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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 08:37

pyrénéenne 05Les salariés de l’entreprise toulousaine La Pyrénéenne, en proie à de graves difficultés financières suite à un conflit qui l’oppose à Réseau ferré de France (RFF) au sujet d’un important contrat, seront reçus ce lundi 2 juillet au ministère du Redressement productif.

Ce vendredi 29 juin, les employés de la société et leur directeur, Victor Zago, ont mené des opérations escargot dans l’agglomération toulousaine avant d’être reçus à l’Hôtel de Région.

En redressement judiciaire depuis octobre dernier, La Pyrénéenne s’est vue offrir un nouveau sursis de la part du Tribunal de commerce de Toulouse. L’entreprise basée à Villeneuve-les-Bouloc a jusqu’au 17 juillet pour trouver un repreneur.

Touleco

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 10:21

pyreneenne-11.jpgHier, les blocages et l'opération escargot menés par les salariés de La Pyrénéenne ont créé des bouchons sur le périphérique et en centre ville. Retour sur une journée de galère.

« Mais que se passe-t-il ? ! Tout est complètement bouché et du coup je vais être en retard au travail. » Au milieu d'un véritable concert de klaxons, Françoise se crispe sur son volant. Bloquée au beau milieu du boulevard de Strasbourg, elle est l'une des nombreuses automobilistes victimes collatérales d'un conflit qui oppose depuis plusieurs mois l'entreprise de travaux publics La Pyrénéenne à RFF-SNCF.

Hier matin, dès 7 heures, les 85 employés de l'entreprise et leur directeur, Victor Zago, ont décidé de mener des actions de blocage autour des bureaux de la SNCF, du conseil régional et, cause de ces embouteillages de 28 km, une opération « escargot » sur le périphérique, avec quatre camions et quatre voitures.

Beaucoup plus zen, Frédéric, lui, écoute un peu de musique à la radio et prend son mal en patience. Il a déjà entendu parler de la situation de La Pyrénéenne dans les journaux et, malgré la gêne occasionnée par les bouchons, déclare « ne pas en vouloir » aux salariés. « Si j'étais dans la même situation qu'eux, que j'allais perdre mon travail, je chercherais aussi des solutions pour me faire entendre, même si cela doit déranger. Je les soutiens dans leur action. »

Rebelote en ville, notamment devant la gare Matabiau, en début d'après-midi, mais dans une moindre mesure : les camions ont continué leur parcours pour rejoindre leurs collègues.

Du côté de certains automobilistes, c'est alors le ras-le-bol : « Ils ont décidé de me contrarier aujourd'hui, souffle Jérémy. J'ai d'abord mis une heure à aller au travail ce matin, et je me retrouve encore bloqué en ville cet après-midi… Ça suffit ! »

Le ministre sollicité

Une délégation du personnel de La Pyrénéenne a été reçue en fin de matinée par Nicole Belloubet, vice-présidente du Conseil régional. « Ils nous ont demandé qu'un expert indépendant soit nommé dans le conflit qui les oppose à RFF-SNCF, de faire pression pour que le groupe Eiffage les indemnise, et surtout d'insister auprès du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, pour qu'il leur accorde un rendez-vous, détaille l'élue. Sur ce dernier point, Martin Malvy a déjà adressé une lettre au ministre le 19 juin pour l'alerter de la situation. En outre, nous sommes intervenus auprès de son cabinet pour qu'il les reçoive, et j'ai moi-même appelé le nouveau commissaire régional au Redressement productif, Robert Castagnac. Nous ne restons donc pas inactifs, mais nous intervenons dans la limite de nos compétences juridiques. »

Vers 15 h 30, la police est intervenue sur le site de la SNCF pour demander aux « bloqueurs » de quitter les lieux, ce qu'ils ont fait sans opposer de résistance.

Finalement, en début de soirée, le directeur et les salariés de La Pyrénéenne ont obtenu en partie gain de cause : comme ils le souhaitaient, ils seront reçus au ministère lundi matin.


