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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 06:37

TGV 150Jean-Louis Bianco et Jacques Auxiette ont remis hier deux rapports sur le système ferroviaire au Premier ministre. Ils affichent leur scepticisme quant au développement de nouvelles lignes à grande vitesse (LGV).

Faut-il continuer à investir massivement dans le développement du réseau de lignes à grande vitesse en France? C'est la question que pose Jean-Louis Bianco, ancien ministre des Transport, dans un rapport sur la réorganisation du système ferroviaire rendu hier au Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

«Sur certaines liaisons d'équilibre du territoire, il faut développer une nouvelle offre de transport, s'articulant autour de trains circulant à 200 km/h, utilisant le plus souvent possible les voies existantes et offrant un niveau de service de très bonne qualité», écrit-il.

Ce dernier attend dans les mois qui viennent -probablement juin- un rapport présentant une hiérarchisation des projets d'infrastructures de transport en France. L'avenir de lignes à grande vitesse, notamment celle reliant Bordeaux à Toulouse, en dépend. Le ministère estime que les investissements promis sur l'ensemble des dossiers s'élèvent à 245 milliards d'euros sur 25 ans. En plaine crise économique, il faudra abandonner certaines ambitions.

Solutions intermédiaires

Sans citer de cas précis, le rapport Bianco met en avant des solutions intermédiaires, entre le TER et le TGV. Avantage de cette option : le coût et le délai de réalisation. L'ancien ministre imagine que les métropoles pourraient être ainsi reliées plus rapidement et pour un coût moindre au réseau à grande vitesse.A l'heure où les financements se réduisent, la préconisation de Jean-Louis Bianco est un nouveau caillou dans la chaussure des promoteurs de la LGV.

Un autre rapport, remis simultanément hier par Jacques Auxiette, dit la même chose. «Si on continue comme ça, la dette de RFF va atteindre 60 milliards. On ne peut pas accepter cette fuite en avant», confie le président de la région Pays de la Loire. Mais pas question de fermer définitivement la porte. «Ca ne veut pas dire qu'il n'y a plus besoin de nouvelles LGV, mais dans la mesure des moyens dont dispose la nation. L'idée selon laquelle, il n'y a pas d'avenir en dehors du TGV est un faux débat».

De même, Jean-Louis Bianco appelle à explorer sa solution intermédiaire «sans pour autant abandonner ces projets» de lignes à grande vitesse. Son rapport souligne cependant un déséquilibre dans les priorités, ces dernières années. Alors que les TGV et les TER ont connu un fort développement, les trains d'équilibre du territoire, c'est-à-dire les Intercités, ont été délaissés et le fret est dans une situation préoccupante.

Enfin, le rapport Bianco préconise un rapprochement entre Réseau ferré de France qui gère les voies et la SNCF qui gère les services, dont la division en deux branches distinctes en 1997 a entraîné «de lourds dysfonctionnements» et un déficit structurel de 1,5 milliard d'euros. Un nouvel établissement public serait créé qui rassemblerait RFF et deux services de la SNCF.


Malvy : «Pas de TGV au rabais»

Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, investi de longue date dans la question du transport ferroviaire de Midi-Pyrénées et plus particulièrement de la ligne à grande vitesse, censée rapprocher Toulouse et Paris en 3 heures, n'a pas tardé à réagir au rapport Bianco. Hier dans un communiqué, il rappelé que «Toulouse, 4e ville de France, ne peut pas rester à l'écart du réseau européen à grande vitesse» et souligné que «les travaux sont de toute façon commencés entre Tours-Bordeaux et notre participation financière - déjà engagée - a toujours été conditionnée au prolongement de la ligne à grande vitesse jusqu'à Toulouse. Si ce projet devait être remis en cause, nous nous retirerions immédiatement du financement de la liaison Tours-Bordeaux et nous demanderions le remboursement de ce que nous avons déjà payé

[...] » Martin Malvy rappelle enfin que la solution d'une alternative entre TGV et TER n'est pas envisageable en raison d'un ratio très défavorable entre le gain de temps et le coût financier. «Midi-Pyrénées ne peut pas se satisfaire d'un TGV au rabais» conclut le président de Région, estimant «qu'il bloquerait à jamais le développement du rail dans le Grand Sud.»

