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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 10:13

TGV 1253On ne badine pas avec la concertation… Les émissaires de Réseau Ferré de France, chargés de porter le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV), l'ont compris hier matin au conseil général à l'occasion d'une réunion qui, sous la présidence de Jean-Michel Baylet, en présence de la ministre Sylvia Pinel et du préfet Sudry, les confrontait aux élus des communes impactées.

Des élus qui pensaient que la position du comité de pilotage actée le 9 janvier dernier et la décision ministérielle du 30 mars de valider le tracé, à quelques ajustements prés, avaient conclu de longs mois de lutte dans l'intérêt des populations et de l'environnement Tarn-et-Garonnais. Il n'en fut rien et c'est une autre copie, à nouveau partielle, que RFF leur a présentée hier, suscitant stupeur et colère, malgré quelques avancées.

Vigilance sur l'habitat

«Nous sommes en désaccord ! Non seulement les points noirs que sont Saint-Cirice, Auvillar, Bressols et Pompignan ne sont pas résolus, mais nous considérons que la situation s'est aggravée» exprimait Jean-Michel Baylet, tandis qu'Alain Belloc, président de l'association des territoires traversés par la LGV, parlait «d'une situation intenable».

La multiplicité des tracés, les différentes hypothèses annoncées ces derniers mois puis abandonnées et la mise devant le fait accompli des élus, et par-delà de leurs populations, génèrent une légitime perte de confiance à l'égard de RFF que la pondération d'André Bayle, directeur du projet, n'a pas endigué.

Optimisation, intégration et transparence ont été ses maîtres mots. Morcellement, nuisances et absence de concertation lui ont répondu les élus, à la tête desquels Sylvia Pinel n'a pas mâché ses mots : «Il est inconcevable qu'un projet aussi impactant se bâtisse sans que les élus et les citoyens soient écoutés. Or la concertation, c'est justement l'engagement du gouvernement auquel je participe. J'entends donc qu'il en soit ainsi, entre les services des collectivités et de l'État, comme avec RFF, avec une vigilance prioritaire sur l'habitat.»

Pas de financement sans concertation

Accusé d'avoir apporté en catimini des modifications au tracé pour réduire ses coûts, RFF a généré un vent de fronde unanime que Jean-Michel Baylet a matérialisé en prenant une position révélatrice de l'exaspération générale : «Dans ce département, contrairement à d'autres, les élus se sont montrés responsables en acceptant l'idée du projet et unis dans son approche. Mais l'élaboration du tracé se fait au profit de RFF, sans concession pour nous… Aussi le conseil général, dont je souhaite qu'il soit pleinement associé, ne s'engagera dans les financements que lorsque nous aurons trouvé un bon compromis, dans l'intérêt de nos populations. C'est loin d'être le cas !»

RFF s'est engagé à produire d'ici la fin de l'été une copie plus lisible et globale, à entamer enfin une concertation avec le syndicat des vins de Fronton, une autre avec le service voirie du conseil général, à se montrer plus bavard sur les mesures d'accompagnement (1), à rencontrer les riverains les plus exposés, avec toujours comme objectif une enquête publique au printemps prochain.

(1) RFF a annoncé hier une première enveloppe d'environ 3,5M€ pour le Tarn-et-Garonne


Ils sont montés au créneau

Plusieurs maires, au regard du nouveau tracé, sont intervenus pour exprimer leur désapprobation et défendre leur commune : Raymond Benvenuto (Saint-Cirice), Jérôme Beq (Labastide-Saint-Pierre), Robert Baffalio (maire de Saint-Loup), Michel Delrieu et son adjoint (Auvillar), Henri Alibert (Saint-Michel), Monique Delzers (Caumont), Christian Astruc (Dunes), Jean-Claude Giavarini (Castelmayran), Robert Descazeaux (Garganvillar), Christian Hurreau (Cordes-Tolosannes), Bernard Dagen (Castelsarrasin), Alain Molinié (Saint-Porquier), Michel Weill (Montbeton), Denis Lopez (Lacourt-Saint-Pierre), Dominique Briois (La-Ville-Dieu-du-Temple), Jean-Louis Ibres (Bressols) Patrick Marty (Grisolles) et Alain Belloc (Pompignan).


Les points noirs

Saint-Cirice : le viaduc a disparu !

Le maire et des administrés s'étaient finalement faits à l'idée d'un viaduc au-dessus de la RD 10. RFF a annoncé hier son intention de le remplacer par un remblai d'une hauteur pouvant atteindre 17 mètres. Grosse colère du maire qui a demandé que l'on revienne à la solution initiale. Il a aussi exigé de RFF que soit proposée à tous les riverains impactés entre l'autoroute et la commune une offre d'acquisition, le tracé ayant été décalé de 100 mètres vers le sud.

