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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 15:00

moudenc 26Vendredi dernier 20 juillet, je me suis rendu sur le site de SANOFI Toulouse et, deux heures durant, j’y ai rencontré l’Intersyndicale des salariés.

Je leur ai exprimé ma totale solidarité avec leur farouche volonté de se battre pour préserver le site toulousain du Groupe.

Alors que SANOFI se porte très bien et engrange des milliards de bénéfices, je ne peux approuver une démarche qui, sans le dire franchement :

- méprise l’excellence du terreau scientifique de notre ville,

- nie l’efficacité du centre de recherche toulousain de SANOFI, tant son histoire que ses résultats,

- ne pratique ni un vrai dialogue social, ni une véritable concertation, au sujet de l’avenir du site,

- tourne le dos à son engagement dans l’Oncopôle au lieu de mettre à profit cette perspective pour créer du développement,

- prévoit un démantèlement du site au profit tantôt d’une externalisation, tantôt d’une concentration ailleurs, de ses moyens de recherche,

- obéit à une logique de rentabilité financière outrancière et de court terme, au lieu d’organiser les inévitables adaptations dans le cadre d’un vrai projet industriel de développement.

Les responsables politiques locaux, parlementaires et exécutifs des collectivités, par delà leurs différences, doivent s’unir et parler d’une même voix pour défendre la pérennité du site SANOFI de Toulouse.

Le Gouvernement, au nom de l’Etat, doit peser de tout son poids dans le même sens, à travers les deux leviers dont il dispose : les crédits impôt-recherche (130 millions d’euros pour SANOFI en 2011) et les autorisations qu’il délivre pour la mise en marché des médicaments sur le territoire national.


Jean-Luc MOUDENC

Député de la Haute-Garonne

Maire de Toulouse de 2004 à 2008

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 11:56

mairie-copie-1.jpgSuite aux 9 démissions de leur propre groupe majoritaire, suivies de celles de l’opposition, les élus restants de la majorité municipale essayent de faire face à une situation qui leur échappe.

Par courrier envoyés aux membres de la liste d’opposition « Unis pour agir », le nouveau premier adjoint, Richard Donadieu tente de justifier et de minimiser ce qu’il avoue être des « détournements aux règles d’urbanisme » de sa majorité et « l’utilisation abusive des biens communaux » du maire.

Mais pour les élus du groupe Unis Pour Agir : « La loi c’est la loi. Les élus de la majorité se doivent de suivre les mêmes lois que les élus de l’opposition et que tous les habitants de Saint-Jory. Les élus se doivent, si ce n’est de donner le bon exemple, au moins de ne pas donner un mauvais exemple »

Il est vrai qu’au moment où, au niveau national, le gouvernement nomme une commission sur la moralisation de la politique, à Saint-Jory, paradoxalement, le premier adjoint au maire Henri Miguel avoue implicitement et publiquement un détournement des règles d’urbanisme et l’abus de certain bien communal.

Saint Jory : vers de nouvelles élections communales pour la fin de cette année

Saint Jory : 5 nouvelles démissions

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 11:47

jean françois copé-copie-1La session extraordinaire du Parlement convoqué par le Gouvernement socialiste a pour principal objet de détricoter l’ensemble des mesures impulsées sous le précédent quinquennat par Nicolas Sarkozy en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat des Français. Abrogation des exonérations fiscales et sociales liées aux heures supplémentaires, augmentation des cotisations sociales et salariales pour financer le retour partiel à la retraite à 60 ans, augmentation de la fiscalité sur l’épargne et l’intéressement…

Le pouvoir socialiste, pour rester fidèle à une idéologie qui est en décalage complet avec les réalités de notre société et des exigences économiques liées à la crise, préfère faire les poches des classes moyennes et populaires en taxant les Français qui veulent travailler plus et imposer à tous les Français un effort financier supplémentaire.

« Toutes ces options ont un point commun : elles portent atteinte à la compétitivité des entreprises et au pouvoir d’achat des Français », résume Jean-François Copé qui, lors du point presse hebdomadaire de l’UMP, a marqué non seulement sa « très grande inquiétude » mais aussi son « indignation » sur la façon dont les débats se déroulent à l’Assemblée nationale.