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 06:32

fronton-01.jpg10 millions de pages A4. C'est le nombre de feuilles papier que brassent tous les ans pour leurs recettes et leurs dépenses les collectivités de la Haute-Garonne. A l'heure du développement durable, mais également des économies, les chiffres font désordre. Mais bonne nouvelle, il est en voie de régression. Voire de disparition. Cela, via une technique qui lentement prend son envol : la dématérialisation de toutes ces pièces justificatives. Certaines communes ont déjà progressivement emboîté le pas, telles que Castelginest ou Montberon, mais à Fronton, on a carrément fait le grand bond avec une dématérialisation globale. C'est une première dans le département, saluée, hier, en mairie, par l'ensemble des acteurs de cette mini-révolution, avec en tête, Marie-Hélène Champagnac, maire, et Hervé Le Floc'h-Louboutin, directeur régional des Finances publiques, et du Département.

12 000 feuilles en moins

Sécurité, délais de paiement et consultations plus rapides… la transition du «print» vers le «net» permettra à la ville de faire l'économie de 12 000 feuilles A4. A ce jour, les payes, emprunts, mais également le paiement des produits locaux sont gérés ainsi. «Il y a un gain de temps inéluctable et une belle économie réalisée. Nous sommes très fiers de franchir ce pas. Cela prouve bien le dynamisme de Fronton», s'est félicité Marie-Hélène Champagnac. De son côté, le directeur des Finances publiques a salué «le travail fait avec cette ville mais aussi toutes les autres. Il s'agit de basculer dans un autre monde mais cela se passe bien». Et de parler lui aussi d'économie réalisée en citant les «32 millions de feuilles A4 qui sont utilisées chaque année en Midi-Pyrénées et qu'il ne sera plus nécessaire d'acheter». Adieu la paperasse, donc, et les montagnes de dossiers à multiples exemplaires (enfin !), place à la gestion sur logiciel. Pour cela, les agents se sont vus équiper d'un deuxième écran (issu de la écup !) qui complète le leur et élimine les tonnes de chemises et feuilles.

Mais si la dématérialistion concerne surtout les collectivités, à Fronton, elle permet déjà également aux administrés de régler ainsi la cantine. Un début. Car dans peu de temps, «ce sera pareil pour l'eau, le portage des repas, ou encore l'assainissement», ajoute-t-on à la mairie. D'autres communes comme L'Union, Saint-Alban, selon la direction des Finances publiques, devraient adhérer, avant l'été, à cette formule. La métropole passera après. Mais plus que Fronton, ici précurseur, c'est tout le nord du département qui montre une nouvelle fois sa volonté de ne plus être à la traîne en quoique ce soit. Et encore moins en terme d'écoresponsabilité, registre dans lequel une longueur d'avance a même été prise.


Le chiffre : 5 500

Euros > Investis par la ville. C'est le coût moyen annoncé pour basculer vers la dématérialisation totale. Cette somme est dépensée dans un copieur scanner, la formation, paramétrages, etc.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans Fronton
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 06:20

TGV 150Dans son document remis à Jean-Marc Ayrault et à Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, Jean-Louis Bianco, ancien ministre des Transports est sans équivoque.

«Sur certaines liaisons d'équilibre du territoire, il faut développer une nouvelle offre de transport, s'articulant autour de trains circulant à 200 km/h, utilisant le plus souvent possible les voies existantes et offrant un niveau de service de très bonne qualité».

Dans les mois qui viennent - probablement juin - le ministère attend un rapport présentant une hiérarchisation des projets d'infrastructures de transport. L'avenir de lignes à grande vitesse, notamment celle reliant Bordeaux à Toulouse, en dépend. Le ministère estime que les investissements promis sur l'ensemble des dossiers s'élèvent à 245 milliards d'euros sur 25 ans. Il faudra alors abandonner certaines ambitions.

Sans citer de cas précis, le rapport Bianco met en avant des solutions intermédiaires, entre le TER et le TGV. Avantage de cette option : le coût et le délai de réalisation. L'ancien ministre imagine que les métropoles pourraient être ainsi reliées plus rapidement et pour un coût moindre au réseau à grande vitesse.

À l'heure où les financements se réduisent, la préconisation de Jean-Louis Bianco est un nouveau caillou dans la chaussure des promoteurs de la LGV. Un autre rapport, remis simultanément hier par Jacques Auxiette, dit la même chose. «Si on continue comme ça, la dette de RFF va atteindre 60 milliards», confie le président de la région Pays de la Loire. «ça ne veut pas dire qu'il n'y a plus besoin de nouvelles LGV», précise Auxiette, mais son rapport dénonce le «faux débat selon lequel il importe d'aller toujours plus vite d'un point à l'autre du territoire et qu'il n'y a pas d'avenir en dehors du TGV».

