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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 06:10

moudenc-91.jpgMardi matin, le candidat au Capitole Jean-Luc Moudenc, député et président de l’UMP 31 a effectué sa rentrée politique. S’annonçant serein et déterminé « après cinq années de terrain, d’écoute, de préparation et de mobilisation », il entame son propos en précisant sa position sur les événements en Syrie. Jean-Luc Moudenc annonce : « Je suis opposé à une intervention militaire française » et précise que « le parlement doit être consulté et doit pouvoir se prononcer, comme cela a pu se faire en Angleterre et aux Etats-Unis. » S’il est encore tôt pour parler du programme municipal, le candidat dévoile tout de même quelques axes de travail, qui devront se décliner à l’échelle des quartiers, de la ville et de la métropole, comme la tranquillité publique, les questions de déplacement et de stationnement… Le candidat souhaite proposer aux Toulousains un rassemblement « divers et ouvert » et précise que d’ici deux mois, les accords devront être passés avec des partenaires de la droite républicaine et du centre. Toutefois, Jean-Luc Moudenc énonce : « Nous avons vocation à nous adresser à tous les Toulousains mais je n’irai pas débaucher »… Interrogé sur la candidature de Christine de Veyrac, l’ancien maire stipule : « Je n’ai qu’un adversaire, c’est Pierre Cohen. »

Le Journal Toulousain

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Publié par Pascale Binet - dans Jean Luc Moudenc Député
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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 16:36

moudenc-90.jpgA l’occasion de sa rentrée politique, le député UMP de Haute-Garonne Jean-Luc Moudenc s’est déclaré hostile à une intervention de la France en Syrie.

Face à la presse toulousaine, à l’occasion de sa rentrée politique ce mardi 3 septembre, Jean-Luc Moudenc a réservé ses premiers mots à la situation préoccupante en Syrie.

Le député UMP de la 3e circonscription de Haute-Garonne s’est déclaré « opposé la perspective d’une intervention militaire française contre le régime de Bachar El-Assad, quoique la situation soit difficile pour la population syrienne, quoique la Syrie soit soumise à une dictature».

Celui qui devait rejoindre ses collègues parlementaires à Paris juste après sa conférence de presse pour une réunion sur le sujet, légitime d’abord son choix par son refus de voir « une dictature remplacée par une autre, celle des fondamentalistes, celle des salafistes. J’ajoute que la Syrie est un pays complexe, qu’il faut savoir l’envisager et traiter dans sa complexité. Il est par ailleurs situé dans un région du Monde instable. Il y a un risque, par une intervention, de déstabilisation de tout le Moyen Orient».

« Même si cela est peu dit, je ne veux pas oublier non plus qu’un certain nombre de communautés, et notamment la communauté chrétienne syrienne déjà en souffrance, seraient mises en danger par une intervention», a poursuivi Jean-Luc Moudenc.

Pour un vote des parlementaires

Le parlementaire dénonce également « la maladresse d’Obama dans ce dossier et le refus catégorique des Britanniques qui, pour l’heure, contraignent la France à un isolement néfaste. Dans ce contexte, il est regretté la précipitation verbale du président Hollande».

Le député UMP se déclare également particulièrement soucieux de voir les parlementaires se prononcer sur une éventuelle intervention. « Il serait incompréhensible que les Britanniques aient pu se prononcer et pas nous !»

La Voix du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans Jean Luc Moudenc Député
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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 16:32

moudenc-89.jpgLe député UMP et candidat à la mairie de Toulouse se donne "moins de deux mois" pour former son équipe et lancer sa campagne électorale. Lors de sa conférence de rentrée ce mardi, Jean-Luc Moudenc, "serein et déterminé", a par ailleurs qualifié Christine de Veyrac d’ "auxiliaire de Pierre Cohen". Il s’est également exprimé sur la Syrie : le député est opposé à une intervention militaire de la France.