Aux députés de notre famille politique qui argumentent point par point sur tous les aspects et conséquences de ce néfaste retour en arrière au détriment de millions de salariés, les députés de gauche répondent avec agressivité et morgue. « Nous avons été insultés, injuriés, piétinés. Il faut que la nouvelle majorité intègre que nous sommes dans une démocratie, que tous les Français n’ont pas voté pour François Hollande et que nous sommes en droit d’attendre un débat où l’on respecte leurs sensibilités », relève Jean-François Copé.

« Nous avons tout notre temps pour rappeler que les décisions de François Hollande sont négatives pour l’économie de notre pays », poursuit Jean-François Copé étonné du « niveau d’impréparation » par la majorité socialiste de cette session extraordinaire du Parlement. « En dehors de la détaxation des heures supplémentaires, il n’y a aucune réforme structurelle, aucune mesure courageuse au rebours de ce qui se fait dans tous les pays européens », déplore Jean-François Copé.

En juillet 2007, lors de la session extraordinaire du Parlement, la nouvelle majorité avait lancé la réforme des universités, instauré le service minimum, voté des textes budgétaires ainsi que des mesures fiscales permettant l’exonération des droits de succession, la déduction des intérêts d’emprunt, la défiscalisation des heures supplémentaires, l’instauration de peines-plancher pour les mineurs récidivistes. Un travail de fond et non de l’idéologie !

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 11:25

TGV_1314.jpgEn effet, ses déclarations sur le rôle de l’Europe dans le financement sont proprement mensongères. L’Europe ne prévoit pas de financer les lignes à grande vitesse voyageurs, tout au plus financerait-elle 15% du tronçon mixte (marchandises-voyageurs) Dax-la frontière afin d’aider au développement du fret ferroviaire. Sachant que, au Nord de Dax la ligne nouvelle serait exclusivement voyageurs, sa construction serait entièrement à la charge des Aquitains, l’Etat se désengageant.

 

La réaction épidermique de Mr Rousset aux propos de Jérôme Cahuzac nécessite une mise au point.

En effet, ses déclarations sur le rôle de l’Europe dans le financement sont proprement mensongères. L’Europe ne prévoit pas de financer les lignes à grande vitesse voyageurs, tout au plus financerait-elle 15% du tronçon mixte (marchandises-voyageurs) Dax-la frontière afin d’aider au développement du fret ferroviaire. Sachant que, au Nord de Dax la ligne nouvelle serait exclusivement voyageurs, sa construction serait entièrement à la charge des Aquitains, l’Etat se désengageant. Au Nord de Dax tous les trains de fret emprunteront la ligne existante et au Sud de Dax la majorité des trains de marchandises en provenance ou à destination du réseau conventionnel de la péninsule ibérique ne peuvent emprunter les nouvelles lignes, ni au Sud ni au Nord de la frontière pour des raisons techniques (dévers...). Le nombre de TAGV prévus par RFF sur Bordeaux –Hendaye et l’Espagne est dérisoire (une douzaine).

Affirmer qu’une nouvelle ligne est une obligation est purement mensonger. l’Europe exige d’assurer l’interopérabilité des réseaux afin de garantir la libre circulation des marchandises dans un contexte de libre concurrence entre les opérateurs ferroviaires rôle que la ligne existante peut parfaitement assumer.

Affirmer que les Aquitains ont montré leur accord sur ce projet inutile en destituant Mme Alliot-Marie, c’est du mensonge car c’est l’émergence d’une troisième force politique prônant le changement qui a permis l’élection de Mme Allaux ; laquelle bien que le petit doigt sur la couture du pantalon face à Mr Rousset et « personnellement » favorable, avait tout de même consenti à organiser un référendum puis une consultation sur le sujet.

Cette attitude est dangereuse pour l’avenir des Aquitains et Mr Rousset n’en est pas à une contradiction près. Il a entraîné la Région dans ce que nous avons dénoncé comme une véritable « arnaque » : le financement de la Tours-Bordeaux.

