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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 12:54

Le 5 mars 1959, un certain Général De Gaulle disait (ou plutôt prédisait déjà) il y a exactement 50 ans, ce que tout le monde feint de découvrir soudain... Citations rapportées par Alain Peyrefitte

 

« C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France . Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et les Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées.. » Charles De Gaules 

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Publié par Pascale Binet - dans France
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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 05:22

Yoann RAULT-WITALe premier mariage homosexuel a été célébré le 29 mai à Montpellier. Cette union, destinée à être le symbole d’un « combat pour l’égalité » n’a été qu’une vaste mascarade dominée par un favoritisme

et un opportunisme politique ayant pour principale conséquence d’ouvrir une brèche (de plus) à l’homophobie. Je l’ai toujours soutenu, bien avant ce faux-débat voulu par un Parti Socialiste opportuniste et un lobby gay en manque de reconnaissance, les couples homosexuels doivent pouvoir s’unir en Mairie par le biais d’une union civile. L’amour n’étant ni une conception hétérosexuelle, ni une volonté homosexuelle, chacun doit pouvoir avoir le droit de s’unir avec la personne qu’il aime. Pour moi, il n’y a pas lieu de refaire le débat sur cette loi mais de constater cette extraordinaire machine à homophobie mis en place par des gens qui prétendent vouloir être comme les autres.

 

Un mariage voulu par… Najat Vallaud-Belkacem !

 

En chef d’orchestre du spectacle du 29 mai dernier, nous retrouvons la  Porte-parole du Gouvernement (et néanmoins ministre des droits des  Femmes !). Cette dernière, en déplacement ministériel à Montpellier a proposé à Vincent Autin d’être le premier marié homosexuel de France,  chacun constatera la dimension profondément romantique de sa demande en  mariage à son compagnon ! Pour bien débuter votre « mariage pour tous », commencez donc par prendre en maîtresse de cérémonie une ministre socialiste.

 

Des citoyens lambda… de Gauche !

 

A en croire les médias, ces deux hommes seraient donc deux Montpelliérains lambda simplement animés par une volonté de s’unir dans l’amour le plus profond… à quelques détails près.

Vincent, agent de la municipalité, est adhérent au Parti Socialiste et Président de l’Inter-LGBT Montpellier, quand à son compagnon (et désormais époux) il travaille pour la Mairie. Le décor est donc planté : pour un vrai « mariage pour tous », n’hésitez pas à unir deux personnes socialistes baignant dans des associations de propagande homosexuelle.

Petits fours pour tous !

 

Hélène Mandroux, Maire PS de Montpellier, qui attache une importance particulière à l’accueil des mariages dans sa mairie a donc décidé, comme pour l’ensemble des mariages de la Ville, d’offrir un buffet financé par les contribuables à l’issue de la cérémonie, de mettre gratuitement à disposition des mariés une salle municipale, de retransmettre l’événement sur écran-géant et de mettre des drapeaux gays en bandeaux sur le site internet de la Mairie. Quoi ? Qu’apprend-t-on ? Le buffet et l’écran géant ne sont pas offerts à l’ensemble des mariages. En effet, c’est bien mal connaître les socialistes…

Le socialiste est mesquin et sournois. C’est donc en sous-marin que la Maire de Montpellier a organisé cette mascarade. Il se murmure que c’est même elle qui a tenu à ce que les époux aillent saluer la foule depuis le balcon de la Mairie afin d’achever la normalité et l’intimité d’un mariage sur l’autel de la propagande électorale. L’un des deux mariés a d’ailleurs terminé son allocution à la foule en appelant à participer à la gay-pride de Montpellier : tellement romantique…

Madame le Maire a même tenu à ce que la Police Municipale renforce la sécurité du couple pendant la cérémonie. Dommage pour elle, un préavis de grève ayant été déposé, on a donc fait appel à 90 policiers sans oublier les 80 gendarmes mobiles prêts à intervenir.

Lors de la célébration du mariage, raide et figée devant le portrait du Président de la République (situé dans l’axe des caméras et agrandis pour l’occasion), la Maire PS a-t-elle pensé qu’elle était en train d’imposer aux Montpelliérains de régler une facture pour laquelle on ne leur aura pas demandé leur avis ?

Alors que la France étouffe sous le poids des impôts et taxes, l’ensemble des mairies socialistes vont-elles financer à grand frais les buffets de ces mariages destinés à mettre en place une « égalité » ?

Quelle égalité ? Quelle réalité ?

Ce spectacle désolant serait donc synonyme d’égalité. Rappelons quand même aux socialistes que la majorité des homosexuels vivent leurs amours, comme tout le monde, dans la plus stricte intimité, que la majorité des homosexuels ne sont pas encartés au PS, qu’ils ne défilent pas entourés de travestis sur les chars de la gay-pride et qu’ils ne passent pas leurs soirées dans les réunions des associations LGBT.

La réalité de cette mascarade est bien que sous couvert d’une volonté d’égalité, le pouvoir socialiste a orchestré la différence. Ce mariage n’a fait que cliver. Or, être homosexuel c’est avant tout vouloir être comme les autres, comme ses amis, comme sa famille. Porter ainsi au zénith, la différence pour en faire une normalité de circonstance est extrêmement dangereux. Il serait grand temps que la gauche comprennent qu’être homosexuel ne signifie pas exister à travers son orientation mais être l’artisan d’une société forte, solidaire et soudée : être un parmi tous, c’est cela la véritable égalité.

