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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 05:59

moudenc-69.jpgL’assemblée nationale a donc adopté la Loi Taubira dite du « mariage pour tous »

Elle l’a fait dans un climat survolté, encerclée par un impressionnant dispositif policier.

Là est le premier résultat de cette loi : elle divise profondément le pays et provoque des affrontements stériles.

Et, paradoxe, elle a réveillé l’inacceptable homophobie !

Ce sujet a mobilisé -et cela continue- bien des énergies.

Pourtant, le souci de notre avenir aurait commandé que nous concentrions nos débats et nos efforts sur d’autres sujets : le développement économique, la compétitivité, la réindustrialisation de notre pays, l’innovation, l’emploi.

Au fond, un texte sur le seul mariage homosexuel n’aurait pas suscité dans nos rangs beaucoup d’opposition. Nous aurions juste bataillé pour que le mot « mariage » soit seulement réservé à l’union des couples hétérosexuels, une « union civile », établissant l’égalité des droits, étant la clé d’un consensus. J’aurais approuvé cela !

Mais le pouvoir socialiste, empêtré dans sa faillite morale et son inefficacité politique, n’a voulu ni compromis, ni consensus.

Il a préféré dérouler sa logique politique de façon implacable pour fabriquer un symbole, aux prémices d’un quinquennat déjà fort chancelant.

Il ne faut donc pas s’étonner des conséquences : les violences et la dangereuse montée des extrémistes.



Le problème premier de cette loi, et ma motivation pour m’y opposer, c’est le bouleversement qu’il ouvre en matière de filiation.

Aujourd’hui, la loi permet l’adoption par les couples de même sexe.

Demain, on voudra instaurer la procréation médicalement assistée (PMA) et, après-demain, on légalisera les mères porteuses avec la GPA (gestation pour autrui).

J’ai donc voté contre cette loi.

Et, dans la foulée, j’ai cosigné le recours auprès du Conseil constitutionnel.

Tout cela avec détermination mais dans la sérénité.

Loin des extrémistes ou autres excités qui auraient voulu me voir jouer un rôle qui n’est ni le mien, ni conforme à mon caractère équilibré.







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Publié par Pascale Binet - dans Jean Luc Moudenc Député
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 05:52

affiche_concert2.jpgNon, il ne s'agit pas de la publication du patrimoine personnel des élus municipaux... mais de celle de leur patrimoine politique dont il est question. Un héritage familial venu d'un vieil oncle, pas Suisse, mais Cubain.

Depuis quelques jours, la municipalité se livre enfin à une opération "transparence" sur ses véritables références idéologiques et intentions politiques. Les masques tombent.

Il était temps ! Un peu de rééquilibrage s'imposait ! Depuis des mois, les snipers de Pierre Cohen qui twittent plus vite que leur ombre, tentent en vain, par un sournois calcul politique, de dépeindre une droite Toulousaine qui se durcirait, qui se "droitiserait" plus encore chaque jour. La bonne vieille ficelle !

S'il n'en est rien - et les Toulousains ne sont pas dupes de ce petit jeu, la gauche Municipale, elle, ferait mieux de balayer devant sa porte. Car elle n'a aucune leçon à donner en la matière.

La co-organisation revendiquée de ce concert révolutionnaire par la Mairie de Toulouse et le Parti-Communiste, montre combien la municipalité ne dissimule même plus son vrai visage. Celui de la vieille gauche dure, étroite, qui voudrait réveiller la lutte des classes, celle qui n'a jamais renoncé à imposer son idéologie obsolète.

Cette frange de la gauche à laquelle ils appartiennent ne représente pourtant plus rien. Ou si peu. Depuis le début de ce mandat, ne cesse de s'accroitre une fracture entre cette équipe et les Toulousains qui ont voté pour eux, très divers, souvent modérés. Cette équipe n'est décidément pas à l'image des Toulousains dans leur ensemble.

