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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 06:34

moudenc-39.jpgLes municipales, c’est parti ! La droite toulousaine est actuellement dans les grandes manœuvres afin de choisir un leader pour 2014. Au lendemain de sa défaite en 2008, Jean-Luc Moudenc s’est méthodiquement remis à la tâche pour reconquérir l’électorat toulousain. Maîtrisant ses dossiers sur le bout des doigts, il a repris mois après mois du « poil de la bête ». Après une bataille plus que virile, et avec des tacles qui ont laissé de sérieuses blessures, il réussit en 2010 à reprendre à Christine de Veyrac la fédération départementale de l’UMP. Nouvelle victoire en 2012 puisqu’il devient député au nez et à la barbe des socialistes locaux. Pourtant, si personne ne lui conteste sa légitimité, il n’aura jamais réussi à s’imposer comme un leader naturel…Une réalité qui fait qu’aujourd’hui Christine de Veyrac se sent pousser des ailes, et pense de plus en plus sérieusement à être tête de liste face à Pierre Cohen. Une aubaine pour Jean-Louis Borloo qui a fait de Toulouse une priorité de l’UDI ? Mais attention un certain René Bouscatel se sent prêt si aucun des deux prétendants ne vient sortir du chapeau. Enquête de Coralie Bombail et Thomas Simonian.

 

Depuis la formation de l’UDI (Union des démocrates indépendants), les deux rivaux de la droite toulousaine pourraient à nouveau s’affronter en 2014 pour les municipales. A supposer bien sûr qu’il y ait deux listes… Pour l’heure, seul Jean-Luc Moudenc est officiellement déclaré candidat : « Je serai donc au rendez-vous où je suis attendu : celui de cette échéance de 2014 » (Le Journal Toulousain du 20/09/12.) De l’autre côté, Christine de Veyrac entretient encore le suspense mais médiatise depuis de longues semaines une présence accrue sur le terrain. Pourtant, qu’elle se fasse au premier ou au second tour, l’union entre les deux sera inévitable pour battre Pierre Cohen. Alors lequel remportera ce bras-de-fer ?

Christine de Veyrac

Pour : Députée européenne depuis trois mandats et adjointe de Philippe Douste-Blazy puis de Jean-Luc Moudenc, de 2001 à 2008, Christine de Veyrac dispose à la fois d’une expérience locale et d’une vision de parlementaire. En septembre dernier, elle crée l’association Rive Droite Rive Gauche, avec laquelle elle organise de nombreuses visites dans les quartiers toulousains. Au lendemain des élections cantonales de 2011 (perdues sur le canton 1) un déclic se produit dans son comportement. Elle prend goût aux campagnes, et sa bonne humeur festive devient une arme.

Contre : En 2001 à la mairie, ou en tant que députée européenne, elle a toujours été élue sur des scrutins de liste et non sur son nom. Ne faisant pas partie de l’opposition municipale (en 2008, elle refuse d’être sur la liste Moudenc), Christine de Veyrac est donc moins connue des Toulousains que son rival, et devra prouver sa légitimité face à un candidat de la première heure.

 

Jean-Luc Moudenc

Pour : Maire de Toulouse pendant quatre ans (2004 – 2008), il est élu trois fois en son nom propre à Toulouse (par deux fois aux cantonales et aux législatives 2012). Suite à son échec aux dernières municipales, il entame un travail de fond pour reconquérir la ville, avec notamment l’association Toulouse avenir. Il est réputé à gauche comme à droite pour être « un homme de dossier ».

Contre : Pourtant patron local de l’UMP, leader de l’opposition à la mairie et député, Jean-Luc Moudenc n’a jamais vraiment su s’imposer en leader naturel de la droite toulousaine. En outre, l’étiquette UMP pourrait être un handicap dans une ville où le centre-droit a eu la part belle pendant des années. Avec les récentes prises de position de son parti sur des sujets sociétaux, il a « droitisé» son image, lui l’ancien CDS (centre des démocrates sociaux).

Lire la suite sur le Journal Toulousain

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Publié par Pascale Binet - dans Toulouse
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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 06:29

TGV_1349.jpgRéseau Ferré de France a établi son programme de travaux pour 2013. Un calendrier largement dominé par la LGV Bordeaux-Toulouse et le lancement des enquêtes publiques.