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 08:05

jean françois copé"A titre personnel, j'ai pris la décision de me consacrer maintenant exclusivement à ma mission au service de ma famille politique, de mon pays, je vais donc cesser mes activités d'avocat." C'est l'engagement pris par Jean-François Copé, lundi 22 avril au micro de RTL. Le président de l'UMP a fait cette annonce à deux jours de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi sur la moralisation de la vie politique.

Dans le cadre de son plan pour moraliser la vie politique, annoncé il y a douze jours, après l'affaire Cahuzac, François Hollande a indiqué que, pour prévenir tout conflit d'intérêt, l'exercice d'un mandat parlementaire serait à l'avenir incompatible avec certains métiers. La profession d'avocat figure parmi celles visées. Or à ce jour, 35 députés sont avocats, parmi lesquels Jean-François Copé.

Malgré l'abandon de sa casquette d'avocat, le député-maire de Meaux voit cette mesure d'un mauvais œil. "Ce serait une grave erreur d'interdire la possibilité pour les parlementaires d'exercer s'ils le souhaitent des professions", a-t-il estimé. "L'Assemblée nationale ne peut pas être hors sol."

Francetv info

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:58

mariage-pour-tous-07.jpgLa mobilisation de la France "tradi" contre le mariage gay ne faiblit pas. Elle rêve de rééditer le coup d’arrêt à la loi Savary de 1984. L’accélération du calendrier législatif n’y a rien fait. Au contraire. À deux jours du vote solennel du projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe, les opposants au texte ont donné une nouvelle preuve de leur mobilisation. 270 000 personnes selon les organisateurs, 45 000 manifestants selon la police. En somme, une nouvelle réussite pour cette « manif pour tous » décidée dans la hâte et sans la logistique des régions.

« Tout en étant contre cette loi, je n’avais jamais manifesté jusqu’à présent, explique Philippe, un ingénieur parisien de 45 ans. Les débats à l’Assemblée cette semaine m’ont convaincu de me déplacer. J’ai trouvé l’attitude de la majorité choquante. Cette volonté d’en finir. De bâcler la loi. Je me suis même acheté le Code civil », dit-il en progressant boulevard Raspail, le long de la gare Montparnasse.

Il fait un temps splendide. Aux terrasses des grands cafés, la France « bobo » avale un peu de travers au spectacle de la France « tradi ». Parfois, des gros mots fusent sur les trottoirs. La minorité « catho » commence à donner de l’urticaire à certains. Un jet d’œufs depuis les étages d’un magnifique immeuble haussmannien arrête net le défilé. « Montrez-vous au moins ! » scande la foule. « On ne répond pas aux provocs, on continue », dit un haut-parleur de la manif pour tous.

Le candidat Hollande voulait « apaiser la société française », survoltée par cinq ans de sarkozysme ? C’est raté. « Nous allons tordre le cou aux accusations scandaleuses d’homophobie dont nous sommes l’objet. Non, il n’y aura pas de violence. Non, il n’y aura pas d’agression homophobe », annonce dans le micro Frigide Barjot, celle par qui le projet présidentiel de « rassembler les Français » a pris du plomb dans l’aile. « On aime les homos ! » propose de scander Frigide Barjot à la foule. La foule ne suit guère. Il ne faut pas pousser.

Tout le quartier des Invalides, celui des ministères, est solidement cadenassé par les forces de l’ordre. Pourtant, les manifestants qui réclament « un papa et une maman » sont les mêmes qu’aux précédentes éditions. Plutôt bon enfant et « pépères ».

Mais, à 2 kilomètres de là, un autre rassemblement, place de la Bastille, consacre la « fracture » créée par ce projet de loi. Plusieurs milliers de personnes sont rassemblées, au milieu de drapeaux arc-en-ciel, pour répliquer aux manifestants anti-mariage gay. Ils dénoncent « l’homophobie » et revendiquent « l’égalité des droits ». Une photo de Christine Boutin, opposante virulente au projet de loi, est présentée comme « un des visages de la haine ».

Justement, Christine Boutin défile derrière la banderole des élus avec les anti-mariage, aux côtés de Gilbert Collard, le député FN, des députés UMP Patrick Ollier, Hervé Mariton, Jean-Frédéric Poisson, ou encore l’UDI Jean-Christophe Fromantin. Un équipage hétéroclite.