Au fond, les affiches de ce concert coco - entendez COmmunal - COmmuniste ne seraient-elles pas l'expression du rêve que caressent Pierre Cohen et son équipe ? Celui de faire de Toulouse leur petit Cuba à eux. Celui où ils imposeraient projet après projet leur idéologie éculée.

Est-ce là la tonalité d'un second mandat plus "décomplexé" s'ils étaient réélus ?

 

Emilion ESNAULT
Responsable de la communication - Toulouse Avenir

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Publié par Pascale Binet - dans Toulouse
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 05:48
soutien-scolaire-01.jpgCher(e) Ami(e),
 
Un parti, au delà de son projet politique, se doit de proposer aussi des actions de solidarité auprès de nos concitoyens : le soutien scolaire, l'emploi, l'aide aux victimes, l'accompagnement des créateurs d'entreprise.
C'est le sens de la « révolution civique » voulue par JF Copé en ouvrant nos permanences pour en faire un lieu de partage, d'entraide, de solidarité.
 
La Fédération UMP de Haute-Garonne se propose de mettre en place à compter du mois de mai un service civique de soutien scolaire.
 
Les permanences de soutien scolaire se tiendront chaque samedi de 10h à 12h et de 14h à 16h au siège de la Fédération UMP 31 (6, Rue Gabriel Péri)
 
Riche de plus de 5 000 adhérents à jour de cotisation, la Fédération souhaite développer ce service grâce à vous.
 
De l’apprentissage de la lecture, en passant par la préparation aux examens, nous souhaitons proposer une aide personnalisée aux enfants et adolescents.
 
Nous sollicitons en priorité les enseignants en activité ou retraités, les étudiants, mais aussi tous ceux qui pourraient  consacrer bénévolement une ou plusieurs heures de leur temps au service des plus jeunes pour une simple aide aux devoirs.
Une première réunion sous la responsabilité des enseignants définira les méthodes.
 
Ce service c’est aussi pour vous que nous le mettons en place. Si vous souhaitez que votre enfant, un voisin ou une connaissance puisse bénéficier de ce service d’aide aux devoirs, n’hésitez pas à nous le faire savoir.
 
Que vous souhaitiez devenir bénévole ou que vous souhaitiez faire bénéficier de ce service à un jeune de votre entourage, nous vous invitons à nous contacter à l’adresse mail suivante : soutienscolaire@ump-31.fr  
Nous vous tiendrons au courant dès que le service sera opérationnel.
 
Nous comptons sur votre mobilisation.
 
Bien amicalement à vous.
Laurence ARRIBAGE
Secrétaire départementale
 
Jean Luc MOUDENC
Président du comité départemental
Député de la Haute-Garonne
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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 05:43

michel-hiriart.jpgIl est maire de Biriatou (UMP) président de l’agglomération Sud Pays basque.

« Sud Ouest » : Qu’est-ce qui vous a marqué dans l’actualité des dernières semaines ?

Michel Hiriart. L’affaire Cahuzac, qui, en tant qu’élu, me procure un certain dégoût. Je ne comprends pas comment quelqu’un peut accepter une mission en totale contradiction avec sa situation personnelle, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une mission ministérielle. J’ai aussi du mal à croire que ceux qui ont mis M. Cahuzac à ce poste ignoraient sa situation et je trouve consternant l’amalgame qui est fait en direction des élus sur l’air du « tous pourris ». Alors même que des dizaines de milliers d’élus assurent leur fonction dans la plus totale honnêteté au service de leurs concitoyens.

Que pensez-vous du débat sur le mariage pour tous ?

Je suis totalement favorable à ce qu’il fallait régulariser la situation des homosexuels, ce que le PACS ne faisait pas totalement. Mais fallait-il pour autant appeler cela mariage ? Pour ma part je réponds non. D’autre part, fallait-il aussi en cette période d’énormes difficultés en termes économique et d’emplois diviser à ce point les Français alors même qu’il conviendrait de les rassembler pour un sursaut national dont nous avons tant besoin ? Mémé si la rue ne doit pas gouverner, il est anormal de si peu en tenir compte et ce n’est pas en opposant les Français les uns contre les autres que l’on résoudra les problèmes actuels.