Tout le confirme, à commencer par les assurances données récemment par François Hollande, relayées dans la foulée par les élus : la LGV Bordeaux-Toulouse est sur la bonne voie et tient les délais. Réseau Ferré de France l'a rappelé hier par la voie de Christian Dubost, délégué régional, et André Bayle, chef de mission pour le Grand projet du Sud-Ouest (GPSO). Même si la feuille de route reste inchangée, même si les garanties sont quasi certaines, il faut attendre l'incontournable étape de la Commission Mobilité 21 mise en place par le gouvernement. C'est elle qui est chargée de hiérarchiser les projets inscrits au Schéma national des infrastructures de transport. Cette commission formulera ses recommandations au printemps et les enverra au ministère. Les travaux de la commission permettront du même coup de redéfinir les calendriers.

Enquêtes d'utilité publique à la rentrée

En attendant, RFF poursuit l'ensemble des études et dossiers en prévision des enquêtes d'utilité publique prévues en septembre. L'objectif est inchangé : parvenir à une déclaration d'utilité publique (DUP) fin 2014.

Compte tenu de l'ampleur du projet, trois enquêtes seront conduites en même temps : une en Haute-Garonne pour les aménagements de la ligne existante entre la gare Matabiau et Castelnau-d'Estretefonds ; une enquête en Gironde pour l'aménagement du tronçon existant Bordeaux-Saint-Jean jusqu'à Saint-Médard-d'Eyrans, et, enfin, une enquête sur les six départements d'Aquitaine et Midi-Pyrénées traversés par les futures lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne.

Pour l'heure, il reste à RFF à résoudre les derniers obstacles dans l'instruction du dossier GPSO : dans les Pyrénées-Atlantiques, à Agen, mais aussi Auvillar et Bressols (82). «Ces questions vont être réglées. Nous sommes en capacité de faire remonter nos propositions finales au ministère dans les prochaines semaines», indique André Bayle. Bien entendu, les enquêtes seront menées en se référant au tracé arrêté le 30 mars 2012.

En attendant, Tours-Bordeaux poursuit ses travaux au long cours. Ils dureront jusqu'en 2017 et mettront Toulouse à 4 heures de Paris. Il faudra attendre 2020 et peut-être 2022 avant que la capitale ne soit reliée à Toulouse en un peu plus de 3 heures.

Demeure le cas très sensible de la jonction Toulouse-Narbonne pour laquelle aucune décision n'est prise. Plusieurs scénarios ont été comparés, du tout-TGV à l'aménagement des voies existantes, cela dans un contexte de restriction budgétaire qui pèsera lourdement sur le choix final. L'avis de la Commission 21 est très attendu. Il s'agit d'un tronçon symbolique puisque, avec lui, sera parachevée la grande boucle hexagonale à grande vitesse.


Matabiau réorganisée

La circulation des trains en gare de Matabiau à Toulouse, va être réorganisée d'ici le second semestre 2015 (35 M€ investis). La semaine prochaine, la démolition de l'ancien tri postal, entre la gare et le pont de la Médiathèque, va dégager l'espace pour une nouvelle voie tandis que les 11 autres seront dédiées aux trains selon leur provenance ou leur destination. Côté Marengo, les trains du nord-est (Tarn); au centre, les trains de Bordeaux-Narbonne; et, côté gare, ceux de l'Ariège, du Gers et des Hautes-Pyrénées. L'accessibilité handicapés va aussi être améliorée. Ph.E.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 07:55

TLT-01.jpgLa réorientation de Télétoulouse (TLT) autour de son nouveau Pdg Philippe Joachim s’expose potentiellement à de sérieux ennuis. Décryptage.

En 2013, il était prévu que la télévision locale toulousaine, en déficit depuis de nombreuses années, reçoive un bon coup de collier de la part de ces actionnaires. Mais le projet de réorientation imaginé et conduit avec l’appui du Conseil régional de Midi-Pyrénées relèverait, pour certains, bien plus d’un coup de pouce à un ami.

Résumons: il y a quelques mois, l’actionnariat de TLT, principalement animé par la mairie de Toulouse (51%) et le groupe La Dépêche (20%), décidait d’une augmentation de capital puis d’un rapprochement avec le conseil régional de Midi-Pyrénées par le biais d’un Contrat d’objectif et de moyens (COM). Ce contrat prévoit un apport financier de 1,5 millions d’euros sur 3 ans pour l’édition d’un service de télévision destiné aux informations relatives à la vie régionale. Parallèlement, une assemblée extraordinaire réuni le 20 décembre dernier, procédait à la nomination au poste de Pdg de la chaîne de Philippe Joachim, directeur de cabinet de Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées.

