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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 08:35

TGV_1309-copie-1.jpgLa perspective de procéder à des coupes claires dans les projets de ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) continue à susciter de vives réactions (notre édition d'hier). Alain Rousset, président socialiste de la Région Aquitaine a affirmé hier à Bordeaux que la poursuite de la LGV vers l'Espagne et Toulouse était une "priorité et une obligation". L'élu répond ainsi aux propos tenus mercredi par le ministre du budget, Jérome Cahuzac, remettant en cause la prolongation de certaines lignes. "Nous avons réaffirmé l'enjeu de la ligne à grande vitesse. Aquitaine et Midi-Pyrénées ne peuvent être concernés" a déclaré M. Rousset après une réunion, prévue de longue date, avec les présidents des exécutifs aquitains, présidents des conseils généraux et des agglomérations.

Le prolongement vers l'Espagne "est non seulement une priorité mais c'est aussi une obligation internationale puisque l'Europe ne financera que s'il y a une jonction avec l'Espagne" a-t-il poursuivi, soulignant aussi que Toulouse est "l'un des poumons industriels de France". "Qu'il y ait de la part du gouvernement des choix de priorité, ça me semble évident", concède Alain Rousset, affirmant n'avoir "pas vu dans les arrières-pensées exprimées par M.Cahuzac que la LGV en Aquitaine soit remise en cause". Par ailleurs, la nouvelle voie entre Tours et Bordeaux n'est pas concernée par les propos de Jérôme Cahuzac puisque le chantier est en cours. Rappelons que les communautés d'agglomération de Pau, à hauteur de 20 millions d'euros (Lire aussi en page 10) et le conseil général des Pyrénées-Atlantiques, pour 80 millions, participent au financement de la Tours-Bordeaux.

En revanche les questions se posent pour Toulouse et Hendaye. Quatrième ville de France, Toulouse a fait savoir par son maire Pierre Cohen (PS), qu'elle n'entendait pas être "tenue à l'écart du réseau européen de grande vitesse."

De plus, c'est de la création d'une nouvelle ligne entre Bordeaux et la frontière espagnole dépend la réalisation d'une LGV desservant le Béarn. "A l'heure où l'Europe va mettre en place un programme de 140 milliards d'euros pour la croissance, on sait ce qu'apportent les infrastructures à l'emploi et à l'industrie" fait valoir Alain Rousset. Ce réseau devrait notamment permettre de rejoindre Bordeaux de Paris en 2h05 d'ici 2017 et Toulouse en un peu plus de 3h après 2020. L'objectif suivant serait de gagner une heure entre Bordeaux et Pau par rapport à la desserte actuelle.

 

>> Agglo de Pau : 20 élus ne veulent plus payer

Ce n'est pas la première fois que la LGV suscite de vifs échanges au sein de l'agglo paloise. Notamment au sujet de la participation au financement (5 millions d'euros rien que pour 2012) au tronçon Tours-Bordeaux. Mais les récentes déclarations du ministre du budget Jérôme Cahuzac ont fini de faire tousser pas mal d'élus hier soir au sein du conseil communautaire.

Si bien qu'ils ont été 20 (sur 63) à ne pas voter deux délibérations concernant la desserte Béarn-Bigorre : une participation de 65 000 euros au financement du débat public de 2013 et une augmentation de 13 000 euros pour une étude. "En l'état, il nous faut retirer ces délibérations nulles et non avenues compte tenu des déclarations du gouvernement", a estimé l'élu communiste palois Olivier Dartigolles, assurant que ces sommes allaient être engagées "en pure perte", et demandant une "révision" de l'engagement sur le financement de la Tours-Bordeaux.

On peut penser que les lignes commencent à tanguer. Si 4 élus communistes de l'Agglo et une écologiste (Eurydice Bled) ont voté contre les deux délibérations, il faut mentionner aussi 15 abstentions : celles des élus de Jurançon, Lons, de deux conseillers de Billère, du maire de Gelos, mais aussi, à Pau, de trois membres de la majorité : Bernard Laclau-Lacrouts, Alain Lacrampe, Odile Denis.

C'est donc dans une relative douleur que les deux textes ont été votés. Mais la présidente Martine Lignières-Cassou s'est montrée plus déterminée que jamais : "Je n'ai pas l'habitude de renoncer parce que la situation est difficile (...). Je me battrai jusqu'au bout".

