Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

Archives

4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 17:11

moudenc-49.jpgLes mois à venir révèleront la véritable nature de cette candidature :

- soit elle vise à renforcer l’UDI et ses idées pour notre ville, et ce sera un atout supplémentaire pour l’Opposition municipale en vue de l’échéance de 2014,

- soit il s’agit d’une entreprise de division, qui deviendrait l’auxiliaire de la municipalité COHEN.

La division serait préjudiciable à toute l’Opposition et spécialement à l’UDI qui, à peine créée, en serait fragilisée.

Pour ma part, avec mes nombreux amis, je continue plus que jamais, avec une détermination intacte, le travail de fond entamé dès 2008.

De toute façon, chacun le sait, rien ne pourra se faire sans les trois grandes forces que sont Toulouse Avenir, Toulouse pour Tous et l’UMP.

Ma motivation est sincère et les Toulousains la connaissent : servir Toulouse à travers un projet nouveau.

Il y a peu, j’ai refusé de me mêler d’une bataille d’égos qui concernait mon parti.

Alors, qu’on ne compte pas sur moi pour participer à une autre bataille d’égos dont Toulouse serait l’enjeu, et, à la fin, la victime !

Les Toulousains qui veulent le changement municipal réclament des comportements responsables et l’union de toute l’Opposition.

Ils peuvent compter sur moi pour être, plus que jamais, un artisan de cette exigence.

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 10:31

moudenc-40.jpgLe député UMP de Haute-Garonne entame une année 2013 capitale pour la reconquête du Capitole. Interview.

Dans un long entretien paru ce jeudi 17 janvier dans Voix du Midi Toulouse (1,20 euros chez votre marchand de journaux), le député de la 3e circonscription de Haute-Garonne se livre sur l’actualité nationale et, bien évidemment, sur la préparation des élections municipales de mars 2014. L’ancien maire de la ville entend bien être celui qui incarnera les chances de la droite et du centre à Toulouse tandis que d’autres voix s’élèvent pour proposer un autre leadership.

Extraits:

Sur l’action du gouvernement

 « Les mesures budgétaires que le gouvernement a fait voter depuis 6 mois et qui vont pleinement s’appliquer cette année opèrent une ponction fiscale d’une ampleur inédite sur les ménages et sur les entreprises.»

Municipales 2014

« Je suis heureux de voir combien en six mois, les esprits ont évolué dans le bon sens : qu’ils soient UMP ou UDI ou autres, quasiment tous les responsables de la Droite et du Centre se sont exprimés en faveur d’une seule liste de large rassemblement dès le premier tour.»

« Pour désigner notre candidat, j’ai lancé l’idée d’une primaire. Je note que personne ne l’a reprise

« Le travail de fond, je le fais depuis 2008 et non depuis quelques mois en vue des élections

« Mieux vaut que nous ayons une tête de liste de sensibilité centriste mais ce serait une grave erreur de négliger la Droite : il faut bien couvrir les deux champs de sensibilité, Droite et Centre, sinon on prendrait le risque d’ouvrir un boulevard au Front national, provoquant une triangulaire qui sauverait la municipalité Cohen !»

Sur Pierre Cohen

« Il a gâché les années écoulées et fait perdre du temps et du rayonnement à Toulouse. »

« Au final, les promesses majeures, transport et culture en particulier, n’auront pas été tenues, tandis que Toulouse s’est dégradée, et les finances de la Ville avec.»

A lire dans Voix du Midi Toulouse du jeudi 17 janvier 2013. En kiosque jusqu’au 23 janvier.
Partager cet article
Repost0
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 06:32

moudenc 16Les retraites en France sont généralement payées mensuellement, communément le 9ème jour de chaque mois, au titre du montant qui est dû pour le mois précédent. Si le 9ème jour du mois se situe un samedi, un dimanche ou un jour férié, elles peuvent être alors payées le 10ème ou le 11ème jour du mois !

Cette règle concerne la grande majorité des salariés du régime général.