Auvillar : l'enjeu du centre aéré de Gâches

La variante au nord a été décalée jusqu'à 200 m au sud, amenant la ligne à passer à proximité du centre aéré de Gâches qui accueille 200 enfants à chaque vacance. «On ne laissera pas faire n'importe quoi» a martelé Jean-Michel Baylet en qualité de président de la communauté de communes des Deux Rives ! De leur côté, les élus Auvillarais ont dénoncé «une seconde cicatrice dans le coteau» et s'opposent farouchement au franchissement du viaduc de Costes Pelades de l'A62...par-dessus. Une option qui avait pourtant été écartée par le comité de pilotage. Ils réclament donc que soit à nouveau réinscrite l'option d'un passage… bas.

Bressols : un village défiguré

Dans un long plaidoyer, le maire Bressolais Jean-Louis Ibres, dont la ville doit abriter la future gare, a exprimé son désarroi. «Plus de 10 % de notre commune sont impactés, une trentaine de maisons au moins et une dizaine d'entreprises sont concernées, un remblai de 15 m de hauteur au moins sur des kilomètres va partager le village… dans ces conditions quelle organisation territoriale pourra-t-on envisager dans un secteur en forte progression urbaine et industrielle ?» Et de demander que soit étudier une solution plus douce, moins agressive pour l'environnement. «Nous sommes solidaires des habitants de Bressols» a clamé Jean-Michel Baylet qui a mis les représentants de RFF devant leurs responsabilités, avançant l'hypothèse d'un viaduc, «à minima quelque chose de plus transparent».

Pompignan : nouveau changement

Le maire Alain Belloc était dépité de constater que le nouveau tracé intègre un changement de l'axe de sortie sud du tunnel prévu dans sa commune… au profit des maisons de Saint-Rustice. «Je pensais que tout était calé, satisfait de ne compter aucune expropriation. Et on m'explique le contraire. On se moque de nous…»

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 10:07

pyreneenne-14.jpgC'est sans leur directeur, Victor Zago, littéralement miné par la situation de sa société, que les salariés de La Pyrénéenne ont continué, hier, à mener des actions pour tenter d'éviter une fermeture imminente.

En effet, le tribunal de commerce doit rendre son verdict ce matin, et l'issue pourrait bien être la mise en liquidation judiciaire de l'entreprise. Auquel cas, les 85 salariés se retrouveraient au chômage, et ceux des entreprises sous-traitantes en seraient également impactés.

Au pied du mur

Pourtant, l'espoir commençait doucement à renaître, il y a une quinzaine de jours, quand ils avaient été reçus au ministère du Redressement productif par Arnaud Montebourg. «On nous a alors répondu qu'on étudierait le dossier en urgence. Mais l'échéance est imminente et nous n'avons toujours aucune nouvelle.»

Réclamant plus de 10 millions d'euros à RFF-SNCF, au titre du chantier de doublement de la voie ferrée Toulouse/Saint-Sulpice, une trentaine de salariés, blousons fluo orange ou jaunes sur le dos, ont manifesté hier matin dans le hall de départ de la gare Matabiau, avant de rejoindre la préfecture en début d'après-midi, où une délégation a été reçue par Robert Castagnac, commissaire régional au Redressement productif. «Si RFF acceptait de nous rembourser au moins 4 millions sur la dette totale, nous pourrions payer nos fournisseurs et éviter la liquidation», confie alors un salarié.

Mais au sortir d'une heure de réunion, c'est la douche froide : «Ils disent qu'ils ne savent rien, qu'ils ne peuvent rien nous dire, annonce Christophe Fernet, représentant du personnel. On a vraiment l'impression qu'il ne s'est rien passé depuis quinze jours, qu'ils attendent tranquillement que le couperet tombe. C'est aberrant. On nous plante un couteau dans le dos.»

La colère gronde alors dans les rangs des salariés. Si c'est effectivement la liquidation qui est prononcée ce matin au tribunal de commerce, «on va passer à la manière forte, prévient le représentant du personnel. Jusqu'à présent on s'est contenté d'actions pacifiques, mais ça pourrait changer…», tandis que ses collègues n'hésitent pas à lâcher un véhément «il va y avoir le feu !».

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 05:50
pyreneenne-12.jpgUne trentaine de salariés de l'entreprise de BTP s'est installée devant la gare Matabiau à Toulouse.