 

Toulouse célèbrera le 15 juin prochain, le premier mariage lesbien de France. Les Toulousain(e)s seront très vigilants à l’utilisation des deniers publics et à la récupération politique que Pierre Cohen, en fidèle serviteur de François Hollande, ferait de cette union.

 

Yoann Rault-Wita

 

Militant pour les valeurs de la Droite

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 05:52

Il ne faut pas être un grand clerc en économie pour comprendre que nous sommes arrivés au bout d’un système et que si rien n’est fait, dès demain, on court à la catastrophe. Aujourd’hui, tout le monde l’a compris, sauf peut-être au sommet de l’Etat, l’urgence est de baisser les dépenses. Augmenter les impôts ne servira plus à rien, notamment sur le capital et sur le travail, nous avons déjà dépassé le maximum de «la courbe de Laffer» et les recettes fiscales engrangées à Bercy, en ce moment même, sont en baisse. Oui trop d’impôts tuent l’impôt.

Voilà peu, François Hollande nous a parlé de sa boîte à outils miraculeuse. Côté dépenses, dès le premier inventaire sérieux, on comprend qu’il manque les plus importants et les plus indiscutables outils, pour engager la baisse des dépenses. Fin 2012, la dette publique s’élevait à 90,2% du PIB, soit 1.833 milliard, pour 98 milliards de déficit. Alors, que dans le même temps, les dépenses progressaient de +2,9%, après +2,1% en 2011 sauf que les recettes n’augmentaient elles, que de +3,9%, contre +5,7% en 2011. Ainsi, selon la Commission européenne, si aucune nouvelle mesure n’est prise, la dette de la France atteindra 93,4% du PIB fin 2013 et 95% fin 2014.

Par ailleurs, Monsieur le Président où sont les outils pour faire baisser les dépenses publiques ? Où sont les premiers signes d’efforts partagés, seuls capables de redonner la confiance aux Français comme aux investisseurs étrangers ? Où sont les réformes audacieuses et structurelles, capables de nous remettre sur le chemin de la vérité économique ?

Encore une fois et comme vos prédécesseurs, vous nous parlez d’économiser, ici ou là, en dépensant moins. Mais aucune réforme de fond de notre système public, n’est annoncée. Par rapport à 2013, peut-être 1 milliard de moins dépensé en 2014. Autrement dit, nous ne sommes pas à la hauteur de l’enjeu.

Certes, on le sait, depuis au moins dix ans, tous les gouvernements annoncent des économies sur les achats. Sauf que cela ne fait pas baisser le montant global des dépenses publiques qui, depuis l’année 2000, a augmenté en euros courants de plus de 50%, passant de 744 à 1119 milliards en 2011. On nous parle aussi de simplification de la vie publique, on reconnaît des doublons, mais l’on ne se prononce pas sur la suppression d’au moins un échelon local, comme pourraient l’être celui des Conseils Généraux. Il est aussi urgent de revoir la feuille de route de chaque acteur public et de supprimer notamment la mode des cofinancements publics qui, on le sait, a pour conséquence première d’augmenter les coûts, le nombre de personnels etc. Aujourd’hui, ce qui est attendu par chaque Français, chaque chef d’entreprise, c’est la simplification de toute la structure publique de l’État et particulièrement au Local, où les gabegies et «combinazione» entre amis sont légion.

 

Ce 16 mai, François Hollande n’a pas convaincu…

 

… Alors que dans sa prestation télévisée du 13 novembre 2012, le Président de la république avait montré beaucoup plus de détermination. Il était plus en phase avec les réalités : «La dépense publique atteint aujourd’hui 57% de la richesse nationale. Ce chiffre ne dira pas forcément grand-chose aux Français : 57% de la richesse nationale. C’était 52% il y a cinq ans : est-ce que l’on vit mieux pour autant ? Est-ce que l’État est devenu plus juste, plus efficace ? Est-ce que les prestations ont permis de réduire suffisamment les inégalités : non ! Donc il nous faut faire cette réforme : réforme de l’État, de notre organisation, de notre système social pour qu’il soit plus efficace, plus juste …» avait-il martelé…

Mais que reste-t-il de ces belles promesses ? En six mois que s’est-il passé ? Rien de bien performant, de décisif qui puisse donner une note d’optimisme à l’action du gouvernement Ayrault. Aujourd’hui, le Chef de l’État ne nous parle même plus des 60 milliards à économiser en 5 ans. Plus, alors que le monde entier ne prévoit pas de retour substantiel de la croissance en Europe, avant 2015, il est clair qu’a contrario lui, joue tout sur son hypothétique retour demain. Alors que la mesure logique et courageuse serait d’aller dès aujourd’hui, vers une diminution de l’hypertrophie de notre secteur public que nous surpayons par rapport à nos partenaires européens, de 60 milliards par an, une paille. Oui, créer les conditions de la croissance demande de desserrer l’étau public qui entrave la création de richesses en France, la création d’entreprises et par conséquence la création d’emplois marchands. Cela demande aussi de sortir du discours sur les doublons publics et sur la mauvaise organisation de nos administrations. Comme d’en finir avec les gadgets tape à l’œil du type contrats d’avenir, contrats de génération, pacte de compétitivité, etc… D’autant si, dans le même temps et en parallèle la pression fiscale et parafiscale augmente sur les entreprises de façon incontrôlée ? L’inversion de la courbe du chômage, signe des premiers bienfaits d’une politique, ne doit pas être un vœu pieux ou un objectif comptable, mais un véritable défi national qui doit engager tous les acteurs publics comme privés.