Or, et d’autant plus en période de crise, il convient que les retraités perçoivent leur retraite en fin de mois ou en tout début de mois suivant, et non avec un décalage moyen de 9 jours.

Il s'avère, en effet, que le paiement des pensions de retraite le dernier jour du mois ou le premier jour du mois suivant, serait logique, légitime et faciliterait la gestion des finances de tous les retraités notamment sur le plan du paiement de leurs loyers (qui intervient généralement le 1er ou le second jour du mois), des prélèvements bancaires, des virements automatiques, des débits de carte bancaires, etc.

De surcroît, les quinze millions de retraités qui perçoivent 280 milliards d'euros annuels n'ont pas vocation à être utilisés comme instrument d'ajustement budgétaire après une vie de labeur.

Jean-Luc MOUDENC qui a saisi le Gouvernement, notamment par le biais d’une question écrite, lui demande de prendre urgemment les mesures visant à ramener le paiement mensuel des retraites, comme les salaires, à la fin de chaque mois ou au tout début du mois suivant.

Partager cet article
Repost0
3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 08:43

moudenc 26J’adresse à tous l’expression de mes Meilleurs Vœux, les plus chaleureux, en ce début d’année 2013.

Pour faire reculer le chômage et renouer avec la croissance, notre pays doit avoir plus que jamais le courage des réformes destinées à restaurer sa compétitivité (code et coût du travail, baisse et optimisation de la dépense publique, retraites) et à s’adapter en permanence dans un monde en mouvement.

Pour Toulouse, beaucoup de chemin reste à parcourir pour en faire une vraie métropole européenne et offrir à tous une meilleure qualité de vie quotidienne.

C’est par la volonté et le pragmatisme, et non l’approche idéologique actuelle, que notre ville-métropole y parviendra.

A 9 mois du début de la campagne municipale, l’Opposition doit faire preuve d’esprit de responsabilité et se comporter à la hauteur de ces enjeux.

Dans le respect de la diversité des sensibilités et des personnalités qui la composent, elle doit avant tout travailler à un Projet d’avenir pour Toulouse, l’agglomération et les quartiers.

Puis, à partir de ce Projet, réaliser l’unité indispensable à son succès.

Tels sont les vœux que je forme en ce début d’une année cruciale ; telle sera en tous cas la ligne de conduite de mes amis et de moi-même en 2013.

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008.

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 18:08

2012-10-24-Jean-Francois-Cope 1431Chers amis,

Ces deux dernières semaines, ma position a été caricaturée dans une partie de la presse locale, en particulier par le PS local, au sujet du « mariage pour tous ». De même, ceux, dont je suis, qui s'opposent à ce projet de loi ont été vilipendés, faute pour eux de garder le silence.

Ce matin, j'ai fait une conférence de presse pour clarifier les choses.

Je tiens à vous faire part de ce que j'y ai dit. En effet, l'expérience de ces derniers jours montre que certains, dans une partie de la presse locale, déforment sans scrupules mes propos. Vous pourrez donc comparer les articles de presse avec ce qui suit, afin de vous faire une idée sur l'objectivité de certains.