Ils avaient décidé de passer la journée devant la gare Matabiau à Toulouse. Une action symbolique pour ces salariés de la Pyrénéenne, à la veille de la décision du Tribunal de commerce qui doit se prononcer sur la liquidation judiciaire de l'entreprise de BTP.

 Vidéo

 

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Depuis plusieurs mois, la Pyrénéenne est en grande difficulté financière, voire au bord de la faillite. Elle a été placée en redressement judiciaire et ses 85 salariés sont au chômage technique depuis le 27 juin 2012.

 

Cette entreprise basée à Villeneuve-les-Bouloc (31) a engagé depuis le mois de janvier 2012 un bras de fer avec la SNCF, Réseau Ferré de France (RFF) et Eiffage pour réclamer plusieurs millions d'euros de factures impayées, selon elle, pour les travaux de doublement de la voie sncf entre Toulouse et Saint-Sulpice (81).

Ce chantier a duré un an et demi et s'est accompagné selon la Pyrénéenne d'un dépassement du coût des travaux prévu. Un dépassement estimé aujourd'hui à 11 millions d'euros et pour lequel plusieurs réunions de concertation entre les parties ont eu lieu. Sans grand succès pour l'instant.

Ce n'était pas la première action des salariés de l'entreprise de terrassement : en avril dernier, ils avaient bloqué la circulation des TER sur la ligne Toulouse-Saint-Sulpice et obtenu ce jour-là un engagement d'Eiffage a règler une partie des factures.

 

Les salariés de la Pyrénéennes attendaient aujourd'hui devant la gare une réponse, un signe, notamment des élus régionaux. Ils ont attendu en vain. Et finalement gagné la Préfecture de Haute-Garonne où une délégation a été reçue par le nouveau commissaire au redressement productif. A l'issue de la réunion, plus désabusés que jamais, ils ont laissé entendre qu'ils allaient mener d'autres actions. En attendant, ils seront tous rassemblés mardi devant le Tribunal de commerce de Toulouse, qui doit se prononcer sur la liquidation judiciaire de l'entreprise.

France3
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Publié par Pascale Binet - dans Région
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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 05:33

VoteUn nouveau calendrier électoral est en préparation. Il prévoit de repousser les élections départementales et régionales prévues en 2014 à 2015. Dans son discours de politique générale, le 3 juillet, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé une modification du mode de scrutin des conseillers généraux qui irait «de pair avec un nouveau calendrier des élections cantonales et régionales».

Dans un premier temps, l'Assemblée nationale prévoit d'abroger la loi instituant le conseiller territorial créé par le précédent gouvernement pour remplacer les conseillers généraux et régionaux à partir de 2014. Mais parallèlement, le mode d'élection des conseillers généraux sera modifié «pour permettre une meilleure représentativité des assemblées départementales», avait dit Jean-Marc Ayrault, conformément à un engagement de François Hollande pendant sa campagne électorale.

Plusieurs hypothèses sont envisagées pour l'élection des conseillers généraux qui seront désormais appelés «conseillers départementaux».

La mise en place d'un scrutin proportionnel pour l'ensemble ou partie des conseillers a été envisagée, mais le «scrutin binominal majoritaire à deux tours» semble avoir l'avantage : on divise par deux le nombre de cantons, mais chacun a deux représentants, et non plus un seul, un homme et une femme.

Cette mesure entraînera un redécoupage des cantons, également nécessaire pour effacer les disparités démographiques : leur nombre devrait passer de 4 000 à 2 000.

2014 sera quand même une année électorale riche avec les municipales, les européennes et les sénatoriales.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 12:07

Ump logoLa Commission d’Organisation et de Contrôle des Opérations Électorales (COCOE) s'est réunie mardi 10 juillet afin, notamment, de déterminer le nombre minimum d'adhérents requis pour parrainer une candidature à l’élection de l’équipe dirigeante de l’UMP.

La Commission a constaté que l’UMP comptait, au 30 juin 2012, 264 137 adhérents à jour de cotisation. Conformément à l’article 26.b du règlement intérieur et à la décision de la COCOE du 26 juin dernier, chaque candidat devra donc présenter, lors du dépôt de sa candidature, un nombre de parrainages équivalent à au moins 3% des 264 137 adhérents à jour de cotisation au 30 juin 2012, soit au moins 7 924 parrains répartis sur au moins 10 fédérations différentes.

Avant la fin de cette semaine, la COCOE communiquera aux adhérents, par e-mail et par l’intermédiaire du site internet de l’UMP et des cadres dans les fédérations départementales, les premières informations relatives à l’élection de l’équipe dirigeante sous la forme d’une fiche « questions – réponses » jointe au présent communiqué.