Un nouveau Pdg dont le CV affiche plusieurs années pour la chaîne Arte en qualité de conseiller du président Jérôme Clément, mais dont la fonction actuelle n’a pas manqué de faire réagir.

Si le Canard Enchaîné ironisait en écrivant qu’« il y a encore quelques socialistes qui savent gérer leur communication, dans ce pays », l’affaire ne fait pas du tout rigoler l’opposition de Martin Malvy au Conseil régional.

Jacques Thouroude, président du groupe d’opposition UMP/UDI « Osons Midi-Pyrénées» dénonce la « mise en coupe réglée d’un média audiovisuel aux frais du contribuable midi-pyrénéen». Assurant que le budget TLT de la région regarde directement le cabinet du président et dénonçant que les modalités du plan de sauvetage ont été directement établies par Philippe Joachim, il parle d’ « un cas d’école de conflit d’intérêt».

Le nouveau Pdg fixé sur son sort le 22 janvier

Le jour même de la nomination de Philippe Joachim, le groupe de Jacques Thouroude profitait de la séance plénière du Conseil régional pour protester, en quittant l’hémicycle au moment du discours de politique générale du président Malvy.

Face aux critiques, Philippe Joachim a fait choix, le jour même de sa nomination, de saisir la Commission de déontologie de la fonction publique. Il a d’ailleurs suspendu sa prise de fonction, initialement prévu le 2 janvier 2013, à l’avis de cette commission. Logiquement, il devrait être rendu le mardi 22 janvier prochain, date de la prochaine séance concernant la fonction publique territoriale.

Vers une saisine de la Chambre régionale des comptes ?

Un avis qui ne constituera pas, faut-il croire, une fin en soi pour les opposants à cette réorientation. La droite régionale a d’ores et déjà choisi d’interpeller un autre organisme.

« Nous avons décidé d’interpeller le CSA, annonce la conseillère régionale UMP Élisabeth Pouchelon, par un simple courrier afin de connaître son avis sur la situation et surtout s’il a, à un moment donné, regarder ce dossier de près ».

Élisabeth Pouchelon assure également que « nous n’excluons pas d’aller plus loin dans notre démarche en examinant précisément le contrat d’objectifs et de moyens signé entre la région et TLT par une saisine de la chambre régionale des comptes ». Les élus UMP ont effectivement repéré que le premier tiers de la somme prévue par ce contrat, c’est-à-dire 500 000 euros, a déjà été versé pour l’année 2012, sans, estiment-ils, que l’objectif de régionalisation du contenu éditorial de la chaîne, prévu par le contrat, n’ait été réalisé…

D’autres aspects du dossier ne manque pas d’interpeller opposants et simple observateur comme le fait que la régie publicitaire d’un média soutenu par le financement public bénéficie à un privé, en l’occurrence le groupe La Dépêche. Quid, également, d’une prétendue régionalisation d’une télévision locale par un financement public à l’heure où l’argent public peine à soutenir les antennes régionales de France Télévisions ?

Lui aussi interpellé sur ce dernier point, le président de France Télévisions Rémy Pflimlin, s’est, selon nos informations, d’ores et déjà penché sur un dossier TLT qui apparaît comme de plus en plus contesté…

La Voix du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 07:45

Yoann-RAULT-WITA.jpgQuelques jours avant les festivités de Noël, la presse régionale et le pouvoir politique local sont venus offrir aux téléspectateurs (et contribuables) une nouvelle chaîne télé : TELE MALVY ! En effet, la chaîne régionale TLT a nommé son nouveau Président Directeur Général le 20 décembre avec prise d’effet le 02 janvier 2013. Ce dernier n’est autre que Philippe Joachim, le plus proche collaborateur du Président Malvy : son Directeur de Cabinet depuis 2004 !