  • Le mariage est pour moi l'union d'un homme et d'une femme. Aussi, je ne peux cautionner ce qui est nommé le "mariage" homosexuel. En revanche, l'inégalité de droit en matière patrimoniale entre les couples hétérosexuels et homosexuels n'est pas acceptable au XXIème siècle. C'est pourquoi je suis pour une Union civile, célébrée en Mairie, pour les couples homosexuels qui veulent s'unir, avec exactement les mêmes droits patrimoniaux que pour les couples mariés. Mais sans toucher aux questions de filiation ! Je défends cette position depuis 2008 !
  • Je voterai contre cette loi pour deux raisons. D'abord, on mélange des questions différentes : mariage, adoption et éventuellement procréation médicalement assistée pour les couples du même sexe. Ainsi, quiconque est contre l'adoption ne peut que se prononcer contre cette loi dans son ensemble et donc contre le mariage. Cette embrouille vise à rendre le débat opaque. Je sais que, par cette position, je ne vais pas « dans le sens du vent », que je m'oppose à une majorité de Français à en croire les enquêtes d'opinion. Mais mon rôle de Député, de Président de l'UMP 31, c'est d'affirmer clairement mes positions, nos valeurs, de me faire le porte-parole des centaines de milliers de haut-garonnais qui ne partagent pas la vision du PS.
  • La seconde raison, c'est que tout cela se fait dans la précipitation. Le Gouvernement refuse un débat national. Je réclame qu'une vraie réflexion nationale ait lieu (en particulier pour l'adoption et la procréation médicalement assistée), et qu'à l'issue de ce processus les Français tranchent par référendum.
  • Ensuite, ce projet de loi est un « os à ronger » destiné à cacher l'absence de politique pertinente et cohérente de nos gouvernants face à la crise économique et sociale. Pour surmonter nos difficultés, nous avons besoin d'unité nationale. Au contraire, François HOLLANDE divise profondément les Français avec ce texte très clivant. Par sa manoeuvre politicienne, il tient une éminente responsabilité dans les tensions qui montent dans le pays sur la question du mariage et de l'adoption par les homosexuels.
  • Enfin, sur la manifestation de samedi : les organisateurs associatifs souhaitaient une manifestation non politisée. J'avais cependant tenu à informer les adhérents de l'UMP 31 de cette manifestation, en les laissant libres de s'y rendre ou pas, parce que je sais que tout le monde ne partage pas la même position dans nos rangs. Puis, le PS local, après une déclaration polémique outrancière, a décidé de mobiliser pour une contre-manifestation, sans doute dans le but de générer des tensions voire des incidents. Alors, puisqu'ils politisent l'évènement, je n'ai pas l'intention de fuir mes responsabilités : je me rendrai moi-même, en tant que Député qui s'oppose à ce projet de loi, à la manifestation samedi à 14h30. Pour éviter toute interprétation de ce mail, je précise que chacun a le choix de s'y rendre ou pas. Il ne s'agit absolument pas d'un appel : je respecte l'opinion de ceux d'entre vous qui sont favorables à ce projet de loi.


En résumé : je m'opposerai au projet de loi ; je souhaite un vrai débat national et un référendum ; je me rendrai à la manifestation de samedi parce que le PS local a politisé cet évènement.

Je vous remercie à tous pour votre attention et pour l'énergie que vous mettez, contrairement aux socialistes locaux, pour que ce débat se déroule de manière digne, respectueuse, et à l'écoute de toutes les opinions.


Bien fidèlement,
Jean Luc MOUDENC
Président du Comité départemental
Député de la Haute-Garonne

 

contact@ump31.fr
www.ump31.com


 

Suivez-nous sur ...
FACEBOOK

TWITTER




UMP 31
6 rue Gabriel Péri
31000 Toulouse

Tel : 05 34 45 17 30
Fax : 05 34 45 17 31

Partager cet article
Repost0
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 17:52

2012-10-24-Jean-Francois-Cope 1431Enfin, le Gouvernement se réveille et admet un problème de compétitivité de la France ! C’est un bon début, assez insuffisant, mais surtout qui se fait au prix de multiples contradictions.

Tout d’abord, après avoir critiqué et abrogé la TVA antidélocalisation décidée par le précédent Gouvernement, voila que M. AYRAULT décide la hausse de 2 des 3 taux de TVA ! Quel reniement !

En plus, n’étant pas à une contradiction près, nos gouvernants mettent en place un mécanisme qui équivaut financièrement, mais en sens inverse, à la hausse de la fiscalité des entreprises décidée en juillet et octobre ! Comment s’y retrouver dans de tels allers-retours ? Comment créer de la confiance dans ces conditions ?