Enfin, après le calendrier des opérations électorales validé par le Bureau politique du 4 juillet dernier, la COCOE soumettra le guide électoral au Bureau politique du 18 juillet.

A ce stade de ses travaux, la Commission juge utile de rappeler un certain nombre de principes qu’elle a d’ores et déjà intégrés et qui ont été appliqués lors de nos précédents scrutins internes – notamment celui de 2004 – afin de garantir l’égalité entre les candidats pendant la campagne officielle :

  • l’instauration d’une campagne officielle traduit précisément dans les faits le principe d’égalité entre les candidats s’agissant de leurs moyens de propagande pris en charge par l’UMP. C’est dans ce cadre que s’exerce la compétence de la Commission qui garantira l’égalité entre les candidats, et non entre les pré-candidats, conformément à l’article 26 des statuts et aux articles 25 et 26 du règlement intérieur.
  • en dehors de la campagne officielle, il n’est pas dans le rôle de la Commission d’informer chaque adhérent des prises de position, du déroulement de la campagne et des déplacements des pré-candidats simplement déclarés. Les statuts et le règlement intérieur ne prévoient pas que ces pré-candidats puissent être aidés par l’UMP pour obtenir le nombre de parrainages requis ou pour diffuser leur propagande.
  • dès la validation officielle des candidatures, la Commission intégrera chaque candidat (ou son représentant officiel) pour participer à ses travaux ; dans le même esprit, afin d’assurer la transparence la plus totale, les candidats officiels pourront également vérifier la liste électorale en octobre pendant une période qui sera précisée dans le guide électoral.
  • une période de réserve sera imposée à l’équipe dirigeante et aux cadres locaux nommés par le Siège national de l’UMP et elle correspondra à la période de la campagne officielle.
  • concernant l’utilisation des fichiers :
    ► conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978, aucune donnée personnelle des adhérents ne pourra être transmise aux candidats ;
    ► pendant la campagne officielle, seule la Commission sera habilitée à utiliser le fichier des adhérents pour diffuser les messages de propagande électorale des candidats. Auparavant, pour toute la période qui précède l’ouverture de la campagne officielle, les règles d’utilisation des fichiers restent les mêmes : en effet, il n’est pas question d’interdire à l’équipe dirigeante et aux cadres locaux toute utilisation du fichier car cela aurait pour conséquence de paralyser le fonctionnement de l’UMP pendant plusieurs mois. En revanche, il est strictement interdit à tout cadre de l’UMP (national ou local) de recourir aux fichiers des adhérents pour soutenir ou promouvoir une candidature. Cette règle n’interdit en aucun cas aux cadres de l’UMP de recevoir toute personnalité qui se rendrait à des évènements locaux (fête de la fédération par exemple), fusse-t-elle pré-candidate, et d’en informer les adhérents.

Enfin, je tiens à rappeler que la Commission travaille en toute indépendance et reste ouverte à toute suggestion qui émanerait du Bureau politique devant lequel elle rend compte régulièrement. Chacun peut donc faire part librement de ses propositions aux membres du Bureau politique qui pourront en débattre et demander à la Commission d’en tenir compte dans la mesure où elles sont conformes aux règles édictées par nos statuts et par notre règlement intérieur.

Patrice GÉLARD
Président de la Commission d’Organisation et de Contrôle des Opérations Électorales

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Publié par Pascale Binet - dans Présidence de l'UMP
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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 11:54

jean françois copé-copie-1Jean-François Copé s’indigne du nouveau coup porté, en catimini et dans la plus grande déloyauté, au pouvoir d’achat des classes moyennes par la majorité de gauche.

Après avoir décidé d’augmenter les cotisations des salariés pour financer le retour à la retraite à 60 ans, de doubler le forfait social sur l’intéressement et la participation et de taxer les heures supplémentaires, voilà que la majorité socialiste semble aller un degré plus loin dans le matraquage fiscal de tous les Français qui travaillent.

Les socialistes veulent en effet taxer rétroactivement toutes les heures supplémentaires effectuées par les salariés depuis le 1er janvier 2012. C’est un véritable coup de Jarnac pour tous ces Français qui pensaient légitimement que les heures supplémentaires qu’ils avaient réalisées depuis le début de l’année ne seraient pas fiscalisées et qui vont donc devoir payer des impôts qu’ils n’avaient pas prévus et provisionnés.

D’un point de vue économique comme d’un point de vue éthique c’est une décision particulièrement choquante : alors que François Hollande ne cesse de repousser les décisions essentielles pour défendre notre compétitivité, avec cette mesure, il s’empresse de ponctionner rétroactivement d’environ 1 milliard d’euros supplémentaires, le pouvoir d’achat des salariés, employés, ouvriers.