On connaissait le Président du PRG – PDG d’un groupe de presse, voilà désormais le Directeur de Cabinet de Malvy – PDG d’une chaîne de télévision : mais où le pouvoir socialiste s’arrêtera-t-il ? Il est vrai que le Président Malvy doit considérer que TLT lui doit bien ça. Dans le cadre du Contrat d’objectif et de moyens (prévoyant l’orientation de la ligne éditoriale et de la zone de diffusion vers une influence régionale) signé avec TLT, le Conseil Régional Midi-Pyrénées a déjà versé 500 000 euros pour l’année 2012, soit un tiers de la somme d’1,5 millions d’euros qui sera versée sur trois ans à la chaîne locale. La nouvelle PS TV désormais financée à un peu moins de 50% par la Mairie de Toulouse et à 22% par la Dépêche du Midi a comme PDG le bras droit du Président Malvy ! Le Groupe d’Opposition Régionale (Osons Midi-Pyrénées), vent debout devant de telles méthodes, mettant en avant « l’atteinte grave à la transparence, au pluralisme et à la liberté de la presse » a été le seul à dénoncer le fait que ni le CSA, ni la Commission de déontologie de la fonction publique (CDFP) n’ont préalablement été saisis de cette nomination. Notons que le dossier a été entièrement piloté par le cabinet du Président Malvy et non par la Commission culture. Le Président Malvy déclarant en assemblée plénière que son Directeur de cabinet s’en remettrait à la décision de CDFP ne s’est-il pas interrogé sur l’étrange mélange des genres et l’image bien triste du journalisme qu’il donnait ? Le pouvoir socialiste pourrait-il retrouver un minimum d’intégrité et de déontologie en 2013 ? Espérons que la Commission qui viendra se prononcer dans les jours qui viennent, donnera raison à la morale, l’intégrité et l’exigence de transparence si rare au sein de l’idéologie d’un pouvoir socialiste qui a rapidement oublié d’être «normal».

 

Yoann RAULT-WITA

Conseiller National des Jeunes Populaires

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 06:42

TGV 1339Démolition de l'ex tri postal, réorganisation de la circulation des trains et meilleure accessibilité vont transformer Matabiau à l'horizon 2015. Pour l'arrivée de la LGV. Début des travaux lundi.

Enfin, ça va bouger à Matabiau. Le président Hollande a confirmé récemment à Bordeaux la réalisation du tronçon Bordeaux -Toulouse à grande vitesse. L'enquête publique sur cet aménagement (et sur la mise à quatre voies de Saint-Jory/Toulouse) va se dérouler cette année (à la rentrée). Dès ce lundi, les premiers coups de pioche vont concrètement donner le top départ du réaménagement de la gare Matabiau avec le lancement du chantier de démolition de l'ancien bâtiment du tri postal (situé entre la gare et le pont devant la Médiathèque).

«Cette démolition va permettre de créer une nouvelle voie 1C en début d'année», a déclaré hier Christian Dubost, directeur régional de Réseau Ferré de France (RFF).

Avec le développement attendu du trafic et dans l'optique de l'arrivée de la ligne à grande vitesse à l'horizon 2020, RFF, la société propriétaires des voies et des infrastructures, va mettre en place une nouvelle organisation des circulations «en créant des blocs indépendants selon la provenance des trains», précise Christian Dubost : bloc nord-est (voies 9-10-11 sur le récent quai 6, côté Marengo) pour les trains à destination ou en provenance de Saint-Sulpice ; bloc central (voies 4-5-6-7) pour les trains Montauban-Toulouse-Narbonne (et les TGV) ; et bloc sud-ouest (voies 1-2-3, côté gare Matabiau) : trains vers l'Ariège, le Gers ou Tarbes. L'accessibilité handicapés va aussi être améliorée.

«Un chantier réalisé sans trop de perturbations sur le trafic (une partie de la gare sera fermée certains week-ends) pour une livraison au second semestre 2015», annonce Christian Dubost : «Cet aménagement permettra d'accueillir la ligne à grande vitesse sans problème. Mais nous réservons l'espace pour un aménagement à plus long terme (entre 2020 et 2040), avec des quais plus larges et deux voies en plus».

Un projet urbain de grande envergure accompagnera cette transformation de la gare, piloté par Europolia avec la communauté urbaine Toulouse Métropole, le département, la région et l'état. 50 ha accueilleront sur site bureaux, habitat et services selon un plan guide confié à une équipe d'urbanistes retenue parmi trois candidats (Busquets-Desvigne-Dutilleul ; Nicolas Michelin ou Cardette-Huet).


