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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 05:57

Chers amis,

Dimanche 18 novembre, vous, les militants de l'UMP, vous avez voté en très grand nombre - plus de 176 000 - pour désigner le Président de notre mouvement.

Vous m'avez élu à la majorité absolue des suffrages exprimés.

La commission indépendante chargée de l'organisation et du contrôle des élections l'a proclamé officiellement lundi 19 novembre.

La commission chargée des recours, saisie par François Fillon et par moi-même, l'a confirmé aujourd'hui.

Cette commission est notre conseil constitutionnel. Elle a été prévue par nos Pères Fondateurs dès la création de l'UMP et elle se réunit régulièrement pour trancher les litiges au sein de notre parti. Conformément à nos statuts, c'est la seule instance légitime pour trancher les recours lors d'une élection interne.

Jamais son autorité et son intégrité n'ont été remises en cause à ce jour.

Ses membres sont des élus et des militants de l'UMP de tous horizons, élus par les militants, à travers un vote du Conseil national. La composition de cette commission est d'ailleurs quasi-inchangée depuis des années, bien avant mon arrivée à la tête de l'UMP.

Au sein de cette commission siégeaient des personnes qui avaient choisi François Fillon et d'autres qui m'avaient choisi. D'autres encore étaient restées neutres.

Il ne s'agissait pas pour eux d'exprimer une préférence personnelle mais de vérifier la sincérité du scrutin, à partir de faits objectifs.

Au terme de ses travaux, la commission nationale des recours a confirmé mon élection. Elle a même constaté une avancée plus large en ma faveur.

Des irrégularités graves ont en effet été constatées par huissiers dans quelques bureaux de vote, notamment dans les Alpes-Maritimes et en Nouvelle-Calédonie. La commission des recours a donc considéré que le résultat de ces bureaux ne pouvait pas être pris en compte.

C'est une question de respect du droit.

C'est aussi une question de morale et d'honneur pour notre parti.

Le résultat est là. Chacun doit désormais respecter votre vote et les statuts de notre famille politique. C'est la seule voie possible.

Pour autant, cette regrettable situation a généré de grandes tensions au sein de notre famille politique.

Etalées en place publique, elles ont donné une image désastreuse de notre parti et - à tort ou à raison - de beaucoup d'entre nous. J'en ai parfaitement conscience. Et c'est ma responsabilité de le dire sans langue de bois.

J'entends encore aujourd'hui des mises en cause extrêmement choquantes me concernant. Que ce soit sur les conditions d'organisation de cette élection ou sur les moyens de notre mouvement politique.

Ces propos sont indignes parce qu'ils sont contraires à la vérité. Tout a été vérifié et validé par la commission indépendante chargée de l'organisation et du contrôle des opérations électorales.

Je tiens à la disposition de ceux qui le souhaitent les réponses précises à ces allégations. Pour autant, l'heure n'est pas à la polémique. Non, je ne polémiquerai pas. C'est un devoir à l'égard des militants et des sympathisants de l'UMP.

 

Maintenant, il appartient à chacun, en conscience, de prendre ses responsabilités et de choisir.

Choisir le pardon plutôt que la division.

Choisir le travail en équipe plutôt que les querelles personnelles.

Choisir l'avenir plutôt que la rancœur.

Moi, devant vous, avec vous, je fais ce choix, sans aucune ambiguïté.

Et j'invite tous les membres de l'UMP, à tous les niveaux, quel qu'ait été leur vote, à faire ce choix.

Car je le redis haut et fort : il n'y a ni vainqueurs, ni vaincus, mais une seule et grande famille, l'UMP.

Le spectacle lamentable des derniers jours n'a fait honneur à personne. C'est une blessure pour tous les militants et les sympathisants de l'UMP. Comme vous, j'en ai souffert. Comme vous, j'en suis profondément désolé.

Nous devons maintenant reconstruire.

Le temps de la compétition interne est derrière nous.

J'invite donc avec gravité les parlementaires de l'UMP, députés, sénateurs, députés européens, ceux qui m'ont soutenu comme ceux qui ne m'ont pas soutenu, à se retrouver et à se parler. Je les invite à travailler main dans la main, pour incarner au parlement et dans nos territoires une opposition solide et unie face à la gauche.

J'invite les cadres de l'UMP à organiser, dans tous les départements, dans toutes les circonscriptions, dans tous les cantons, des groupes de parole et de réflexion afin d'associer tous nos adhérents au travail de reconstruction qui s'impose. Après les échecs électoraux de l'année écoulée, c'est un impératif vital.

J'invite tous les militants à participer à ce travail pour tracer ensemble le chemin que nous devons emprunter, au service de la France.