Cette manière d’agir brutale et lâche risque d’aggraver encore la situation sur le front de la croissance et du pouvoir d’achat. L’opposition combattra de toutes ses forces cette mesure profondément injuste.

Jean François Copé

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 11:22

TGV_1311.jpgL'abandon de projets de lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV) annoncé par le gouvernement inquiète des élus, réjouit les opposants et pousse le gouvernement à faire des précisions. Réactions suite aux propos du ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, le 11 juillet sur France 2.
La remise en cause par le gouvernement de futures lignes à grande vitesse, pour cause de rigueur budgétaire, inquiète
certains élus régionaux mais conforte les anti-LGV qui avancent depuis longtemps des arguments économiques et environnementaux.

"Nous sommes conscients que les finances publiques sont contraintes, mais la quatrième ville de France ne peut pas être tenue à l'écart du réseau européen de la grande vitesse", a ainsi déclaré le maire socialiste de Toulouse, Pierre Cohen, réagissant aux propos tenus par le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac.

Ce dernier, aussi député du Lot-et-Garonne, a prévenu le 11 juillet 2011 au JT de France 2 le 11 juillet 2012 que "le gouvernement n'aura pas d'autre choix que d'abandonner certains projets". "Il faudra élaguer", a-t-il averti, s'interrogeant sur l'intérêt de prolonger certaines lignes de TGV "pour un gain de temps marginal", alors qu'il serait peut-être plus urgent de consacrer cet argent à l'entretien des lignes ferroviaires secondaires.


"Priorité aux RER et aux TER"

"Ce que le gouvernement a annoncé me paraît raisonnable, réaliste. Il faut prendre tout ces projets, les examiner du point de vue de l'environnement, de l'énergie, de leur utilité, de leur urgence et il y aura à ce moment-là des
priorités définies", déclarait le 13 juillet le patron de la SNCF, Guillaume Pepy.
"Ma conviction, c'est que la priorité de la SNCF ça doit être les trains de la vie quotidienne c'est à dire les RER en Ile-de-France, les TER en province et le réseau existant", a-t-il assuré.

Or, le Grenelle de l'environnement, qui vise à favoriser le rail sur la route, a prévu la construction de 14 LGV supplémentaires (2.000 km), d'ici à 2020. 2 500 km sont également à l'étude pour le plus long terme. Seules quatre nouvelles lignes sont aujourd'hui financées et assurées d'être réalisées : la phase 2 du TGV-Est entre Metz et Strasbourg, Le
Mans-Rennes, Tours-Bordeaux et le contournement Nîmes-Montpellier.


Inquiétude des élus

L'incertitude plane notamment sur les deux prolongements au-delà de Bordeaux (vers Toulouse et Hendaye), la ligne Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL), Marseille-Nice (PACA) ou Lyon-Turin.

Pour le président PS de la Région Aquitaine, Alain Rousset, le prolongement vers l'Espagne "est non seulement une priorité mais c'est aussi une obligation internationale puisque l'Europe ne financera que s'il y a une jonction" avec l'Espagne. Il a également souligné jeudi que Toulouse était "l'un des poumons industriels de la France".

Concernant la liaison Lyon-Turin, "c'est un projet majeur avec des dimensions européennes et environnementales évidentes", a indiqué un porte-parole du ministère des Transports. Ce projet est lié "par des accords internationaux ainsi que par un traité. La parole de nos deux pays est engagée et il n'a jamais été question de revenir sur cette parole", affirme le ministère.

La France et l'Italie ont en effet signé en 2001 un accord décidant la réalisation d'une ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin. Cet accord est devenu traité en 2002 après sa ratification par les Parlements des deux pays. Un deuxième accord, signé en janvier 2012, fixe les conditions de conduite du projet de liaison ferroviaire ainsi que les conditions dans lesquelles cet ouvrage, au terme de sa réalisation, sera exploité.
"L'accord du 29 janvier 2012 ne constitue toutefois pas l'avenant prévu par le traité de Turin (de janvier 2001) pour l'engagement des travaux définitifs", précise le ministère.
"Il faudra un autre autre accord, qui tiendra compte des financements disponibles, notamment au plan européen", ajoute-t-il.

La LGV Lyon-Turin, contestée en Italie, permettra de diviser par deux le trajet Lyon-Turin, qui se fera en deux heures, et mettra
Paris à un peu plus de 4 heures de Milan contre 7 actuellement. Sa mise en service est prévue en 2023.
La première phase du projet, au coût total de 24,7 milliards d'euros, prévoit un nouveau tunnel long de 57 kilomètres reliant les gares de Saint-Jean-de-Maurienne en France et Suse en Italie.