Le chiffre : 35

millions d'euros > pour réorganiser la gare. C'est l'investissement consacré à la création de blocs Nord-Est, Sud-Ouest et Central, indépendants selon la provenance et la destination des trains.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 06:33

TGV_1350.jpgLe coût du chantier dépasserait le budget. L'impact serait nul pour les collectivités, qui veulent renégocier à la baisse leur contribution. Vendredi 14 décembre, dans les salons d'honneur de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux, Guillaume Pepy fait son travail. Le PDG de la SNCF plaide devant une poignée d'élus girondins pour la modernisation du réseau, fait un point sur le rapprochement entre la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) et évoque le risque pour les prix des billets Paris-Bordeaux à grande vitesse qu'entraînerait une augmentation des péages.

2013 : année critique

Une rencontre classique pour ce PDG aguerri, toujours aussi à l'aise au contact des élus qu'efficace dans les cabinets ministériels. Mais, en aparté, Guillaume Pepy est plus alarmiste. Il indique à quelques-uns de ses voisins de table que le coût d'objectif de la construction du tronçon de la LGV Tours-Bordeaux, estimé à 7 milliards, le 16 juin 2011, lors de la signature du contrat de concession entre RFF et Vinci, serait à la hausse, au point d'atteindre 10 milliards d'euros en 2017.

Info ou intox ? Il faut savoir que ce grand chantier est soumis à une actualisation indiciaire de l'ordre de 3,2 % par an. Celle-ci est contractuelle. Et s'applique à tous les financiers publics du projet. Avec ce surdoué du lobbying, l'information est toutefois à prendre avec précaution. Car, si elle se confirmait, le trouble serait général sur cette première concession ferroviaire de grande ampleur. Et la bataille fait rage à Paris entre les projets de lignes nouvelles, aujourd'hui soumis à l'arbitrage de la commission Mobilité 21, qui doit proposer en avril des priorités au gouvernement.

La SNCF a aussi intérêt à ce que les crédits publics limités qui seront investis dans le ferroviaire, ces prochaines années, n'oublient pas la modernisation des lignes existantes. Guillaume Pepy martèle ce message depuis des mois. Il sait qu'il fera mouche en Gironde, car c'est en cette année 2013 que l'appel de fonds auprès des collectivités locales qui cofinancent la ligne Tours-Bordeaux est le plus fort. Et il sait aussi que, devant l'énormité des budgets (12 milliards d'euros), les élus aquitains doutent de leur capacité à payer pour des prolongements ultérieurs vers Toulouse ou Hendaye. Le front des soutiens se lézarde.

La clé du péage

Impossible d'obtenir confirmation auprès des filiales de Vinci à Poitiers, plus promptes à communiquer au sujet de l'impact du chantier sur l'économie locale. « Le surcoût du chantier n'est pas un sujet », indique tout de même le patron de Cosea, après huit jours de silence. Même son de cloche à RFF. Tout juste admet-on à la direction de la communication de Lisea, la société concessionnaire, « que les exigences environne- mentales plus fortes qu'estimé initialement auront un impact financier non établi à ce jour ».

Pourtant, selon plusieurs autres sources, Lisea mènerait à Paris un lobbying appuyé pour obtenir une plus grande fréquence de trains sur la future ligne nouvelle Paris-Bordeaux. Car la clé du contrat de concession est le péage, qui est bloqué tel un verrou. La grille tarifaire est compliquée comme un manuel de sécurité ferroviaire, mais on peut estimer que le tarif qui sera payé par la SNCF à RFF jusqu'à Tours, puis entre Tours et Bordeaux à Vinci pendant cinquante ans, est de l'ordre de 20 euros du kilomètre par train. Ce qui rend la concession très rentable, de l'ordre de 15 % au final pour le concessionnaire. Pourquoi Vinci demanderait-il déjà, à peine quelques mois après le début des travaux, une augmentation des cadences ? Il est important de dire que, quelle que soit la dérive financière du projet, « elle n'aurait pas d'impact sur les contributions des élus », indique-t-on chez RFF, à Paris. Les élus et les finances locales sont protégés. Jusqu'à quand ?

Renégociation

Car RFF a un autre souci. Celui de la contribution des collectivités locales au projet Tours-Bordeaux. La Région Poitou-Charentes, les Conseils généraux des Landes, des Deux-Sèvres, de la Dordogne et du Gers n'ont pas versé leur écot au projet. Les agglomérations de Bayonne et de La Rochelle doutent. Et que dire des grandes collectivités locales midi-pyrénéennes qui ont conditionné un tiers de leur participation à Tours-Bordeaux si le chantier vers Toulouse ne s'engageait pas avant 2017 ? Un rêve, aujourd'hui.