Le chiffre : 28

kilomètres de bouchons > Hier matin. La Direction interdépartementale des routes du Sud-Ouest (Dirso) a enregistré 12 km d'embouteillages sur le périphérique intérieur, 6 km sur le périphérique extérieur, 3 km sur l'A621 (en direction de l'aéroport) et 7 km en direction d'Auch, dans les deux sens. Soit un total cumulé de 28 km. Des bouchons en partie dûs à l'opération escargot de La Pyrénéenne, mais également à la pluie, qui a occasionné quelques accidents. La mairie, elle, ne signale aucune perturbation majeure en centre ville.


L'entreprise au pied du mur

Les actions menées hier par les salariés de La Pyrénéenne sont la conséquence d'un différent financier qui les oppose à RFF-SNCF depuis octobre. « Suite aux travaux réalisés sur la ligne Toulouse-Saint-Sulpice, RFF-SNCF refuse de nous payer plus de 7 millions d'euros, explique Victor Zago. Ces surcoûts font suite à des modifications qui n'étaient pas prévues dans le projet initial. » L'entreprise est aujourd'hui en redressement judiciaire et risque la liquidation le 17 juillet, devant le tribunal de commerce. Au chômage technique depuis mardi, les 85 employés sont donc menacés de perdre définitivement leur emploi « et par extension, ceux des sous-traitants, ce qui représente près de 200 emplois au total ». De son côté RFF répond par la voix de son directeur régional, Christian Dubost : « Ces 7 millions d'euros correspondent à une réclamation de rémunération complémentaire supérieure au prix convenu lors du marché initial pour les travaux. Cela demande donc d'être analysé et discuté. Il y a déjà eu plusieurs tentatives de négociations, mais les représentants de La Pyrénéenne ont quitté la table. Conscients de la situation nous avons déjà fait des efforts en accélérant certains paiements, mais nous devons appliquer le droit. »

La Dépêche du Midi

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 17:18

TGV_1298.jpgMonts, Veigné, Montbazon et Sorigny sont directement concernées par le passage de la LGV. Tout comme les frères Beauchesne, agriculteurs.

Impossible d'y échapper. Les engins de chantier ont pris possession du tracé de la future ligne à grande vitesse. Le prélèvement des terres concerne 1.500 ha dans les quatre communes traversées au sein de la communauté de communes du Val de l'Indre. Derrière Isoparc, la future base de vie des ouvriers prend forme sur 3 ha. Elle accueillera 300 personnes. Il faut y ajouter 4 ha supplémentaires pour stockage des matériaux.

Quand l'histoire se répète

Non loin de là, à la ferme de la Tardivière, les frères Beauchesne subissent le réaménagement des espaces, de leurs espaces. Associés en Gaec, Thierry, Bernard et André sont agriculteurs éleveurs : un cheptel de 130 vaches, 850 chèvres, 70 taurillons et 50 génisses. « On est locataires de nos terres. Sur les 326 ha que nous exploitons, on en a pris 36. Ils veulent faire un mur antibruit pour protéger la commune de Monts et élargir l'A 10 en la faisant. C'est 4 ha supplémentaires», déplorent-ils.
Il y a quelques jours, ils ont « éjecté des géomètres qui s'étaient introduits » chez eux : « Ils n'ont rien à faire chez nous. Car rien n'est signé». Les frères Beauchesne n'ont à ce jour reçu aucune indemnité. Leurs estimations – de 4.000 à 14.000 euros l'hectare – sont restées lettres mortes.
Pot de terre contre pot de fer ? La partie s'annonce serrée sur la valeur des terres exploitées à Monts, Veigné, Sorigny, Saint-Épain et Mazières-de-Touraine. Et les conséquences se chiffrent en perte sèche, sur les 35 ha, « entre 7.500 et 8.000 euros. Pour l'épandage, il a fallu que nous retrouvions des terres» indiquent les trois frères qui aimeraient bien que les politiques s'intéressent davantage à leurs problèmes.
Ironie du sort. Les parents de Bernard, André et Thierry qui exploitaient une ferme à la Couperie, avaient été expropriés en 1976 à hauteur de la barrière de péage de Sorigny. Avec la LGV, les bâtiments vont cette fois être rasés. Une page d'histoire familiale se tourne.