Il n'y a plus un instant à perdre !

Dans les deux semaines qui viennent, avec Luc Chatel et Michèle Tabarot, nous rencontrerons et nous nous adresserons à l'ensemble des parlementaires, cadres, militants et sympathisants de l'UMP. Nous nous adresserons aussi à l'ensemble des Françaises et des Français.

Depuis 6 mois, François Hollande et sa majorité de gauche conduisent la France dans l'impasse. Ils font des choix dangereux pour notre pays :

  • Sur le plan économique, avec un véritable sabotage de nos capacités productives et une atteinte sans précédent à la valeur travail qui ne font qu'accentuer le chômage ;
  • Sur le plan de la sécurité et de la justice, avec une fragilisation terrible de l'autorité de l'Etat ;
  • Sur le plan de la cohésion nationale, avec une grande faiblesse face à la montée des communautarismes, comme en témoigne les ambiguïtés sur le droit de vote des étrangers. Et avec des projets qui fracturent profondément notre société. Je pense particulièrement à la remise en cause des fondements de la famille, à travers le mariage et l'adoption par les couples homosexuels.
  • Sur le plan diplomatique, enfin, avec le grand silence de la France face aux crises internationales et aux atermoiements européens.

Tout cela rend plus que jamais indispensable une opposition solide, rassemblée, déterminée.

Une opposition constructive à chaque fois que cela est possible.

Une opposition implacable à chaque fois que cela est nécessaire.

Mes chers amis, alors que la gauche a tous les pouvoirs, la seule force d'opposition républicaine, c'est l'UMP.

Avec plus de 310 000 militants,

Avec plus de 350 parlementaires,

Avec ses milliers d'élus locaux dans toute la France,

l'UMP est le seul parti qui peut incarner la résistance à la gauche et créer les conditions de l'alternance.

Il nous appartient aujourd'hui d'en être les garants. Pour cela, je veux prendre solennellement des engagements très clairs :

Tout d'abord, je m'engage à composer dans les jours qui viennent un collège avec différentes personnalités de notre famille politique, quel qu'ait été leur choix par le passé. Ce comité aura pour mission de nous accompagner dans le travail d'apaisement et de reconstruction qui s'impose.

A nouveau, je vais proposer à François Fillon de participer à cette équipe, avec ceux qui l'entouraient pendant la campagne. Nous avons besoin de lui. Je ne peux pas imaginer que François Fillon continue ses poursuites judiciaires contre son propre parti, sa propre famille politique.

Je m'engage à lancer une réforme de nos statuts afin d'améliorer, sans en bouleverser le principe, les conditions d'élection de l'équipe dirigeante de l'UMP.

Je m'engage à faire vivre la diversité au sein de l'UMP, notamment en permettant le fonctionnement des mouvements que les militants de l'UMP ont choisis : La droite forte, La droite sociale, France moderne et humaniste, Les gaullistes, La droite populaire. Ces mouvements, j'ai voulu qu'ils puissent s'exprimer, parce qu'ils font la force et la richesse de l'UMP. Par leur vote, les militants ont prouvé que cela correspond à leurs souhaits et à leurs attentes.

Je m'engage à créer toutes les conditions pour rendre irréversible l'organisation en 2016 de primaires ouvertes, afin de désigner le candidat de notre famille politique pour la présidentielle.

Je m'engage à lancer dès maintenant une réflexion programmatique de grande ampleur, afin de définir une ligne politique claire et courageuse, digne d'un grand parti de droite et de centre-droit, dans le prolongement de la campagne interne qui vient d'avoir lieu.

Ensemble, nous allons construire un projet courageux, généreux et porteur d'espérance pour tous les Français.

Nous travaillerons autour de deux axes majeurs :

  • La bataille de la compétitivité, pour créer de l'emploi et de la prospérité pour tous les Français,
  • La bataille de la République contre tous les communautarismes, pour continuer d'écrire ensemble l'Histoire de notre Nation au 21ème siècle.

Je m'engage à veiller à ce qu'aucune alliance électorale ne soit tolérée avec l'extrême-droite. En parallèle, je m'engage à ce que nous soyons toujours à l'écoute des problèmes des Français, sans aucun tabou, notamment sur les questions de sécurité, d'immigration, de lutte contre l'assistanat, d'Europe, de compétitivité...

Je m'engage à ce que l'UMP ne se soumette jamais au politiquement correct, mais qu'elle n'ait qu'une obsession : avancer des propositions justes et efficaces, en réponse aux souffrances et aux espérances du Peuple de France.

