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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 11:30

sanofi.jpgLa direction de Sanofi a annoncé un vaste plan de réduction de ses effectifs en France.

Le site de Toulouse, qui emploie 600 salariés, est menacé : il est question de « désengagement » de Sanofi à Toulouse.

Pourtant, il ne s’agit pas d’un site comme les autres : il est partie prenante du projet de Canceropôle-Oncopôle.

Ce retrait met donc en péril l’avenir de la recherche de pointe contre le fléau du cancer. Ce serait très préjudiciable pour Toulouse, mais aussi pour la recherche médicale d’une manière générale.

 

En conséquence, je demande à la direction de Sanofi d’envisager toutes les alternatives pour éviter la fermeture du site de pointe que constitue le pôle de recherche de Toulouse. Il est primordial que Sanofi conserve, voire développe, son activité au sein du Canceropôle. Enfin, je demande au Ministre du redressement productif – que je vais interroger par une question écrite à ce sujet – de peser de tout son poids pour éviter ces suppressions de postes à Toulouse.

 

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 11:10

TGV_1302.jpgChez les Cheminade, à Linars, l'anti-LGV, c'est un esprit de famille. Le père et les deux frères, agriculteurs, ont tous une bonne raison d'en vouloir aux promoteurs du chantier.

Vous n'avez qu'à voir. Le tronçon d'ici, entre la Charente et Vouharte, c'est le seul où le chantier n'a pas démarré.» François Cheminade, agriculteur à Linars, sur les terres de son père Jean-Pierre, et voisin de son frère Laurent, éleveur de chevaux de l'autre côté de la route, n'est sans doute pas la seule raison au retard des engins. Mais la famille a décidé qu'elle resterait une épine dans le pied de Vinci, de Cosea, de Guintoli. Bref de tout ce qui s'aventure avec des envies de baliser, de défricher sur le tracé de la future ligne à grande vitesse (LGV).

«Perte nette»

Derrière l'histoire, il y a bien sûr une affaire de sous. On vantait le concessionnaire prompt à dégainer l'argent pour éviter les tracas. François Cheminade rigole. «J'ai perdu 6 hectares en exploitation sur les 30 qui appartiennent à mon père.» Ils sont en «exclusion d'emprise», ce qui signifie «aucune compensation». «C'est de la perte nette.» Indemnisée tout de même à hauteur d'une année de marge brute. «C'est 670 euros.» François Cheminade n'était pas forcément contre le progrès. Il est en colère. «Je n'aurai qu'une indemnité pour perte d'exploitation... imposable à 42%.» C'est huit années de marge brute, à 5 000 euros l'hectare. «Trop juste pour racheter des terres.»

«Ça paye pas!» Sous sa casquette, Jean-Pierre Cheminade, le père, s'est fait son idée. Il attend qu'on lui paye ses 46 centimes du mètre carré. «4 600 euros à l'hectare. mais dans le secteur, contrairement à ce que prétend Cosea, le prix moyen, c'est 6 000 euros.»

Un peu amer, le père jette un oeil aux trois maisons que le concessionnaire vient de racheter «pour rien». «Ils se sont gourés de 35 mètres. Elles ne sont même pas dans l'emprise. Mais elles ont été reconstruites plus loin, plus belles...» Il a l'impression qu'il y aurait deux poids deux mesures, entre le bâti et le foncier agricole.

Tout comme le cadet, Laurent Cheminade , sans doute le plus en colère. Il élève des chevaux. Il s'était installé sur un hectare paternel, y avait construit ses boxes. Il ne faut pas lui parler des terrassiers qui sont venus faire les fouilles archéologiques. «J'y ai perdu un cheval», sombré corps et âme dans un lit de boue. «Ils devaient décaisser la terre arable. Ils ont creusé des fosses de deux mètres de fond par trois mètres de long. Et comblé les trous sans tasser.» Avec les pluies de Noël, «ça s'est affaissé». «C'est de l'argile et du sable. Un cheval est tombé dedans. On l'a cherché. C'est mon père, deux jours après, qui a vu un truc bouger. La tête du cheval.» C'était trop tard.