Beaucoup de journalistes étaient présents ce mardi matin pour la conférence de presse de rentrée de Jean-Luc Moudenc, qui s’est montré serein et sûr de lui. Le candidat aux municipales de 2014 n’a pas donné de précisions sur la constitution de sa liste, promettant cependant "une équipe massivement renouvelée pour mener un projet pour Toulouse, ses quartiers et la métropole". Il se donne deux mois pour former son équipe et boucler les accords avec les autres formations. "Je suis partisan d’un accord en deux temps, d’abord avec les formations politiques comme l’UMP, l’UDI, le Modem etc., puis avec des membres de la société civile."

Interrogé sur la candidate UDI Christine de Veyrac, Jean-Luc Moudenc s’est en revanche montré plus dur : "Je ne m’occupe pas d’elle. C’est une auxiliaire de Pierre Cohen" a-t-il déclaré. Il a par ailleurs qualifié de "non-événement" le ralliement cette semaine du MJT (Mouvement des Jeunes pour Toulouse) à la candidate UDI. "Le MJT existe depuis trois ans, mais je suis sûr qu'il n'y a que deux jours que vous en avez entendu parler" a-t-il ironisé. "Depuis leur création, ils n’ont rien fait."

Sécurité, mobilité : ses thèmes de prédilection

Autre bilan passé au crible du candidat : celui du maire sortant Pierre Cohen. Jean-Luc Moudenc a une nouvelle fois épinglé "des problèmes de sécurité", évoquant différents braquages qui ont eu lieu cet été à Toulouse. "Où sont les caméra de surveillance promises ?" s’interroge-t-il. Les places de stationnement en ville (notamment dans la nouvelle rue Pargaminières), et les embouteillages sur le périphérique font partie de ses thèmes de prédilection. Le candidat a d’ailleurs réaffirmé sa volonté de réfléchir à la nécessité d’un deuxième périphérique pour Toulouse. "Je souhaite de nouvelles études sur le sujet. Les dernières datent de 2003", a t-il justifié.

Candidats à la candidature : dépôts des dossiers jusqu'à vendredi
À l’initiative de la numéro 2 de l'UMP 31 Laurence Arribagé, les adhérents pourront choisir leurs candidats UMP pour la liste qui sera présentée aux Toulousains lors du scrutin municipal. Depuis hier lundi et jusqu’au vendredi 6 septembre, les candidats à la candidature peuvent déposer leur dossier. "Nous en avons déjà une dizaine", confie Laurence Arribagé, dont le but est de renouveler le personnel politique. Prochaine étape : une commission de présentation des candidatures, présidée par Jean-Loup Lefrançois, validera les dossiers, qui seront soumis au vote des 2.700 adhérents UMP de Toulouse, le 28 septembre. "Bien entendu, les candidats doivent être membre de l‘UMP", précise l’organisatrice.

Au final, combien de ces candidats seront effectivement retenus sur la liste de Jean-Luc Moudenc ? "Cela dépendra des accords passés avec les partis associés", commente Laurence Arribagé. Seule certitude : "il y aura la parité hommes/femmes".

Contre une intervention militaire en Syrie

En dehors des sujets politiques, Jean-Luc Moudenc a tenu à donner clairement sa position sur le conflit en Syrie. "Je suis opposé à une intervention militaire", a-t-il déclaré. Alors qu’il a rejoint cet après-midi à Paris ses collègues parlementaires pour une réunion sur le sujet, il a justifié son choix par son refus de voir la région déstabilisée. "La Syrie, ce n’est pas le Mali, c’est une région compliquée". Par ailleurs, il refuse qu’ "une dictature soit remplacée par une autre, celle des fondamentalistes". Le député estime également que "Barack Obama a été maladroit dans ce dossier" et dénonce "la précipitation verbale de François Hollande".

Sophie Arutunian
© photo Rémi Benoit

En savoir plus :
Jean-Luc Moudenc a également réactivé aujourd’hui son compte twitter officiel : @jlmoudenc, qui compte 400 abonnés.

Objectifs News

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Publié par Pascale Binet - dans Jean Luc Moudenc Député
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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 17:06

moudenc-88.jpgDans sa course folle vers le Capitole, le candidat UMP aux prochaines municipales de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, s’est arrêté cinq minutes pour souffler… mais surtout pour répondre à nos questions… décalées.