Je m'engage à ce que nous regagnions ensemble le cœur des Français, ville par ville, village par village, en lançant sur le terrain une grande « révolution civique » au service de nos concitoyens.

Je m'engage à lancer le plus grand plan de recrutement jamais réalisé par un parti politique, afin d'inviter toutes les Françaises et tous les Français de bonne volonté à nous rejoindre, pour incarner la Génération Reconquête à l'occasion des prochaines élections locales de 2014.

L'objectif, c'est une immense vague bleue pour reconquérir les territoires perdus - communes, départements, régions - et un profond renouvellement politique dans notre pays.

Je m'engage à ce que l'UMP assume avec fierté ses racines, son héritage, ses valeurs, son ambition, au service de la France et des Français.

Dès à présent, avec Luc Chatel et Michèle Tabarot, nous avons besoin de chacune et chacun d'entre vous. Et vous, vous pouvez compter sur nous.

Vive l'UMP !
Vive la République ! Vive la France !

Jean-François Copé
Président de l'UMP

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:02

Xavier-Spanghero-01.jpgXavier Spanghero est responsable du comité de soutien de Jean-François Copé en Haute-Garonne. Délégué des jeunes actifs en Haute-Garonne au sein de l’UMP31, il revient sur la guerre Copé / Fillon. En Haute-Garonne, Jean-François Copé l'a emporté avec 664 voix d’avance sur François Fillon. Interview enregistrée le 23 novembre. Voir l'interview sur Objectif News

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:49

logo umpLa Commission nationale des recours confirme
l'élection de Jean-François Copé à la présidence de l'UMP

Après 22 heures de délibération, les membres élus de la Commission ont éxaminé l'ensemble des recours pour lesquels elle était saisie et a statué à l'issue. Les résultats ont été adoptés à l'unanimité des membres présents.

L'analyse, purement juridique, s'est basée sur les statuts de l'UMP, le règlement intérieur, le guide électoral, mais aussi sur les grands principes du droit électoral, tels qu'ils sont appliqués pour toutes élections, notamment grâce à la présence permanente d'un avocat spécialisé en droit électoral et agréé par les deux parties.

La Commission a travaillé sous contrôle permanent d'huissiers de justice, les débats ont été enregistrés et ouverts à l'ensemble des parties.

la légitimité de notre Commission, prévue par les statuts de l'UMP, a été reconnue par le dépôt de recours de la part des deux candidats.

Notre unanimité est gage de notre indépendance.

Vous trouverez ci-joint la décision. La décision est mise à disposition des parties.

Accédez à la délibération
Délibération de la CNR

La Commission nationale des recours de l'UMP

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 16:57

jean françois copéLa commission des recours, qui avait arrêté ses travaux dimanche 25 novembre pendant la réunion Juppé-Copé-Fillon, a tranché. Elle a proclamé vainqueur Jean-François Copé, lundi vers 17 heures, avec 952 voix d'avance sur François Fillon, selon un communiqué de presse. Cette annonce intervient plus d'une semaine après le vote des militants, et de multiples rebondissements qui ont fait craindre l'éclatement de l'UMP.

La commission des recours décide ainsi de réintégrer les votes de Wallis-et-Futuna et Mayotte, qui avaient été oubliés lors du premier décompte. En revanche, elle a purement et simplement annulé les résultats de Nouvelle-Calédonie et de deux bureaux de vote des Alpes-Maritimes, où des fraudes ont été constatées.

"Chacun doit respecter le vote", commente Copé

"Cette commission nationale des recours, c'est un peu notre Conseil constitutionnel", a commenté Jean-François Copé peu après cette décision. "C'est la seule instance légitime pour trancher le recours lors d'une élection interne". Le nouveau président de l'UMP s'est réjoui d'une "avance plus large" constatée sa faveur. "Le résultat est là, chacun doit désormais respecter votre vote et les statuts de notre famille politique".

Jean-François Copé a regretté "des remises en causes" à son encontre "extrêmement choquantes", en référence notamment aux propos de l'ancien trésorier de l'UMP. "Pour autant, je ne polémiquerai pas. C'est un devoir que je m'impose (...) Nous devons maintenant reconstruire. Le temps de la reconstruction interne s'impose". Il demande aux parlementaires de "se parler" et les cadres de l'UMP à "organiser des groupes de parole et de réflexion" pour associer tous les adhérents "au travail de reconstruction qui s'impose".

"Je m'engage à lancer une réforme de nos statuts, afin d'améliorer nos conditions d'élections", a-t-il poursuivi, "et à respecter les courants" au sein de l'UMP. Il entend pour cela créer un "collège" paritaire "avec différentes personnalités du parti", dont François Fillon. "Nous avons besoin de lui".