« Ils ont bonne mine, s’amuse Lionel, un étudiant en école de commerce présent à la manif pour tous. Les élus de droite sont aussi à la ramasse que ceux de gauche. Ce mouvement leur échappe à tous. »

Frigide Barjot, elle, redoute surtout qu’il lui échappe à elle en ce beau dimanche de printemps. « Si vous voyez des éléments incontrôlés en marge du défilé, signalez-les au service d’ordre, qui préviendra la police », annonce-t-elle.

De fait, « ils » sont là. Crânes rasés ou gros bras, un peu en marge, qui attendent la fin de la manif pour en découdre. Le gros de la troupe ne les voit pas. La foule n’est pas venue pour cela. Juste pour faire capoter le projet Taubira. Comme en 84 avec Savary au moment de l’école libre. Ils y croient.

« Ce mouvement a permis à la France de sortir enfin de l’idéologie de Mai 68 », s’enthousiasme un orateur sur le podium. Le clivage, c’est maintenant.

Qui sont ces nouveaux agitateurs ?

S’ils ne forment pas le gros des troupes anti-mariage pour tous, ceux-là apparaissent systématiquement dans les médias dès lors que les esprits s’échauffent. Malgré un sens assez commun de la provocation, tous n’atteignent pourtant pas le même degré de violence. À noter que les villes de Lyon, Nantes et Versailles sont les principales pourvoyeuses de manifestants interpellés par la police à Paris ces dernières semaines.

CIVITAS. Se présentant eux-mêmes comme un « lobby catholique traditionaliste », les militants de l’institut Civitas s’étaient déjà fait remarquer lors des manifestations contre les prières de rue, mais aussi par des actions coup de poing menées contre des pièces de théâtre jugées blasphématoires. Proche des intégristes lefebvristes et présidé par le sulfureux belge Alain Escada, Civitas revendique 1 200 adhérents se rassemblant sous des drapeaux français frappés du Sacré-Cœur. L’association avait attiré plus de 10 000 personnes lors de sa propre manifestation du 18 janvier. Elle a depuis été exclue par Frigide Barjot du collectif Manif pour tous.

PRINTEMPS FRANÇAIS. Ancienne porte-parole de la Manif pour tous, désormais entrée à son tour en dissidence, Béatrice Bourges est la nouvelle égérie du Printemps français. C’est elle, notamment, qui avait fait dévier le défilé du 24 mars vers les Champs-Élysées. Ne s’appuyant pour l’heure sur aucune structure officielle, la nébuleuse du Printemps français rassemble des militants d’origines très diverses, de l’aile droite de l’UMP jusqu’à l’extrême droite. À Bordeaux, samedi, une poignée d’entre eux a brièvement bloqué le pont de pierre. « Une faction qui obstrue les médias sur une agitation de crétins », dénonce Frigide Barjot. Soupçonné de ne chercher que le « happening politique », les seuls faits d’armes revendiqués par le Printemps français sont le harcèlement de ministres et d’élus favorables au mariage homosexuel.

DE L’EXTRÊME DROITE RADICALE AUX ROYALISTES… Adeptes de stratégies différentes, les mouvements d’extrême droite sont eux aussi montrés du doigt lors des débordements constatés en marge des manifestations. Si le Bloc identitaire (distribution de soupes de cochon aux SDF, apéros saucisson-pinard et occupations de chantiers de mosquées) réfute « toute violence qui nuirait au mouvement », les royalistes d’Action française (fondée en 1905) ne la condamnent pas formellement, tandis que plusieurs avatars estudiantins de l’ex-GUD n’hésitent pas à affronter ouvertement la police. Parmi eux, le Renouveau français et les Jeunesses nationalistes, structures fondées par deux anciens membres du FN exclus par Marine Le Pen pour avoir fait le salut nazi.

Le Sud Ouest
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Publié par Pascale Binet - dans France
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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:45

francois-Axisa.jpgL’avocat toulousain François Axisa critique vertement le gouvernement sur la gestion de « l’après-Cahuzac », estimant les avocats pris pour cible.

Le projet de moralisation de la vie publique est la réponse du gouvernement au scandale provoqué par l’affaire Cahuzac. L’avocat toulousain François Axisa, membre du bureau de la conférence des Bâtonniers (dont la présidence est assurée par Jean-Luc Forget) juge ce projet intolérable. Interview.

Que reprochez-vous à ce projet de loi ?