La solution miracle du PPP qu’il a défendu bec et ongles il n’hésite pas aujourd’hui à la dénoncer en ces termes :« C’est une solution de facilité pour ne pas dire un poison insidieux (…) C’est surtout une fuite en avant aux conséquences imprévisibles en particulier sur le plan financier. Qui peut jurer que la collectivité nationale ne payera pas au final des sommes extravagantes au partenaire privé qui aura réalisé une ligne ferroviaire, un collège, ou déployé des fibres optiques ?(…) Que pèseront demain les collectivités locales et l’Etat si les partenariats public privé se généralisent ? Plus rien. Leur capacité à imaginer et à concevoir des projets publics disparaîtra. Leur compétence à les gérer aussi. Il y aura alors un transfert, une sorte de « privatisation du patrimoine public » (…) Ma méfiance pour les PPP se nourrit d’un autre constat : ils profitent aux grands groupes et non aux PME voire aux entreprises de taille intermédiaire (…) Aujourd’hui, tout se passe comme si l’expansion de nos grandes entreprises ne reposait ni sur le citoyen ni sur le consommateur mais sur l’endettement de l’Etat et des collectivités territoriales à travers le PPP. »

Mais ce n’est pas le seul exemple de sa mégalomanie, l’A65 qu’il a imposé aux Aquitains s’avère être un fiasco retentissant qui retombera sur leurs épaules. Mobiliser l’exécutif sur ce dossier qu’à l’évidence il ne maîtrise pas, est un exemple de gouvernance propre à Mr Rousset.

Nous devons caresser l’espoir que nos élus « aux ordres » seront capables à l’instar de Mr Cahuzac, élu du Lot et Garonne, département farouchement opposé au projet, de mener une réflexion en profondeur et d’emprunter eux aussi le chemin de la sagesse, du pragmatisme en gardant un esprit critique et ce dans l’intérêt du plus grand nombre, sur les projets qui leurs sont soumis et parfois imposés.

Aucun critère objectif ne permet d’affirmer que les voies existantes seront saturées et ce ne sont pas des contraintes budgétaires qui déterminent la pertinence d’un projet mais son utilité et quand on sait que au bout de 30 ans la grande vitesse n’est utilisée que par moins de 8% des usagers du rail (au point que SNCF envisage des TGV low-cost, et pourquoi pas une troisième classe ?), il est plus que temps de remettre en question cette stratégie et arrêter tout de suite ces gaspillages dans des études faussées et dénoncées depuis fort longtemps par la Cour des Comptes, le Conseil économique et social ou les assises du transport .

Aqui

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 11:01

TGV_1313.jpgCe lundi 16 juillet, un groupe d'opposants au projet de LGV, parmi lesquels Bernard Péré, conseiller régional, s'est invité à une réunion de la chambre d'agriculture destinée à ouvrir un dossier d'expropriation concernant Marie-Hélène Bertrand, une agricultrice dont la propriété se trouve sur le tracé. «La chambre d'agriculture qui a un rôle consultatif contacte tous les agriculteurs impactés afin d'évaluer le degré de sensibilité», expliquait Julien Garcia, conseiller en aménagement territorial en charge du dossier LGV. Marie-Hélène Bertrand, qui exploite à Vianne une parcelle de 5 ha plantée de vigne en culture biologique et ne souhaite pas vendre, regrettait : «Après une première convocation en 2010, cette fois il a été procédé à un état des lieux plus précis des cultures, mais sans tenir compte de la maison qui est un patrimoine familial, ce que je déplore». Cette démarche de la chambre d'agriculture a été vivement contestée par les membres de la coordination anti-LGV 47. «Alors que la SAFER (Société aménagement foncier et d'établissement rural) Garonne-Périgord n'a pas signé la convention, la chambre d'agriculture de Lot-et-Garonne agit pour le compte de Réseau ferré de France», déplorait Patrick Vaccari. «Cessez de collaborer avec RFF et occupez-vous des agriculteurs en difficulté !», s'indignait un autre. Des propos musclés étaient échangés entre le président de TGV en Brulhois et Michel de La Peyrière, président de la CA, joint par téléphone. Les deux interlocuteurs sont convenus d'une prochaine rencontre à la chambre d'agriculture pour débattre de cette question. «J'habite Paris et viens souvent dans le Brulhois, le jour du 14 juillet, j'étais seule à descendre à Agen», témoignait Corinne. «Le 17 septembre, pas de TGV au départ d'Agen, cette nouvelle ligne est une aberration», renchérissait-elle.