Voici le document de la commission transmis aux journalistes.

Décision finale CNR UMP

Francetv info

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 16:48

2012-09-28-Remerciements-de-Gregoire-Carneiro 1360Après avoir fait une campagne terne, assis sur un coin de table, monsieur Fillon s’étonne de son piètre résultat.

Devant une telle déconvenue par rapport aux sondages réalisés par les médias qui sans aucun doute le donnaient gagnant, la sagesse aurait voulu qu’il mette son orgueil dans sa poche.

A dire inlassablement tout au long de sa campagne qu’il était le seul à pouvoir rassembler !  Au lendemain du scrutin, subitement, il devient amnésique et ne se rappelle plus ce que veut dire rassemblement.

Dans ces circonstances,  la plus grande victoire c’est peut être d’admettre sa défaite Monsieur Fillon !!

En tout état de cause et quoique qu’il en dise, monsieur Fillon n’aime pas sa famille politique et donne une image dégradée, un spectacle déplorable scandaleusement insultant pour les militants.

En quelques jours, cette attitude aussi grotesque que ridicule, lui fait perdre tout crédit d’homme d’état présidentiable.

A cette heure ou nous devons mettre toutes nos forces pour combattre la politique désastreuse de la gauche, monsieur Fillon, par son comportement irresponsable, nous détourne de notre mission première.

N’ayant aucune maîtrise sur les déclarations toutes plus dangereuses les unes que les autres de son équipe constituée de second couteaux, monsieur Fillon donne l’image d’un homme à la dérive prêt à sacrifier le parti.

Et maintenant, monsieur Fillon souhaite se placer au dessus des lois en refusant l’application stricte des statuts, en faisant appel à un médiateur pour créer une commission  «Théodule». Quelque soit la qualité du médiateur, tout ceci est simplement révoltant, inadmissible et irrecevable.

Notre réussite aux prochaines échéances passe par notre capacité à travailler ensemble avec un esprit d’ouverture et de construction.

Jean-Luc MAZAUD

Délégué UMP du canton de fronton.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 16:00

2012-09-28-Remerciements-de-Gregoire-Carneiro 1359Dans une démocratie comme la nôtre il faut 2 grands partis pour que l'alternance existe.

Ce sont les journalistes pour faire du papier et quelques élus qui affirment sans complèxe, que l'UMP va éclater.

L'UDI à peine née a pris la place de l'UMP, le FN enregistre un nombre sans précedent d'adhésions, etc...

Lorsqu'on jette un regard sérieux sur le passé, on remarque que tous ceux qui ont voulu s'éloigner et créer un nouveau parti ont échoué.

Henri Guaino affirme "ceux qui ne sont pas contents qu'ils s'en aillent" ces propos me conforte dans mon analyse.

A gauche Jean-Pierre Chevenement qui crée son parti ne représente pas grand chose. Au FN, Bruno Mégret aux abonnés absents.

A droite, rappelons nous, Michel Jobert il était ailleurs, Nicolas Dupont-Aignan avec Debout La république représente 2% de l'électorat.

Dominique De Villepin ne pèse pas plus, il reviendra à l'UMP si Jean-François Copé est élu.

Le constat est sans appel. Lorsqu'on quitte la maison mère, on est mort politiquement sauf pour occuper un siège au bon vouloir du Prince.

D'autres déchirent leur carte dans l'humeur du moment. Puis inexorablement, lorsqu'ils ont fait le tour "des gargotes", ils réintégrent à nouveau le parti qui leur permet une fois leur colère passée d'exister.

Je voudrais rappeler que François Fillon, porte trop de crédit aux sondages pour son avenir politique. Il avait rejoint Balladur lorsque celui-ci dans les sondages et dans l'opinion était donné gagnant.

J'entends ici ou la quelques élus reprocher à JFC pour ces élections de ne pas avoir quitté son poste de secrétaire de l'UMP. Pour ma part, je n'ai jamais vu lors des élections municipales, un maire en place se retirer quelques mois avant. Bien au contraire, il profite des avantages liés à sa fonction. Cela fait parti des règles du jeu acceptées par tous.

Alors mes amis, un peu de patience. Nous avons un Président élu par les militants et validé par les statuts. Le temps fera le reste et lors des prochaines élections nous restons qu'on le veuille ou non la seule chance de battre les socialistes.

 

Pierre Recobre

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 10:10

jean françois copéChère Amie, Cher Ami,

Je m’adresse à vous car je sais que la situation dans laquelle est plongée notre famille politique est pour vous une souffrance terrible. Je la comprends et la partage totalement.