Alors lui, pour qui «tout le monde se renvoie la balle», a décidé qu'il ne bougerait pas tant que ce ne serait pas réglé. Les 4 500 euros pour le cheval et les frais d'équarrissage, de vétérinaire. À deux pas de la mairie, c'est la résistance qui s'organise. «Je leur ai dit que j'avais un tracteur, un manche de pioche et, au pire, un fusil.» Pour l'instant, les bulldozers n'ont pas encore pointé le bout de leurs chenilles. Seuls les forestiers ont ouvert le petit bois, au-dessus des terres familiales. Il y a bien quelques géomètres qui se sont fait virer du terrain. «C'est des véhicules qui passent sur les terres, qui saccagent les cultures. Ils ont même écrasé les tuyaux du maïs.»

La Charente Libre

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 10:57

TGV_1301.jpgL'ouvrage ferroviaire de 1 239 mètres de long n'ouvrira qu'en 2017, mais déjà les travaux viennent de démarrer. Le chantier du futur viaduc de la Dordogne, le plus gros ouvrage de la future Ligne à grande vitesse Bordeaux-Tours, démarre. Les habitants de Saint-André-de-Cubzac et de Cubzac-les-Ponts viennent d'en être informés par Lisea et Cosea, le concessionnaire et le groupement d'entreprises chargés de réaliser la ligne. Via une permanence téléphonique et un site Internet, Lisea et Cosea se sont engagés à fournir aux habitants une information claire et précise au fur et à mesure qu'évoluera le chantier (1).

Car il va sans dire que l'approvisionnement de la zone de travaux provoque et va provoquer des nuisances, notamment sur les voies d'accès. Les camions et engins doivent inévitablement faire des navettes. Ils abordent la zone en quittant l'autoroute A 10 à hauteur de la sortie 40b. Ils traversent Saint-André (route de Libourne, rue Dantagnan, avenue de la Gare, avenue de la République), empruntent ensuite la route de Bordeaux (R 10) passent Cubzac et, avant le pont Eiffel, prennent la route d'Asques (RD 737) avant de plonger vers les rives de la Dordogne.

Des routes où il faut donc se montrer particulièrement prudent. Et pas seulement maintenant, ça va durer des mois.

Comme prévu, il y a deux zones de chantier. La principale est déjà délimitée sur la commune de Saint-Romain-la-Virvée. Elle s'étale sur 4 hectares et va accueillir les principales installations et le stockage de matériels. L'autre zone se situe de l'autre côté de la rivière (côté Ambarès). Elle est de plus petite taille. Elle est surtout là pour permettre d'alimenter le chantier en matériaux.

230 pieux métalliques

Au fil des jours, le chantier va monter en puissance. Cet été, toutefois, il ne faut ne pas s'attendre à des choses très spectaculaires. Les travaux vont doucement évoluer, à l'image de ceux du futur pont levant Bacalan-Bastide à Bordeaux. Il y a, dans un premier temps, beaucoup de travaux préparatoires comme la réalisation de ponts métalliques provisoires (des estacades), ouvrages dont le montage prend beaucoup de temps. Deux estacades de 300 mètres seront nécessaires pour accéder au milieu de la rivière. Une de chaque côté. Pour les réaliser, 230 tubes (pieux) métalliques de 8 tonnes et de 19 à 32 mètres de longueur vont devoir être plantés au fond de la Dordogne. Ce qui représente 1 840 tonnes de métal au total. 1 200 tonnes de tubes sont arrivées de Turquie par bateau, les 600 tonnes restantes ont été récupérées sur le chantier du pont levant. C'est le même groupe d'entreprise (Vinci) qui réalise le pont ferroviaire.

Le « battage » de ces « tubes » (dans le jargon professionnel) va prendre plusieurs semaines. Une fois plantés, ils supporteront un tablier métallique, suffisamment large et solide pour que les engins de chantier - type grue ou bulldozer - puissent y circuler sans risque.

Ces ponts provisoires permettront d'accéder aux lieux d'implantation des fondations du viaduc. L'ouvrage de 1 239 mètres de long reposera sur huit piles. Six seront plantées en rivière. Elles seront coulées sur place après la réalisation de batardeaux, sorte de goulots verticaux réalisés avec des palplanches, de grandes tôles de 80 centimètres de large, enfoncées dans le sol.

41 m de profondeur

Ces palplanches délimitent une sorte de bassin. Une fois cet espace réalisé, l'eau est pompée, ce qui permet aux ouvriers de travailler au sec. Et ici, ce sera plus que nécessaire, chaque pile devant reposer (en fond de rivière) sur huit à treize pieux de béton glissés jusqu'à 41 mètres de profondeur. La réalisation des ponts provisoires a commencé, le reste va suivre. Si tout va bien, les ouvriers pourront travailler « au sec » dès cet automne, probablement en novembre. Et même si le coulage se fera très vite, les piles ne pointeront pas leur nez avant longtemps.