La Dépêche du Midi

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 12:07

mairie.jpgAprès concertation interne, le groupe d’opposition Unis Pour Agir a décidé de soutenir les 9 démissions de la majorité actuelle dénonçant une fois de plus les graves dysfonctionnements au sein du Conseil Municipal. Ainsi Thierry Fourcassier a déposé les lettres de démission des 5 autres élus de la liste Unis Pour Agir. Le groupe d’opposition a maintes fois dénoncé les nombreux manquements aux règles de l’urbanisme à Saint-Jory, les incohérences et retards pris dans l’assainissement, le manque de concertation et de transparence du Maire envers les Saint-Joyens mais aussi des habitudes à la limite de la légalité prises par le maire. Le compte à rebours a commencé pour l’actuelle majorité.

Saint Jory : Le maire aux abonnés absents, le 1er adjoint passe aux aveux et part en vacances

Saint Jory : vers de nouvelles élections communales pour la fin de cette année

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 11:06
pyreneenne-15.jpgL'administrateur judiciaire maintient l'entreprise en liquidation.

Le Tribunal de Commerce de Toulouse a mis sa décision en délibéré au 26 juillet prochain mais l'issue ne fait plus guère de doute : La Pyrénéenne sera liquidée.

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La fin d'un feuilleton éprouvant pour les 87 salariés de cette entreprise de BTP, au chômage technique depuis le 27 juin 2012. Sans grand espoir, quelques-uns d'entre eux ont assisté à l'audience du tribunal de commerce. Et accueilli avec fatalisme cette décision sans surprise.

L'entreprise, basée à Villeneuve-les-Bouloc en Haute-Garonne, est en conflit depuis le début de l'année avec la SNCF, Réseau Ferré de France (RFF) et Eiffage. Elle leur réclame plusieurs millions d'euros de factures impayées, selon elle, pour les travaux de doublement de la voie SNCF entre Toulouse et Saint-Sulpice (81).

Ce chantier, qui a duré un an et demi, s'est accompagné selon la Pyrénéenne d'un dépassement du coût des travaux prévu. Un dépassement estimé aujourd'hui à 11 millions d'euros et pour lequel plusieurs réunions de concertation entre les parties ont eu lieu. Sans succès pour l'instant.

Lundi, une trentaine de salariés de l'entreprise de BTP s'était installée devant la gare Matabiau à Toulouse, décidés à passer la journée devant la gare Matabiau à Toulouse. Ils attendaient un signe, notamment des élus régionaux. En vain. Une délégation a finalement été reçue par le nouveau commissaire au redressement productif. A l'issue de la réunion, plus désabusés que jamais, ils ont laissé entendre qu'ils allaient mener d'autres actions.
Si le Tribunal de Commerce confirme la liquidation (ce dont plus personne ne doute), le 26 juillet prochain, l'entreprise disposera alors de quinze jours pour licencier tous les salariés.
En fin d'après-midi, le président socialiste de la région Midi-Pyrénées a réagi à cette liquidation : "Je partage la forte déception suscitée par cette annonce. [...]Je demande que dans les jours qui viennent le dialogue soit repris d’une manière ou d’une autre entre le président du tribunal de commerce, le préfet de région, la direction d’Eiffage, les représentants du personnel de La Pyrénéenne, les fournisseurs et la direction du travail".
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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 09:54

pyreneenne-13.jpgHier, le tribunal de commerce a annoncé officiellement la liquidation de la société de BTP La Pyrénéenne. Direction et salariés sont partagés entre désespoir, sentiment d'injustice et colère.

L'émotion était vive hier midi, au sortir du tribunal de commerce de Toulouse. Comme les salariés et le directeur de La Pyrénéenne, Victor Zago, le craignaient, la justice a confirmé la liquidation judiciaire de l'entreprise de BTP de Villeneuve-lès-Bouloc.

Durant près d'une heure, les salariés ont attendu dans le stress la décision du tribunal de commerce. Tous avaient encore l'espoir d'une sortie par le haut de cette affaire, même si le silence pesant du ministre du Redressement productif, suite à leur rendez-vous du 2 juillet dernier, ne présageait rien de bon.

Sentiment d'abandon

Puis, aux environs de midi, le couperet tombe. Céline Zago, la fille du directeur, sort du bâtiment, les larmes aux yeux, et dès ses premiers mots, le ton de sa voix ne laisse aucune place au doute. «On nous a baladés pendant des mois avant de nous abandonner. Je suis très en colère contre le ministère. Nous, on n'est pas PSA, on est juste les bouseux de Bouloc. On peut nous liquider dans l'indifférence générale !»

