il faut absolument essayer de rassembler le pays pour qu’il accepte des réformes difficiles. Il faut cesser de lancer des sujets qui déchirent la société, comme le fait aussi Hollande avec le mariage homosexuel ou le vote des étrangers. Ça ne va pas dans le sens du rassemblement.

Mais les propos de votre adversaire semblent pourtant trouver un écho parmi les militants…
Les militants ne sont pas différents des Français. Ils sont lucides. Cliver pendant la campagne pour ensuite essayer de tendre la main à tous les Français, c’est un peu facile. Moi, je ne tiens pas de double discours : un pour les adhérents et un pour les Français.

Vous serez donc candidat à la primaire pour la présidentielle de 2017 ?

Si je suis le plus à même de faire gagner mon camp, bien sûr, comme lui aussi. Il répète depuis longtemps qu’il veut être candidat en 2017.

En meeting, il ne manque jamais l’occasion de vous égratigner…
Je ne pense pas que ce soit productif pour lui. C’est difficile de parler de rassemblement quand on dénigre son adversaire.

Cela traduit quoi ?
Peut-être de l’inquiétude…

Vous le considérez comme un ami ?
(Silence) Nous siégeons dans le même parti politique et nous avons des valeurs communes. Pour le reste, on ne peut pas dire que les cinq années qui se sont écoulées aient été extrêmement faciles. Les relations auraient pu être meilleures entre le chef de parti et le Premier ministre. Il y a eu une tentation permanente d’opposer Nicolas Sarkozy et moi, mais ça n’a jamais marché.

Vous êtes serein pour l’élection ?
Ce sera sans doute serré, mais cela serait un peu étrange que les adhérents de l’UMP soient en décalage avec l’immense majorité de nos sympathisants et des électeurs de droite.

Craignez-vous des fraudes le jour du scrutin ?
Je ne veux pas le croire. Dans le passé, nous n’avons pas toujours été exemplaires en matière de transparence démocratique. J’espère que les vieilles habitudes ont été oubliées. Si je suis élu, je propose d’ailleurs qu’on crée une carte d’électeur sécurisée qui permettrait notamment de voter par Internet. Je souhaite ainsi organiser des référendums internes pour consulter les adhérents sur les grandes orientations de notre projet politique. Je leur demanderai aussi de trancher des débats entre les courants pour donner la plus grande légitimité à notre ligne politique.

Dans quel état Copé laisse-t-il le parti ?
Le nombre d’adhérents est convenable grâce à l’attrait que créait Nicolas Sarkozy. En revanche, je ressens beaucoup d’insatisfaction chez les militants sur le fait qu’on ne leur demande pas leur avis. Ils ont le sentiment de recevoir toujours des instructions depuis Paris qui ne sont pas forcément bien adaptées au terrain.

Si Copé gagne, y a-t-il un risque d’éclatement de l’UMP ? Des élus pourraient-ils être tentés de rejoindre le parti de Borloo ?
Ce risque existe si on caricature notre mouvement. L’UMP, c’est une création originale qui vise à unir dans une même famille des citoyens qui sont au centre et à droite. Alors, quand on caricature nos positions, on prend forcément le risque de commettre l’irréparable.

Quel message voulez-vous faire passer dans cette dernière semaine ?
Celui que l’UMP se réinvente pour redresser la France. On a un gouvernement socialiste qui a attendu six mois pour commencer à s’inquiéter de l’importance de la crise. Cette semaine, on a eu un petit espoir avec le rapport Gallois qui, au passage, n’est pas très ambitieux.

Vous avez été déçu ?
Oui, car je le connais bien. Je suis donc étonné de ne pas retrouver tout ce qu’il me disait sur le temps de travail… Il a certes dit que la mesure la plus importante était de baisser le coût du travail. Malheureusement, le gouvernement socialiste n’est pas à la hauteur.

Faut-il mettre fin au cumul des mandats ?
Je suis pour le non-cumul dans le cadre d’une rénovation profonde du système parlementaire : moins de députés et de sénateurs, mais plus de moyens logistiques pour travailler. Si on interdit le cumul, sans repenser le statut actuel de l’élu, on les affaiblira encore plus.

Et sur la dose de proportionnelle ?
C’est dangereux, car plus on mettra de la proportionnelle, moins on aura de majorités à l’Assemblée nationale. Pour redresser notre pays, il faut un gouvernement décidé et une majorité puissante, pas une majorité éclatée qui négocie tous les jours des accords avec des élus populistes élus à la proportionnelle.

Vous ne voulez toujours pas dire si vous serez candidat aux municipales à Paris ?
Je ne veux pas d’interférences par rapport à la bataille actuelle. Mais je me prononcerai rapidement après.

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