Pour avoir une idée de l'ampleur qu'aura ce chantier, les amateurs de grands travaux pourront toujours se rendre cet été sur la commune d'Ambarès-et-Lagrave.

Ici, ça commence à devenir très animé et ça va le devenir encore plus dans les jours qui viennent. Dans le quartier de la Gorp, les entreprises vont procéder à la pose des poutrelles et à la construction du nouveau pont routier René-Coty (travaux de jour et de nuit).

Cet été, aussi, va débuter la réalisation des fondations des ouvrages d'art prévues, le fameux « saut de mouton » (franchissement de la voie ferrée actuelle Bordeaux-Nantes) et des estacades d'Ambarès (travaux de jour sauf certains). Dans le même temps, les ouvriers devraient commencer les remblais tout au long de la future ligne.

(1) Les habitants du secteur peuvent se tenir en permanence informés en téléphonant au 05 49 11 82 53 ou en consultant les sites Internet : saintandre@cosea.com ou lgv.cubzac@cosea.com

Le Sud Ouest

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 07:12

Divers-08-9260.JPGSuite aux 9 démissions du groupe majoritaire de Henry Miguel, il manque 3 élus au Conseil Municipal : en effet, seuls six des 9 sièges vacants ont pu être pourvus par des remplaçants. Devant les faits accablants dénoncés par les membres démissionnaires de la majorité concernant les méthodes et les choix du Maire, les 27 membres de la liste de l’opposition, Unis Pour Agir, ne peuvent que soutenir cette démarche et tous démissionner à leur tour. Conséquence, le préfet devrait alors démettre le maire de ses fonctions et annoncer une nouvelle date d’élections municipales dans les 3 mois qui suivent.

La liste Unis Pour Agir de Thierry Fourcassier est opérationnelle pour les futures élections. Il semble que le maire prépare aussi une nouvelle liste ainsi que son ancien premier adjoint Michel Avellana.

Après la pause estivale, la rentrée s’annonce animée à Saint-Jory.

Saint Jory : 5 nouvelles démissions

Saint Jory : Le maire aux abonnés absents, le 1er adjoint passe aux aveux et part en vacances

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 07:04

Depuis avril 2012, Toulouse est le centre de beaucoup de préoccupations desquelles on se serait bien passées. Alors que certains criaient de manière scandaleuse à la manipulation sarkozyste avec l’Affaire Merah, difficile de toujours soutenir cette thèse pour les deux prises d’otages qui se sont déroulées dans notre cité depuis début Juin.

 

Alors que l’arrivée au pouvoir de François HOLLANDE, et la confirmation de son assise par une majorité parlementaire, était censée encourager le changement, la tolérance et le multiculturalisme, il est surtout plus pertinent de constater que ce « changement » n’a rien changé du tout, et que la hausse de l’insécurité n’était nullement due à une prétendue haine entretenue par Nicolas SARKOZY et Claude GUEANT puisque, aujourd’hui, les deux sont en dehors des responsabilités.

Au contraire, la vérité est que Nicolas SARKOZY s’était acharné contre la délinquance, mais ce combat n’est pas facile, et nécessite de la fermeté, que n’a pas l’actuel Gouvernement. Nous le voyons bien avec les récentes annonces concernant les mineurs délinquants ou les récépissés pour les contrôles d’identité.

La vérité, c’est que François HOLLANDE a fait le choix de la normalité et de la médiocrité, refusant d’accepter des vérités. En refusant de comprendre qu’il y avait un vrai problème d’insécurité en France (lié à différents facteurs d’ailleurs), la nouvelle majorité de gauche brade notre sécurité sur l’autel de son dogmatisme.

Cependant, avec notre député Jean-Luc MOUDENC, nous espérons vivement que cette situation d’insécurité va cesser sur Toulouse, et nous ne doutons pas que, face au reste des députés de la Haute-Garonne qui défendront béatement le si dangereux programme socialiste, nos députés de la droite et du centre seront là pour défendre, la sécurité, la régulation de l’immigration et la justice !

 

Virgile TORRES

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 07:01

Xavier SpongheroEngagés en politique en tant que militants, cadres ou élus, nous sommes conscients que l’avenir de nos idées et de notre famille politique passe plus que jamais par nous.