Enfin, différer à 2014 les mesures annoncées revient à prendre les médicaments un an après la délivrance de l’ordonnance… Pendant ce temps, l’industrie française, malade du coût du travail, va continuer à connaître la fièvre des délocalisations…

 Jean-Luc MOUDENC

Député de la Haute-Garonne

Maire de Toulouse de 2004 à 2008

 

Partager cet article
Repost0
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:52

2012-10-24-Jean-Francois-Cope 1431Il y a six mois aujourd’hui, François HOLLANDE était élu Président de la République, avec la promesse du changement et du « vous allez voir ce que vous allez voir ». Eh bien, voyons, puisque le Parti Socialiste, lorsqu’il était dans l’Opposition, était le champion du bilan permanent dès le lendemain de l’élection de Nicolas SARKOZY.

Alors que les couacs s’enchaînent et que la côte d’avenir du Président est la plus basse jamais enregistrée depuis 30 ans 6 mois après la Présidentielle, nos gouvernants justifient cette situation par des « maladresses de communication ».

 

Si on ne peut nier de telles erreurs, en particulier du Premier ministre, il n’en demeure pas moins que c’est l’absence d’un cap clair qui est la cause d’une telle impopularité aussi soudaine que profonde. Et je vois 6 points majeurs qui l’expliquent :

 

Les matraquages fiscaux de l’été et de l’automne : le Premier ministre, sur ordre du Président lui-même, a tenté de nous faire croire que seul un Français sur dix serait impacté par les hausses d’impôts. C’était un mensonge éhonté, puisque 16 millions de foyers seront touchés par une hausse de l’impôt sur le revenu, de même que 7,5 millions de retraités par la hausse de la fiscalité.

 

La baisse du pouvoir d’achat comme conséquence de la politique gouvernementale. Alors que le PS n’avait de cesse de se focaliser sur cette question pour critiquer, de manière injustifiée, la précédente Majorité, le Gouvernement l’a immédiatement diminué dès son arrivée au pouvoir : taxation des heures supplémentaires pour 9 millions de salariés ; hausse des cotisations retraite pour le retour partiel à la retraite à 60 ans ; taxation de l’épargne salariale.

 

La crise est là et toujours là. On nous avait fait croire que la crise était le fait de Nicolas SARKOZY et que, dès le jour de son départ, elle se serait envolée ! Or, en août, la barre des 3 millions de chômeurs a été franchie et la hausse de septembre montre que le rythme de progression du chômage a été multiplié par deux d’un mois sur l’autre. Une telle accélération, ce ne peut pas être le fait du Gouvernement précédent ! Et que dire de l’incapacité totale de M. MONTEBOURG à poser les bonnes questions sur la compétitivité, qui est la cause profonde de notre chômage structurel ?

 

Le laxisme généralisé en matière de justice. En nommant Manuel VALLS à l’Intérieur, on aurait pu voir un signe de fermeté contre la délinquance. Mais, en réalité, sa nomination a été compensée par celle de Mme TAUBIRA à la Justice qui a décidé le laisser-aller au plus grand bénéfice des délinquants : abrogation des peines plancher pour les multirécidivistes ; suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs ; renoncement à l’objectif d’atteindre 80.000 places dans les prisons ; couacs à répétition sur le cannabis et les salles de shoot…

 

La fin du politique d’intégration et d’immigration courageuse : pour bien accueillir les étrangers sur notre sol sans créer de communautarisme, il faut modérer les flux migratoires afin de ne pas dépasser notre capacité d’accueil. Pourtant, des signaux inverses ont été lancés : suppression de la franchise de 30€ par an pour bénéficer de l’aide médicale d’État (un sans-papier est donc mieux soigné à moindre coût qu’un immigré en situation légale ou qu’un national !) ; baisse de plus de 50% du coût du visa pour obtenir un titre de séjour ; assouplissement des critères exigeants pour obtenir la Nationalité française ; projet de droit de vote des étrangers qui a pour seul but de donner au PS un nouvel électorat, après avoir perdu celui des ouvriers dans les années 1980…

 

La Gauche ne propose rien d’autre que la division : après avoir tant critiqué le Président précédent, le PS et ses alliés passent leur temps à lancer des débats qui divisent profondément les Français ou à pointer des boucs-émissaires, comme pour cacher leur absence de solutions à la crise : mariage et adoption par les couples homosexuels, salles de shoot, dépénalisation du cannabis, droit de vote des étrangers, mesures en direction de ceux qui sont présumés nantis parce qu’ils ne votent pas à gauche (retraités, entrepreneurs, médecins, professions libérales…)

 

Bref, le changement promis n’a pas eu lieu dans le sens prévu, et j’en suis fortement préoccupé pour l’Avenir de notre pays…

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

 

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 06:25

Hier, en visite à Toulouse, le Ministre de l’Intérieur a annoncé que la totalité du Grand Mirail et les Izards figureraient dans une prochaine liste des Zones de Sécurité Prioritaire.