 

La pire soirée que vous ayez connue ? 

C’est de l’ordre de l’intime ! Je n’ai ni besoin, ni envie de le déclamer à tout le monde. Un peu plus de pudeur et moins d’étalage public sont nécessaires à l’heure actuelle, pour éviter la politique spectacle.

 

Un souvenir de ce que vous avez acheté après avoir touché votre premier salaire ?

J’ai invité mes amis dans un très bon restaurant.

 

La situation la plus délicate que vous ayez connue ?

Etre au milieu de deux personnes que je respecte et qui se déchirent.

 

Votre principale phobie ? 

Je ne crois pas avoir de phobie, juste des aversions telles que me baigner dans l’eau froide ou, à l’inverse, risquer le coup de soleil en allant à la plage en plein midi…

 

Le plat que vous détestez ?

Le riz au lait !

 

Une recette de cuisine à nous conseiller ? 

Je ne cuisine pas mais je sais faire une excellente sauce vinaigrette balsamique et moutarde…

 

Votre destination de vacances préférée ?

Partout où il y a un patrimoine culturel important, avec une préférence pour les capitales.

 

Votre endroit préféré à Toulouse… 

Les quais de la Garonne, à la Daurade.

 

Ce que vous ne supportez pas chez les autres ?

L’agressivité gratuite.

 

L’animal qui vous fait peur ? 

Je n’en ai pas encore rencontré mais certains humains me font bien plus peur que les animaux.

 

Un souvenir de vacances ? 

Prague en famille à Noël cette année.

 

La carrière que vous n’auriez jamais pu embrasser ?

En toute franchise, professeur de mathématiques.

 

Un concert qui a marqué votre vie ? 

L’orchestre du Capitole, à qui j’avais demandé de se produire sur la place du même nom, le 30 juin 2007, y jouant Tchaïkovski pour l’ouverture de la ligne B du métro.

 

Quel est votre plus grand regret ? 

Ne pouvoir vivre à plusieurs époques, en allant de l’une à l’autre.

 

Une remarque désobligeante qu’on vous a faite récemment ? 

Généralement, on n’ose pas me les faire en face…

 

Vous souvenez-vous d’un (gros) mensonge d’adolescence ? 

A la campagne, pendant les vacances d’été avec mes cousins, explorer des endroits abandonnés, rentrer bien tard et expliquer à mes parents que j’avais perdu mon chemin.

 

Votre film référence ? 

Je préfère les documentaires historiques.

 

Si la fin du monde approchait, que vous empresseriez-vous de faire ?

Me réconcilier avec le Bon Dieu bien sûr !

 

Propos recueillis par Séverine Sarrat

Le Journal Toulousain

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 10:43

Prison-Saint-Michel-01.jpgEurêka ! Enfin un peu de concret : un bail emphytéotique devrait être signé entre la Ville de Toulouse et l’État ! C’est une bonne nouvelle.
Mais cette décision est très tardive.
Elle constitue un revirement : en septembre 2010, le Conseil municipal adoptait une délibération par laquelle la Ville se portait acquéreur de la prison.
Dès le 31 janvier 2011,... le Préfet proposait la cession du Castelet pour un euro symbolique.
Bien que la solution du bail emphytéotique soit une solution classique et très connue pour les collectivités, il a fallu 2 ans et demi à la Municipalité pour la choisir !
Avec un tel bail « emphytéotique », la Mairie-locataire va financer un investissement qui s’intègrera à la propriété de l’État.
Je demande donc instamment au Maire de prévoir que l’État versera une indemnité compensatrice à la collectivité locale.
Pour le Castelet, je préconise un vrai Mémorial consacré à la Résistance.
Pour l’ensemble de l’ex-Prison, je constate avec tristesse que la Municipalité n’a toujours pas de projet de reconversion.
Preuve du désintérêt de la Municipalité pour cette pièce emblématique du patrimoine toulousain, le Maire réaffirme que cela n’est pas une priorité pour lui, veut « refiler le bébé » à l’École de commerce et confirme qu’il n’a pas mis les pieds sur le site depuis deux ans !
Dans les mois à venir, je présenterai aux Toulousains un ambitieux projet de reconversion du site. Il sera bien différent de la proposition du Gouvernement PS-PRG-Verts, dont Monsieur COHEN est l’ami, de construire des logements sociaux en plein cœur du terrain !
Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 05:13

moudenc 80Ce mercredi, j'interpellerai le Premier ministre lors d’une Question au Gouvernement à l’Assemblée nationale.