On sait que vous êtes un opposant à la LGV. Les différents rapports qui fleurissent vous confortent-ils dans votre opposition ?

Notre opposition à la LGV porte essentiellement sur le fait qu’il existe une ligne largement sous-utilisée et qu’il convient d’abord de l’améliorer avant d’aller créer une nouvelle ligne. Alors que l’on sait qu’elle serait également sous-utilisée et qu’elle n’apporterait rien au territoire. Ces rapports nous confortent donc et vont dans le sens de ce que nous préconisons depuis l’origine. Il est étonnant de voir fleurir ces rapports alors que la commission 21, mise en place par le gouvernement pour hiérarchiser les grands projets, ne rendra ses conclusions que fin juin.

Que pensez-vous de la judiciarisation de la vie publique, à l’image de ce qui arrive au maire de sauvagnon ?

C’est un vrai problème. Aujourd’hui, pour tout et pour rien, des recours sont engagés contre les élus qui font leur travail au mieux, dans un contexte de règlements divers et complexes. Cette américanisation de la vie publique commence à lasser les élus. Il est normal que chaque citoyen puisse défendre ses positions, mais cela ne mérite pas un tel tapage juridique, car les gens sont le plus souvent déboutés.

Le Sud Ouest

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Publié par Pascale Binet - dans France
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 10:36

stephane-Baumont.jpgIl y a bien sûr, dans une actualité marquée par le choc et la violence des émotions, les « terroristes » américains d’origine tchétchène dans l’attentat de Boston ; la libération des otages français, la famille Moulin-Fournier ; la manifestation contre le mariage pour tous et l’accélération du calendrier parlementaire avec l’irruption inattendue de groupuscules violents ; mais il y a aussi, véritable événement politique, l’établissement d’un nouveau record absolu de l’impopularité sous la V° République : 74 % des Français mécontents de leur Président et seulement 25 % de satisfaits. Les raisons : l’affaire Cahuzac, multiplicateur des angoisses sociales et des défauts prêtés au Président (lenteur de réaction, « mollesse », manque d’autorité, mauvaise communication de crise), remise en cause du personnage qui réagit plus avec les réflexes d’ancien Secrétaire du PS qu’avec ceux d’un Président gaullo-mitterrandien de la V° République (comment vouloir en faire une République « normale » alors que fondamentalement, constitutionnellement et politiquement elle ne l’a jamais été). Ambiance de plus en plus délétère qui peut déboucher pour les uns sur une explosion (la une du Point n’hésite pas à titrer « Sommes-nous en 1789 ? ») parce que selon l’historien Patrice Gueniffey, « nous sommes en 1788 avec le cumul de plusieurs crises : la monnaie – un euro trop fort- une dette publique exorbitante, une crise économique depuis 2008, une crise politique, voire des institutions … Le drame c’est quand un système fort est occupé par un homme faible. Ce fut le cas avec Louis XVI. C’est le cas aujourd’hui, Hollande se trouve un peu dans la situation de Louis XVI en 1789 ».