Je veux vous assurer que j’œuvre de toute mon énergie pour préserver l’unité et l’image de l’UMP. Je vous le dois, à vous qui vous donnez sans compter pour nos idées, pour nos valeurs.

Je veux aussi revenir sur la façon dont se sont déroulés les événements de ces derniers jours car vous avez droit à la transparence.

 

Dimanche dernier, vous, les militants UMP, avez voté en masse : vous êtes plus de 176.000 à vous être prononcés pour élire votre président. Cette participation massive montre que le vote s’est bien déroulé et que l’exercice démocratique a été très réussi !

Après 23 heures de travail, lundi 19 novembre au soir, la Commission d’Organisation et de Contrôle des Opérations Électorales a proclamé les résultats : contre tous les sondages, vous m’avez élu Président de l’UMP à la majorité des suffrages exprimés.

François Fillon a dit prendre acte de ces résultats.

Dès le lendemain, j’ai lancé un appel au rassemblement et à l’unité en proposant la constitution d’une équipe collective, regroupant tous les talents de notre famille politique.

J’ai tendu la main à François Fillon et à ceux qui l’ont soutenu. Je lui ai proposé de participer à l’équipe dirigeante au plus haut niveau. Car pour moi, il n’y a qu’une seule et grande famille, l’UMP.

Mercredi 21 novembre, le bureau politique de l’UMP, notre instance collective de décision, a entériné mon élection telle que proclamée par la COCOE.

 

Jeudi 22 novembre, le Doyen Gélard, président de la COCOE, est intervenu à la télévision. Il a fait part de deux éléments majeurs :

 

  • D’une part, les résultats de Nouvelle-Calédonie, de Wallis-et-Futuna et de Mayotte n’ont pas été examinés par la Commission et n’ont pas été pris en compte.
  • D'autre part, il cite « des fraudes » graves et massives, constatées par huissiers, notées par la Commission dans une poignée de bureaux de vote. Mais le Doyen Gélard a expliqué que la Commission avait préféré valider les résultats en l’état dans la mesure où l’annulation des bureaux concernés n’aurait pas inversé le résultat final. Autrement dit, si la COCOE avait annulé les bureaux dans lesquels il y avait des fraudes massives, j’aurai gagné avec une avance encore plus large.

 

Après avoir accepté le verdict des urnes, François Fillon a changé d’avis et le conteste.

Dans toute élection, une contestation est parfaitement possible. Cela n’est pas dramatique. Cela est prévu par les statuts de l’UMP comme pour toute organisation. Dans notre parti, il existe une Commission Nationale des Recours. Elle est composée de membres que vous avez élus, vous les militants, par un vote du Conseil national. Son président avait été élu sur proposition de mon prédécesseur, Xavier Bertrand. Au sein de cette commission siègent des élus, des militants de tous horizons dont personne n’a le droit de remettre en cause la sincérité et l’honnêteté.

Mais François Fillon a refusé de saisir la Commission nationale des Recours en préférant faire une contestation médiatique des résultats de l’élection. Cette position nous conduisait à un blocage dangereux pour notre parti.

 

Pour sortir de l’impasse et dans un souci d’apaisement, j’ai moi-même saisi, jeudi 22 novembre, la commission nationale des recours, geste inédit pour un président élu.

Je l’ai fait dans un souci d’apaisement. Je ne veux aucune suspicion, ni sur votre vote, ni sur notre parti. C’est une question de morale et d’honneur.

Je l’ai fait parce que la Commission Nationale des Recours, qui est en quelque sorte notre Conseil Constitutionnel, est la seule instance qui puisse juridiquement vérifier les réclamations ou les recours des candidats, et donc au final les résultats de l’élection.

S’affranchir de cette commission reviendrait à s’affranchir de nos statuts et nous placerait, de fait, dans l’illégalité. N’importe lequel d’entre vous serait en mesure de faire annuler une décision prise en dehors de cette commission.

Afin que nul ne puisse contester son sérieux et sa transparence, j’ai proposé que la Commission Nationale des Recours travaille en présence de représentants des deux candidats, mais aussi d’huissiers et d’avocats.

Je considère que le respect de nos règles internes, de nos statuts et du droit, est la seule voie possible. C’est la voie du respect de la démocratie interne et surtout de votre vote.

C’est pour cela que j’ai proposé, dimanche 25 novembre, à Alain Juppé et François Fillon une direction collégiale avec constitution d’une équipe à parité pour rassembler toute notre famille politique. Je leur ai également proposé de sortir de la crise en deux temps. D’abord, un temps juridique avec la Commission Nationale des Recours, qui doit pouvoir travailler sereinement pour annoncer un résultat incontestable. Ensuite, un temps de médiation politique pour un rassemblement le plus large possible.