La République des Pyrénées

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 08:05

TGV_1307.jpgLa remise en cause, par Jérôme Cahuzac, le ministre du budget, de la prolongation de certaines lignes de TGV «pour un gain de temps marginal», alors que, selon lui, il serait plus urgent de consacrer cet argent à l'entretien des lignes ferroviaires secondaires, continue de susciter des réactions. Si, dans le Lot-et-Garonne, les opposants au projet de lignes à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne estiment qu'il s'agit d'une «bonne nouvelle», ailleurs, le ton est nettement plus critique.

Président du groupe Républicains & Territoires au Conseil Régional, Gérard Trémège vient d'écrire au ministre des transports pour réaffirmer le caractère prioritaire de la LGV. «Renoncer à investir sur la LGV Bordeaux-Toulouse serait une grave erreur» a affirmé pour sa part Jean-Louis Chauzy, le président d'Eurosud Tranport.

Il estime qu'elle a fait la démonstration de sa rentabilité socio-économique. «C'est précisément la section Bordeaux-Toulouse qui apporte sa rentabilité à l'ensemble du projet depuis Paris car pour atteindre le poids démographique nécessaire, Bordeaux ne peut se passer de Toulouse» précise-t-il.

Tout en s'interrogeant sur les motifs d'une éventuelle remise en cause, il juge que le projet constitue un «investissement d'avenir pour plusieurs générations, compatible avec les critères d'un développement durable et qui permettra un rééquilibrage modal bénéfique pour la société dans son ensemble».

La Dépêche du Midi

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 14:52

moudenc 26« Le Ministre du budget, Jérôme Cahuzac, vient d’annoncer que tous les projets de TGV vont être passés au  crible pour juger de leur éventuelle mise en sommeil. La LGV devant rejoindre à terme Paris à Toulouse était  sur le point d’enfin aboutir. Il serait particulièrement préjudiciable à l’économie locale de retarder encore  l’arrivée du TGV à Matabiau alors que ce projet est porteur pour la croissance économique régionale. D’ailleurs, le Président socialiste de la Région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, ne déclarait-il pas en janvier  dernier que « Tout renvoi du lancement du chantier au-delà de 2017 équivaudrait à une rupture du contrat  que nous avons signé » ? Je déplore que le Gouvernement, au lieu de poursuivre les efforts de baisse des  dépenses de fonctionnement engagés au cours du quinquennat précédent, cherche à faire des économies sur  des dépenses d’investissement d’avenir qui vont dans le sens du développement durable et qui sont  favorables à notre économie. Je demande donc au Gouvernement de ne pas remettre en cause l’arrivée de la  LGV à Toulouse prévue au début des années 2020. Il y a tant d’autres postes d’économies possibles qui sont  bien moins handicapants pour la croissance économique ! » Jean-Luc Moudenc, Député de la Haute-Garonne, Maire de Toulouse de 2004 à 2008

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 13:11
TGV_1306.jpgIls réagissent vivement aux déclarations du ministre du budget, Jérôme Cahuzac.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que les élus de Midi-Pyrénées n'ont guère goûté aux propos du ministre délégué au budget, le socialiste Jérôme Cahuzac.

Le maire PS de Toulouse, Pierre Cohen, le président socialiste de la Région, Martin Malvy mais aussi le tout nouveau député UMP (et ancien maire de Toulouse) Jean-Luc Moudenc se sont élevés d'une seule voix pour dénoncer ce qui est apparu comme un possible recul du gouvernement.

Mercredi, Jérôme Cahuzac avait notamment déclaré qu'il faudrait renoncer à certains projets d'infrastructures de transports programmés par le précédent gouvernement, et en particulier le très onéreux prolongement de certaines lignes TGV, comme celui qui doit rallier Bordeaux à Toulouse, dans le prolongement de la ligne Tours-Bordeaux.

Aussitôt, les élus concernés ont toussé. Cela fait maintenant des années qu'ils revendiquent de mettre Toulouse à trois heures de Paris (contre les cinq actuelles) et après bien des péripéties (relatives au tracé de la ligne, notamment), le projet est sur le point d'aboutir.