RFF fait la banque pour le moment. Elle utilise une cagnotte de provision pour risques qui figure au contrat de concession. Mais elle n'était pas prévue à cet effet. Le manque à gagner est supérieur à 300 millions aujourd'hui. La provision explose. Les collectivités qui ont payé cherchent aujourd'hui à renégocier le montant de cette participation à la baisse. Elles veulent aussi tirer profit de la baisse des taux d'intérêt des emprunts contractés par le concessionnaire. Elles ne sont pas au bout de leurs peines. Paris n'est pas encore à deux heures de Bordeaux, mais l'équation financière du projet est aujourd'hui ébranlée.

Le Sud Ouest

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 06:29

Cope-Fillon-08.jpgAprès l'épisode « douloureux » de l'élection interne, Jean-François Copé, en sa qualité de Président de l'UMP, a tenu à montrer combien notre famille politique était rassemblée et mobilisée pour « être le premier parti d'opposition républicaine à François Hollande qui met la France et les Français à genoux ».

« Ce que nous avons vécu et le spectacle que nous avons donné commande un esprit de rassemblement total. Et nous avons tous ici, autant les personnalités qui ont soutenu François Fillon que celles qui m'ont soutenu une volonté unanime de tourner la page et de travailler ensemble » a précisé Jean-François Copé.

Ainsi, mardi 15 janvier, au siège de l'UMP, Jean-François Copé a présenté la nouvelle équipe de direction collégiale, conformément à l'accord passé avec François Fillon. Cette équipe sera concentrée sur deux objectifs principaux : «le premier, la construction d'une ligne politique qui s'inspire de ce que nous avons fait avec Nicolas Sarkozy mais aussi des problématiques du temps présent . Le second, la reconquête des territoires perdus et du cœur des Français ».

Des états généraux seront organisés régulièrement au siège de notre parti et rythmeront, cette année et l'année prochaine, thème par thème, la construction de cette ligne politique à l'image de la première réunion consacrée le 24 janvier à la Famille et à la question du mariage pour tous.

Sur la reconquête des territoires perdus, toutes les personnalités de l'UMP partagent la même intuition que celle de notre président: « compte-tenu du très grand mécontentement des Français devant les politiques engagées par François Hollande et le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault, il y a les conditions d'une véritable vague bleue. Le pays ne va pas bien, il est mal dirigé». Et Jean-François Copé d'inviter toutes les personnalités de l'UMP mais également les militants et les sympathisants à se mobiliser. « Nous allons mettre sur pied un vaste plan de formation et j'invite tous les sympathisants à rejoindre l'UMP pour reconquérir, renouveler ou apporter leur concours aux listes mises en place par l'UMP dans toutes les communes de France », détaille Jean-François Copé qui souhaite réaliser 85% des investitures d'ici l'été.

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 06:44

Cope-Fillon-07.jpgAprès le psychodrame de la fin 2012, les responsabilités seront «partagées» à égalité entre les deux ex-rivaux.

La direction «partagée» de l'UMP est à pied d'œuvre. Jean-François Copé doit la présenter officiellement ce mardi après-midi au siège de l'UMP. François Fillon, retenu par «des engagements personnels pris de longue date», dixit son entourage, ne sera pas là. Mais la liste des heureux désignés a été élaborée par les deux principaux protagonistes du psychodrame de la fin 2012.

Copé et Fillon, qui avaient repris langue mardi dernier dans le bureau de l'ex-premier ministre à l'Assemblée nationale, y ont travaillé tous les deux toute la semaine dernière. «Par téléphone ou par mails, mais sans intermédiaires…», précise un filloniste, qui se félicite du «respect d'une stricte parité» avec les copéistes dans le nouvel organigramme.