billet

A fond de train

La Ligne à grande vitesse Sud Europe sera mise en service dans cinq ans. Veigné, Montbazon, Monts et Sorigny connaîtront d'ici là bien des modifications de paysages : ici un viaduc, là une tranchée à 14 m de profondeur sous l'autoroute, une voie de raccordement depuis l'actuelle gare de Monts. Riverains et agriculteurs n'ont toujours pas tous trouvé d'accord sur leurs indemnisations auprès du concessionnaire Liséa/Codéa. Et c'est sur ce point que ça déraille.

compensation

Les communes indemnisées

Chaque commune a touché un fonds d'indemnisation en fonction du nombre de kilomètres traversés sur les territoires respectifs et de la population. « Une méthode pas nécessairement équitable », juge le maire de Veigné, Patrick Michaud. Pour 4, 97 km de LGV, Veigné touche 450.076 euros. « Rien n'est décidé quant à leur utilisation». A Sorigny où Alain Esnault choisit de réhabiliter la traversée du bourg sur 1 km, la commune perçoit 795.011 € pour 9 km de LGV. A Monts, le conseil municipal devait, hier soir, valider les investissements liés au fonds de solidarité territoriale, d'un montant de 385.248 euros (4 km de LGV). A Montbazon, le maire Bernard Revêche précise que les 103.000 euros accordés financeront un espace socioculturel. Ouverture en juin 2013.

La Nouvelle République

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 06:21

moudenc 27Elu député de Haute Garonne la semaine dernière, Jean Luc Moudenc a décidé de revenir sur la scène politique … toulousaine. Avec un vieux débat : l’installation de caméras de vidéosurveillance. « Le 24 juin 2010, à grand renfort de communication, la Municipalité actuelle organisait une « journée d’experts » sur la vidéosurveillance en faisant venir des « experts » de différents pays européens. Suivie ensuite de nombreux « débats » et « réunions de concertation », cette journée présentée comme exemplaire était censée éclairer les responsables municipaux sur la vidéoprotection. Aujourd’hui, 2 ans après, le constat objectif est accablant : pas une seule caméra n’a été installée à Toulouse depuis cette fameuse journée » commente Moudenc resté membre du conseil municipal.

« A défaut de décision, nous n’avons eu droit qu’à des palabres sans fin … comme sur tant de sujets à Toulouse depuis 2008. Ailleurs, les grandes villes avancent et ne négligent aucun moyen pour la sécurité de leurs citoyens. L’Etat apporte une aide considérable répartie sur les années 2010, 2011 et 2012. Les autres villes en bénéficient, mais pas les Toulousains puisque la Mairie n’a décidé d’aucune installation nouvelle de caméras et n’a donc rien demandé … En attendant, seuls les délinquants profitent de la situation ! » a estimé le patron de l’UMP dans la région.

Toulouse7

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 06:06

TGV_1297.jpgHier, les élus du Conseil général ont débattu. Et le camp des « contre » la LGV a grandi. 

Une session spéciale était consacrée hier, en fin d'après-midi - après la décision modificative n°1 - au dossier controversé de la création d'une ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Une session d'information où les conseillers généraux n'étaient censés qu'auditionner Réseau Ferré de France (RFF) et le cabinet Claraco, auteur de l'étude commanditée par ALTernative LGV 47 sur l'aménagement des voies existantes. Et ce, tandis que les associations anti-LGV, qui avaient distribué dès le matin leur argumentaire aux élus à l'entrée de l'hémicycle, étaient réduites au rang de spectatrices.