 

Le président de Midi-Pyrénées annonce un prochain rendez-vous avec le ministre des transports.

 

"Nous sommes conscients que les finances publiques sont contraintes, mais la 4e ville de France ne peut pas être tenue à l'écart du réseau européen de la grande vitesse. C'est une nécessité économique, une urgence écologique et une réponse aux attentes des usagers qui pourront rejoindre Paris en 3 heures au lieu de plus de 5 heures actuellement", a réagi le maire de Toulouse Pierre Cohen.

"Il serait particulièrement préjudiciable à l'économie locale de retarder encore l'arrivée du TGV à (Toulouse) alors que ce projet est porteur pour la croissance économique régionale", a ajouté de son côté l'ancien maire de Toulouse et nouveau député UMP, Jean-Luc Moudenc.

 

France3
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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 12:56

sanofi-01.jpgUne semaine après l’annonce d’un éventuel plan de restructuration au sein du groupe Sanofi, beaucoup de questions se posent sur l’avenir de l’Oncopole, le centre de recherches sur le cancer, de Toulouse. Alors qu’un comité central d’entreprise se déroule ce jeudi 12 juillet à Chilly-Mazarin, l’intersyndicale appelle les 647 salariés du site toulousain, menacés de perdre leur emploi, à cesser le travail dès 9h30 pour protester. Ils ont cessé le travail ce jeudi 12 juillet : l’annonce d’une éventuelle restructuration de la branche française du géant pharmaceutique Sanofi n’en finit pas de susciter des remous au sein de la Ville rose. Ce projet pourrait se traduire par un désengagement des activités toulousaines de recherche, et donc la fermeture pure et simple du centre de l’Oncopole, ce qui a jeté le trouble parmi les 647 salariés du site. Voire l’incompréhension. Y compris parmi les élus locaux. Pour le maire Pierre Cohen, un tel projet est « inadmissible », tandis que Jean-Louis Chauzy, président du CESER Midi-Pyrénées, n’hésite pas à parler d’une « deuxième affaire Molex ».

Car l’Oncopole, présenté comme un modèle de collaboration privé-public, a pour ambition de devenir le leader européen voire mondial de la recherche contre le cancer, tiré par Sanofi et Pierre Fabre. Le retrait du géant pharmaceutique remettrait en cause tout le dynamisme du site.

D’autant que Sanofi affichait jusque là une volonté de développement de son site toulousain, situé route d’Espagne. Pas moins de 300 millions d’euros ont été investis dans ses laboratoires de recherche installés dans des locaux flambants neufs et dans la création de la chimiothèque centrale qui regroupe ni plus ni moins que le patrimoine moléculaire de Sanofi-Aventis. Soit au total quelque 2 millions de flacons stockés. Fin mars, le groupe avait même signé un accord de collaboration de recherche dans le domaine de l’oncologie avec l’Institut Claudius Rigaud.

Un projet aux contours imprécis, des salariés pessimistes

« Sanofi soutient l’Oncopole », assure de son côté la direction, qui précise que le groupe n’est pas « au stade du désengagement » mais dans « une réflexion avec tous les acteurs ». Néanmoins, ajoute-t-elle, la « vocation du site (de Toulouse, ndrl) reste à préciser et toutes les options sont possibles », sans toutefois préciser lesquelles. Courant septembre, elle annoncera son « projet » global de réorganisation et « l’ouverture de la phase de dialogue avec les partenaires sociaux ». De la poudre au yeux, pour une source proche du pôle de compétitivité Cancer Bio Santé qui confie : « Cela fait un an qu’on entend parler de ces rumeurs de fermeture. Ils est clair que cela nous pend au nez en septembre… »

Mêmes inquiétudes du côté des salariés. Pour Jacques Monteau, délégué syndical adjoint CGT, le désengagement du groupe signifie « fermeture ou cession ». « De toute façon, cela veut dire la même chose ». Soit, selon lui, la suppression des 647 postes toulousains alors que, rappelle-t-il, un emploi sur 10 est financé par le crédit impôt recherche versé par l’État s’élevant à 130 millions d’euros en 2011. « Pour moi, il n’y a pas de projet. Il n’y a rien dans les cartons. La direction nous laisse deux mois pour digérer l’information », ajoute-t-il. Pour protester contre ce projet, l’intersyndicale appelle les salariés ce jeudi à une journée de mobilisation devant le site alors qu’au même moment se tient un comité central d’entreprise concernant la R&D à Chilly-Mazarin.

