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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 12:04

TGV_457.jpgLe fait marquant de l'actualité urruñarde au cours de l'année 2010 aura été sans contexte la forte opposition au projet LGV, projet qui engendrerait une saignée catastrophique sur des zones très urbanisées ainsi que sur des exploitations agricoles déjà bien amputées par la 3e voie de l'A 64, la ligne à haute tension ou le gazoduc rien que ça.

Tout au long de l'année, plusieurs actions menées pour la plupart par l'association Nivelle Bidasoa ont été mises en place, la plus significative étant sûrement celle du mois de janvier à Hendaye : plus de 15 000 personnes dont 5 bus partis d'Urrugne, 70 tracteurs, élus et associations main dans la main pour s'opposer à l'avancement du projet prévu par RFF.

La solidarité des populations

Des actions qui ont confirmé la solidarité de la population comme lors des élections régionales où, là aussi, 15 000 personnes ont voté non lors du référendum LGV organisé dans 9 communes touchées par le tracé, les conclusions à la même période de l'étude de la médiatrice Marie-Line Meaux : 30 % du tracé enfoui, prise en compte du bruit, 60 maisons touchées étant accueillies avec un large scepticisme par les élus et les associations. Nouvelle mobilisation au mois de juillet où, à la demande de RFF, la Chambre d'agriculture est mandatée pour recenser le patrimoine agricole touché par le tracé LGV, plusieurs tracteurs prennent possession du bourg et une délégation d'agriculteurs s'invite à la mairie pour montrer encore une fois son opposition.

Mais la machine infernale poursuit sa route et suit son planning en commençant en fin d'année sa campagne de sondages géotechniques des terrains exposés (prévus sur une durée de 6 mois) mais, là aussi, Fondasol est obligé de rebrousser chemin face au rassemblement organisé par Nivelle-Bidassoa qui, conforté par une nouvelle manifestation qui fait regrouper 130 tracteurs et 15 500 personnes à Bayonne début décembre, dénonce le côté non légal de ces sondages. « Le combat continue » tel est le slogan des anti- LGV soutenus par les élus qui s'opposent à des projets de financement à la communauté des communes où engagent par le biais de la municipalité un recours en annulation contre l'arrêté du préfet du 26 octobre et la mise à l'étude du projet de travaux publics de la LGV. 2010 s'achève, 2011 devrait être l'année du verdict.

Le Sud Ouest du 311210
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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 11:33

Le TGV Paris-Figuères à la peine
La panne d'un TGV reliant Paris à Figueras, incapable de franchir une montée, près de Mâcon (Saône-et-Loire) a provoqué hier matin des retards d'environ une heure sur le trafic ferroviaire entre Paris et Lyon. Le TGV 6203 s'est d'abord retrouvé arrêté vers 9 h à l'approche d'une   « rampe très raide », à cause d'un   « problème de motorisation » l'empêchant de franchir cette montée, a précisé la SNCF. Le train est ensuite reparti après une immobilisation de près de deux heures en ayant été raccroché au

train suivant qui devait le pousser jusqu'à Lyon.

  LGV : l'idée de Thierry Mariani
Dernièrement sur France Inter Thierry Mariani, secrétaire d'État aux Transports, a envisagé   « un recours à un financement européen pour la liaison Gênes/Barcelone pour assurer le montage financier de la LGV côté PACA ». Il a même annoncé qu'il allait rencontrer en janvier ses homologues italiens et espagnols dans le cadre de l'Euroméditerranée. Ne serait-ce pas l'occasion rêvée pour relever le défi de ce véritable serpent de mer régional qu'est la LGV vers l'Espagne ? Lors d'un sommet sur la LGV qui s'était tenu à Narbonne, un représentant de la Commission européenne avait évoqué l'urgence de réaliser le   « chaînon manquant » et la possibilité d'obtenir un financement européen en inscrivant la liaison Montpellier/Perpignan dans un dossier transfrontalier. Cela a-t-il été fait ?

L'indépendant du 311210

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 11:00

TGV_456.jpgPetit coup d'œil dans le rétro à l'heure où sonnent les dernières heures de l'année. Un retour sur une année assombrie par la crise mais où apparaissent des lueurs d'espoir de reprise économique. Voici ce que nous avons retenu de 2010.

Il y a eu les Molex, les Conti, les milliers de gens dans la rue pour défendre les retraites et l'emploi ; il y a eu la douleur des familles dans un cortège de drames auxquels cette année n'a malheureusement pas échappé.

En 2010, on a vécu aussi cette météo démontée de février, ce vent extrême qui a tout balayé, et ce froid intense de décembre où ont été battus des records… Mais tout n'est pas « outre-noir », comme les œuvres de Soulages qui seront bientôt exposées dans sa ville natale de Rodez.