Oui, nous les acteurs privés, car il est temps d’arrêter de se focaliser uniquement sur les politiques sans accepter de voir que ce sont les acteurs économiques qui tiennent la bride de l’économie mondiale. Les hommes politiques sont trop souvent, le savent-ils, les boucs émissaires du néolibéralisme à la Milton Friedman.

Aujourd’hui, il est temps de s’attaquer au cœur du système, mais on le sait, Il est plus facile de soulever mille hommes en s’adressant à leurs préjugés que d’en convaincre un seul à l’aide de la logique…

 

André Gallego

Direction ligne éditoriale

Président de France Génération Plurielle

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 05:43

michel-hiriart.jpgIl est maire de Biriatou (UMP) président de l’agglomération Sud Pays basque.

« Sud Ouest » : Qu’est-ce qui vous a marqué dans l’actualité des dernières semaines ?

Michel Hiriart. L’affaire Cahuzac, qui, en tant qu’élu, me procure un certain dégoût. Je ne comprends pas comment quelqu’un peut accepter une mission en totale contradiction avec sa situation personnelle, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une mission ministérielle. J’ai aussi du mal à croire que ceux qui ont mis M. Cahuzac à ce poste ignoraient sa situation et je trouve consternant l’amalgame qui est fait en direction des élus sur l’air du « tous pourris ». Alors même que des dizaines de milliers d’élus assurent leur fonction dans la plus totale honnêteté au service de leurs concitoyens.

Que pensez-vous du débat sur le mariage pour tous ?

Je suis totalement favorable à ce qu’il fallait régulariser la situation des homosexuels, ce que le PACS ne faisait pas totalement. Mais fallait-il pour autant appeler cela mariage ? Pour ma part je réponds non. D’autre part, fallait-il aussi en cette période d’énormes difficultés en termes économique et d’emplois diviser à ce point les Français alors même qu’il conviendrait de les rassembler pour un sursaut national dont nous avons tant besoin ? Mémé si la rue ne doit pas gouverner, il est anormal de si peu en tenir compte et ce n’est pas en opposant les Français les uns contre les autres que l’on résoudra les problèmes actuels.

On sait que vous êtes un opposant à la LGV. Les différents rapports qui fleurissent vous confortent-ils dans votre opposition ?

Notre opposition à la LGV porte essentiellement sur le fait qu’il existe une ligne largement sous-utilisée et qu’il convient d’abord de l’améliorer avant d’aller créer une nouvelle ligne. Alors que l’on sait qu’elle serait également sous-utilisée et qu’elle n’apporterait rien au territoire. Ces rapports nous confortent donc et vont dans le sens de ce que nous préconisons depuis l’origine. Il est étonnant de voir fleurir ces rapports alors que la commission 21, mise en place par le gouvernement pour hiérarchiser les grands projets, ne rendra ses conclusions que fin juin.

Que pensez-vous de la judiciarisation de la vie publique, à l’image de ce qui arrive au maire de sauvagnon ?

C’est un vrai problème. Aujourd’hui, pour tout et pour rien, des recours sont engagés contre les élus qui font leur travail au mieux, dans un contexte de règlements divers et complexes. Cette américanisation de la vie publique commence à lasser les élus. Il est normal que chaque citoyen puisse défendre ses positions, mais cela ne mérite pas un tel tapage juridique, car les gens sont le plus souvent déboutés.

Le Sud Ouest

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 10:26

laurent-dubois.jpgLaurent Dubois, choniqueur de Voix du Midi Toulouse et France 3 Midi-Pyrénées, aborde l’impopularité du chef de l’Etat.

François Hollande souffle sa première bougie. Le septième président de la Ve République vient de passer douze mois à l’Élysée.

Cet anniversaire sent la poudre. La majorité s’agite. Des anciens alliés, compagnons de route en 2012, basculent dans l’opposition. La rue, entre les mains d’activistes, est en ébullition. Un scandale, digne d’un roman de Balzac, secoue la République et un très mauvais sondage finit de verser une dernière goutte de poison sur le « gâteau ». Loin d’être un hymne à la joie, « l’an I de François Hollande » a un air de requiem.

Il reste quatre ans de mandat. Mais le chef de l’État semble déjà « mort et enterré ». Des commentateurs colportent ce jugement définitif. Ils ont peut-être raison. Le crédit de François Hollande est fortement entamé. L’horizon économique est bouché. Aucune fontaine de jouvence ne semble accessible. Les prochaines semaines apparaissent comme un linceul. Un linceul prêt à enrober le « corps politique », prématurément usé, de François Hollande.

Et pourtant. Dans son malheur, le locataire de l’Élysée a une chance. François Hollande a encore du temps devant lui. Sa descente aux enfers est rapide et spectaculaire. En quelques mois, François Hollande a battu tous les records d’impopularité.

Néanmoins, dans cette valse infernale des chiffres, c’est le tempo le plus important. Dans l’absolu, François Hollande peut redécoller. En politique, à la différence de l’aéronautique, les envols peuvent succéder aux crashs. François Mitterrand et Jacques Chirac sont des exemples « vivants » de ces pirouettes.