En 1995, deux ans après une lourde défaite législative et alors que le long règne mitterrandien n’en finissait pas de se terminer, Lionel Jospin et une partie des socialistes revendiquaient un «droit d’inventaire». Fiers des valeurs que nous avons défendues aux côtés de Nicolas Sarkozy, mais néanmoins conscients des immenses défis que nous avons à relever, nous sommes convaincus que le renouvellement des générations, de la manière de faire la politique, et surtout des idées, est un impératif pour notre famille politique. Au droit d’inventaire, nous préférons le devoir d’invention !

Pour ce qui est du renouvellement générationnel, force est de constater que le changement n’est pas pour maintenant. Si l’âge moyen d’un député en 2007 était de 55 ans, celui d’un député de la nouvelle Assemblée est de 54 ans. Autrement dit, pour 55 députés de moins 40 ans, le Palais-Bourbon compte 200 députés de plus de 60 ans. En somme, cette alternance n’aura fait que très peu bouger un chiffre éloquent : l’âge moyen du représentant politique et syndical, qui est aujourd’hui de près de 60 ans… alors qu’il était de 45 ans au début des années 80 ! Parce que notre famille politique est la seule à avoir fait une véritable place à notre génération dans ses instances nationales et son organisation territoriale ; parce tout commence demain, en 2014, dans chacun de nos territoires qu’il nous faut reconquérir face à une gauche hégémonique ; les trentenaires seront les hussards du plus grand programme de recrutement et de formation jamais imaginé en France, et lancé demain par l’UMP !

Mais le renouvellement générationnel ne suffira pas : ce sont nos formations politiques de droite comme de gauche qu’il faut ouvrir, c’est notre manière de faire de la politique qu’il faut bousculer. Parce qu’ils sont dans une période de leur vie où le temps est précieux, trentenaires, jeunes actifs et jeunes parents ont déserté la vie militante de nos partis et associations. Il nous faut inventer de nouvelles formes d’engagement en mettant au cœur de la politique les réseaux sociaux, professionnels ou locaux de cette génération qui forme le cœur et le moteur de notre société. C’est à cette condition que la politique fera à nouveau partie du quotidien de chacun.

Enfin, cette reconquête ne peut être entamée sans une refondation intellectuelle de notre famille politique. Génération attachée aux valeurs de liberté et de responsabilité, mais aussi à une «certaine idée de la France», nous défendrons tout projet politique qui nous permettra à nouveau de maîtriser notre destin collectif et individuel.

Génération conquérante et ouverte sur le monde, nous ne souhaitons pas une France repliée sur elle-même et tournant le dos à son histoire. Mais nous savons aussi que ce sont les trentenaires, premières victimes de la crise qu’ils ont pris de plein fouet, qui ont offert leurs meilleurs scores aux candidats des extrêmes. Il ne faudra donc pas compter sur nous pour accepter le prêt-à-penser d’où qu’il vienne et les compromis à l’eau tiède quels qu’ils soient.

Nous voulons nous opposer à cette gauche toute puissante : bien-pensante et faussement moderne à Paris, conservatrice et aux mains de barons locaux dans nos territoires. Cette gauche nous rappelle furieusement celle de Guy Mollet, beaucoup moins celle de Barack Obama aujourd’hui ou de Tony Blair hier. Au nouveau pouvoir, nous opposerons une droite de conviction et de terrain qui se reconstruira sur l’adhésion, et pas simplement sur le rejet des sortants et les effets de la crise.

En tant que jeunes élus, jeunes responsables, citoyens engagés et, en fait, en tant qu’hommes et femmes «de bonne volonté», nous recommencerons par la bataille des idées et la reconquête des territoires. La passion des idées, l’envie d’agir, le souci de la vérité et de l’authenticité, telles seront les valeurs fondamentales de la génération de la reconquête !

(1) Plus 30 cosignataires à retrouver sur www.objectif-reconquete.fr

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 06:43

TGV_1300.jpgLe «chantier du siècle» prend forme petit à petit à La Couronne Face à la machine LGV, des riverains devront partir ou laisser une partie de leur jardin, voire du sous-sol Mais pas à n'importe quel prix.

Des jardins coupés, des maisons condamnées, des sous-sols confisqués, des démarches administratives compliquées: bienvenue de l'autre côté du chantier de la LGV. «Ils sont comme des chevaux de course, ils foncent droit devant. Pas moyen de discuter.» Comme ses voisins propriétaires d'une quarantaine de maisons route de Claix, Jean Métivier se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment.