C’est évidemment une bonne chose, et je me réjouis en particulier que ce soit tout le Grand Mirail, et non seulement une partie, qui ait été retenu.

Néanmoins, d’autres poches de délinquance vont subsister en dehors de ce dispositif.

Ce sera en particulier le cas de l’endroit de Toulouse le plus touché par la délinquance : le centre-ville. De plus, Empalot et d’autres quartiers du canton Toulouse 7, par exemple, méritent également une attention prioritaire.

C’est pour alerter le Ministre sur ces lacunes que je lui écris ce jour. Vous trouverez une copie de cette lettre en annexe à ce communiqué.


Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

JL Moudenc zone de sécurité prioritaire JL Moudenc zone de sécurité prioritaire  

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 06:45

cannabis.jpgDimanche dernier, Vincent PEILLON, Ministre de l’Éducation nationale, a avoué à demi-mots être favorable à une dépénalisation du cannabis. Il est pourtant le Ministre en charge de l’éducation de nos jeunes. Quel signal désastreux !

Il est apparemment nécessaire de le rappeler avec force et vigueur : le cannabis est une drogue et, à ce titre, elle est nocive pour les individus !

Au nom d’une permissivité post soixante-huitarde, les ayatollahs de la défonce prétendent qu’elle n’a pas d’effets sur l’organisme. Pourtant, les dernières études menées sur le long terme sont éloquentes sur les troubles qu’elle engendre : risque accru de certains cancers, déclenchement d’infarctus du myocarde, A.V.C. chez des sujets jeunes, baisse moyenne de 8 points du quotient intellectuel des consommateurs réguliers de cannabis au bout de 35 années de « fumette », etc.

La France compte déjà 1,6 million de consommateurs réguliers, en première position des 27 pays de l’Union Européenne. Ces effets néfastes donnent-ils envie d’encourager cette consommation, après la communication gouvernementale dangereuse sur les « salles de shoot » !?

Au final, M. PEILLON a été sérieusement recadré par le Président et son Premier ministre.

C’est heureux car, alors que nous sommes en pleins débats sur le budget 2013 et le financement de la Sécurité sociale, avec le matraquage fiscal qui nous attend tous, ouvrir une polémique sur ce sujet ne semblait avoir que pour objet de faire diversion : cela aurait été un rideau de fumée !

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 06:35
 moudenc-33.jpgRetrouvez ici en intégralité l’interview que j’ai accordée au Journal Toulousain le 20 septembre. J’y reviens en particulier sur les municipales de 2014 et notre travail d’Opposition constructive et déterminée mené depuis 4 ans.

Interview (par Thomas SIMONIAN):

1/ De votre défaite aux municipales en 2008 à votre élection à l’Assemblée nationale en 2012, peut-on qualifier cette période de « traversée du désert » ?

Ce fut un peu ça effectivement… Mais, si cette période a été difficile, elle m’a permis d’affirmer ma détermination, de m’ouvrir à des réalités nouvelles, de procéder à certaines remises en cause, de mieux connaitre la nature humaine en faisant, par exemple, le tri dans mon entourage d’avant.
C’est un chemin d’humilité, qui teste la solidité de la personnalité : soit on craque, soit on se renforce…
Pas un instant, je n’ai lâché quoi que ce soit dans mon combat pour Toulouse, pour mes idées et contre les mauvaises décisions du pouvoir municipal en place.
Avec de nombreux amis, les fidèles et beaucoup de nouveaux – que je remercie – , j’ai fait un travail de fond et le travail a fini par payer.