François Hollande ne pourra pas profiter d’une cohabitation pour remettre les compteurs à zéro. Cependant, le temps est souvent un allié. Il émousse les mémoires et apaise les tensions.

À cela s’ajoute un sport national. Les Français aiment aimer ceux qu’ils ont adoré détester. La renaissance « sondagière » de Nicolas Sarkozy est l’illustration la plus récente de cette schizophrénie hexagonale.

Pourquoi François Hollande n’en profiterait-il pas ? L’allergie à l’ancien président était viscérale. François Hollande suscite sarcasmes et rejet. Mais il ne déchaîne pas la hargne et la haine. En dehors d’une frange de la droite et d’une gauche extrême, il brille surtout par sa « pâleur ». L’opinion publique lui jette, au visage, des reproches. Elle lui tourne ostensiblement le dos. Mais elle ne verse pas dans une pulsion de « lapidation ».

En fait, le divorce n’est pas affaire de personne. Cette différence avec Nicolas Sarkozy est une source de consolation pour François Hollande. Dans la rue, des passants l’interpellent durement sur sa politique. Mais il n’a pas besoin du GIGN pour se rendre dans un village.

Cette « normalité » est toutefois faussement « sécurisante ». François Hollande se heurte à un danger bien plus redoutable. Ce sont ses choix économiques, ses orientations gouvernementales qui déchaînent les rancœurs. Aucun cordon de CRS, aucun bouclier en kevlar ne pourra le protéger contre les piques suscitées par la hausse des impôts.

Dans un autre contexte, avec une croissance à deux chiffres et un chômage sous la barre des sept points, François Hollande susciterait l’adhésion. Il y aurait toujours des débats vifs sur « le mariage pour tous » ou la réforme du marché du travail.

Néanmoins, cette contestation resterait à la marge. Les sympathisants PS soutiendraient leur « champion » et Jean-Luc Mélenchon devrait faire des efforts d’imagination pour affûter sa « guillotine » rhétorique.

Or, actuellement, c’est le contraire qui se passe. Le peuple socialiste quitte le radeau et le Front de Gauche est une « méduse urticante » portée par un climat chaud. La crise de François Hollande est celle d’un François Hollande en crise, aux prises avec la crise.

 Laurent Dubois
Chroniqueur Voix du Midi
et de l’émission La Voix est Libre
sur France 3 Midi-Pyrénées,
tous les samedis à 11h30

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Publié par Pascale Binet - dans France
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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:58

mariage-pour-tous-07.jpgLa mobilisation de la France "tradi" contre le mariage gay ne faiblit pas. Elle rêve de rééditer le coup d’arrêt à la loi Savary de 1984. L’accélération du calendrier législatif n’y a rien fait. Au contraire. À deux jours du vote solennel du projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe, les opposants au texte ont donné une nouvelle preuve de leur mobilisation. 270 000 personnes selon les organisateurs, 45 000 manifestants selon la police. En somme, une nouvelle réussite pour cette « manif pour tous » décidée dans la hâte et sans la logistique des régions.

« Tout en étant contre cette loi, je n’avais jamais manifesté jusqu’à présent, explique Philippe, un ingénieur parisien de 45 ans. Les débats à l’Assemblée cette semaine m’ont convaincu de me déplacer. J’ai trouvé l’attitude de la majorité choquante. Cette volonté d’en finir. De bâcler la loi. Je me suis même acheté le Code civil », dit-il en progressant boulevard Raspail, le long de la gare Montparnasse.

Il fait un temps splendide. Aux terrasses des grands cafés, la France « bobo » avale un peu de travers au spectacle de la France « tradi ». Parfois, des gros mots fusent sur les trottoirs. La minorité « catho » commence à donner de l’urticaire à certains. Un jet d’œufs depuis les étages d’un magnifique immeuble haussmannien arrête net le défilé. « Montrez-vous au moins ! » scande la foule. « On ne répond pas aux provocs, on continue », dit un haut-parleur de la manif pour tous.

Le candidat Hollande voulait « apaiser la société française », survoltée par cinq ans de sarkozysme ? C’est raté. « Nous allons tordre le cou aux accusations scandaleuses d’homophobie dont nous sommes l’objet. Non, il n’y aura pas de violence. Non, il n’y aura pas d’agression homophobe », annonce dans le micro Frigide Barjot, celle par qui le projet présidentiel de « rassembler les Français » a pris du plomb dans l’aile. « On aime les homos ! » propose de scander Frigide Barjot à la foule. La foule ne suit guère. Il ne faut pas pousser.

Tout le quartier des Invalides, celui des ministères, est solidement cadenassé par les forces de l’ordre. Pourtant, les manifestants qui réclament « un papa et une maman » sont les mêmes qu’aux précédentes éditions. Plutôt bon enfant et « pépères ».

Mais, à 2 kilomètres de là, un autre rassemblement, place de la Bastille, consacre la « fracture » créée par ce projet de loi. Plusieurs milliers de personnes sont rassemblées, au milieu de drapeaux arc-en-ciel, pour répliquer aux manifestants anti-mariage gay. Ils dénoncent « l’homophobie » et revendiquent « l’égalité des droits ». Une photo de Christine Boutin, opposante virulente au projet de loi, est présentée comme « un des visages de la haine ».

Justement, Christine Boutin défile derrière la banderole des élus avec les anti-mariage, aux côtés de Gilbert Collard, le député FN, des députés UMP Patrick Ollier, Hervé Mariton, Jean-Frédéric Poisson, ou encore l’UDI Jean-Christophe Fromantin. Un équipage hétéroclite.