Au nom de quel principe démocratique certaines professions seraient-elles mises au ban de la République ? Le gouvernement pense possible d’interdire à certains professionnels d’exercer des fonctions d’élus du peuple. Il est insupportable d’imaginer que l’exercice professionnel des avocats soit, de fait, assimilé sans nuance à une situation de conflit d’intérêts. Les avocats représentent une des rares professions dans lesquelles des règles déontologiques anciennes prohibent et répriment cette situation au plan disciplinaire et ce sous le contrôle conjoint du Bâtonnier et du Procureur Général.

N’est-il pas nécessaire d’établir des incompatibilités dans certaines situations ?

Une telle incompatibilité signifie clairement que les avocats seraient écartés des fonctions parlementaires. Quel professionnel libéral peut se permettre d’interrompre  totalement sa carrière pendant cinq ans ? N’est-ce pas augmenter le risque de « professionnaliser » les élus alors que la moralisation de la vie publique me semble postuler une position inverse ! Cela est inacceptable.

Que proposez-vous ? 

La République ne peut choisir ses élus, ce sont les citoyens qui choississent les élus. La nécessité de moraliser la vie publique devrait susciter concertation, réflexion et dispositions précises. Mais voici que le gouvernement pense possible d’interdire à certains professionnels d’exercer des fonctions d’élus du peuple…

La Voix du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans France
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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:37

louis-gallois.jpgCertains le voient déjà ministre, voire Premier ministre. L'ancien patron de la SNCF et d'EADS, aujourd'hui en charge des investissements du grand emprunt, un des acquis du quinquennat de Nicolas Sarkozy, maintenu par François Hollande, n'en a cure. Son combat, c'est que la France prépare l'avenir. Il suit de près la mise en œuvre du pacte de compétitivité et de croissance dont il se veut le garant. Il ne faut pas que la volonté s'étiole, prévient-il. Interview.

Où en est le plan de marche du programme investissement d'avenir ?
Sur les 35 milliards d'euros dévolus à l'origine, le Commissariat a engagé 28,5 milliards dont 20 sont effectivement contractualisés. Sur ces 28,5 milliards, 4,5 milliards ont été décaissés et nous prévoyons de verser 4 milliards d'euros par an en 2013, 2014 et 2015.
Il nous reste encore 6,5 milliards d'euros pour de nouveaux projets. Le gouvernement nous a demandé de redéployer 2,2 milliards d'euros essentiellement vers des technologies "aval", pour mieux accompagner l'innovation vers l'appareil productif. Cela concerne aussi bien le numérique, la santé, la transition énergétique que la formation professionnelle où nous finançons des opérations pilotes ayant valeur d'exemple.

Comment avez-vous fait pour résister aux pressions politiques ?

Certains ont pu être tentés de nous faire financer des sujets qui n'entraient pas dans le cadre de notre mission : nous ne finançons pas les politiques générales des ministères, comme par exemple les investissements hospitaliers, mais uniquement des projets exemplaires, transformants, retenus à l'issue de démarches sélectives. Nous vivons une rigueur budgétaire que je n'avais jamais connu depuis que je fréquente l'administration, c'est-à-dire 1972. Les ministères sont tentés d'avoir recours à l'argent du grand emprunt. Mais, avec l'appui du Premier ministre, nous nous sommes attachés à défendre l'abreuvoir face aux caravanes de chameaux... et à rester fidèles à notre vocation, c'est-à-dire préparer la croissance de demain.