Les élus locaux soutiennent les salariés

Dans les milieux politiques locaux, la mobilisation est aussi de mise. « Avec 8,8 milliards de bénéfices pour 35 milliards de chiffres d’affaires, le Ceser (Conseil économique, social et environnemental régional) considère que le groupe Sanofi a les moyens financiers et le devoir de respecter ses engagements, son organisation décentralisée a permis le succès économique et financier », rappelle Jean-Louis Chauzy. Si « cette décision est avérée, elle est inadmissible », s’indigne pour sa part Pierre Cohen, maire de Toulouse qui a rencontré mardi, en compagnie de Martin Malvy et du député Christophe Borgel, Chris Viehbacher, le directeur général de Sanofi monde et Christian Lajoux, président de Sanofi France, pour leur faire part de leur "inquiétude". « L’argument avancé stigmatisant l’environnement scientifique de Toulouse est inadmissible, au moment où l’Oncopole est en plein essor", a-t-il déclaré suite à cette rencontre, précisant qu’il resterait « très vigilant » concernant l’avenir du site et des emplois.

ToulEco

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 12:46

TGV 1253Le ministre français délégué au Budget sème le vent chez RFF, et les nouvelles lignes LGV pourraient bien en récolter la tempête. Evoquant un audit de la Cour des comptes faisant état de projets d’infrastructures trop onéreux, le ministre délégué en charge du Budget, Jérôme Cahuzac, a déclaré hier sur la télévision publique française que le gouvernement pourrait renoncer à certaines nouvelles liaisons ferroviaires à grande vitesse dans un souci de participation à l’équilibre des finances publiques.

L’audit en question, selon Pantxoa Tellier du Cade, “reprend les termes des assises du transport” de décembre 2011. “Au moment de la campagne de François Hollande, Raymond Ries, le maire de Strasbourg en charge de la question des transports dans son équipe de campagne, avait recommandé de suivre l’avis des assises”. Ce qui semble être la voie empruntée par le nouveau gouvernement.

Doute à la Cour des comptes

Dans un audit rendu public le 2 juillet dernier, la Cour des comptes “s’est plus particulièrement interrogée sur l’ampleur des créations, envisagées dans le schéma national des infrastructures de transport, de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse qui ne sont pas budgétairement soutenables et dont ni la rentabilité financière, ni la rentabilité socio-économique, ni l’intérêt environnemental, ne sont établis”. Elle a également rappelé qu’il était “nécessaire d’accorder la priorité à la modernisation et à l’entretien du réseau ferroviaire existant”. Un discours tenu depuis longtemps par les opposants à la LGV, qui voient là “une victoire de tous les citoyens qui se sont aperçus que ces projets-là étaient inutiles”. “L’Etat devient raisonnable pour des raisons financières, il prend la mesure de tous les dégâts financiers, environnementaux et humains que la construction d’une nouvelle ligne produirait”, estime la maire de Saint-Pée-sur-Nivelle, Christine Bessonnart.

A la Région Aquitaine, Alain Rousset, farouche partisan de la LGV reliant Bordeaux et Madrid, ne préfère pas réagir “aux propos de M. Cahuzac” et attend “une décision gouvernementale”.

“L’Etat et ceux qui le dirigeaient en son nom ont prévu une multitude de projets sans avoir le début du commencement du moindre financement”, a asséné le ministre délégué. “On peut se demander si prolonger telle ou telle ligne TGV pour un gain de temps marginal est préférable à l’entretien du réseau secondaire de transport ferroviaire, indispensable car utilisé par beaucoup.”

La Cour des comptes ayant aussi pointé du doigt une “absence de hiérarchisation” parmi les projets, une commission indépendante devrait maintenant statuer sur les lignes prioritaires. Une commission à laquelle le Cade se dit prêt à participer dès aujourd’hui.