« Ils ont bonne mine, s’amuse Lionel, un étudiant en école de commerce présent à la manif pour tous. Les élus de droite sont aussi à la ramasse que ceux de gauche. Ce mouvement leur échappe à tous. »

Frigide Barjot, elle, redoute surtout qu’il lui échappe à elle en ce beau dimanche de printemps. « Si vous voyez des éléments incontrôlés en marge du défilé, signalez-les au service d’ordre, qui préviendra la police », annonce-t-elle.

De fait, « ils » sont là. Crânes rasés ou gros bras, un peu en marge, qui attendent la fin de la manif pour en découdre. Le gros de la troupe ne les voit pas. La foule n’est pas venue pour cela. Juste pour faire capoter le projet Taubira. Comme en 84 avec Savary au moment de l’école libre. Ils y croient.

« Ce mouvement a permis à la France de sortir enfin de l’idéologie de Mai 68 », s’enthousiasme un orateur sur le podium. Le clivage, c’est maintenant.

Qui sont ces nouveaux agitateurs ?

S’ils ne forment pas le gros des troupes anti-mariage pour tous, ceux-là apparaissent systématiquement dans les médias dès lors que les esprits s’échauffent. Malgré un sens assez commun de la provocation, tous n’atteignent pourtant pas le même degré de violence. À noter que les villes de Lyon, Nantes et Versailles sont les principales pourvoyeuses de manifestants interpellés par la police à Paris ces dernières semaines.

CIVITAS. Se présentant eux-mêmes comme un « lobby catholique traditionaliste », les militants de l’institut Civitas s’étaient déjà fait remarquer lors des manifestations contre les prières de rue, mais aussi par des actions coup de poing menées contre des pièces de théâtre jugées blasphématoires. Proche des intégristes lefebvristes et présidé par le sulfureux belge Alain Escada, Civitas revendique 1 200 adhérents se rassemblant sous des drapeaux français frappés du Sacré-Cœur. L’association avait attiré plus de 10 000 personnes lors de sa propre manifestation du 18 janvier. Elle a depuis été exclue par Frigide Barjot du collectif Manif pour tous.

PRINTEMPS FRANÇAIS. Ancienne porte-parole de la Manif pour tous, désormais entrée à son tour en dissidence, Béatrice Bourges est la nouvelle égérie du Printemps français. C’est elle, notamment, qui avait fait dévier le défilé du 24 mars vers les Champs-Élysées. Ne s’appuyant pour l’heure sur aucune structure officielle, la nébuleuse du Printemps français rassemble des militants d’origines très diverses, de l’aile droite de l’UMP jusqu’à l’extrême droite. À Bordeaux, samedi, une poignée d’entre eux a brièvement bloqué le pont de pierre. « Une faction qui obstrue les médias sur une agitation de crétins », dénonce Frigide Barjot. Soupçonné de ne chercher que le « happening politique », les seuls faits d’armes revendiqués par le Printemps français sont le harcèlement de ministres et d’élus favorables au mariage homosexuel.

DE L’EXTRÊME DROITE RADICALE AUX ROYALISTES… Adeptes de stratégies différentes, les mouvements d’extrême droite sont eux aussi montrés du doigt lors des débordements constatés en marge des manifestations. Si le Bloc identitaire (distribution de soupes de cochon aux SDF, apéros saucisson-pinard et occupations de chantiers de mosquées) réfute « toute violence qui nuirait au mouvement », les royalistes d’Action française (fondée en 1905) ne la condamnent pas formellement, tandis que plusieurs avatars estudiantins de l’ex-GUD n’hésitent pas à affronter ouvertement la police. Parmi eux, le Renouveau français et les Jeunesses nationalistes, structures fondées par deux anciens membres du FN exclus par Marine Le Pen pour avoir fait le salut nazi.

Le Sud Ouest
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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:45

francois-Axisa.jpgL’avocat toulousain François Axisa critique vertement le gouvernement sur la gestion de « l’après-Cahuzac », estimant les avocats pris pour cible.

Le projet de moralisation de la vie publique est la réponse du gouvernement au scandale provoqué par l’affaire Cahuzac. L’avocat toulousain François Axisa, membre du bureau de la conférence des Bâtonniers (dont la présidence est assurée par Jean-Luc Forget) juge ce projet intolérable. Interview.

Que reprochez-vous à ce projet de loi ?

Au nom de quel principe démocratique certaines professions seraient-elles mises au ban de la République ? Le gouvernement pense possible d’interdire à certains professionnels d’exercer des fonctions d’élus du peuple. Il est insupportable d’imaginer que l’exercice professionnel des avocats soit, de fait, assimilé sans nuance à une situation de conflit d’intérêts. Les avocats représentent une des rares professions dans lesquelles des règles déontologiques anciennes prohibent et répriment cette situation au plan disciplinaire et ce sous le contrôle conjoint du Bâtonnier et du Procureur Général.

N’est-il pas nécessaire d’établir des incompatibilités dans certaines situations ?

Une telle incompatibilité signifie clairement que les avocats seraient écartés des fonctions parlementaires. Quel professionnel libéral peut se permettre d’interrompre  totalement sa carrière pendant cinq ans ? N’est-ce pas augmenter le risque de « professionnaliser » les élus alors que la moralisation de la vie publique me semble postuler une position inverse ! Cela est inacceptable.