Concrètement, de quel avenir les investissements d'avenir sont-ils le nom ?
Si on fait le tri, le plus gros paquet de financement concerne l'université et la recherche (environ 2/3 soit quasiment 22 milliards d'euros). Nous nous sommes inscrits dans un continuum, de l'amont vers l'aval pour aller de la recherche fondamentale à l'industrie avec nos différentes actions ayant pour fil directeur l'innovation : IDEX, LABEX, EQUIPEX, IHU, IRT, fonds d'amorçage et de capital risque.
Dans l'enseignement supérieur et la recherche, les IDEX, ou initiatives d'excellence, ont favorisé un mouvement de regroupement d'universités et de grandes écoles sur un même site. Les projets ont été choisis par un jury international dirigé par le directeur de l'institut polytechnique de Lausanne, qui était alors président de l'Association Européenne des Universités. Cela a été un travail très sélectif et même ceux qui pensaient parfois avec un peu d'arrogance y avoir droit d'office ont dû se plier à cette procédure. Je pense notamment au plateau de Saclay, qui a dû s'y reprendre à deux fois parce que nos exigences en matière de gouvernance n'avaient pas reçu la réponse adéquate. Cela a d'ailleurs contribué à notre crédibilité.
Les 8 IDEX retenues à ce jour, y compris deux projets encore en cours de création, à Lyon et à Paris (HESAM), bénéficient d'une dotation en capital dont ils pourront consommer les intérêts. Si au bout de quatre années probatoires, ils sont restés fidèles au projet, cette dotation leur sera acquise.
Quant aux LABEX et aux EQUIPEX, les laboratoires d'excellence et les équipements d'excellence, ils ont permis de mettre en place un financement de long terme pour des projets de recherche de niveau mondial ou pour des équipements de pointe qui peinaient à trouver des financements.
Avec les IRT nous avons réuni la recherche fondamentale et l'innovation industrielle au sein d'une même structure. Citons par exemple l'IRT de Toulouse dans l'aéronautique et l'espace, l'IRT Nanoélec à Grenoble dans les nanotechnologies, ou l'IRT Jules Vernes à Nantes dans les matériaux composites. On peut aussi citer l'IRT B-COM en Bretagne (Télécoms) ou l'IRT Bioaster en infectiologie autour de Mérieux et de Pasteur installé à Lyon.
Ce rapprochement entre recherche et industrie afin d'encourager l'innovation est également l'objectif poursuivi avec les IEED (Instituts d'excellence en énergie décarbonnée) en matière d'énergies vertes ou encore avec les IHU (Instituts hospitalo-universitaires) en matière de santé. Dans ce dernier domaine, nous participons par exemple au financement de travaux sur la cardiologie à Bordeaux ou sur la chirurgie robotisée mini-invasive à Strasbourg, avec le professeur Marescaux. Dans tous les cas, il s'agit de médecine translationnelle, qui cherche à rapprocher chercheurs, praticiens et patients.
Enfin, pour soutenir la création d'entreprises innovantes, le programme d'Investissements d'Avenir a créé le Fonds national d'amorçage, géré par la BPI : celui-ci permet d'ores et déjà d'apporter des capitaux propres pour un soutien en phase très précoce d'entreprises innovantes. C'est 600 M€ que nous avons apporté sur ce segment du capital investissement qui manquait cruellement de ressources !

Vous financez aussi les pôles de compétitivité. N'y en a-t-il pas un peu trop avec 71 pôles labellisés ?

Il n'y en a pas trop, mais ils ne sont pas tous égaux. Il y a ceux qui ont une taille nationale ou internationale comme Aerospace Valley à Toulouse ou Systematic en Ile-de-France. Et il y a des pôles de compétitivité régionaux comme le pôle de la porcelaine à Limoges associé à Imerys. On n'attend pas la même chose des uns et des autres. Il faut concentrer l'essentiel des financements sur les plus gros et les plus prometteurs sans empêcher les autres de se développer. S'ils n'y arrivent pas, on peut les supprimer, mais si les industriels sont intéressés, il faut les maintenir. Je connais très peu d'entreprises qui veulent partir des pôles de compétitivité.

Comment mesurerez-vous la réussite de ces investissements ?

La dynamique est encore peu visible, surtout en période de crise ; dans le domaine de l'innovation, il faut du temps mais je n'ai pas de doute sur l'intérêt de ces projets à long terme. Les enveloppes initiales étant largement engagées, nous passons progressivement à une phase de suivi et d'évaluation pour accompagner les projets dans la durée. Il y aura des brevets, des plus-values sur des participations dans des start-up, des redevances. L'un de nos principes a été de systématiquement intéresser financièrement l'État à la réussite des projets, dès que c'était possible : il est aujourd'hui très difficile de prévoir exactement notre retour sur investissement, mais nous avons des prévisions fiables pour nos financements en prêts ou en avances remboursables. Même en cas de subvention, nous demandons des retours sur investissement. Ceux-ci remonteront obligatoirement au budget de l'État, c'est la règle, mais nous ne sommes pas opposés à ce qu'une partie serve à réabonder le PIA !

Vous pensez à un « deuxième grand emprunt » ?

La décision ne m'appartient bien sûr pas. Si réabondement il y avait, ce ne serait pas pour faire la même chose. Il faudrait aller plus loin sur l'aval, comme on l'amorce avec le redéploiement. Nous avons favorisé en effet l'émergence d'innovations industrielles dans de nombreux domaines. Nous devons maintenant assurer les conditions de leur déploiement et donc leur financement dans le long terme.