Réseau Ferré de France et le cabinet Claraco se sont succédé à la tribune avec moult graphiques, statistiques, durées, et millions d'euros à l'appui. Si les questions ont fusé avec RFF, le silence a été de mise après la présentation du cabinet Claraco. Les élus sont restés dans le doute, quelque peu sonnés par des chiffres qui s'affrontent tout en n'étant pas construits forcément sur les mêmes bases. On compare des temps avec arrêts à Agen, sans arrêts à Agen, avec d'autres arrêts pour remplir les trains pas forcément bien remplis, ou directs pour crever l'avion et ses dépenses douloureuses en matière de kérosène. Restait alors à débattre. Et il a fallu, pour que les uns et les autres se lancent, que le président Pierre Camani amorce la prise de parole tout en marchant sur des œufs. « Beaucoup de promesses ont été faites aux territoires pour les LGV, mais il n'y a pas le financement. En terme d'accessibilité, il y a des territoires qui peinent et ce sont ceux du grand sud-ouest. Et si nous n'y remédions pas, nous serons un territoire marginalisé. Je comprends les associations, mais nous devons, nous élus, prendre en compte l'intérêt général. » Un avis partagé par son premier vice-président, Patrick Cassany, mettant en avant le développement économique, même si pour lui aussi, « les clés de répartition de financement sont à revoir. »

La guerre des chiffres en direct

Réseau Ferré de France et Claraco, dans deux genres bien distincts, monocorde pour le premier et de haut débit pour le second, se sont livrés à une véritable guerre des chiffres. Pas de quoi éclaircir le débat. D'autant qu'il n'y a pas eu de confrontation entre les deux prestataires.

Réseau ferré de France Pour RFF, la ligne nouvelle permettra d'annoncer un Paris-Agen en 2 h 47, Paris-Toulouse en 3 h 10 sans arrêt, soit un gain de 50 min, et en 3 h 30 avec arrêts en gares intermédiaires. Un gain de 2,4 millions de voyages sur Bordeaux-Toulouse, résultat du report modal avion et voiture vers le train. Soit un total de 9 millions de voyageurs. Le tout pour un coût de 5,7 milliards d'euros.

Claraco Avec la LGV, 3 000 hectares de terres impactés. Avec la modernisation de la ligne actuelle, 175 hectares. Avec la LGV, Bordeaux-Toulouse, avec arrêts, se ferait en 1 h 19, et avec la ligne actuelle modernisée par des shunts en 1 h 25. Soit pour un Paris-Toulouse avec arrêts : 3 h 42 avec la LGV. Le cabinet fait également valoir que les trains actuels sur Bordeaux-Toulouse ne sont remplis de moitié. La ligne n'est pas saturée. Par ailleurs, le billet LGV sera 40 % plus cher que l'actuel. Enfin, le cabinet fait valoir un équipement en terme de voitures pour la LGV qui sera obsolète dans 20 ans.

Le coût, point de crispation

Finalement, ce débat aura permis de voir que l'assemblée a largement évolué. Le camp des « contre LGV » et « pour le réaménagement des voies existantes » grossit, dépassant de loin les clivages droite-gauche. Un camp qui semble prendre l'ascendant sur les convaincus de la LGV avec pour arguments les nuisances sur l'environnement, le peu de temps gagné, l'amputation de terres agricoles, et invariablement le coût.

Car, comme l'a souligné Jean-Luc Barbe, c'est bel et bien l'addition à laquelle le Conseil général de Lot-et-Garonne pourrait se retrouver acculé, qui a suscité le questionnement. Ceux qui sont pour la LGV, ceux qui sont contre et ceux qui en doutent, ne peuvent écarter cette variable. Une variable qui sera peut-être décisionnaire, du moins sur un avis donné par l'assemblée départementale. « Néanmoins, si pour des raisons financières la ligne nouvelle ne se réalisait pas, la crainte serait que la modernisation des voies existantes nous échappe. Nous allons nous employer à faire entendre cette nécessité de l'améliorer », ajoutait Raymond Girardi.