On remarquera d’ailleurs que ce genre de comparaisons revient de manière récurrente (R-G Schwartzenberg en avait fait l’objet de son ouvrage intitulé « La malfrance » il y a quatre ans ») mais que l’ensemble ou presque des analystes soulignent notamment que « le problème aujourd’hui est qu’il y a trop de lignes politiques qui coexistent. Ce qu’il faut préciser c’est la ligne ». (Bastien François) ; que « l’hystérie médiatique a déclenché l’hystérie politique… et ce qui nous menace n’est pas l’explosion mais l’implosion, le chaos, l’impuissance complète du politique, la paralysie » (Marcel Gauchet) ; que « François Hollande n’a pas trouvé son rythme de combat, on ne sait toujours pas quel est le disque dur de la gauche » (Daniel Cohn-Bendit). Autant de points de vue qui démontrent les raisons profondes de l’impopularité et de l’absence d’endossement du costume institutionnel et politique de la V° République. Comment le Président va-t-il maintenant réagir, comment va-t-il mettre fin au flou de sa politique, comment peut-il éviter de s’aligner sur Sarkozy en utilisant les armes du vote bloqué, du temps programmé et des procédures accélérées ? Est-il en mesure de présenter la grande réforme fiscale prévue, de donner corps à son vœu de république contractuelle quand il se met à dos les élus de son propre parti, comment sortir de cette ambiance de vide politique et de tsunami d’impopularité parce que les réformes de société n’améliorent pas le climat politique ? Autant de questions auxquelles les réponses données permettront de savoir si le premier des gouvernants ira au bout d’un quinquennat qui lui échappe des mains pour le moment. Si le Président Hollande ne peut en finir avec les plaies historiques du socialisme français, « s’il en est incapable, la synthèse du sarkozysme médiatique et du hollandisme politique risque de faire très mal » (Marcel Gauchet) et de conduire aux conséquences générées par l’hystérie politique et l’hystérie médiatique : décidément « 1789 et 2013 pourraient avoir un air de famille » (Patrice Gueniffey).

 

Stéphane Baumont

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Publié par Pascale Binet
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 10:26

laurent-dubois.jpgLaurent Dubois, choniqueur de Voix du Midi Toulouse et France 3 Midi-Pyrénées, aborde l’impopularité du chef de l’Etat.

François Hollande souffle sa première bougie. Le septième président de la Ve République vient de passer douze mois à l’Élysée.

Cet anniversaire sent la poudre. La majorité s’agite. Des anciens alliés, compagnons de route en 2012, basculent dans l’opposition. La rue, entre les mains d’activistes, est en ébullition. Un scandale, digne d’un roman de Balzac, secoue la République et un très mauvais sondage finit de verser une dernière goutte de poison sur le « gâteau ». Loin d’être un hymne à la joie, « l’an I de François Hollande » a un air de requiem.

Il reste quatre ans de mandat. Mais le chef de l’État semble déjà « mort et enterré ». Des commentateurs colportent ce jugement définitif. Ils ont peut-être raison. Le crédit de François Hollande est fortement entamé. L’horizon économique est bouché. Aucune fontaine de jouvence ne semble accessible. Les prochaines semaines apparaissent comme un linceul. Un linceul prêt à enrober le « corps politique », prématurément usé, de François Hollande.

Et pourtant. Dans son malheur, le locataire de l’Élysée a une chance. François Hollande a encore du temps devant lui. Sa descente aux enfers est rapide et spectaculaire. En quelques mois, François Hollande a battu tous les records d’impopularité.

Néanmoins, dans cette valse infernale des chiffres, c’est le tempo le plus important. Dans l’absolu, François Hollande peut redécoller. En politique, à la différence de l’aéronautique, les envols peuvent succéder aux crashs. François Mitterrand et Jacques Chirac sont des exemples « vivants » de ces pirouettes.

François Hollande ne pourra pas profiter d’une cohabitation pour remettre les compteurs à zéro. Cependant, le temps est souvent un allié. Il émousse les mémoires et apaise les tensions.

À cela s’ajoute un sport national. Les Français aiment aimer ceux qu’ils ont adoré détester. La renaissance « sondagière » de Nicolas Sarkozy est l’illustration la plus récente de cette schizophrénie hexagonale.

Pourquoi François Hollande n’en profiterait-il pas ? L’allergie à l’ancien président était viscérale. François Hollande suscite sarcasmes et rejet. Mais il ne déchaîne pas la hargne et la haine. En dehors d’une frange de la droite et d’une gauche extrême, il brille surtout par sa « pâleur ». L’opinion publique lui jette, au visage, des reproches. Elle lui tourne ostensiblement le dos. Mais elle ne verse pas dans une pulsion de « lapidation ».