Le Journal du Pays Basque
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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 12:38

TGV_1305.jpgSelon Jérôme Cahuzac, la rentabilité des 14 lignes nouvelles sera remise à l'étude. Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget, qui est aussi un élu du Lot-et-Garonne, avait bien pesé ses paroles, hier mercredi sur France 2, quand il a évoqué l'audit récent de la Cour des comptes en déclarant à propos des projets de ligne à grande vitesse : « Le gouvernement n'aura pas d'autre choix que de renoncer à certaines des options qui ont été privilégiées. » Visait-il la LGV Bordeaux-Toulouse, qui va traverser son département et qui est ardemment défendue depuis des années par Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine, et Martin Malvy, son homologue de Midi-Pyrénées ?

Selon lui, « on peut se demander si prolonger telle ou telle ligne de TGV pour un gain de temps marginal est préférable à l'entretien du réseau secondaire ». Actuellement, 2 000 km de LGV sont en projet, pour un coût global de 260 milliards d'euros, dont les deux tiers à la charge de l'État.

Les riverains se réjouissent

À la direction régionale Aquitaine de Réseau ferré de France (RFF), responsable de la construction des voies, on ne se montrait guère étonné de cette sortie ministérielle. Depuis la publication de l'audit en question, on savait que le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, allait nommer une commission pour hiérarchiser les projets en cours et juger de leur rentabilité financière.

Bruno de Monvallier, directeur régional, assurait toutefois que les « coups partis », c'est-à-dire les chantiers qui viennent de démarrer, comme Tours-Bordeaux, Le Mans-Rennes ou Nîmes-Montpellier, n'étaient pas menacés. En revanche, les grands projets du Sud-Ouest (GPSO) - Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne -, Poitiers-Limoges ou Béarn-Bigorre sont donc à nouveau sur la sellette. RFF continue cependant de préparer l'enquête publique des GPSO, comme si de rien n'était.

Les associations de riverains, opposées à ces nouvelles lignes et qui s'apprêtaient à un nouveau combat au moment de l'enquête publique, s'en sont immédiatement réjouies. Le porte-parole de la coordination anti-LGV en Lot-et-Garonne, Charles D'Huyvetter, s'exclamait : « C'est une bonne nouvelle, parce que le projet de LGV est de la folie à l'état pur. »

Pour RFF, la commission qui sera mise en place cet été va devoir hiérarchiser les 14 projets en fonction de leur rentabilité escomptée.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 12:15

TGV_1304.jpg« On peut se demander si prolonger telle ou telle ligne TGV pour un gain de temps marginal est préférable à l'entretien du réseau secondaire de transport ferroviaire, indispensable car utilisé par beaucoup »». Cette phrase, prononcée hier par le ministre du budget Jérôme Cahuzac, ex-député du Lot-et-Garonne où les réticences sur le projet LGV Bordeaux-Toulouse ont toujours été vives, a provoqué de sérieuses inquiétudes ;.

Ce projet de la LGV Bordeaux-Toulouse, dont le tracé a été retenu par le comité de pilotage du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) le 9 janvier 2012, et dont la déclaration d'utilité publique devrait débuter fin 2014, pourrait-il être remis en cause sur l'autel de drastiques économies étatiques ?

« Même si nous savons la situation douloureuse des finances publiques et l'état catastrophique dans lequel la droite a laissé la France, il n'est pas pensable que les projets indispensables à notre économie locale soient abandonnés de la sorte. Et ce d'autant que les collectivités locales sont sollicitées pour financer 50 % de cet équipement structurant ce qui mériterait un peu plus de considération » a vivement réagi Jean-Michel Baylet, le président du conseil général du Tarn-et-Garonne.

Tout en reconnaissant que la liste des grands chantiers annoncée par le précédent gouvernement, sans prise en compte du contexte actuel des finances publiques, risquait d'être remise en cause ou étalée dans le temps, Martin Malvy, a insisté sur la pertinence de la LGV. « On imagine mal que la quatrième ville de France puisse rester en dehors du réseau à grande vitesse alors qu'à l'Est Nîmes et Montpellier y sont déjà reliées. Les études sont maintenant très avancées et les collectivités de Midi-Pyrénées participent au chantier en cours entre Bordeaux et Tours au titre de l'unité de l'axe ferroviaire Paris-Toulouse » a-t-il déclaré.