Dans l'assistance, certains ne cachent plus leurs larmes. Tous leurs efforts sur le chantier de la ligne ferroviaire Toulouse/Saint-Sulpice et leurs mois de combat pour sauver l'entreprise se retrouvent anéantis.

Victor Zago apparaît alors, visiblement sonné : «C'est écœurant. Le ministre nous a promenés. Notre situation ne les intéressait pas. Mais ce n'est pas fini, ils vont devoir payer…» Un sentiment partagé par les salariés présents, affirmant ne pas vouloir en rester là.

Pour eux, la faute revient aux pouvoirs publics, «qui n'ont pas honoré leurs engagements». D'un côté RFF-SNCF qui, ils n'en démordent pas, leur doit toujours 10 millions d'euros (voir «La Dépêche» du 30 juin). Et de l'autre l'État, vers qui ils se sont tournés ces dernières semaines et qui, ils en sont sûrs, les «a abandonnés».

«On nous a écoutés pour nous calmer, mais rien n'a été fait, constate Christophe Fernet, représentant du personnel. Comment croire qu'un établissement public (RFF) ne prenne pas ses responsabilités ? Cette affaire a été menée sans une once d'humanité. J'espère que la vérité éclatera et que les responsables seront sanctionnés.» Les 85 salariés de La Pyrénéenne se retrouvent donc désormais sans emploi, et la liquidation va impacter leurs sous-traitants, soit un total de 200 emplois menacés.

Mais malgré la détermination affichée aux cours des jours, heures et minutes précédant l'audience, aucune action n'a été menée dans l'après-midi. «Nous nous sommes réunis pour en discuter, raconte Christophe Fernet, mais ce n'était pas encore le moment. Nous sommes abattus. Il nous faut d'abord digérer la nouvelle…»

«Nous ne nous sentons pas vraiment responsables»

De son côté, le directeur régional de RFF, Christian Dubost, reste sur sa position : «Bien que prévisible, c'est un événement important et douloureux pour les salariés de l'entreprise. Nous sommes soucieux de leur devenir, mais ne nous sentons pas vraiment responsables de cette situation. Suite à nos analyses, accélérées vu la circonstance, nous étions prêts à payer une partie des rémunérations complémentaires qui nous semblait légitime, soit 250 000 € sur les 3 millions demandés, mais les dirigeants de la société ont quitté la table des négociations. Quant à la seconde demande, nous ne l'avons jamais reçue. Nous sommes prêts à mandater un expert pour examiner la situation, mais restons sereins sur les résultats qui en découleraient.»


Réactions

Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées : «Je partage la forte déception suscitée par cette annonce, tant pour La Pyrénéenne que pour le réseau des sous-traitants et prestataires de l'entreprise. Je demande que, dans les jours qui viennent, le dialogue soit repris d'une manière ou d'une autre entre le président du tribunal de commerce, le préfet de région, la direction d'Eiffage, les représentants du personnel de La Pyrénéenne, les fournisseurs et la direction du travail. Si malheureusement la décision est confirmée, il est en effet urgent que l'avenir des salariés soit pris en compte et en charge, et que des propositions puissent être faites aux fournisseurs, ce que je rappelle au ministre, aux présidents de RFF et Eiffage, en n'oubliant pas que le groupe Eiffage et La Pyrénéenne étaient cocontractants sur ce chantier de rénovation ferroviaire, même s'ils n'étaient pas solidaires, ce que je déplore.»

Gérard Bapt, député de la 2e circonscription de Haute-Garonne : «C'est une issue, douloureuse pour les salariés et pour le secteur des BTP, qui souffre en ce moment. Il faut soutenir les PME, mais le contexte est difficile. Le ministère du Redressement productif est assailli de dossiers. Je vais tout faire pour qu'une cellule de reclassement soit mise en place et que des formations soient offertes aux salariés.»