En fait, le divorce n’est pas affaire de personne. Cette différence avec Nicolas Sarkozy est une source de consolation pour François Hollande. Dans la rue, des passants l’interpellent durement sur sa politique. Mais il n’a pas besoin du GIGN pour se rendre dans un village.

Cette « normalité » est toutefois faussement « sécurisante ». François Hollande se heurte à un danger bien plus redoutable. Ce sont ses choix économiques, ses orientations gouvernementales qui déchaînent les rancœurs. Aucun cordon de CRS, aucun bouclier en kevlar ne pourra le protéger contre les piques suscitées par la hausse des impôts.

Dans un autre contexte, avec une croissance à deux chiffres et un chômage sous la barre des sept points, François Hollande susciterait l’adhésion. Il y aurait toujours des débats vifs sur « le mariage pour tous » ou la réforme du marché du travail.

Néanmoins, cette contestation resterait à la marge. Les sympathisants PS soutiendraient leur « champion » et Jean-Luc Mélenchon devrait faire des efforts d’imagination pour affûter sa « guillotine » rhétorique.

Or, actuellement, c’est le contraire qui se passe. Le peuple socialiste quitte le radeau et le Front de Gauche est une « méduse urticante » portée par un climat chaud. La crise de François Hollande est celle d’un François Hollande en crise, aux prises avec la crise.

 Laurent Dubois
Chroniqueur Voix du Midi
et de l’émission La Voix est Libre
sur France 3 Midi-Pyrénées,
tous les samedis à 11h30

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Publié par Pascale Binet - dans France
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 10:16

arribage-04.pngElle apparaît en majesté mousquetaire au service de la reine politique, alerte un pour tous, tous pour une seule liste aux municipales 2014. Laurence Arribagé, secrétaire générale de l’UMP 31, est prête à réattaquer sabre au clair, surtout après une victoire à l’énergie promise défaite inexorable aux dernières législatives, en suppléante tout-terrain de Jean-Luc Moudenc. On la sent capable de chausser les rangers de la bagarreuse dans les règles de l’art,  d’abandonner son glamour d’évidence car elle sait que cela ne suffit pas, ou plus pour certaines, pour faire pencher dans son camp la balance des votes. La jeune dame brune sait qu’il lui faudra souffler le chaud et l’effroi pour que la droite s’écrive à nouveau en lettres Capitole. Et que pour ne pas se contenter des braises et retrouver le feu sacré, les conditions capitales sont à suivre à la lettre: « Une équipe unie autour de Jean-Luc Moudenc, avec beaucoup de personnes issues de la société civile immergées  dans les problèmes de la cité, une liste renouvelée avec un projet municipal pour les Toulousains à l’écoute des préoccupations des Toulousains. »  Autrement dit, avec plus de pertinence, une liste en charge de ne plus faire accepter la ménopause des dogmes à une ville épuisée et en quête de renaissance.

Vous voilà aujourd’hui à 40 ans passés un des personnages centraux de la vie politique toulousaine et au-delà même, comment êtes-vous entrée dans ce monde?

Mon grand-père était passionné de politique, et gamine, je ne cessais de poser des questions sur ce sujet, sans vraiment en connaître toutes les subtilités. Mais le débat politique et le spectacle politique me séduisaient. Les émissions comme « L’heure de vérité » étaient des rendez-vous. J’aimais la contradiction, et j’aimais aussi écouter Raymond Barre.

Après Sciences-Po, vous faites un stage avec quelqu’un qui vous conduira vers la vraie vie politique, n’est-ce pas?

C’est vrai, je l’ai réalisé à Bercy au ministère de l’Economie et des Finances avec un ministre nommé Nicolas Sarkozy. Je débutais à 6 heures du matin. C’est vrai que cela m’a mis le pied à l’étrier sans pour autant que je m’engage alors en politique. J’ai ensuite toujours travaillé avec les collectivités locales, au service presse du Conseil Régional sous Marc Censi, puis avec Jean-Louis Chauzy. Pendant ces missions, je m’imprégnais de politique.