"Mettre de l'ordre"

Dans son récent rapport sur l'état des finances publiques, la Cour des comptes relève que le volet "Transports" dans le Schéma national des infrastructures de transports (Snit) "aurait un coût total estimé à 260 milliards d'euros", dont les deux tiers consacrés au ferroviaire
La rue Cambon s'interroge notamment sur la création de nouvelles LGV "qui ne sont pas budgétairement soutenables et dont ni la rentabilité financière ni la rentabilité socio-économique ni l'intérêt environnemental ne sont établis".

Le nouveau ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, a affirmé vouloir "mettre de l'ordre dans le Snit". Ce sera la tâche d'une commission chargée de "hiérarchiser les projets, de définir un mode d'emploi ainsi que sa faisabilité financière", a-t-il annoncé (lire notre précédent article).

"Sans avoir les financements, il est aberrant de parler d'un projet de huit milliards entre Toulouse et Bordeaux pour seulement une élite qui se déplace de métropole en métropole", a déclaré le porte-parole de la coordination anti-LGV dans le Lot-et-Garonne, Charles d'Huyvetter.
"Mais différer pour longtemps certaines LGV impose que l'on prenne en compte les personnes qui se trouvent sur les tracés et dont les biens seront dévalorisés, parfois impossible à vendre", prévient le député socialiste de Gironde, Gilles Savary, spécialiste des questions de transports.

MobiliCités

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 08:22

TGV_1308.jpgPour le député Gilles Savary, spécialiste des transports, le GPSO risque d'être différé. Nouveau député du Sud-Gironde, Gilles Savary siège dans la commission développement durable et de l'aménagement du territoire à l'Assemblée nationale. Fin spécialiste des transports, il fut commissaire européen chargé des transports, il revient sur le GPSO (Grand projet ferroviaire du Sud Ouest) qui prévoit la construction de deux lignes LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Hendaye.

« Sud Ouest ». Que pensez-vous des récents propos de Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, annonçant que « le gouvernement n'aurait d'autre choix que d'abandonner certains projets » d'infrastructures ?

Gilles Savary. J'en appelle comme lui à une clarification. Le gouvernement a décidé d'évaluer les différents projets du Snit (Schéma national des infrastructures de transport) dont fait partie le GPSO. C'est un exercice d'un grand courage. Le Snit, imaginé par Jean-Louis Borloo, est une bulle de promesses spéculatives avec des documents non financés mais des tracés bien réels eux. On arrive à l'épreuve de vérité aujourd'hui.

Celle des financements ?

Rien qu'en réalisant les quatre projets du Snit dont le coup est lancé - le bouclage de la LGV Est, la LGV Pays de Loire-Bretagne, le contournement Nîmes Montpellier et la LGV Bordeaux-Tours - la dette ferroviaire va passer de 31 à 60,8 milliards d'euros. Face à cette situation, il y a une grande tentation d'abandonner les autres projets. Ceux du GPSO risquent d'être très longuement différés.

Quid des collectivités du GPSO qui financent la LGV Bordeaux-Tours et qui ont conditionné leurs aides à la réalisation des lignes vers Toulouse et Hendaye ?

Si on abandonne le GPSO, 400 à 500 millions d'euros devront être financés par quelqu'un d'autre. Il serait bon que l'État revoie dans cette remise à plat du Snit les compétences de chacun. La participation du Conseil général de Gironde à la LGV Bordeaux-Tours est son plus gros poste d'endettement alors que c'est hors de ses compétences. Nous avons aussi à financer des collèges, des MDSI, etc. Face à l'effet ciseau financier que nous vivons actuellement, je suis circonspect sur le fait que la collectivité aille plus loin.

Ces deux lignes ferroviaires restent-elles pertinentes à vos yeux ?

Oui. La ligne Bordeaux-Toulouse est rentable car elle permettra de faire basculer une partie du transport aérien vers le ferroviaire. Cela dégagera de la place pour Airbus et permettra de maintenir ses activités sur place et non de les délocaliser vers Hambourg. Le projet vers Hendaye libérera un corridor de fret vers l'Espagne, chose indispensable quand on voit le mur de camions sur cet axe.

Ce dernier projet a-t-il un sens s'il n'est pas connecté à l'Espagne qui a gelé son projet de LGV Madrid-Irún ?