C'est dans le secteur stratégique des élections que la distribution des postes a été la plus délicate. Jean-François Copé et François Fillon devaient nommer chacun un délégué général aux élections. Le président en titre de l'UMP a choisi de reconduire Nadine Morano, tandis que son rival a proposé la candidature de l'ancien ministre Dominique Bussereau. Un autre soutien éminent de François Fillon briguait des responsabilités dans le secteur électoral: Christian Estrosi. Le député maire de Nice convoitait la présidence de la commission nationale des investitures (CNI), le saint des saints à l'UMP. Après mûre réflexion, Fillon et Copé ont décidé de la garder pour eux. Ils seront coprésidents de la CNI. Le sénateur maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, qui la dirigeait depuis la création du parti, devient simple membre de la CNI mais intègre en contrepartie la nouvelle équipe des vice-présidents de l'UMP, qui devrait aussi accueillir Christian Estrosi et Brice Hortefeux.

Dissolution du groupe RUMP

Le tandem Copé-Fillon s'est aussi installé aux commandes de la commission de révision des statuts de l'UMP. L'une de ses principales missions sera de modifier le système de parrainages afin d'ouvrir la nouvelle compétition pour la présidence du parti, en septembre. Outre ses deux coprésidents, la commission des statuts sera dotée d'un rapporteur général: Anne Levade, agrégée de droit public et professeur de droit constitutionnel. Anne Levade avait été la benjamine du comité Balladur, chargée de préparer la réforme institutionnelle de 2008.

Pour éviter que cette belle mécanique «paritaire» se grippe, les lieutenants des équipes Copé et Fillon se retrouveront tous les mardis matin - sans doute à partir du 22 janvier - pour des «petits déjeuners» de travail. Ce groupe devrait être composé de cinq copéistes, cinq fillonistes, cinq représentants des «non-alignés» qui avaient refusé de prendre parti à l'automne, et cinq «personnalités» de l'UMP.

Autre temps fort attendu ce mardi: la réunification du groupe UMP «canal historique» et du groupe RUMP de François Fillon. C'était la contrepartie promise par les fillonistes en échange de la mise en place de la direction «partagée». Les 73 députés RUMP doivent remplir avant mercredi un formulaire de rattachement à l'UMP. Certains d'entre eux préviennent déjà qu'ils ne toléreront «aucune forme d'ostracisme» de la part des copéistes.


La nouvelle direction

Vice-présidence et secrétariat général: Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse rejoignent les copéistes Luc Chatel et Michèle Tabarot.

Délégués nationaux aux fédérations: Éric Ciotti et Édouard Courtial.

Élections: Dominique Bussereau et Nadine Morano.

La formation: Anne Grommerch et Marie-Anne Montchamp.

Fédérations professionnelles: Danièle Giazzi et Sébastien Huyghe.

Projet: Hervé Mariton, Valérie Debord et Bruno Retailleau.

Animation: Jérôme Chartier et Philippe Cochet.

Le Figaro
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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:05

Cher(e) Ami(e),

A l'occasion de la nouvelle année, pour laquelle nous partagerons la traditionnelle galette des rois le 20 janvier avec HENRI GUAINO (voir ci-dessous), Jean-Luc MOUDENC, Président du Comité Départemental et Député de la Haute-Garonne, a répondu aux questions de NetworkVisio.



Par ailleurs, nous profitons de ce courriel pour vous rappeler que notre

GALETTE DES ROIS DEPARTEMENTALE

se déroulera

DIMANCHE 20 JANVIER à 15h30

avec HENRI GUAINO

à QUINT-FONSEGRIVES Salle Polyvalente

Complexe Patrick Pépi
Rue des Coteaux





Participation demandée 5 euros (paiement sur place uniquement)

Il est indispensable de confirmer votre présence
par mail ( contact@ump31.fr ) ou téléphone ( 05 34 45 17 30 )


Par ailleurs, vous pourrez, à votre arrivée dans la salle, procéder au renouvellement de votre cotisation pour l'année 2013. Veuillez trouver en PJ le bulletin de renouvellement qu'il vous est possible de remplir au préalable pour des questions de simplicité.

 
bulletin adhesion renouvellement UMP 31 bulletin adhesion renouvellement UMP 31

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 17:50

moudenc-38.jpgLe député UMP de la 3e circonscription de Haute-Garonne et ancien maire de Toulouse estime que l’heure n’est pas aux candidatures pour les municipales de 2014. « Nous sommes en pré-campagne » selon Jean-Luc Moudenc, qui souhaite un rassemblement de la droite et du centre sur une liste ouverte à la société civile. Il revient également sur la nouvelle élection prévue l’été prochain au sein de l’UMP pour élire le président du parti. Voir la vidéo

Objectif News

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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