Si le ministre des transports, Frédéric Cuvilliers, a indiqué hier que les projets engagés, ce qui est le cas de la LGV Bordeaux-Toulouse, seraient « menés à terme », l'inquiétude demeure.

Quels choix, parmi les nombreux projets, seront-ils opérés ? Hier, comme s'il voulait calmer le jeu, le ministre a annoncé qu'un débat sur les transports aurait lieu à la rentrée et évoqué les critères de choix qui présideraient aux décisions : l'aménagement du territoire, la fracture territoriale etc.

En attendant, chacun fourbit ses arguments en vue d'un intense lobbying.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 08:28

TGV 1253La remise en cause par le gouvernement de futures lignes à grande vitesse, pour cause de rigueur budgétaire, inquiète certains élus régionaux mais conforte les anti-LGV qui avancent depuis longtemps des arguments économiques et environnementaux.

"Nous sommes conscients que les finances publiques sont contraintes, mais la 4e ville de France ne peut pas être tenue à l'écart du réseau européen de la grande vitesse", a déclaré le maire socialiste de Toulouse, Pierre Cohen réagissant aux propos tenus par le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac.

Ce dernier, aussi député du Lot-et-Garonne, a prévenu mercredi sur France 2 que "le gouvernement n'aura pas d'autre choix que d'abandonner certains projets". "Il faudra élaguer", a-t-il averti, s'interrogeant sur l'intérêt de prolonger certaines lignes de TGV "pour un gain de temps marginal", alors qu'il serait peut-être plus urgent de consacrer cet argent à l'entretien des lignes ferroviaires secondaires.

"Ce que le gouvernement a annoncé me paraît raisonnable, réaliste. Il faut prendre tout ces projets, les examiner du point de vue de l'environnement, de l'énergie, de leur utilité, de leur urgence et il y aura à ce moment-là des priorités définies", a déclaré jeudi la patron de la SNCF, Guillaume Pepy.
Le Figaro

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 11:41

jean françois copé-copie-1Que vous inspire l’issue de la conférence sociale ?

Je suis inquiet. Cette conférence, c’est du cinéma. Tout le monde est pour une grande conférence sociale ! Mais ce qui compte, ce sont les décisions qui sont prises. Or on nous annonce des réformes, mais pas avant un an alors qu’il y a urgence. Ce que je constate, pour le moment, c’est que tout ce qui a été fait durant cet été vient plomber le pouvoir d’achat des Français et la compétitivité de nos entreprises : taxation des heures supplémentaires et de l’épargne salariale, augmentation des cotisations pour payer le retour partiel à la retraite à 60 ans et abrogation de la fiscalité antidélocalisation. Sans parler des hausses d’impôts à venir : en particulier celle de la CSG, qui va frapper tous les Français, et la fiscalité des dividendes, qui fera fuir les investisseurs.

Le dialogue n’est-il pas le meilleur moyen pour réformer au fond ?

Cette conférence, c’est le type de grand-messe incontournable en début de quinquennat. On va vite s’apercevoir qu’elle n’aboutira pas aux réformes courageuses et urgentes que l’on doit engager. Comparer les sessions parlementaires en 2007 et aujourd’hui est à ce titre édifiant. Il y a cinq ans, nous avions multiplié les réformes. Là, la pauvreté de la session parlementaire saute aux yeux. Un collectif budgétaire truffé d’augmentations d’impôts et sans une seule économie, et une loi, certes indispensable, sur le harcèlement sexuel. Ce n’est pas à la hauteur de la situation.

Une hausse de la CSG est-elle une bonne piste ?

La vérité, c’est que les socialistes font semblant de découvrir le problème du coût du travail après l’avoir nié pendant toute la campagne. Ils veulent remplacer la fiscalité antidélocalisation par une hausse de la CSG. Augmenter la CSG plutôt que la TVA, c’est taxer tous les Français, mais exonérer d’impôts les produits importés venant de pays où les charges sociales sont moins importantes. Je cherche toujours à comprendre la cohérence de la stratégie économique de François Hollande.

François Hollande a fait lundi du redressement des comptes sa priorité. Peut-on dire, comme le fait l’UMP, que le PS est dépensier et que sa rigueur sera brutale ?