Je réclamerai l’arrivée du TGV à Toulouse à l’horizon 2020, alors que le Gouvernement semble vouloir le retarder au moins à 2030.

Rendez vous :  mercredi 3 juillet  à partir de 15h sur France 3, LCP-Assemblée nationale ou sur internet à cette adresse : http://www.lcp.fr/lcp-en-direct/lcp-tnt/dm

Non au report de l’arrivée du TGV à Toulouse !

Bien amicalement,

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 09:15

métro inauguration ligne b 02« 20 ans de succès, 20 ans de confiance, plus de 400 000 voyages par jour ! Sans lui que serait notre quotidien ? Pourtant, le PS local l'a combattu ! Aujourd'hui, il freine son développement, lui préférant des bus. Le 26 juin 1993, Dominique Baudis inaugure la ligne A. Le 30 juin 2007, Jean-Luc Moudenc inaugure la ligne B. 20 ans plus tard, malgré cette formidable réussite, les élus PS dont Pierre Cohen, n'ont pas vraiment changé d'avis. On comprend mieux pourquoi le maire sortant a écarté notre projet de doublement de capacité de la ligne A qui devait aboutir en 2013 ; a retardé à 2019 notre projet de prolongement de la ligne B à Labège, qui devait aboutir en 2013 ; impose un ridicule bout de tram (ligne G) de 3,5 km, véritable gouffre financier. Si les Toulousains nous font confiance en 2014, nous doublerons la capacité de la ligne A, prolongerons la ligne B à Labège et mettrons en œuvre un projet véritablement ambitieux pour les transports en commun. » Jean-Luc Moudenc, député de la Haute-Garonne, Maire de Toulouse de 2004 à 2008.

Le Petit Journal du Pays Toulousain 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 05:24

moudenc-80.jpgJean-Luc Moudenc est député de la Haute-Garonne, leader du groupe municipal «Toulouse pour tous», président de l’UMP31.

Vendredi, le conseil municipal vote le compte administratif et le PLU de Toulouse ?

Le compte administratif montre une hausse des dépenses de fonctionnement et une chute de la capacité d’investissement de la ville (en baisse de 21 % de 2007 à 2012). Ceci sur fond de chute de la dotation de l’état, bien plus importante sous le gouvernement Ayrault que sous le dernier Fillon. Concernant le plan local d’urbanisme, je conteste surtout la méthode de concertation qui a abouti à une contestation forte dans les quartiers, avec un millier de dires. Et la nouvelle règle qui impose moins de parking par logement neuf : 1 place pour 70 m2 de surface de plancher contre 1,3 place avant, et aucune pour le HLM, ce qui va accroître le stationnement sauvage.

Vous allez proposer 2 vœux ?

Oui, un sur le rétablissement du tarif de nuit pour les parkings et l’autre en faveur du patrimoine historique du quartier Saint-Michel : le conseil municipal doit se positionner clairement sur un projet de reconversion et, par ailleurs, on pourrait commémorer le centenaire de la mort du célèbre Commandeur Cazeneuve, enfant du quartier.

Un an après votre élection de député, vous critiquez le bilan de votre prédécesseur ?

Oui, les chiffres sont là, présence, interventions, propositions de loi, questions. Si les Toulousains me font confiance aux prochaines municipales, je ne serai pas comme lui député-maire, président de Métropole et de Tisséo. Je suis contre le cumul des mandats et je pourrais voter la loi l’interdisant.

La Dépêche du Midi

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 05:30

moudenc-79.jpgLes groupes d’Amitié France Saint-Siège de l’Assemblée nationale et du Sénat se sont rendus au Vatican ce week-end. Jean-Luc Moudenc, député de la Haute-Garonne et candidat à l’élection municipale de Toulouse en 2014, était du voyage.