Le gouvernement vient de faire ce jeudi avec vous le bilan du pacte de croissance et de compétitivité décidé en novembre suite à votre rapport. Êtes-vous satisfait des progrès réalisés ?
Tout a été dit sur le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE). C'est en fait un système plus simple que le crédit d'impôt recherche (CIR). L'assiette salariale est facile à définir et à contrôler. On ne demande pas de contreparties aux entreprises mais le comité d'entreprise doit être consulté sur l'utilisation qui sera faite du CICE. J'aurais préféré un dispositif allant jusqu'à 3,5 Smic au nom de la compétitivité industrielle. Le gouvernement a choisi de s'arrêter plus bas, à 2,5 Smic pour cibler également l'emploi. Le montant est significatif : 20 milliards d'euros, c'est 1 point de PIB. Cela correspond à ce que j'avais proposé du côté des entreprises même s'il manque un volet baisse des charges salariales de 10 milliards d'euros que j'avais ajouté pour limiter l'impact des nouveaux prélèvements sur les salariés.
Le CICE ne suffit pas en soi. Il n'a de sens que si les 35 mesures du pacte de compétitivité et de croissance sont toutes mises en œuvre. J'ai mis en place un dispositif de suivi des mesures, une à une. La dynamique est bonne. Il y a le CICE, la BPI, les garanties publiques pour soulager la trésorerie des entreprises, le soutien à l'innovation... Le conseil national de l'industrie est installé, la stratégie de filière est en cours de mise en place. Sur l'attractivité, le passeport "talent" a été annoncé. La feuille de route du déploiement du très haut débit a été arrêtée. Il y a des choses qui avancent bien. Il faudra maintenir cette dynamique dans la durée ; c'est le véritable défi.

Que manque-t-il selon vous ?
Le calendrier normal, ce serait : un tiers des mesures au premier semestre 2013, un autre tiers au deuxième semestre et le dernier tiers au premier semestre de 2014. Si on tient ce rythme, c'est bien. L'important, c'est que le souffle perdure. Il ne faut pas que cela s'étiole.
L'accord sur l'emploi va entrer en vigueur maintenant que la loi est presque votée. Cette réforme est étroitement liée au pacte de compétitivité. Dans mon esprit, cela va ensemble.
Le choc de simplification annoncé par François Hollande qui veut alléger un certain nombre de normes faisait aussi partie du Pacte.
Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que c'est de la cohérence de l'ensemble et de la persévérance dans sa mise en œuvre que renaîtra la confiance, seul moyen de sortir de la stagnation. Si j'avais un conseil à donner au gouvernement, c'est d'insister sur la cohérence de sa politique dans le temps.
Ce qui ne va pas, c'est l'absence de vision européenne de la compétitivité industrielle. Par exemple, le Pacte propose que des experts indépendants à Bruxelles puissent exprimer un avis sur les dossiers de concurrence pour accélérer les mutations et remettre de l'économique dans les décisions. Nous avons besoin d'une véritable priorité européenne pour la compétitivité.

Objectif News

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Publié par Pascale Binet - dans France
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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:28

 

TGV 150En réponse à l’article publié ce jour dans le journal Sud Ouest « LGV : priorité à la ligne Bordeaux-Toulouse ? », Michel DELPUECH, préfet de la région Aquitaine, préfet coordonnateur du GPSO, précise que pour l’heure, la commission Mobilité 21, chargée par le ministre des Transports de trier, hiérarchiser et mettre en perspective les grandes infrastructures en France, n’a pas rendu ses conclusions, qui sont attendues pour le mois de juin.

Dans ce contexte,

Réseau ferré de France (RFF) et les services de l’Etat poursuivent leur travail et préparent le dossier d’enquête publique pour la globalité du projet, à savoir pour les deux branches Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. L’enquête publique est prévue à l’automne 2013 et les conditions de réalisation du projet seront mises au point dans les phases postérieures à la déclaration d’utilité publique.   

Le préfet coordonnateur rappelle que le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest regroupe la réalisation d'une ligne nouvelle entre Bordeaux et Toulouse, ainsi qu’entre Bordeaux et la frontière espagnole, avec un tronc commun entre ces deux lignes. Le projet comporte également l’aménagement des infrastructures ferroviaires existantes au sud de Bordeaux sur 12 kilomètres et au nord de Toulouse sur 20 kilomètres.