Vous épousez vraiment la cause politique avec Jean-Luc Moudenc.

Tout à fait, quand mon époux Dominique rentre de Rennes pour revenir au TFC, en 2004-2005, j’ai le désir de rencontrer Jean-Luc Moudenc et je me dis que ce serait bien de participer à la campagne municipale de 2008. Ce fut une belle aventure, un plaisir, même si on connaît le résultat final. Ensuite, je rentre à L’UMP pour accompagner Christine de Veyrac pour les Européennes. Et là, je commence peu à peu à jouer mon rôle de simple militant. En 2010, Brigitte Barèges décide de mettre un coup de jeune pour les régionales et me nomme n°3 sur sa liste. Et depuis un an et demi, je suis secrétaire générale de l’UMP 31, nommée par Jean-François  Copé. Pour moi, le plus beau aujourd’hui demeure les dernières législatives de 2012. Je suis suppléante de Jean-Luc Moudenc. On se bat sur un terrain où François Hollande avait fait 3500 voix de plus que Nicolas Sarkozy. On nous annonce battus, et après une campagne de terrain de tous les moments, on inverse la tendance.

Optimiste alors pour les municipales de 2014, et ce, malgré un dernier sondage défavorable?

Partons du postulat que depuis un an, ici à Toulouse, la gauche a 14 points d’avance, qu’il y a une sociologie de gauche ici. Mais, n’en restons pas sur ce constat. Attendez que les gens voient leur feuille d’impôt, se rendent compte de l’état de la ville, et attendez que nous rentrions en campagne, et on verra alors comment les choses évolueront.

« JEAN-LUC, C’EST JEAN-LUC MOUDENC EN UNE SEULE ENTITE FORTE »

Vous défendez Jean-Luc Moudenc, tête de liste d’une liste unique. Il plaide contre lui son manque de charisme. Votre sentiment?

Jean-Luc qui manque d’une forme d’autorité, c’était il y a longtemps. Moi, j’ai vu un homme inverser une tendance, convaincre la population. Jean-Luc Moudenc, je le connais, il est bien plus punchy qu’il ne paraît. Ses discours sont plus courts, plus pertinents, plus réceptifs. Jean-Luc, ce n’est pas seulement un homme de dossiers, c’est un leader qui dit ce qu’il fait et qui fait ce qu’il dit. Jean-Luc, ce n’est plus une part de Dominique Baudis, une part de Philippe Douste-Blazy, c’est Jean-Luc Moudenc en une seule entité forte. Il est bien plus killer qu’il n’était, tout en étant d’une grande tolérance.

Vous défendez la liste unique avec quel mode de choix?

S’il n’y a pas de liste unique au premier tour, il n’y aura pas de fusion au second, et alors la gauche gardera la mairie. Au sein de l’UMP, en tant que secrétaire, je dois désigner les candidats. Nous allons opter pour un processus démocratique, ce sont les adhérents de l’UMP qui désigneront les candidats. La tête de liste, à savoir Jean-Luc Moudenc, doit être officialisée en avril-mai, et toute la liste avant l’été, afin de rentrer en septembre en campagne.

Quels seront les axes forts de cette campagne, après l’analyse de la politique actuelle?

Le projet n’est pas encoré défini, mais la sécurité sera un des axes forts. En parler, cela ne veut pas dire le tout  sécuritaire, mais ne pas en parler, ce sera faire le jeu du FN, car Toulouse est aujourd’hui une ville insécure.  L’urbanisme et les transports seront aussi des points forts.

« QUE LA MUNICIPALITE ACTUELLE SORTE DE SA TOUR D’IVOIRE »

Sur quels points critiquez-vous justement la municipalité actuelle?