Je suis depuis longtemps un promoteur de la rigueur et du sérieux budgétaires. Mais je ne vois pas comment on assainit les finances publiques avec le programme prévu. Aucune mesure n’est prise pour baisser les dépenses. Sur la fonction publique, les socialistes annoncent qu’ils arrêtent le « un sur deux » et dans le même temps qu’ils créent 12.000 postes chaque année dans l’Education. Pour rester à effectifs constants, ils vont être obligés de ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois dans tous les autres ministères. Ce n’est pas crédible ! Les trois erreurs stratégiques du collectif budgétaire sont assez fondatrices de l’esprit de ce quinquennat. La première, c’est d’augmenter les impôts massivement plutôt que de baisser les dépenses. La deuxième, c’est de matraquer les classes moyennes sur le plan fiscal tout en dévalorisant le travail. La troisième, c’est de fragiliser notre compétitivité en supprimant la TVA antidélocalisation.

La droite au pouvoir a-t-elle fait assez d’efforts ? Regrettez-vous d’avoir allégé l’ISF tout en gelant le barème de l’impôt sur le revenu ?

Cela n’a rien à voir. Il y a eu une mesure prise pour éviter qu’une surfiscalisation encourage des délocalisations de fortune. Mais tout cela doit être remis en perspective : cela représente des sommes sans commune mesure avec les enjeux budgétaires du pays. Je ne voudrais pas que l’on oublie tout ce qui a été fait pendant cinq ans pour les plus modestes, avec le RSA, l’augmentation de 25 % du minimum vieillesse et de l’allocation adulte handicapé ou les allégements sur les tranches les plus basses de l’impôt sur le revenu.

La hausse du chômage est-elle imputable à la nouvelle majorité ?

Il ne faut pas faire de mauvais procès. L’augmentation du chômage est d’abord imputable à la crise. En revanche, la mission du gouvernement est de tout faire pour faciliter la création d’emplois. Et pour cela, il ne faut ne pas charger la barque sur le plan fiscal. Stigmatiser les grandes entreprises et leurs profits, alourdir les charges pour les entreprises de taille moyenne, c’est tout l’inverse de ce qui devrait être fait ! Et voilà que, maintenant, la gauche veut un texte sur les licenciements boursiers. Le pire est à craindre pour la souplesse du droit du travail et donc pour l’emploi.

Voterez-vous le pacte budgétaire européen ?

Bien sûr. Je le voterai d’autant plus que François Hollande se sera converti à la « règle d’or », comme il s’est converti au traité lui-même.

Jean-Pierre Jouyet est-il un bon candidat pour la Caisse des Dépôts et Consignations ?

C’est un homme de grande qualité. Mais la question est de savoir si après avoir présidé la structure qui contrôle la totalité des établissements financiers français, on peut prendre la direction du premier établissement financier français, dont les activités de marché sont mondialement connues. J’ai, là-dessus, de sérieuses interrogations.

Que pensez-vous de l’idée de Valérie Pécresse d’un « ticket » avec François Fillon président de l’UMP et vous secrétaire général ?

Ceux qui sont entrés en campagne doivent accepter l’idée qu’une élection interne n’est pas une nomination. Il y aura nécessairement plusieurs candidats et ce n’est pas un drame. C’est une formidable opportunité pour les militants de se prononcer. Je suis au milieu d’eux depuis des années. Je vois bien qu’ils ont besoin de dire ce qu’ils ont sur le coeur en cette période de reconstruction.

François Fillon fait la course avec vous pour apparaître comme le premier opposant à la gauche. Mais qu’est-ce qui vous distingue ?

A la tête de l’UMP, j’ai un devoir vis-à-vis des militants : installer l’opposition parlementaire, c’est le plus urgent aujourd’hui. Nous sommes attachés à la construction européenne, à la rigueur budgétaire et à la compétitivité. Mais nous n’avons pas la même histoire électorale. Moi, je suis l’élu d’une ville qui est le reflet de la société française d’aujourd’hui. J’ai par ailleurs été le tenant d’une ligne opposée à toute alliance avec le FN mais qui n’entend pas appeler à voter pour des socialistes qui s’allient avec l’extrême gauche. J’ai tenu cette ligne et ça a été un différend entre nous. Le temps de la campagne viendra, après l’été. Les militants trancheront.

Jean Francois Copé

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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