Le GPSO fait partie du projet global LGV Sud Europe Atlantique (LGV SEA) défini, depuis la déclaration d'intention du 25 janvier 2007, comme un ensemble cohérent composé de trois branches : Tours-Bordeaux, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne.

 

 

GPSO

 

 

 

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 06:48

communaute-commune-02.jpgCe jeudi 11 avril, à 15 heures, le conseil communautaire s'est réuni, à Fronton avec comme sujet principal l'adoption du budget 2013. Christian Faurie, Président, précisait que «sa construction a été délicate et intense», dans la mesure où, dit-il, «il a fallu regrouper les données financières provenant des 10 communes et des deux syndicats dissous et absorbés par la CCF».

Une réserve de 685 000 euros

Le budget qui s'élève à plus de 19 millions d'euros (fonctionnement : 11,5 millions et investissement : 7,5 millions). Ce budget va financer des dépenses supérieures aux charges transférées des communes, car il comprend plusieurs actions nouvelles pour le Projet de développement du territoire. Par prudence, une réserve de 685 000 euros a été constituée. Côté recettes, on trouve les excédents des deux syndicats dissous (1 800 000 euros en fonctionnement, 1 000 000 euros en investissement). La fiscalité (7 200 000 euros), la dotation de l'État (120 000 euros), produits des prestations effectuées pour les communes (670 000 euros), le FCTVA (700 000 euros), la CAF (240 000 euros).

Des investissements

Les investissements de l'année à venir : La voirie, montant qui dépasse 2,6 millions sur les voies devenues communautaires. S'ajoute 1,5 million pour les routes départementales.

À Villeneuve-les-Bouloc. 300 000 euros pour l'urbanisation.

À Vacquiers : 240 000 euros pour l'urbanisation mais aussi des acquisitions afin de réaliser des parkings.

À Bouloc : D'autre part figure la Maison intercommunale des jeunes sur Bouloc.

Et aussi…

Autre grand chantier, la collecte des ordures ménagère, avec une étude d'optimisation des déchets. Une provision de 300 000 euros pour l'étude et l'acquisition de conteneurs en vue de l'éventuelle modification du système de collecte et du tri sélectif en porte à porte. Le président terminera en soumettant ce budget au vote. À l'unanimité des 35 conseillers celui-ci est adopté.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans Communauté de Communes
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 10:24

fronton-gendarmerie.jpgLors de l'inspection de la communauté des brigades de gendarmerie de Fronton/Villemur, l'effectif au complet recevait le commandant Christophe Vekeman, commandant la compagnie de Toulouse Saint-Michel depuis le 1er février. Il était accueilli par le lieutenant Mathieu Viala, commandant la communauté des brigades, l'adjudant-chef Thierry Cardona (Fronton) et le chef Séverine Rouzaud (Villemur). L'effectif de l'unité comprend, 14 gendarmes à Fronton, 8 à Villemur, plus le commandant des brigades.

La vie de l'unité, ses activités, les missions et les mouvements de personnels étaient présentés aux élus des 16 communes couvertes par la communauté des brigades Fronton/Villemur, au château Capdeville. Ces deux brigades ont en charge les 25 000 ha des 16 communes et plus de 30 000 habitants, soit 1 gendarme pour 1 250 habitants.

Les chiffres

Délinquance générale : 962 faits en 2012 contre 983 en 2011 soit -2,14 %. Attentes aux biens : 699 faits en 2012 contre 727 en 2011 (-4 %). Atteintes volontaires à l'intégrité physique, 76 faits en 2012 contre 80 en 2011 (-3 %). Cambriolages : 208 faits en 2012 contre 165 en 2011, soit + 26,06 %. Toutefois le taux d'élucidation est de 17,3 % en 2012 contre 12 % en 2011 et 14 % au niveau national.

Sécurité routière : 22 accidents en 2012 contre 18 en 2011, 3 morts et 22 blessés mais un mort de moins qu'en 2011.

Perspectives 2013

Arrivée de nouveaux personnels à Villemur, un gendarme et un nouveau commandant de brigade. Poursuite du dispositif d'un gendarme référent par commune, avec une prise de contact régulière et au moins un passage par mois. Proposition et mise en place du dispositif de participation citoyenne, voisins vigilants à Bouloc. Renforcement de la coopération polices municipales-gendarmeries, opérations coordonnées, échange régulier du renseignement, réunion avec les quatre polices municipales. Maintien des journées d'accueil du public de la brigade de Villemur, les lundis, mercredis et vendredis de 8 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.

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Publié par Pascale Binet - dans Fronton
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