Tout d’abord qu’elle sorte de sa tour d’ivoire. Quand j’entends le maire qui parle de ville propre, elle n’a jamais été aussi sale. Cette municipalité est la reine des chantiers avec des effets de communication, mais sans résultat. Quand je vois les grands panneaux « la ville avance à pas de géants », c’est juste mentir et se moquer du monde. En tant que citoyenne, je me sens vraiment moins bien qu’avant dans ma ville, et je ne suis pas la seule, même des gens qui votent à gauche ne cessent de le dire.

Pour reconquérir le Capitole en 2014, quelle est alors la recette?

Se rassembler derrière Jean-Luc Moudenc avec une liste unie et renouvelée, avec des gens de la société civile immergées dans les vrais problèmes de la cité et établir un projet municipal cohérent pour les Toulousains à l’écoute des préoccupations des Toulousains.

Propos recueillis par Laurent Conreur

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 06:04

TGV_1361.jpgLe président socialiste de Midi-Pyrénées Martin Malvy a prévenu que la région ne se satisferait pas d'un TGV "au rabais" et a refusé qu'une liaison intermédiaire entre TGV et TER se substitue à la réalisation d'une ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse. M. Malvy réagissait à l'une des préconisations soumises lundi au gouvernement par l'ancien ministre Jean-Louis Bianco en vue d'une réforme du système ferroviaire français: développer une offre alternative entre TGV et TER, avec des trains roulant à 200-220 km/h.

Selon M. Bianco, cela offrirait une solution plus abordable aux métropoles et aux régions "sans attendre 20 ou 30 ans".
Cela ne signifie pas un renoncement définitif à de nouvelles lignes TGV, assure-t-il.

 Une telle offre entre Bordeaux et Toulouse "n'est pas envisageable", a dit M. Malvy dans un communiqué, "Midi-Pyrénées ne peut pas se satisfaire d'un TGV au rabais que je récuse sans appel".
Cette possibilité a déjà été étudiée, dit-il, "le résultat était sans appel: de 1,5 milliard d'euros à 4 milliards d'euros de dépenses pour un gain de temps marginal (...) Cette solution laisserait Toulouse à quatre heures de Paris, donc toujours au-dessus du seuil de 3 heures, ne permettant pas la compétition avec l'avion et relançant ainsi la question d'un second aéroport" dans la région toulousaine 

Si la LGV Bordeaux-Toulouse est remise en cause, Midi-Pyrénées se retirera immédiatement du financement de Tours-Bordeaux et demandera à être remboursée, a-t-il prévenu.
M. Malvy rappelle constamment que les collectivités de Midi-Pyrénées n'ont accepté de participer au financement de la LGV Tours-Bordeaux (qui prolonge Paris-Tours et dont les travaux ont commencé) que pour que la ligne soit ensuite prolongée vers Toulouse.

Les préconisations de M. Bianco sont un signal d'alarme supplémentaire pour M. Malvy et les nombreux défenseurs de l'arrivée du TGV à Toulouse, quatrième ville de France. Ceux-ci attendent avec impatience le rapport d'une commission chargée par le ministère des Transports de se pencher sur le bien-fondé et l'urgence d'un ensemble de liaisons ferroviaires, routières et fluviales que le précédent gouvernement voulait voir réaliser mais que l'actuel exécutif dit impossibles à toutes financer. Ce rapport sera remis en juin, dit-on aux Transports.

Avant cette remise à plat, les travaux de Bordeaux-Toulouse étaient censés commencer en 2017 pour une mise en service vers 2020. 
Toulouse est à cinq heures vingt de Paris par le train aujourd'hui.

Vidéo : le reportage d'Eric Coorevits

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 05:31

TGV 150Le rapport Bianco sur la réforme du système ferroviaire menace indirectement la LGV Toulouse-Paris. La réponse de la faisabilité du projet sera donnée fin juin 2013.