Que proposez-vous ? 

La République ne peut choisir ses élus, ce sont les citoyens qui choississent les élus. La nécessité de moraliser la vie publique devrait susciter concertation, réflexion et dispositions précises. Mais voici que le gouvernement pense possible d’interdire à certains professionnels d’exercer des fonctions d’élus du peuple…

La Voix du Midi

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:37

louis-gallois.jpgCertains le voient déjà ministre, voire Premier ministre. L'ancien patron de la SNCF et d'EADS, aujourd'hui en charge des investissements du grand emprunt, un des acquis du quinquennat de Nicolas Sarkozy, maintenu par François Hollande, n'en a cure. Son combat, c'est que la France prépare l'avenir. Il suit de près la mise en œuvre du pacte de compétitivité et de croissance dont il se veut le garant. Il ne faut pas que la volonté s'étiole, prévient-il. Interview.

Où en est le plan de marche du programme investissement d'avenir ?
Sur les 35 milliards d'euros dévolus à l'origine, le Commissariat a engagé 28,5 milliards dont 20 sont effectivement contractualisés. Sur ces 28,5 milliards, 4,5 milliards ont été décaissés et nous prévoyons de verser 4 milliards d'euros par an en 2013, 2014 et 2015.
Il nous reste encore 6,5 milliards d'euros pour de nouveaux projets. Le gouvernement nous a demandé de redéployer 2,2 milliards d'euros essentiellement vers des technologies "aval", pour mieux accompagner l'innovation vers l'appareil productif. Cela concerne aussi bien le numérique, la santé, la transition énergétique que la formation professionnelle où nous finançons des opérations pilotes ayant valeur d'exemple.

Comment avez-vous fait pour résister aux pressions politiques ?

Certains ont pu être tentés de nous faire financer des sujets qui n'entraient pas dans le cadre de notre mission : nous ne finançons pas les politiques générales des ministères, comme par exemple les investissements hospitaliers, mais uniquement des projets exemplaires, transformants, retenus à l'issue de démarches sélectives. Nous vivons une rigueur budgétaire que je n'avais jamais connu depuis que je fréquente l'administration, c'est-à-dire 1972. Les ministères sont tentés d'avoir recours à l'argent du grand emprunt. Mais, avec l'appui du Premier ministre, nous nous sommes attachés à défendre l'abreuvoir face aux caravanes de chameaux... et à rester fidèles à notre vocation, c'est-à-dire préparer la croissance de demain.

Concrètement, de quel avenir les investissements d'avenir sont-ils le nom ?
Si on fait le tri, le plus gros paquet de financement concerne l'université et la recherche (environ 2/3 soit quasiment 22 milliards d'euros). Nous nous sommes inscrits dans un continuum, de l'amont vers l'aval pour aller de la recherche fondamentale à l'industrie avec nos différentes actions ayant pour fil directeur l'innovation : IDEX, LABEX, EQUIPEX, IHU, IRT, fonds d'amorçage et de capital risque.
Dans l'enseignement supérieur et la recherche, les IDEX, ou initiatives d'excellence, ont favorisé un mouvement de regroupement d'universités et de grandes écoles sur un même site. Les projets ont été choisis par un jury international dirigé par le directeur de l'institut polytechnique de Lausanne, qui était alors président de l'Association Européenne des Universités. Cela a été un travail très sélectif et même ceux qui pensaient parfois avec un peu d'arrogance y avoir droit d'office ont dû se plier à cette procédure. Je pense notamment au plateau de Saclay, qui a dû s'y reprendre à deux fois parce que nos exigences en matière de gouvernance n'avaient pas reçu la réponse adéquate. Cela a d'ailleurs contribué à notre crédibilité.
Les 8 IDEX retenues à ce jour, y compris deux projets encore en cours de création, à Lyon et à Paris (HESAM), bénéficient d'une dotation en capital dont ils pourront consommer les intérêts. Si au bout de quatre années probatoires, ils sont restés fidèles au projet, cette dotation leur sera acquise.
Quant aux LABEX et aux EQUIPEX, les laboratoires d'excellence et les équipements d'excellence, ils ont permis de mettre en place un financement de long terme pour des projets de recherche de niveau mondial ou pour des équipements de pointe qui peinaient à trouver des financements.
Avec les IRT nous avons réuni la recherche fondamentale et l'innovation industrielle au sein d'une même structure. Citons par exemple l'IRT de Toulouse dans l'aéronautique et l'espace, l'IRT Nanoélec à Grenoble dans les nanotechnologies, ou l'IRT Jules Vernes à Nantes dans les matériaux composites. On peut aussi citer l'IRT B-COM en Bretagne (Télécoms) ou l'IRT Bioaster en infectiologie autour de Mérieux et de Pasteur installé à Lyon.
Ce rapprochement entre recherche et industrie afin d'encourager l'innovation est également l'objectif poursuivi avec les IEED (Instituts d'excellence en énergie décarbonnée) en matière d'énergies vertes ou encore avec les IHU (Instituts hospitalo-universitaires) en matière de santé. Dans ce dernier domaine, nous participons par exemple au financement de travaux sur la cardiologie à Bordeaux ou sur la chirurgie robotisée mini-invasive à Strasbourg, avec le professeur Marescaux. Dans tous les cas, il s'agit de médecine translationnelle, qui cherche à rapprocher chercheurs, praticiens et patients.
Enfin, pour soutenir la création d'entreprises innovantes, le programme d'Investissements d'Avenir a créé le Fonds national d'amorçage, géré par la BPI : celui-ci permet d'ores et déjà d'apporter des capitaux propres pour un soutien en phase très précoce d'entreprises innovantes. C'est 600 M€ que nous avons apporté sur ce segment du capital investissement qui manquait cruellement de ressources !