Et Pierre Camani de conclure : « C'est un débat de haute tenue qui fait appel à l'intime conviction car personne ne peut avoir de certitudes sur ce dont auront besoin les générations futures, sur les technologies futures, etc. C'est une décision politique au sens noble du terme, à savoir une décision sur l'avenir de la cité. Nous ne pourrons pas aller plus loin que notre participation à la ligne Bordeaux-Tours. Nous allons attendre ce que va décider le nouveau gouvernement. Il va être amené à revoir le problème et à hiérarchiser. »

Le Sud Ouest

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 05:56

TGV 1253« A lire les journaux et entendre les déclarations des uns et des autres durant la récente campagne des législatives, la LGV est au cœur des débats. La sanction des urnes a même, sans doute, sanctionné certains. On nous a même parlé de « faux culs », à propos de « ceux » qui avaient changé d'avis sur l'opportunité de construire la LGV Bordeaux-Toulouse.

Devant nos arguments sérieux et prouvés, beaucoup de personnes ont reconsidéré leur point de vue sur ce projet.

Beaucoup nous ont avoué qu'ils n'avaient pas été bien informés, avoir été ébranlés et beaucoup ont changé d'avis. Sont-ce pour autant des « faux culs » ?

Mais aussi, il faut le reconnaître, certains, et pas des moindres, sont restés campés sur leur position, nous faisant comprendre, avec suffisance souvent, que nous ne pouvions comprendre en affirmant même que c'était la chance du département, ou celle de la région !

La sagesse populaire dit : qu'il n'y a que les imbéciles, pardon, les sots, qui ne changent pas d'avis. Il faut du courage pour admettre que l'on s'est trompé. Pour d'autres, il faut, par contre, parler d'obstination ou d'obéissance aveugle pour ne pas reconsidérer les faits et maintenir leur position.

Tous ceux qui ont changé d'avis n'ont-il pas fait preuve d'intelligence, de discernement ou de courage ? Méritent-ils d'être insultés ?

Entre être « faux culs » ou être « sots », ils ont choisi.

Pour écouter, il faut savoir « entendre » et il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Alors vous, madame la députée et vous monsieur l'ex-député, mesdames et messieurs les conseillers généraux, faites preuve de courage et de volonté pour remettre en cause définitivement ce projet inutile et ruineux pour notre département. On vous en saura gré.

Ecoutez et entendez la voix du bon sens. »

La Dépêche du Midi

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 05:49

TGV_1296.jpgUn bus à haut niveau de service reliera, en 2018, Plaisance, Tournefeuille, Lardenne, les Arènes, Saint-Cyprien, Compans et Matabiau. Le tracé, non figé, sera soumis à concertation publique

Des supers bus, plus grands, plus modernes, plus confortables, plus rapides, sortes de tram sur pneus roulant dans des couloirs réservés à eux seuls, traverseront l'agglomération, à l'horizon 2018, avec priorité aux carrefours, entre Plaisance, Tournefeuille et Matabiau, passant par Saint-Cyprien et les boulevards.

Le conseil syndical de Tisséo a voté la délibération lançant ce projet le 8 juin dernier. Un projet qui, au départ, devait relier seulement Plaisance du Touch et Tournefeuille aux Arènes à Toulouse, afin de désenclaver l'Ouest toulousain. Mais il a paru judicieux de ne pas s'arrêter à la périphérie toulousaine et d'irriguer le cœur de la Ville rose.

Sur le pont des Catalans

Ainsi, le BHNS (bus à haut niveau de service) projeté continuera sa route vers Saint-Cyprien, probablement en empruntant l'avenue Étienne Billières, puis tournera à gauche sur les allées Charles de Fitte avant d'enjamber la Garonne par le pont des Catalans et continuer sa route sur les boulevards jusqu'au terminus de Matabiau/Marengo SNCF. Pour ce faire le BHNS passera soit par la rue Bayard soit par les allées Jean Jaurès.