«Nous avons été reçus durant une demi-heure par le pape François dans la salle Clémentine, un lieu magnifique tout en marbre. Nous avons pu avoir un échange avec lui. Il a répondu de façon très claire. C’est un homme chaleureux, souriant, sans manière», explique-t-il par téléphone depuis l’aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle, où il attend un avion pour Toulouse.

Le pape François devait à cette occasion livrer un message «d’amitié, de relation de confiance entre les responsables de la vie publique et ceux de l’église catholique». «Nous avons évoqué le principe de laïcité. Pour lui, ce principe ne doit pas signifier l’hostilité à la réalité religieuse. Ou l’exclusion de la religion du champ des débats publics qui animent la vie publique. Il nous a aussi dit qu’il était de notre devoir, en tant qu’élus de la nation, de contribuer à l’amélioration de la vie de nos concitoyens», souligne Jean-Luc Moudenc.

«Il nous a souligné aussi que notre tâche, qui consiste à proposer des lois, à les amender ou, même à les abroger, est certes technique et juridique. Selon lui, il est nécessaire de leur insuffler un supplément d’âme, ce quelque chose qui ne reflète pas uniquement les modes et les idées du moment, mais qui leur apporte l’indispensable qualité qui anoblie la personne humaine. Le pape François nous a suggéré de promouvoir la fraternité», rapporte le député de la Haute-Garonne.

La Dépêche du Midi

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 06:14

moudenc 43Le 4 mai dernier, j’étais interviewé par le site J’aime Toulouse.

Retrouvez cet entretien ci-dessous.

A un an des municipales, on vous sent à la fois solide et serein pour partir à la reconquête du Capitole. Bien plus qu’en 2008. Pourquoi cette métamorphose?
Après une traversée du désert et la déception, les élections législatives de juin 2012 m’ont conforté dans ma volonté de revenir plus fort. Nous avions alors renversé la logique politique qui donnait tous les chances aux socialistes dopés par la victoire d’Hollande. J’aborde les échéances municipales de 2014 plus fort, plus fort que le maire sortant que j’étais en 2008.

Vous sentez-vous le leader de l’équipe de l’opposition et quand allez-vous présenter votre projet?
On est leader que si on le manifeste. Et moi, je le manifeste. Mais affirmer ce leadership, c’est aussi composer une équipe qui aura des compétences très larges, et où la société civile aura une large place. Les choix que je ferai seront davantage avec mon idée qu’avec des compromis. Les Toulousains ne sont pas à la recherche d’un one-man show politique et ne veulent plus du dogmatisme sectaire de l’équipe en place. Ils veulent du pragmatisme et des solutions pour atteindre des objectifs cohérents. Dans mon livre sur les 12 défis sur la ville métropole, je fais une réflexion sur l’état catastrophique des lieux. Je dévoilerai mon projet lors de l’automne-hiver prochain.

Comment jugez-vous aujourd’hui l’action de l’équipe en place? Critique évidemment
Pire, depuis son arrivée en 2008, le maire et les siens imposent un sectarisme absolu. Ils n’acceptent aucune respiration démocratique. C’est une vraie mise au pas. Ils consacrent leur temps à verrouiller au lieu de présenter des projets. Car, lisez mon livre, la majorité des grands projets actuels sont le fait de mon ancienne équipe. Et je préviens les Toulousains: si cette majorité socialiste est reconduite en 2014, ce sera une totale chape de plomb qui mettra sous sa coupe toutes les institutions, tous les services et toutes les associations.

Et votre sentiment sur le maire Pierre Cohen?
Je vais être sévère, je le compare à un instituteur prussien qui enseignerait à la dure dans l’ancienne RDA. Je concède que dans son histoire, Toulouse est une ville de gauche , mais bigarrée; la municipalité actuelle n’a pas compris que cette ville n’aime pas être muselée, encagée dans un dogmatisme virulent. Nous devons lutter contre un esprit de système alors que Toulouse revendique un esprit de liberté, voire libertaire.