Vous financez aussi les pôles de compétitivité. N'y en a-t-il pas un peu trop avec 71 pôles labellisés ?

Il n'y en a pas trop, mais ils ne sont pas tous égaux. Il y a ceux qui ont une taille nationale ou internationale comme Aerospace Valley à Toulouse ou Systematic en Ile-de-France. Et il y a des pôles de compétitivité régionaux comme le pôle de la porcelaine à Limoges associé à Imerys. On n'attend pas la même chose des uns et des autres. Il faut concentrer l'essentiel des financements sur les plus gros et les plus prometteurs sans empêcher les autres de se développer. S'ils n'y arrivent pas, on peut les supprimer, mais si les industriels sont intéressés, il faut les maintenir. Je connais très peu d'entreprises qui veulent partir des pôles de compétitivité.

Comment mesurerez-vous la réussite de ces investissements ?

La dynamique est encore peu visible, surtout en période de crise ; dans le domaine de l'innovation, il faut du temps mais je n'ai pas de doute sur l'intérêt de ces projets à long terme. Les enveloppes initiales étant largement engagées, nous passons progressivement à une phase de suivi et d'évaluation pour accompagner les projets dans la durée. Il y aura des brevets, des plus-values sur des participations dans des start-up, des redevances. L'un de nos principes a été de systématiquement intéresser financièrement l'État à la réussite des projets, dès que c'était possible : il est aujourd'hui très difficile de prévoir exactement notre retour sur investissement, mais nous avons des prévisions fiables pour nos financements en prêts ou en avances remboursables. Même en cas de subvention, nous demandons des retours sur investissement. Ceux-ci remonteront obligatoirement au budget de l'État, c'est la règle, mais nous ne sommes pas opposés à ce qu'une partie serve à réabonder le PIA !

Vous pensez à un « deuxième grand emprunt » ?

La décision ne m'appartient bien sûr pas. Si réabondement il y avait, ce ne serait pas pour faire la même chose. Il faudrait aller plus loin sur l'aval, comme on l'amorce avec le redéploiement. Nous avons favorisé en effet l'émergence d'innovations industrielles dans de nombreux domaines. Nous devons maintenant assurer les conditions de leur déploiement et donc leur financement dans le long terme.

Le gouvernement vient de faire ce jeudi avec vous le bilan du pacte de croissance et de compétitivité décidé en novembre suite à votre rapport. Êtes-vous satisfait des progrès réalisés ?
Tout a été dit sur le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE). C'est en fait un système plus simple que le crédit d'impôt recherche (CIR). L'assiette salariale est facile à définir et à contrôler. On ne demande pas de contreparties aux entreprises mais le comité d'entreprise doit être consulté sur l'utilisation qui sera faite du CICE. J'aurais préféré un dispositif allant jusqu'à 3,5 Smic au nom de la compétitivité industrielle. Le gouvernement a choisi de s'arrêter plus bas, à 2,5 Smic pour cibler également l'emploi. Le montant est significatif : 20 milliards d'euros, c'est 1 point de PIB. Cela correspond à ce que j'avais proposé du côté des entreprises même s'il manque un volet baisse des charges salariales de 10 milliards d'euros que j'avais ajouté pour limiter l'impact des nouveaux prélèvements sur les salariés.
Le CICE ne suffit pas en soi. Il n'a de sens que si les 35 mesures du pacte de compétitivité et de croissance sont toutes mises en œuvre. J'ai mis en place un dispositif de suivi des mesures, une à une. La dynamique est bonne. Il y a le CICE, la BPI, les garanties publiques pour soulager la trésorerie des entreprises, le soutien à l'innovation... Le conseil national de l'industrie est installé, la stratégie de filière est en cours de mise en place. Sur l'attractivité, le passeport "talent" a été annoncé. La feuille de route du déploiement du très haut débit a été arrêtée. Il y a des choses qui avancent bien. Il faudra maintenir cette dynamique dans la durée ; c'est le véritable défi.

Que manque-t-il selon vous ?
Le calendrier normal, ce serait : un tiers des mesures au premier semestre 2013, un autre tiers au deuxième semestre et le dernier tiers au premier semestre de 2014. Si on tient ce rythme, c'est bien. L'important, c'est que le souffle perdure. Il ne faut pas que cela s'étiole.
L'accord sur l'emploi va entrer en vigueur maintenant que la loi est presque votée. Cette réforme est étroitement liée au pacte de compétitivité. Dans mon esprit, cela va ensemble.
Le choc de simplification annoncé par François Hollande qui veut alléger un certain nombre de normes faisait aussi partie du Pacte.
Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que c'est de la cohérence de l'ensemble et de la persévérance dans sa mise en œuvre que renaîtra la confiance, seul moyen de sortir de la stagnation. Si j'avais un conseil à donner au gouvernement, c'est d'insister sur la cohérence de sa politique dans le temps.
Ce qui ne va pas, c'est l'absence de vision européenne de la compétitivité industrielle. Par exemple, le Pacte propose que des experts indépendants à Bruxelles puissent exprimer un avis sur les dossiers de concurrence pour accélérer les mutations et remettre de l'économique dans les décisions. Nous avons besoin d'une véritable priorité européenne pour la compétitivité.