Une ligne qui présenterait ainsi le double avantage de désenclaver l'Ouest toulousain et d'irriguer un peu plus l'anneau des boulevards de la Ville rose, tout en desservant la future gare LGV (ligne à grande vitesse) et l'espace Marengo (baptisé Toulouse Euro Sud-Ouest). Ce prolongement au-delà de la ligne A du métro (Arènes) avec connexion à la ligne B (Compans) permettrait d'augmenter la fréquentation de 30 à 40 %.

« Nous n'en sommes qu'à la première étape, aux premières études de ce projet inscrit au futur plan de déplacements urbains de l'agglomération », indique Joël Carreiras, président de la Smat (société pour la mobilité de l'agglomération toulousaine), « il n'y a pas encore de tracé établi, juste un corridor, la concertation publique évoquera plusieurs variantes dès la rentrée 2012, dans la traversée de Tournefeuille et Toulouse, notamment à Lardenne ou à Saint-Cyprien ».

Les études devront analyser les différentes variantes et plans de circulation afin de concilier performances de transport, maintien des fonctions urbaines (commerces, vie locale, voies piétonnes et cyclables, etc.) avec la qualité patrimoniale des espaces concernés.


connecté aux lignes de métro

Le projet, décrit dans la délibération du 8 juin, « dessert la future zone de développement de la Geyre à Plaisance puis s'insère sur la RD 632, en cohérence avec le projet de requalification du centre ville en cours de mise en œuvre. Sur Tournefeuille, le choix a été fait de maintenir la circulation des voitures sur la RD et d'insérer le projet sur la rue du Petit Train », lit-on dans la délibération. « Le tracé rejoint ensuite l'axe de la RD 632 (route de Tarbes) à hauteur de la rue Étienne Montel/chemin Saint-Pierre ; plusieurs variantes sont à considérer sur cette zone de transition. Il reste ensuite sur l'axe historique d'entrée dans Toulouse, franchit la rocade Arc-en-ciel et emprunte les avenues de Lardenne, Lombez, Billières, les boulevards (correspondance ligne B métro à Compans), puis la gare Matabiau » (deux variantes - Bayard ou Jaurès - seront étudiées en lien avec projets centre ville et Matabiau). Concertation : octobre 2012. Enquête publique : printemps 2014. Travaux : 2015 à 2017, mise en service : fin 2017-début 2018.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 07:03

moudenc 18Pierre Cohen le redoutait. C’est arrivé ! Jean-Luc Moudenc est bel et bien son successeur sur une 3e circonscription «redécoupée» presque sur mesure. Mais il fallait le combat, et le gagner… JLM l’a fait ! Le Maire de Toulouse et ses alliés (PRG) avaient si peur de cette victoire, et de la faiblesse supposée du candidat Simon, que la posture des uns et des autres a été pour le moins ambigue durant cette campagne. Et pour cause, la candidature d’Alain Fillola avait «semé le trouble», voire était considérée comme la plus crédible pour battre Jean-Luc Moudenc par beaucoup (on aura noté le soutien officiel du PRG, le choix de Cécile Ramos – adjointe de P. Cohen- comme suppléante, ou une tournée commentée des bureaux de vote du maire de Balma accompagné par celui de Toulouse)… Sans doute à juste titre à l’analyse des résultats. JLM jouait donc «gros» avec ce scrutin. Aujourd’hui il apparaît avec cette victoire, comme le leader de fait de la droite et du centre sur la «ville rose». D’autant qu’en étant l’un des trois nouveaux députés à avoir «ravi» une circonscription à la gauche, il s’est retrouvé instantanément sous les feux des projecteurs nationaux. Son objectif avoué : La reconquête du Capitole ! Pour réussir ce pari, le tout nouveau député va devoir s’employer à appliquer l’art de la synthèse. A unir, ses proches qui «battent le pavé» et qui trouvent écho auprès des Toulousains (Laurence Arribagé, Christophe Alvès, Brigitte Micouleau, Elisabeth Pouchelon en tête…) avec ceux qui affichent des ambitions certaines (François Chollet et René Bouscatel), ceux qui incarnent la nouvelle génération (Laurence Massat, Xavier Spanghero, Grigori Michel, Alexandre Trillou…), ceux qui représentent les instances du centre (Jean-Luc Lagleize, Jean-Jacques Bolzan, Laurent Cuzacq…) et tous ceux qui pourraient être issus de la société civile*. Le tout en étant dans un dialogue constant avec le sénateur Alain Chatillon et avec la députée européenne Christine de Veyrac. Le risque si ces échanges échouent ? Deux listes aux Municipales… Mais si JLM réussit à remettre tout le monde autour de la table (il va en falloir une grande !!), tout sera possible ! Mais depuis dimanche soir, tout est possible…