2/ Depuis juin dernier vous êtes le seul député non PS du département. Quel enseignement majeur tirez-vous de votre élection ?

Mon élection a redonné espoir à tous ceux qui, en Haute-Garonne, et à Toulouse en particulier, aspirent à l’alternance face à l’hégémonie étouffante du Parti socialiste.
Elle montre que tout est possible en 2014 !

Quand, avec Laurence ARRIBAGE, nous avons débuté véritablement notre campagne, le 6 mai, au soir de l’élection de François HOLLANDE, le nouveau Président l’avait emporté dans la 3ème circonscription, avec 3072 voix d’avance. Alors qu’il y avait partout en France et dans notre région une poussée de gauche, nous avons quand même gagné 6 semaines plus tard .
Or, sur les 577 circonscriptions françaises, seules 4, dont la 3ème de la Haute-Garonne, sont passées de gauche à droite ; mais dans les 3 autres, Nicolas SARKOZY avait atteint 52 à 56% le 6 mai…

Seul Député du Centre et de Droite, unique parlementaire de l’Opposition élu au suffrage universel direct, j’ai une responsabilité morale et politique particulière pour représenter nos électeurs et faire entendre une voix différente en Haute-Garonne. Cette responsabilité, je l’exercerai pleinement au cours des cinq années à venir.

3/ En tant que député, notamment avec les sessions extraordinaires, comment jugez-vous le départ du quinquennat Hollande ? Et êtes-vous inquiet pour la suite ?

Il y a de quoi être inquiet effectivement !
La crise est là, chaque jour plus menaçante pour la France, mais la Majorité feint de l’ignorer !
Le nouveau pouvoir a donné la priorité au détricotage obsessionnel des lois faites par la Majorité précédente avec la fin des avantages pour les heures supplémentaires, de la fiscalité anti délocalisation, etc…

Après avoir pris de bien longues vacances, nos gouvernants se réveillent et préparent le matraquage fiscal des classes moyennes et des entreprises.
La Fonction publique, à part trois ministères privilégiés, va connaitre une austérité bien éloignée des chansons que le « candidat normal » lui avait servies pendant la campagne électorale, tandis que la jeunesse va se voir proposer des emplois précaires à fort coût pour le contribuable.

Au contraire, il faudrait mettre « le paquet » sur la compétitivité de nos entreprises et sur la formation professionnelle !
C’est la seule voie possible pour recréer de l’emploi et du pouvoir d’achat pour les Français. Le seul redressement des comptes publics, pour volontariste et inévitable qu’il soit, n’y suffira pas.

Aujourd’hui, Aulnay va fermer malgré les vociférations ministérielles du début de l’été et les sentences solennelles du Président et du Premier ministre !
Les Français commencent à comprendre qu’on les a trompés, même avec de beaux sourires…

4/ Votre parti, dont vous êtes le président départemental, vit actuellement une élection interne pour désigner son futur patron. Allez-vous prendre position dans ce débat ?

J’ai fait savoir, tant à François FILLON qu’à Jean-François COPE, que je ne ferai pas campagne dans ce débat, et ce pour une raison très simple : garant de l’unité de notre formation ici, je ne veux pas raviver des divisions internes que nous avons su surmonter au sein de l’UMP haut-garonnaise.
De plus, je n’ai pas cette vision passéiste de la politique selon laquelle les cadres locaux entendent guider le choix des militants.
Je préfère déployer des efforts pour construire un vaste rassemblement en vue des échéances locales à venir .
Et puis, c’est une direction pour le parti qu’il s’agit de choisir, non le futur candidat de notre famille à la présidentielle de 2017 !
Aussi, conformément à mes engagements auprès de mes électeurs, j’ai plutôt pris parti sur le terrain des idées : au côté de mes amis Jean-Pierre RAFFARIN, Luc CHATEL et Marc-Philippe DAUBRESSE, je défends au sein de l’UMP la redynamisation du courant des humanistes, centristes et libéraux-sociaux.

5/ L’UMP a du mal à oublier Sarkozy non ?