Ce gel est pour deux ou trois ans, les Espagnols arriveront plus vite que nous à la frontière. Mais est-ce que des lignes à 340 km/h pourront rouler sur leur réseau ? Cela semble peu probable au vu des tracés. Pourquoi ne pas faire des projets LGV en France plus light ? Cela marche en Allemagne où les LGV roulent à 280 km/h. On peut faire des lignes à moins grande vitesse. Cela coûtera moins cher en infrastructures et fera plus jouer la concurrence pour le choix des rames.

Quelles sont aujourd'hui les priorités dans ce nouveau contexte ?

D'abord découpler les lignes Langon-Bordeaux et Montauban-Toulouse du projet GPSO. Elles ont besoin d'être modernisées rapidement. Autre question que j'ai posée au ministre des Transports : comment va-t-on indemniser les gens qui sont sur les tracés et qui ne sont pas encore expropriables ? Ils sont en état de spoliation. Il faudra s'y pencher si on diffère les projets.

Le Sud Ouest

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 08:42

TGV_1310.jpgCe fut déjà le cas lorsque Nathalie Kosiuscko-Morizet ministre de Nicolas Sarkozy émit des doutes sur la possibilité de financer toutes les lignes LGV dans les cartons ; ça l'est de nouveau mais cette fois c'est un ministre du gouvernement de gauche, du Lot-et-Garonne de surcroît, Jérôme Cahuzac, en charge de veiller au budget de la nation qui le dit : l'Etat ne pourra pas tout financer. Il faudra donc "hiérarchiser", définir des priorités. A ce jeu-là le GPSO Grand Projet Sud Ouest est-il menacé ? Les réactions repartent de plus belle les élus de gauche relativisant les propos ministériels

 

N'en parlez pas à Alain Rousset : il se mettrait en colère, lui qui défend bec et ongles, non seulement l'achèvement de la LGV Tours-Bordeaux et sa mise en service en 2017 mais aussi son prolongement vers Toulouse d'une part, vers Mont-de-Marsan, Hendaye et l'Espagne d'autre part, sans oublier que le Béarn et Pau n'entendent pas être oubliés. Tout cela, à un horizon qui dépasserait nécessairement 2.020. Le président du Conseil régional d'Aquitaine n'a pas laissé passer l'occasion de la conférence des éxécutifs régionaux, départements et région d'Aquitaine pour enfoncer le clou. Et certain, comme le président du conseil général du Lot-et-Garonne, Pierre Camani qui était hostile à l'idée de payer, sous l'ancien gouvernement, ne ferme plus la porte en tablant sur le fait que le nouveau pourrait être plus conciliant.

 

La LGV à Bordeaux sans suite? Pas de sens pour la CUB

En tout cas, les réactions n'ont pas manqué, à la fois venant de Bordeaux, d'Agen (cf aqui.fr le dossier LGV) mais aussi de Toulouse où le président du Conseil régional, Martin Malvy et le maire de la ville, Pierre Cohen sont montés au créneau. A Bordeaux, les élus de la Communauté urbaine réunis en séance plénière le 13 juillet ont « souhaité rappeler leur volonté de voir aboutir les projets de ligne à grande vitesse prévus à l'horizon 2017 et 2020. La ligne Tours-Bordeaux en cours de construction, sur laquelle la CUB s'est engagée à hauteur de 130 millions d'euros n'a de sens que si les projets vers Toulouse et l'Espagne à l'horizon 2020 sont confirmés. Le projet métropolitain, porté par la CUB s'appuie sur cette perspective unique de replacer Bordaeux au carefour de l'Europe sur la façade atlantique. En cette période de crise, il est important de maintenir les projets structurants pour l'avenir. Ils soutiennent l'activité économique et l'emploi. » La motion ainsi adoptée, n'a pas été votée par les huit élus communistes de la Communauté ; les neuf élus d'Europe Ecologie les Verts s'étant abstenus, souhaitant que les deux études alternatives d'aménagement des voies existantes, l'étude Claraco - AC2I sur la ligne Bordeaux-Toulouse
et l'étude Citec sur la ligne Bordeaux-Espagne, fassent l'objet d'une présentation officielle aux élus de la CUB.