*mais non cette liste n’est pas exhaustive !

 

Le Journal Toulousain

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 06:26

TGV_1293.jpgComme prévu, et après les élections législatives, les conseillers généraux parlent de ligne à grande vitesse lundi, en marge des ajustements budgétaires. Ils sont attendus au tournant.

Qui est pour ? Qui est contre ? Raccourci brutal du débat prévu lundi (à partir de 17 heures) dans l'hémicycle du conseil général. Qui est pour la ligne à grande vitesse, qui est contre l'aménagement des voies existantes entre Bordeaux et Toulouse ? Comme elle s'y était engagée au début de l'année, la majorité politique ouvre le débat, et propose deux lectures du dossier LGV pour le tracé en Lot-et-Garonne. D'un côté, les propositions de tracé de Réseau ferré de France, validées par le gouvernement Fillon le 30 mars dernier. De l'autre, l'étude d'ALTernatives LGV cofinancée par le conseil général (60 000 €), les deux ayant déjà été présentées aux élus du département à huis clos, en commission permanente.

Seulement voilà, comme le remarque le duo Faucon-Lambert-Girardi, coprésidents de l'association d'élus susnommée, la donne politique a changé depuis le 30 mars. Bernard Faucon-Lambert : « Pendant les élections législatives, Lucette Lousteau, élue depuis, a réaffirmé qu'elle était favorable à la LGV, mais qu'il fallait lui prouver désormais que l'aménagement des lignes existantes n'était pas possible. Nous en concluons donc que si on lui prouve, elle est donc contre la ligne à grande vitesse ! Elle dit aussi qu'elle veut garder la gare en centre-ville, ce qui est selon RFF impossible. Cette déclaration est importante. »

Demande d'une nouvelle étude

Girardi et Faucon-Lambert ont déjà préparé l'offensive. « Nous allons lui demander de nous accompagner, elle et Matthias Fekl, chez la ministre (Nicole Bricq n'est plus ministre de l'Ecologie depuis hier, NDLR). » Un courrier demandant le rendez-vous à Paris doit partir dans les prochains jours. « Le gouvernement a par ailleurs bien insisté sur la nécessité de répondre aux attentes des citoyens sur les transports de proximité comme les TER », poursuit Bernard Faucon-Lambert. « Nous demandons clairement une nouvelle étude, par RFF ou par un autre organisme, pour confirmer officiellement que l'aménagement des voies existantes est possible ».

Au vu de l'épaisse étude rendue publique par leurs soins fin 2011, la réponse va de soi. Les conclusions techniques du cabinet Claraco ont été doublées par un volet commercial qui atteste « que quatre heures entre Paris et Toulouse, c'est intenable avec des arrêts à Agen et Montauban. Et s'il n'y a pas d'arrêts, les trains seront vides ». Ce second volet doit être présenté lundi, et Raymond Girardi attend que les conseillers généraux « puissent se positionner avec l'ensemble de ces éléments. Après, on fera les comptes ». La délibération proposée n'est pas un vote pour dire oui ou non, mais le duo d'ALTernatives LGV attend une majorité d'avis favorables à ses thèses.