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 11:00

pyrénéenne 05Le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé mardi la liquidation judiciaire de La Pyrénéenne, entreprise de BTP de 80 salariés qui accuse Réseau ferré de France (RFF) et la SNCF de lui devoir plusieurs millions d'euros et de l'avoir placée dans une situation catastrophique. L'entreprise, qui a réalisé des travaux sur le chantier de doublement dune ligne TER, était en redressement judiciaire depuis octobre 2011. Depuis le 27 juin, les salariés sont au chômage technique car l'entreprise ne dispose plus de liquidités pour payer ses fournisseurs, alors que le carnet de commande est bien rempli. Outre les 80 employés de La Pyrénéenne, plus de cent emplois sont menacés chez les fournisseurs. "Le tribunal nous met en liquidation. Il y en a qui vont le payer cher", a dit Victor Zago, le patron de La Pyrénéenne, en sortant du tribunal. Depuis l'automne, M. Zago dit avoir sollicité en vain pouvoirs publics, SNCF et RFF, puis le ministère du Redressement productif, pensant qu'il pourrait trouver une solution. "S'ils ne peuvent pas régler un conflit entre une société et des entreprises publiques, à quoi ils servent?", demande-t-il. Interrogé, le commissaire au Redressement productif en Midi-Pyrénées Robert Castagnac a refusé de s'exprimer sur le dossier. Ni RFF, ni la SNCF n'étaient joignables mardi à la mi-journée. Le contrat concernant la ligne TER avait été signé entre RFF et un consortium formé par La Pyrénéenne et Eiffage pour un montant total de 10,3 millions d'euros. Des surcoûts représentent environ le double de la somme initialement prévue, selon M. Zago. "La SNCF et RFF se sont trompés dans l'évaluation initiale du coût des travaux. On a dû mettre le double de moyens pour livrer le chantier dans les délais", affirme Eric Fernet, chef de chantier de La Pyrénéenne.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 10:37

TGV_1312.jpgLes travaux de construction du viaduc de la Vienne, réalisés dans le cadre de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique, ont été ralentis, le temps que les mulettes – une espèce de moule protégée – soient transférées dans la Creuse.

Le chantier de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique bat son plein. Tous les travaux sur le tracé entre Tours et Bordeaux sont en effervescence. Tous, sauf ceux du chantier de construction du viaduc de la Vienne à cheval sur Nouâtre et Ports-sur-Vienne, ralentis les quinze premiers jours de juillet. Pas de problème technique, mais plutôt une exigence animale : sur le chantier de la Vienne, les moules font la loi. Tant que les grandes mulettes et les mulettes épaisses, des espèces de moules très protégées, ne seront pas déplacées vers des sables plus cléments, la construction de l’estacade ne pourra pas se poursuivre. Depuis juin, les ouvriers de Coséa (la société en charge de la construction de la ligne) et les plongeurs de Biotope (bureau d'étude spécialisé dans la faune, la flore et les milieux naturels) cohabitent : pendant que les uns récupèrent les moules – qui mesurent jusqu’à 20 cm ! – les autres assemblent le viaduc à terre.

 

Protéger une espèce en « danger critique d’extinction »

 

L’arrêté du 23 Avril 2007 du Ministère de l’Ecologie et du Développement durable protège les grandes mulettes en interdisant « l’altération ou la dégradation des aires de repos des animaux ». Cette espèce, la plus ancienne et la plus imposante des moules de rivière, est considérée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme étant en « danger critique d’extinction ». Elle n’existe plus que dans quatre rivières au monde, dont la Vienne. Pas étonnant alors que RFF se soit engagé à ne pas détruire l’habitat naturel des mulettes lors des travaux de construction du viaduc de la Vienne. La seule solution était de transférer les mollusques dans un autre secteur qui ne sera pas touché par les travaux. Avec l’aide des plongeurs de Biotope, les moules partent s’implanter dans la Creuse où elles pourront profiter de leurs 150 ans d’espérance de vie.

 

Un suivi pendant cinq ans

 

Lors de la signature du contrat, la société concessionnaire Liséa (menée par Vinci Concessions) s’était engagée à enlever les moules avant de lancer les travaux. En avril, les intempéries ont rendu les conditions d’intervention « dangereuses » pour les plongeurs de sorte que le déplacement des moules a été reporté entre le 25 juin et le 13 juillet. Sur les quinze derniers jours, Biotope a demandé aux ouvriers du chantier « d’arrêter l’avancée de l’estacade » pour leur permettre de sécuriser l’intervention. Sur les 6410 mulettes épaisses et les 50 grandes mulettes recensées en 2010, ce sont respectivement 150 et 40 mollusques qui ont été trouvés et déplacés. La différence tient à un « événement » encore inexpliqué qui a entrainé une « très forte mortalité » de ces espèces. Un programme de suivi des moules a été organisé. Elles ont été marquées avec un transpondeur et seront suivies pendant cinq ans.

Le Moniteur

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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