Nicolas SARKOZY reste pour l’UMP une référence majeure, mais il a décidé de ne pas participer à la vie politique et de prendre du recul. En quelque sorte, il est en « réserve de la République ».
Quant à l’UMP, elle aurait tort d’oublier Nicolas SARKOZY, mais ne pas oublier n’est en rien incompatible avec l’impératif d’aller de l’avant.
Le soir de la défaite présidentielle, j’avais déclaré que l’Histoire reconnaitrait un jour au Président SARKOZY ce que les urnes du 6 mai 2012 venaient de lui refuser. Quand je vois l’état de l’opinion aujourd’hui, 130 jours à peine après l’élection présidentielle, je me dis que l’Histoire va vite!

6/ Revenons aux affaires toulousaines avec, à l’instar de l’actualité nationale, une vague de plans sociaux sans précédent. Quelle est la marge de manœuvre de l’élu local dans de tels dossiers ? Quel rôle doit-il jouer ?

Nous devons être au côté des salariés pour défendre notre territoire, ses emplois, sa capacité de recherche, ses projets de développement avec, en l’occurrence, notre volonté de faire monter en puissance le cancéropôle-oncopôle.
Nous avons aussi une mission importante, nous, les parlementaires : alerter le Gouvernement, le mobiliser. Si le Gouvernement le veut, il a deux leviers dans le dossier SANOFI : les financements d’Etat au titre du « crédit impôt-recherche » et les autorisations pour la mise en marché des nouveaux médicaments.

Si la fermeture du site de recherche toulousain était confirmée, voilà les armes dont devra user le Gouvernement dans l’inévitable discussion qu’il devra avoir avec les dirigeants de ce groupe.

Contrairement à d’autres plans sociaux concernant des entreprises très mal en point, nous avons là un groupe en bonne santé, qui accumule des centaines de millions d’euros de bénéfices.
A l’heure de la nécessaire mais difficile réindustrialisation de la France, on ne peut admettre la seule logique financière au service de la seule rémunération du capital.

7/ Dans le microcosme politique toulousain il se dit que vous souhaitiez être député dans un seul but : celui de reconquérir le Capitole. Vous confirmez ?

Ceux qui me connaissent le savent : quand on me confie une responsabilité, je « fais le job » et le travail ne me fait pas peur !
Aussi, mes collègues constatent ma présence régulière à l’Assemblée. Mes concitoyens des 15 communes périphériques et rurales de la circonscription me voient actif sur le terrain, bien plus que mon prédécesseur socialiste.
Quant à l’élection municipale à Toulouse, jamais je n’ai reçu autant d’encouragements que depuis le 17 juin dernier !
Mon élection a tranché définitivement – n’en déplaise à certains grincheux – la question du leadership qui se posait fort naturellement depuis 4 ans.
Je serai donc au rendez-vous où je suis attendu, celui de cette échéance de 2014, dans la droite ligne de mon travail de fond et sur le terrain depuis le lendemain de la défaite.
Toulouse mérite une équipe municipale à la hauteur des enjeux à venir !

8/ Certains, tels François Chollet, René Bouscatel ou Christine de Veyrac n’hésitent pas à envisager la possibilité d’une deuxième liste à droite et au centre. Vous leur dîtes quoi ?

Je leur réponds qu’il y a une chance unique de reconquérir Toulouse en 2014 et que, si nous la gâchons, notre famille politique en paiera le prix fort pour très longtemps.

Chacun doit donc bien réfléchir et ne pas s’abandonner à des rancœurs, à des envies ou à des règlements de compte très personnels. Nous ne gagnerons que dans l’union : Une union large, respectueuse de la diversité des sensibilités et des personnalités du Centre et de la Droite, ouverte à la société civile comme je l’avais fait en 2008, autour d’un projet à écrire ensemble pour Toulouse et son agglomération. Vous comprendrez que les leçons de stratégie électorale venant d’élus qui ne connaissent que les scrutins de liste – parfois depuis 30 ans ! – et n’ont jamais remporté une seule élection au suffrage universel uninominal, ne peuvent être crédibles ! Quant à Christine de Veyrac, elle a, si elle le souhaite, toute sa place et tout son rôle à jouer pour les échéances à venir. Je n’ai pas oublié qu’en 2010, elle avait su gérer avec efficacité la préparation des élections cantonales de 2011 : elle peut donc apporter une expérience utile dans le processus de reconquête aux côtés du Sénateur Chatillon – qui m’a déjà donné son accord – et de moi-même. Efforçons-nous tous d’avoir d’avoir une attitude positive et constructive.