Girouettes et vent

Et Bernard Faucon-Lambert d'appeler les élus du conseil général à renvoyer RFF à ses études. « Certes, il n'y a pas de vote, mais je me souviens que ceux qui nous combattaient lors des débats pour le financement du projet (en février, NDLR) nous envoyaient ensuite des SMS pour nous dire qu'ils étaient favorables à la décision que venait d'annoncer Pierre Camani (*). Les girouettes suivent toujours le vent ».

Cette présentation des deux thèses, et le débat retransmis sur internet se fera sans les associations, que le président du conseil général a rencontrées la semaine passée. « L'étude Claraco est complète, mais nous avons aussi d'autres arguments à faire valoir », regrette Charles D'huyvetter, le porte-parole de la Coordination 47, qui appelle à un rassemblement lundi au conseil général.

(*) Tout en restant favorable au projet de LGV, le président du conseil général a annoncé lors du vote du budget primitif qu'il refuserait de financer Bordeaux-Toulouse avec les clés de financement, trop lourdes dans un contexte budgétaire serré, imposées aux collectivités territoriales.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 06:22

TGV_1292.jpgHier en début d'après-midi, les membres de l'association Très Grande Vigilance en Albret et les habitants de Xaintrailles ont manifesté au cœur du village contre le tracé de la LGV annoncé. Il devrait passer au nord du rond-point du « Placiot », entre Pompiey et Fargues (lire « La Dépêche » du 21 juin), puisque là ou ailleurs, ils ne veulent pas de la LGV, « ni ici ni ailleurs », mais tout simplement la modernisation des lignes existantes. Ils ont surtout voulu dire au maire de Xaintrailles, Dominique Sarion, qu'ils n'avaient pas apprécié de ne pas être informés de la venue du préfet et encore moins de l'idée de déplacer le tracé afin qu'il soit dévié des terres du château de Xaintrailles notamment. Finalement, le maire les a rencontrés pour répondre à leurs questions et donner son sentiment sur sa non-position sur le projet.

« On a été trahi »

Il leur a confirmé que les écologistes, les chasseurs et les sylviculteurs sont d'accord sur le nouveau tracé, « j'ai des courriers y compris de la SEPANLOG », affirma-t-il. Il affirma aussi que le propriétaire du château de Xaintrailles, B. Vieillard-Baron, avait été invité à rencontrer aussi le préfet en qualité de conseiller municipal. Pour la Société de chasse d'Ambrus, Paul Rouquette expliquait : « On n'accepte pas ces décisions, nous n'avons pas été consultés, on va tuer le territoire de chasse, la faune et la flore. On a été trahi, personne n'est au courant ».

Du côté de TGV en Albret, on rappelait : « On a prouvé l'inutilité du projet sur toute la ligne. Vous faites croire aujourd'hui que la ligne est faite, alors que rien n'est fait, il n'y a pas un centime de financement… ». « C'est une aberration économique, écologique et humaine », lançait une habitante impactée par la future LGV.Il était aussi reproché au maire de ne pas prendre position contre la LGV alors que 80 % de la population de sa commune ne veulent pas de la LGV si l'on en croit la pétition qui circulait il y a… plusieurs mois. La pétition étant restée dans un dossier à la mairie de Xaintrailles depuis, les manifestants ont demandé à ce qu'elle soit envoyée au préfet. Le maire expliqua qu'il ne prendrait pas position car il voulait rester l'esprit objectif et continuer de se battre pour que, si la ligne passe par ce secteur, elle soit la moins gênante possible pour Xaintrailles et ses habitants : « J'ai toujours refusé de prendre une position qui m'empêcherait d'avoir une vision d'un côté ou de l'autre… Dans un an et demi, vous réélirez un maire et ce sera sans moi », concluait-il tout en souriant lorsqu'un administré releva le « scoop ». « En ne vous positionnant pas, vous ne défendez pas les 80 % de la population qui sont contre », rétorquait un habitant.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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