Mais, le respect des statuts est le préalable. Nos statuts datent de 2002, ils ne sont sans doute pas parfaits, mais ils ne sont pas partiaux et doivent être appliqués.

J’ajoute que l’on ne peut pas avoir des mots extrêmement blessants et injurieux pour l’ensemble de notre famille politique. Non, je ne laisserai pas dire que l’UMP est une « mafia ». C’est une insulte pour tous les militants que nous sommes.

 

Pour ma part, je le redis, seul vaut le verdict qui sera rendu par la Commission Nationale des Recours prévue par nos statuts. Et je me plierai au verdict de la Commission parce que c’est ainsi que fonctionne la démocratie dans un Etat de droit.

Mais je dis aussi avec force que je ne laisserai personne vous voler votre vote. C’est vous, et vous seuls, les militants de l’UMP, qui avez choisi votre Président.

 

Chacun est désormais placé devant ses responsabilités.

Je prends les miennes, avec détermination et sérénité. Nous avons besoin d’une UMP rassemblée et solide pour conduire l’opposition à François Hollande et à sa politique qui mène la France dans le mur.

Ce rassemblement, il faut qu’il soit le plus large possible et je m’y emploie. Mais il faut aussi que ce rassemblement ait lieu sur une ligne claire, celle que je vous ai proposée et en faveur de laquelle vous vous êtes exprimés. Face à une gauche sectaire qui détient tous les pouvoirs et face à une extrême droite en embuscade, nous devons porter les valeurs d’une droite et d’un centre-droit décomplexés, qui disent les choses et proposent des solutions, sans peur du politiquement correct mais dans l’intérêt de la France et des Français. C’est vrai sur la compétitivité, c’est vrai sur le droit de vote des étrangers, c’est vrai sur le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels…

 

Mes chers amis, je veux vous redire combien je regrette le spectacle désolant auquel vous assistez ces derniers jours.

Je veux vous redire, en vérité, combien je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour sortir de cette situation par le haut, en respectant le droit et nos statuts, pour respecter votre vote.

 

Jean-François Copé
Président de l'UMP

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 19:36

jean françois copéJe voudrais une nouvelle fois m'adresser directement aux militants et sympathisants de notre famille politique.

Vous êtes l'UMP. Vous faites l'UMP.

Aujourd'hui, je le sais, vous êtes déboussolés, indignés, choqués par ce qui se passe.

Moi aussi, je le suis profondément.

Comme vous, je ne me suis pas engagé en politique pour des batailles de chiffonniers. Je me suis engagé pour des valeurs, pour des idées.

Les dirigeants politiques vous doivent des comptes.

Ils doivent respecter les valeurs de notre famille politique.

Ils doivent respecter les règles de ce parti, des règles qui ont été votées et approuvées par chacun d'entre nous. Des règles qui protègent notre mouvement contre les foucades des uns et des autres.

Personne n'est au-dessus des règles. Personne n'a le droit de choisir ce qui l'arrange selon son bon plaisir. Ce serait vous enlever à vous les militants, le pouvoir de choisir.

Moi, je n'ai qu'une obsession : garantir l'unité de notre famille politique, garantir le respect de nos statuts, garantir le respect de votre vote.

C'est ce que je m'efforce de faire dans ces jours de tourmente et je remercie les milliers, les dizaines de milliers de militants et d'élus qui m'adressent des messages de soutien et d'encouragement, qu'ils aient d'ailleurs ou non voté pour moi dimanche dernier.

Dimanche, vous avez voté en masse.

La commission indépendante chargée de l'organisation et du contrôle du scrutin a proclamé les résultats : vous m'avez officiellement élu Président de l'UMP à la majorité des suffrages exprimés.

Le résultat serré, c'est pour moi une invitation au rassemblement, à l'unité.

Dès mon élection, j'ai annoncé que je composerai une équipe diverse, collective, regroupant tous les talents de notre famille politique.

J'ai tendu la main à François Fillon, à l'ensemble de ses amis qui sont aussi les miens. Je lui ai proposé de participer à l'équipe dirigeante au plus haut niveau.

Car pour moi, il n'y a pas d'un côté ceux qui m'ont choisi et de l'autre ceux qui ont choisi François Fillon. Il n'y a qu'une seule et grande famille, l'UMP.

Le doyen Gélard, président de la commission indépendante, est intervenu hier à la télévision. Il a expliqué les conditions dans lesquelles cette commission avait travaillé.