9/ Et s’il y avait malgré tout une seconde liste ?

Chacun a le droit de faire une liste bien sûr. Je réaffirme simplement et de manière très réfléchie que, dans le cas de deux listes, il ne faudra pas compter sur moi pour fusionner au second tour. J’ai tout de même le droit de dire, par égard envers les Toulousains, dans quelles conditions je serai candidat : ce n’est pas menacer quiconque que de dire cela, comme je l’ai lu dans un propos récent, d’une rare stupidité ! Nonobstant certaines déclarations provocatrices, je confirme que je ne varierai pas d’un iota sur ce point car je ne veux pas revivre 2008 et les problèmes humains que ce type de stratégie crée. J’observe d’ailleurs que les partisans actuels de la fusion sont, comme par hasard, ceux qui avaient survécu à celle-ci la dernière fois… Il faut tirer leçon du passé et ne pas reproduire les mêmes erreurs : j’invite certains à se remettre en question comme je l’ai fait moi-même sur certains points. Faire deux listes, se distinguer jusqu’à l’outrance pour justifier cette double existence pendant des mois, subir d’inévitables dérapages, puis fusionner à la va-vite, dans la nuit, pour ne faire qu’une liste en décourageant la moitié des candidats engagés quelques mois plus tôt, c’est un scénario insupportable. Et avec la défaite au bout ! Alors, non merci !

10/ Pour quelle raison principale pensez-vous que Pierre Cohen doit être battu en 2014?

Il faut stopper le processus de dégradation dans lequel s’enfonce notre ville depuis 2008.
Pour cela, nous avons le devoir de développer les infrastructures (projets de transports en commun plus efficaces , TGV, 2ème anneau du périphérique, liaisons transpyrénéennes) qui amélioreront la desserte locale, nationale et internationale de Toulouse. Or, la plupart de ces grands projets au service du rayonnement de notre métropole stagnent.
En même temps, nous avons l’impérieux devoir d’offrir une meilleure qualité de vie au quotidien aux Toulousains et à ceux qui séjournent dans notre ville.
Pour cela, nous devrons, tout à la fois, restaurer la sécurité, renforcer la propreté, mieux éclairer la ville, ne plus tolérer l’occupation abusive de l’espace public par des individus qui le dégradent, rétablir une relation de proximité réactive entre les citoyens et les élus dans tous les quartiers, privilégier l’accompagnement éducatif, social et humain dans les quartiers où se concentrent des difficultés, etc…
La municipalité en place n’a pas agi dans ce sens.
Elle a préféré passer son temps à dénigrer névrotiquement ce que nous avions fait (à l’image de François HOLLANDE vis-à-vis de Nicolas SARKOZY), à stopper les projets, à discutailler à l’infini, avant de déclencher subitement une overdose de chantiers désorganisant la ville.
La Municipalité s’est enfermée dans des attitudes politiciennes et idéologiques à l’excès, par exemple en n’installant aucune caméra de vidéosurveillance.
Elle va terminer le mandat en ayant mis nos finances dans le rouge, compliquant les perspectives d’avenir.
Il est temps de redresser tout cela, d’agir au lieu de parler, d’être pragmatique et de rassembler à nouveau tous les Toulousains. Avec comme unique ligne de conduite l’amour de notre ville et notre volonté de lui construire un bel avenir, plus conforme à la place que Toulouse doit occuper au plan national et en Europe.

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne

Maire de Toulouse de 2004 à 2008

 

Partager cet article
Repost0