Menaces sur la LGV. Dans un rapport sur la réforme du système ferroviaire remis ce lundi à Jean-Marc Ayrault, l'ancien ministre Jean-Louis Bianco préconise notamment une offre alternative entre TGV et TER, avec des trains roulant à 200 km/h offrant une solution plus abordable aux métropoles et aux régions "sans attendre 20 ou 30 ans".

Le calendrier de l'arrivée du TGV mettant Toulouse à 3 heures de Paris, avec un début des travaux en 2017 et une mise en service en 2020, pourrait donc être remis en cause. Un scénario que n'accepte pas par Martin Malvy président de Midi-Pyrénées. Il a déclaré que la région ne se satisferait pas d'un TGV "au rabais". D'autant que, selon l'élu, cette possibilité a déjà été étudiée. "Le résultat est sans appel : de 1,5 milliard à 4 milliards d'euros de dépenses  pour un gain de temps marginal. Cette solution laisserait Toulouse à quatre heures de Paris, donc toujours au-dessus du seuil de trois heures ne permettant pas la compétition avec l'avion et relançant ainsi la question d'un second aéroport."

Midi-Pyrénées fixé fin juin 2013

Les Toulousains en sauront plus fin juin 2013. Une commission doit publier un rapport sur le bien-fondé et l'urgence de l'ensemble des liaisons ferroviaires, routières et fluviales que le précédent gouvernement voulait réaliser. L'actuel exécutif affirme qu'il est impossible de financer l'ensemble de ces projets. En Midi-Pyrénées, l'autoroute Castres-Toulouse se trouve aussi sur la sellette.

Métro

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 06:48

TGV_1360.jpgL’association reste convaincue que la LGV ne se fera pas. Les élus ne doivent pas perdre de temps selon elle.

Ils tirent la sonnette d’alarme et souhaitent que les choses s’accélèrent : Raymond Girardi et Bernard Faucon-Lambert, coprésidents de l’association pour le réaménagement de la voie ferroviaire existante Bordeaux-Toulouse, ALTernative LGV, appellent les élus de la région à se mettre ensemble autour de la table pour sérieusement envisager leur alternative. Car pour l’association : « La LGV Bordeaux-Toulouse ne se fera pas, alors ne perdons pas de temps dans des fantasmes d’élus qui ne verront pas le jour. »

Les deux coprésidents visent Alain Rousset et Martin Malvy, président respectivement du Conseil régional d’Aquitaine et du Conseil régional de Midi-Pyrénées et militants convaincus (et convaincants ?) de la nécessité de la LGV Bordeaux-Toulouse. « Or, cette ligne n’a plus de crédibilité ne serait-ce tout d’abord que par rapport à son coût quand les caisses de l’État sont vides. Mais aussi d’un point de vue technique : il semblerait que la commission Mobilité 21 en charge de la hiérarchisation des projets nationaux d’infrastructures ait dans l’idée de dissocier le projet GPSO. Si c’est le cas, elle pourrait retarder la LGV Bordeaux-Hendaye. Or, si elle le fait, elle ne pourra pas réaliser la LGV Bordeaux-Toulouse, car les deux lignes partageaient un tronc commun (Bordeaux-Captieux) qui n’aurait plus lieu d’être. Il faudrait alors reprendre le projet à zéro. Refaire des études, etc. Impossible. Donc si la commission, qui doit rendre sa copie en juin, enterre Bordeaux-Hendaye, ce sera tout le projet GPSO qui sera abandonné ou reporté. »

« Refondation de l’existant »

D’où l’idée de ne pas perdre de temps pour ALTernative LGV. « Il faut se pencher maintenant sur la refondation de l’existant. Au moment où la transparence est en jeu, il ne faut pas faire croire à des choses irréalisables. Chaque euro dépensé dans la LGV virtuelle proposée est de l’argent gelé. Car le risque est que notre alternative ne soit pas envisagée alors que la LGV sera tombée aux oubliettes. Et là, il faudra que MM. Rousset et Malvy prennent bien conscience du désastre auquel nous aura conduit leur entêtement. »

Le Sud Ouest

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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