Il a reconnu deux éléments majeurs :

  • D'abord, les résultats de Nouvelle-Calédonie, de Wallis-et-Futuna et de Mayotte n'ont pas été examinés par la Commission et n'ont pas été pris en compte.
  • Mais d'autre part, il cite : « des fraudes » graves et massives, constatées par huissiers, notées par la commission. Et les deux exemples qu'il a cités hier concernent, chacun le sait, les bureaux qui se situent à Nice, qui sont les bureaux nº1 et nº3.

Patrice Gélard a expliqué avec sagesse que la commission avait préféré valider les résultats en l'état dans la mesure où l'annulation des bureaux concernés n'aurait pas inversé le résultat final.

Autrement dit, si la COCOE, la commission indépendante, avait annulé les bureaux dans lesquels il y avait des fraudes massives, la vérité est que j'aurai gagné avec une avance encore plus large.

Ces propos, il les avait déjà tenus dès lundi soir, en toute transparence.

Après avoir accepté le verdict des urnes lundi soir, François Fillon change d'avis, le conteste.

Dans toute élection, une contestation est parfaitement possible. Cela n'est pas dramatique. Cela est même prévu par les statuts dans toute organisation quelle qu'elle soit.

Mais François Fillon nous dit qu'il refuse de saisir la commission prévue par nos règles qui est la commission nationale des recours.

Il a ainsi causé un blocage qui est très dangereux pour notre mouvement : d'abord parce qu'il y a une contestation médiatique des résultats de l'élection, d'autre part parce qu'il refuse de saisir cette commission des recours.

Sa position nous conduisait à l'impasse et explique pour une bonne part la tension venu d'un certain nombre de nos amis parlementaires dont je peux comprendre le désarroi, évidemment.

Pour en sortir, et dans un souci d'apaisement, j'ai moi-même saisi, hier, la commission nationale des recours, geste inédit pour un président élu.

Je le fais dans un souci d'apaisement. Je ne veux aucune suspicion sur votre vote. Je ne veux d'ailleurs aucune suspicion sur notre parti. C'est une question de morale. C'est une question d'honneur.

Dans un deuxième geste d'apaisement, j'ai accepté qu'Alain Juppé intervienne, avec une commission ad hoc, dont l'objet ne peut pas être de se substituer -ce n'est pas statutaire- à la Commission nationale des recours, mais de veiller à la transparence absolue des travaux de la Commission nationale des recours.

J'ai eu Alain Juppé au téléphone sur ce point ce matin qui me l'a confirmé.

Cette commission nationale des recours est composée de membres que vous avez élus, vous les militants, par un vote du Conseil national. Son président avait été élu sur proposition de mon prédécesseur, Xavier Bertrand, qui était alors secrétaire général de l'UMP. Au sein de cette commission siègent des élus, des militants de tous horizons dont personne n'a le droit de remettre brutalement aujourd'hui en cause la sincérité et l'honnêteté.

J'ai d'ailleurs proposé que la commission nationale des recours travaille en présence de représentants des deux candidats, c'est une évidence, mais aussi d'huissiers, d'avocats, pour que nul ne puisse contester son sérieux et sa transparence.

Cette commission nationale des recours est la seule qui puisse juridiquement vérifier, valider les réclamations ou les recours des candidats, et donc au final les résultats de l'élection.

Si on s'affranchit de cette commission, on s'affranchit de nos statuts et donc on se place, de fait, dans l'illégalité.

N'importe lequel d'entre vous serait en mesure de faire annuler une décision prise en dehors de cette commission.

François Fillon avait accepté hier la proposition d'Alain Juppé. C'était une voie de sagesse et de soulagement pour nous tous, militants de l'UMP.

J'apprends ce matin qu'il fait de nouveau marche arrière.

Il refuse nos statuts en expliquant que désormais il ne leur fait plus confiance. Il explique qu'il ne fait plus confiance à notre règle commune, à ce que chacun d'entre nous s'est engagé à respecter en adhérant à l'UMP.

Pire, il a des mots extrêmement blessants et injurieux pour l'ensemble de notre famille politique, des mots qui provoquent l'indignation de tous.

On ne peut pas donner des leçons de morale à tout le monde en permanence et refuser de se les appliquer à soi-même.

Pour ma part, je le redis, seul vaut le verdict qui sera rendu par la Commission nationale des recours prévue par nos statuts dont j'ai accepté, comme François Fillon, le pensai-je, comme surtout Alain Juppé, que cela soit sous le regard attentif et impartial de la médiation Juppé qui garantira la transparence absolue des résultats proclamés.

C'est vous et vous seuls, les militants de l'UMP, qui avez choisi votre Président.

Chacun est désormais placé devant ses responsabilités.