Avec sa femme Yvette, il a quitté le stress de la vie parisienne pour s'installer dans la tranquillité de la campagne charentaise il y a huit ans. Ils ont rénové leur pavillon de plain-pied, mais leur paisible retraite est en train de basculer. Il y a dix-huit mois, le cauchemar commence. Le couple de retraités est informé que Coséa, chargée du chantier, voulait racheter 176m2 de leur parcelle pour y installer leurs engins de construction le temps des travaux.

Premier coup dur. Mais pas le dernier. En octobre dernier, une seconde enquête a estimé que la construction nécessiterait une emprise foncière plus large. «Des géomètres ont débarqué sans prévenir. Ils ont délimité avec des piquets ce qu'ils voulaient: 370m2. On ne pourra plus garer la voiture derrière.»

Les Métivier ne sont pas les seuls dans ce cas. Sur la quarantaine d'habitations, une dizaine est encore dans l'impasse. A deux maisons de chez eux, Jean-Claude Magniet est très remonté. «On me propose 128.000 euros pour le rachat de ma maison. Mais je vais retrouver quoi avec ça ? Faut espérer 200.000€ pour une maison sur La Couronne. Tant qu'on ne me donne pas suffisamment, je reste là. Je préfère sortir les pieds devant !»

Quelques-uns ont fini par céder face à l'irrémédiable. Un des habitants de la route de Claix a obtenu la somme juste suffisante pour une autre maison sur La Couronne. Le principal sentiment qui domine ? Le soulagement d'en finir avec cette histoire.

D'autres ont fini par retrouver le sourire, comme Jocelyne Denis. Satisfaite, elle, de la rencontre hier matin avec la juge de l'expropriation, venue rencontrer ces riverains à la mairie avant de les accompagner chez eux.

 

Sous-sol à Coséa, surface aux propriétaires

 

Pour Jocelyne, la négociation a été «avantageuse». Hors de question pour elle et son mari, malade, de quitter leur maison. Elle préfère concéder 300m2 de son jardin pour 14.000€ avec remises et arbres fruitiers inclus. «Cerise sur le gateau», elle a obtenu la pose de double-vitrage sur ses dix fenêtres et une porte-fenêtre aux frais de Coséa.

Jean Métivier espérait aussi une avancée. Mais la juge a aussitôt douché ses espérances hier : «Il n'y aura pas aujourd'hui de négociations sur les emprises totales».

Amer lot de consolation, sur l'emprise supplémentaire réclamée en octobre, Coséa n'a besoin que... du sous-sol ! «Pour les travaux d'assainissement, mais le terrain est laissé à votre disposition», rappelle une consultante chargée de multiplier les réunions pour trouver une solution.

«On ne pourra plus planter d'arbres !», s'emporte Jean Métivier. . Plutôt que de voir son jardin divisé de moitié, il préfère partir. «On ne se sentira plus chez nous. Ils pourront aller dans notre jardin comme ils voudront. On préfère qu'ils prennent tout.» Mais pas à n'importe quel prix. Leur maison a été évaluée à 140.000€. Bien en dessous du prix auquel ils l'ont achetée en 2004. «On aimerait recevoir au moins 180.000€. Mais au lieu de négocier avec nous, c'est la procédure. On n'a pas les moyens de rivaliser avec eux.» Pour les riverains, c'est David contre Goliath.

Mais contrairement à la légende, l'issue du combat ne fait pas beaucoup de doute.

La Charente Libre

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 06:33

TGV_1299.jpgSaisie par le concessionnaire Lisea, la juge de l'expropriation a rencontré hier matin les propriétaires visés par le raccordement de la future Ligne à grande vitesse.

Le piquet est marqué à la peinture rose. Ce devait être la limite du terrain pris aux Gaborieau, route de Claix, à La Couronne. Hier matin, la juge de l'expropriation au tribunal de grande instance d'Angoulême était sur place, enchaînant ainsi la visite d'habitations concernées par le raccordement avec la future Ligne à grande vitesse (LGV).

Une étape aussi indispensable qu'obsolète : entre-temps, Cosea, le constructeur de la LGV, a revu ses plans, optant pour des talus en pente douce le long de la voie. Résultat : des mètres supplémentaires grignotés sur les propriétés des riverains, au-delà des piquets roses, et une procédure saucissonnée qui ne contribue guère à apaiser certains propriétaires.