Vous critiquez aussi une forme de laxisme qui atteint l’identité de la ville? Explications.
Ce laxisme est induit par un manque de modestie de cette équipe. Elle s’autorise tout et autorise tout de ce fait. Voilà pourquoi, on vit des phénomènes communautaristes. Ne nous voilons pas la face. Des communautarismes qui sont autant nuisibles pour les personnes concernées qui se referment sur elles-mêmes, que pour ceux qui ne peuvent plus pénétrer dans des espaces par crainte.

Concernant la sécurité, vous parlez d’une irresponsabilité fâcheuse. Allez-vous faire de ce volet l’axe premier de votre projet? 
En tant que démocrate et républicain, je ferai de la sécurité un axe majeur, afin de ne pas laisser cette question aux extrêmes. Cette volonté d’agir sans naïveté, sans faiblesse, ni sectarisme sur cette insécurité qui va crescendo, n’existe pas chez les actuels maîtres du Capitole.

Quelles mesures allez-vous préconiser? Seront-elles fermes?
Il faut en effet un panel de mesures en jouant sur plusieurs leviers, en faisant de ce dossier une priorité authentique. Il faut opérer une généralisation de la vidéosurveillance dans toute la ville. Il faut redonner des moyens humains à la police et mieux coordonner la police municipale avec la police nationale. Il faut rétablir les patrouilles de nuit et armer les policiers de jour et de nuit. Il faut rendre opérationnel l’Office de la tranquillité en le confiant à un professionnel de la sécurité. Cette mairie ne cesse de faire des colloques et autres débats d’experts qui ne servent à rien, qui ne résolvent rien. Contre la progression de la délinquance, Toulouse a besoin d’actes.

Sur la propreté et la gestion de l’espace public, vous vous montrez aussi sévère contre l’équipe en place.
Il y a eu quelques améliorations ponctuelles de-ci de-là, mais malgré toute la communication faite sur le défi propreté et ses 100 mesures, on est bien loin du résultat voulu. La mairie se délivre pourtant un satisfecit qui repose sur des critères totalement flous. Alors que notre cité est sale, moins sécurisée, moins colorée. Il faut une reprise en main de l’espace public avec fermeté. Il faut rétablir les maires de quartiers pour garantir un suivi efficace des doléances. Pour la propreté, il faut recréer des équipes strictement toulousaines afin de résoudre la problématique propreté d’une grande ville.

Concernant l’urbanisme, là encore, vous êtes critique.
Je suis d’accord avec la ville intense, mais il ne faut pas la plaquer comme le fait le maire de manière autoritaire. Cette collectivité a la prétention de gérer la vie et le cadre de vie des Toulousains. Elle a démarré sous les flonflons de la démocratie participative et il n’en est rien aujourd’hui. Le masque de l’autoritarisme est tombé. Pour ma part, je plaide pour un urbanisme concerté où il faut nuancer et adapter les projets aux identités des quartiers et du centre-ville.

Comment jugez-vous la gestion financière dans tout ce panel que vous décrivez comme sombre?
Proche du précipice. J’avais tiré la sonnette d’alarme en juin 2011 quand nous avions eu la photo du budget 2010 avec une dégradation des finances de la ville. Ce n’est pas moi mais un rapport de la chambre régionale des comptes qui montre que l’épargne a diminué de moitié depuis le changement municipal. La dette progresse à pas de géants avec 110 millions d’emprunts en 2013. Combien en 2014? La ville en 2015 ne sera plus capable d’autofinancer ses investissements. Si l’on y ajoute la baisse des dotations aux collectivités locales décidée par François Hollande, je peux vous garantir que le prochain mandat municipal sera sérieusement handicapé.

Alors, comment faire des économies?
Il faut appliquer un plan de modération des dépenses de fonctionnement afin de recréer de l’épargne. Il faut agir à la communauté urbaine qui a généré des surcoûts alors que la mutualisation devait permettre des économies. Il faut une transparence totale dans la gestion et discuter avec les syndicats qui doivent pouvoir accéder aux comptes. Des cabinets comptables indépendants devront être mandatés pour un audit au début du prochain mandat pour connaître la vérité financière de la collectivité.
Propos recueillis par Laurent Conreur

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

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