Jean-François Copé
Président de l'UMP

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 06:00

laurence-arribage.jpgDans un communiqué de presse publié ce jeudi sur son site internet, l'UMP de Haute-Garonne répond accusations de fraude lancées par Eric Ciotti.

Mercredi, le directeur de campagne de François Fillon pointait "trois problèmes majeurs" au sein de la fédération haute-garonnaise durant l'élection du président de l'UMP. Le premier porte sur une différence entre le nombre de bulletins de vote et celui des signatures inscrites sur les feuilles d'émargements. "On dénombre 21 voix de trop", avait précisé Eric Ciotti. Le deuxième problème concerne le nombre de procurations, "311 sur le seul bureau de vote n°1 de Toulouse". Eric Ciotti soupçonnait la fédération 31 de "n'avoir exercé aucun contrôle permettant de s'assurer qu'un mandataire ne soit pas porteur de plusieurs procurations". Enfin le troisième problème soulevé par Eric Ciotti est un possible "conflit d'intérêt". Le partisan de François Fillon notait notamment qu'"Elisabeth Pouchelon est déléguée de la 9e circonscription de Haute-Garonne. Or son mari, le bâtonnier Pouchelon, siège à la Cocoe. Il aurait dû sortir de la salle de travail quand le cas de la Haute-Garonne a été examiné".

Réponse point par point

A ces accusations, l'UMP de Haute-Garonne répond point par point. "Sur le faible écart de 21 voix entre la liste d’émargement et le nombre de bulletins dépouillés, il s’explique par le fait que les adhérents devaient voter trois fois pour chacun des scrutins (président, motions, charte) et six lorsque ceux-ci étaient détenteurs d’une procuration. Devant l’afflux d’électeurs et compte tenu de l’attente, certains d’entre eux, une fois de plus en très petit nombre, n’ont pas émargé comme ils auraient dû le faire en bonne forme. Cette erreur matérielle, si regrettable soit-elle, est collective et ne saurait être imputée pas plus à une équipe qu’à une autre."

Concernant les procurations, "un contrôle plus strict que dans d’autres fédérations a été opéré : celles-ci ont été vérifiées deux fois, à l’entrée du bureau de vote sur une liste de contrôle et au moment du vote sur la liste d’émargement. Ce double contrôle a d’ailleurs conduit à refuser un certain nombre de procurations litigieuses", indique le communiqué.

Enfin, "sur la qualité d’Elisabeth Pouchelon, celle-ci, en tant que déléguée de circonscription et épouse du Bâtonnier Pouchelon membre de la COCOE, s’est abstenu volontairement d’être membre d’un quelconque bureau de vote".

Par ailleurs, le communiqué précise qu'il "convient en outre de souligner l’absence de tout différend et incident entre les représentants des deux équipes lors du scrutin, du dépouillement et de la rédaction des procès-verbaux. En ce sens, aucune réclamation de fraude n’a été portée, notamment par les représentants de François Fillon, sur les procès-verbaux de vote ; les seules réserves portaient en fait sur le déplacement du lieu d’un bureau de vote à Bagnères-de-Luchon qui avait cependant fait l’objet d’une signalétique et d’une information aux adhérents.

Pour ces raisons, la COCOE a validé sans difficulté aucune les résultats de la Fédération de Haute-Garonne."

La Dépêche du Midi

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 16:43

2011-11-22-La-Parole-aux-Adherents 0345Allons Messieurs les élus, un peu de retenu. Vous critiquez le journal local qui nous abime  tous les jours, aujourd'hui encore on peut lire : Jean-Luc Moudenc fait le grand écart et vous  alimentez ses colonnes pour régler des différents qui nous sont propres.

A vous écouter, il semble que les tricheurs sont dans le camp Copé.

Je vous connais pour la plupart et je me rappelle les magouilles qui ont existé dans toutes les élections internes et souvent vous étiez aux premières loges. Vous êtes pathétiques sur vos destriers blancs.

J'en arrive à me demander si vous les élus, vous méritez encore la confiance des militants !

En Haute-Garonne JF Copé obtient 1691 voix soit 62,38 %, F Fillon 1027 voix soit 37,62% donc une différence de 664 voix.

Alors vous évoquez ici 21 voix de trop, 311 procurations ou encore un conflit d'intérêts.

Vous avez perdu la tête, vous êtes des minables.

JF Copé  s'est déplacé 2 fois à Toulouse dans des salles combles. On sentait un élan, une  adhésion. Je n'ai pas ressenti cela avec F Fillon.

Messieurs les censeurs aux mains pas toujours propres, je vous en conjure TAISEZ-VOUS

Pierre RECOBRE

Elu au comité de la 5ème circonscription

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