« Une grosse machine »

Jean-Claude Gaborieau s'en agace : « C'est une grosse machine, nous, on est tout petit. » Vent debout depuis décembre contre la nouvelle mouture de l'emprise, le maire Jean-François Dauré menace : « Cosea a changé son fusil d'épaule. Il y a des gens pour lesquels ça va devenir invivable. Si les propriétaires qui demandent à partir ne sont pas justement indemnisés, on demandera le retour au dossier initial. »

Il y avait un côté ubuesque au transport sur les lieux de la juge Gabart : quelques mètres plus loin, les piquets bleus matérialisent déjà ce que sera l'emprise définitive de la future ligne. Soit 233 m2 grappillés rien que dans le jardin de la famille Gaborieau. Des poteaux bleus, il n'en était pas question hier, la nouvelle délimitation étant toujours au stade de l'enquête publique…

Le double-vitrage offert

Avocat parisien de Lisea, Me Jean Di Francesco, lui aussi du voyage, en convient : « Il y a des nécessités techniques : on est parfois obligé de procéder ainsi. C'est une situation qu'on essaie d'éviter au maximum, ce n'est pas quelque chose qui se fait de gaieté de cœur. Mais le système ne marche pas si mal que ça. »

La juge a pu l'acter hier : parmi la douzaine de propriétaires des rues de Claix et de Mouthiers visés par une procédure d'expropriation, la plupart ont trouvé un terrain d'entente avec Lisea, le concessionnaire de la ligne. Autant d'accords à l'amiable qui intègrent évidemment l'emprise seconde version. Exemple avec la famille Denis. Sur leur terrain de 1 480 m², 339 m² seront rachetés 2 373 euros par Lisea, soit 7 euros le mètre carré. « La ligne est à 50 mètres, elle se rapproche de 15 mètres », décrit Jocelyne Denis. Autre contrepartie : Lisea s'est engagé à régler la pose du double-vitrage pour toute la maison - « dix fenêtres et la porte ». Si elle ne craint guère les nuisances dues au passage du train, il est vrai en contrebas de son terrain, Jocelyne Denis devra faire une croix sur le beau noyer centenaire qui borde son jardin.

Deux cas litigieux

Seuls deux propriétaires s'en remettront à la juge des expropriations. Un couple qui souhaite vendre sa maison à Lisea, lequel s'y refuse. Et les Gaborieau, mécontents de voir leur jardin se réduire à vue d'œil. « Une question de morale », souffle Jean-Claude Gaborieau. Il demande 25 euros le mètre carré, faisant remarquer que le mètre carré constructible s'élève en ville à 45 euros. Au nom de Lisea, Me Di Francesco lui en propose 7 euros, compte tenu de la nature du « fond de jardin » et de la présence de la voie ferrée. La juge tranchera en août. Et les travaux suivront sans tarder.

Le Sud Ouest

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 06:16

Lors de ma première journée de parlementaire, les équipes de France 3 m’ont suivi à l’Assemblée nationale.

Retrouvez ci-dessous un extrait de ce reportage.


Premiers pas à l'Assemblée Nationale par ToulouseAvecJLM

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

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Publié par Pascale Binet - dans Jean Luc Moudenc Député
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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 08:20

Grégori 01Après Freescale ou La Pyrénéenne, le nouveau gouvernement a été interpellé sur le sort d’une autre entreprise toulousaine : Gregori International SA. C’est le maire (UMP) de Tarbes et conseiller régional d’opposition, Gérard Trémège, qui a écrit à la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq. Il lui fait part des difficultés récentes du groupe spécialisé dans la construction de parcours de golf, pistes équestres, terrains de sport et espaces verts intégrés, qui réalise 100 % de son chiffre d’affaires à l’export.

« Hélas, le développement de l’entreprise est aujourd’hui hypothéqué par le refus de la Coface de renouveler pour 2012 la ligne de contre-garantie caution (risque exportateur) qu’elle accordait jusqu’alors à l’entreprise. Or, cette contre-garantie exigée par les établissements émetteurs des cautions bancaires est indispensable dans le cadre des marchés à l’export », explique le courrier de Gérard Trémège. Selon l’élu, « une telle décision, si elle n’était pas rapidement infirmée, fait peser sur la pérennité de l’entreprise » qui emploie 200 personnes, dont une quinzaine sur le site de Saint-Jory.

ToulEco

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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