A Toulouse, Martin Malvy le président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, n'a pas cherché à dramatiser affirmant que "le problème du financement du chantier entre Bordeaux et Toulouse ne se posera concrètement qu'à partir de 2017, dans cinq ans. J'espère qu'à cette échéance nos finances publiques auront été rétablies". Quant au maire de la ville, Pierre Cohen qui préside par ailleurs le Grand Toulouse, il ne désavoue pas la position du gouvernement réaffirmant que la ligne LGV Bordeaux-Toulouse reste "une nécessité économique ajoutant qu'il n'est pas possible de concevoir la remise en cause d'un projet dont le tracé est arrêté et les travaux programmés pour 2017"

La Sepanso : moderniser les lignes existantes

Du coté de la Sepanso, Société pour la protection de la nature dans le sud ouest, le point de vue est radicalement différent. On "salue les conclusions de la Cour des Comptes et les propos du ministre du budget pointant l'irréalisme des projets de lignes ferroviaires à grande vitesse. Lancés par les gouvernements précédents, dans une période d’exubérance financière, ils apparaissent aujourd’hui en complet décalage avec les réalités économiques.

Alors, " que RFF n’a jamais pu lui fournir les éléments demandés de justification socio- économique des Grands Projets du Sud-Ouest (GPSO), la Sepanso se trouve confortée dans ses doutes sur la pertinence des deux projets de LGV Bordeaux/Toulouse et Bordeaux/Espagne, d’un montant total de près de 10 milliards d’euros. Il n’est plus possible d’ignorer que de l’autre côté des Pyrénées, les projets de LGV ont largement contribué à la faillite de l’Espagne. La fragilisation du modèle économique des TGV est reconnue par la SNCF qui en vient à développer les transports par bus longue distance pour répondre aux besoins de mobilité de moins en moins satisfaits par l’offre TGV en raison de son prix trop élevé." Pour la SEPANSO," la priorité n’est pas dans la réalisation de lignes nouvelles, mais dans la modernisation des lignes existantes où chaque minute gagnée revient de 5 à 10 fois moins cher, ce qui permet au plus grand nombre d’accéder au transport ferroviaire.

Aqui

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:02

Jean-François Copé a tenu, jeudi matin, à réagir à l'annonce de la suppression des 8000 emplois dans le groupe PSA et l'arrêt de la production sur le site d'Aulnay-sous-Bois. Il s'est dit « extrêmement préoccupé » par cette annonce « qui représente un souci majeur » pour l'avenir de l'emploi industriel en France et de cette entreprise.

Adressant ses premières pensées aux milliers de salariés concernés et à leurs familles, Jean-François Copé a indiqué au Gouvernement que « l'opposition sera à ses côtés s'il s'agit de prendre des mesures courageuses".

Et les mesures courageuses, c'est « l'urgence absolue à rendre compétitive notre économie et donner du pouvoir d'achat aux Français .La cote d'alerte est dépassée. J'invite chacun à prendre la gravité de la situation », avertit Jean-François Copé conviant le Gouvernement et les syndicats à regarder et à s'inspirer de ce que font les autres pays européens pour préserver leurs entreprises et pour enrayer les délocalisations.

« La compétitivité est la clé majeure car ces pays ont baissé le coût du travail en baissant les charges des entreprises en les transférant sur la TVA. Or, je suis horrifié de voir que les toutes premières mesures du Gouvernement socialiste vont à l'inverse de ce qui devrait être cette préoccupation majeure puisque la fiscalité anti-délocalisation a été supprimée, les cotisations des employeurs et des salariés augmentées, les heures supplémentaires à nouveau fiscalisées. Dans un moment où il faut plus de souplesse, plus de flexibilité dans le monde du travail, les seules décisions prises viennent aggraver notre compétitivité et taper dans le portefeuille des salariés ».

Un peu plus tôt dans la matinée, au micro de France Info, Jean-François Copé s'était également inquiété du message laissé par la Conférence sociale, qui est de ne prendre aucune décision et de tout repousser à un an, mais également de la méthode employée. Un « vrai problème » à ses yeux dans la mesure où l'avenir de l'industrie française dépendrait désormais d'un dialogue exclusif entre la CGF, la CFDT d'une part et le Gouvernement d'autre part, sans que les employeurs y soient vraiment associés et plutôt stigmatisés, que les parlementaires, pourtant représentants des Français, en soient exclus parce que pas jugés à la hauteur pour discuter et qu'au final l'essentiel des mesures soit d'augmenter charges et impôts.

« Comment voulez-vous, dans ce contexte, enrayer le processus d'atteinte à la compétitivité de l'économie », se désole Jean-François Copé estimant urgent de « mener une réflexion en profondeur sur ce segment qu'est l'industrie automobile et qui a été, pendant des décennies, l'un des plus importants au monde mais qui perd tous les mois et tous les ans des parts de marché par rapport à d'autres concurrents plus compétitifs. Nous devons nous attaquer à ce travail, regarder notre compétitivité ainsi que l'attractivité de nos produits fabriqués en France », estime Jean-François Copé.

 

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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