Objectif News

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Publié par Pascale Binet - dans France
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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 06:15

assemblée 01Le Parlement a adopté définitivement, mercredi 17 avril, la réforme des modes de scrutin locaux. Elle instaure notamment l'élection dans chaque canton d'un binôme homme-femme. Ce projet de loi, défendu par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, et soutenu par les seuls socialistes, a été voté avec 273 voix pour, 247 contre et 20 abstentions.

Dans chaque canton, les électeurs désigneront tous les six ans, au scrutin majoritaire à deux tours, un binôme homme-femme pour les représenter au conseil départemental, futur nom du conseil général. Pour ne pas modifier le total de conseillers, le nombre de cantons sera divisé par deux (de 4 000 à 2 000). La manœuvre implique un redécoupage, du ressort du ministère de l'Intérieur, de la carte des cantons, restée dans son ensemble inchangée depuis 1801.

Le texte reporte en outre à 2015 les élections départementales et régionales, initialement prévues pour 2014, année déjà chargée en scrutins, avec les municipales, les européennes et les sénatoriales. Par ailleurs, aux municipales, le scrutin de liste mi-proportionnel, mi-majoritaire s'appliquera dans les communes de plus de 1 000 habitants, contre 3 500 actuellement. Enfin, les délégués des communes dans les intercommunalités seront désignés au suffrage universel en même temps que les conseillers municipaux, et parmi eux.

Francetv info

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Publié par Pascale Binet - dans France
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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 05:40

dupont-aignan.jpgLes députés Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) et Alain Bocquet (Front de gauche) planchent depuis novembre sur les paradis fiscaux dans le cadre d'une mission confiée par la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

Alors que Jérôme Cahuzac a avoué posséder un compte dissimulé à l'étranger, l'ex-candidat souverainiste à la présidentielle de 2012 juge que la France ne se donne pas les moyens de lutter contre la fraude et l'évasion fiscales. Entretien.

Francetv info : Sur quoi se penche précisément votre rapport sur les paradis fiscaux ?

Nicolas Dupont-Aignan : Ce rapport, pour lequel nous avons déjà auditionné une cinquantaine d'experts, porte sur l'état de l'exil fiscal et l'insuffisance des moyens de lutte en France. Le principal constat, c'est d'ailleurs le retard considérable de ces moyens de lutte.

Dans la lutte contre l'évasion fiscale, vous citez les Etats-Unis en exemple...

On a constaté aux Etats-Unis une vraie volonté de l'administration fiscale de traquer les comptes off-shore, en achetant ou en se procurant des listes de détenteurs de comptes à l'étranger. L'Allemagne a d'ailleurs fait pareil pour les détenteurs de comptes allemands au Lichtenstein. Les Etats-Unis ont instauré également la loi FATCA : toute institution financière qui veut travailler dans ce pays doit déclarer au fisc américain les comptes de tous les citoyens américains qu'elle gère dans le monde. Washington a gagné son bras de fer avec la banque suisse UBS, qui a donné ses listes. Mieux encore : les douanes et les services fiscaux américains ont le droit d'infiltrer les banques étrangères pour avoir des listings ! En France, c'est interdit.

Quelles solutions proposez-vous ?

Il y a un désarmement général de Bercy. Il faut s'inspirer des solutions américaines et acheter des listes aux banques étrangères, à leurs salariés ou à des indicateurs. Il faut remettre en cause la jurisprudence de la Cour de cassation qui interdit d'acheter des listings aux indicateurs. On doit passer à un système d'échanges de données automatiques avec les banques, revoir les conventions fiscales avec la Suisse, le Luxembourg etc.

Les fraudes et l'évasion fiscales proviennent de particuliers, mais aussi d'entreprises. La Belgique a réussi à lutter contre la fraude à la TVA pratiquée par des entreprises grâce au croisement des fichiers.

A combien s'élèvent les pertes pour l'Etat français dues à l'évasion fiscale ?

Des sommes considérables : douanes et services fiscaux estiment qu'entre 60 et 80 milliards d'euros par an de recettes sont ainsi perdues par l'Etat français ! Si on les récupérait, ça permettrait de baisser les impôts.

Pourquoi n'y a-t-il pas de moyens de lutte suffisants en France ?

Ce qu'on a constaté, avec Alain Bocquet depuis six mois, c'est que la France ne s'est donné ni la volonté ni les moyens de lutter contre la fraude fiscale. Pourquoi ? Si on creusait vraiment, des affaires Cahuzac, il y en aurait beaucoup, et pas seulement dans le milieu politique. Ça fait trop d'années qu'on ferme les yeux, au nom d'une tolérance sur le sujet. Savez-vous que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d'enquête pour fraude fiscale et que seul le ministère du Budget peut le faire ? Pour l'instant, la France est dans un état d'impuissance colossal.

Mais dans notre rapport, qui sortira en septembre, nous allons proposer des mesures concrètes : on ne va pas réinventer la poudre, on va proposer les mesures qui ont été adoptées aux Etats-Unis, en Belgique, en Allemagne. On ne pourra pas dire que ça ne peut pas se faire !

FranceTVinfo

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Publié par Pascale Binet - dans France
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