Cette année écoulée affiche heureusement de vrais signes de reprise. Seuil symbolique, Airbus a livré cette année plus de cinq cents appareils à ses clients. 2010 a vu enfin l'avion militaire européen A 400M sorti d'affaire financièrement.

On n'osait plus l'espérer. Midi-Pyrénées a confirmé sa présence dans les hautes instances scientifiques. Voilà quelques jours, le cardiologue toulousain Alain Carpentier a été élu à la tête de la prestigieuse Académie des sciences où on retrouve une dizaine de scientifiques issus du creuset régional.

Et puis, voilà Albi avec Sainte-Cécile qui rejoint le classement mondial de l'Unesco, après le Canal du Midi, Carcassonne… Et dans ce patrimoine déjà riche, voilà qu'est entrée la gastronomie française. C'est l'occasion de rappeler, qu'en 2010, nous avons gagné un nouveau chef triplement étoilé pour défendre notre cuisine de terroir. C'est Gilles Goujoun, dans l'Aude.


Le chiffre : 3,6

millions > d'habitants. Début décembre, on apprenait par l'Insee que la population régionale augmenterait de 27,9 %, d'ici 2040. Une évolution démographique qui confirme l'attractivité que continuent d'exercer Midi-Pyrénées et le Grand Sud en général.


1 - Gilles Goujon trois étoiles

En ce jour de réveillon, c'est un parcours atypique qui valait d'être rappelé. Cette année, Gilles Goujon a rejoint le cercle très fermé des vingt-six restos du guide Michelin classés trois étoiles. Le chef de l'Auberge du Vieux Puits porte haut les couleurs de Fontjoncouse (11), un petit village des Corbières qui aurait pu perdre son unique auberge si le maire ne s'était battu pour la conserver et trouver un nouveau propriétaire. Et ce fut Gilles Goujon, pur produit de l'apprentissage, qui a appris le métier au centre de formation des apprentis de Béziers avant d'entamer un parcours hors normes.

En 1996, il remporte le concours de Meilleur ouvrier de France. Un an plus tard, il est bien noté par le Gault et Millau, gagne une étoile sur le Bottin Gourmand, puis au Guide Michelin. Voilà tout juste dix ans, il conquiert sa deuxième étoile jusqu'à sa consécration cette année. On pouvait s'en douter dans ce coin reculé de l'Aude, Philippe Goujon privilégie une cuisine de terroir basée sur des produits authentiques avec les indispensables gibiers de saison.


2 - De la future LGV au tramway

Le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) qui mettra Bordeaux à une heure de Toulouse et Toulouse à 3 h 10 de Paris a connu en 2010 une avancée conforme au calendrier. Il faut encore mettre à grande vitesse le tronçon Tours-Bordeaux dont la réalisation a été confiée à Vinci, mais aussi concevoir entièrement la nouvelle LGV entre Bordeaux et Toulouse pour espérer enfin une liaison à grande vitesse à l'horizon 2018/2020. En avril, Réseau Ferré de France a tranché pour ce qui concerne un des points les plus délicats du dossier : le tronçon Montauban-Toulouse.

Sur les quatre fuseaux (couloir de 1000 mètres) mis en balance, c'est finalement le fuseau « D », celui situé le plus à l'est, qui finit par l'emporter. Très remontée, l'association USV (Union pour la sauvegarde des villages) en appelle au ministre Jean-Louis Borloo pour exiger un complément d'étude. 2011 sera encore une année de concertation avant que soit défini le tracé définitif.

Le 15 décembre, à 12h24, le premier TGV transfrontalier relie Perpignan à Figueras pour deux allers et retours par jour. Est mise officiellement en service une liaison à grande vitesse de 44,4 km qui a nécessité le percement d'un tunnel de 8,3 km sous le col du Perthus. Le tout pour un investissement global de 952 millions d'euros. Il faudra attendre 2013 pour rallier Barcelone sans changer de train.

Quittons le rail pour la route, ou plutôt l'autoroute. Le 14 décembre, on inaugure

l'A 65. Un long ruban de 150 kilomètres qui viennent s'ajouter aux 11 000 kilomètres d'autoroutes déjà existantes en France. Une réalisation de 1,5 milliard d'euros. Mais les droits de péage (17 €) se révèlent parmi les plus élevés de France.

Toulouse a enfin son

tramway

après de sacrés retards à l'allumage dus à une longue grève. Les traminots sont en conflit ouvert avec la direction de Tisséo qui refuse de leur accorder une prime de 86 euros. Du coup, l'inauguration de la première ligne qui relie les Arènes à Aéroconstellation prévue le 27 novembre ne peut avoir lieu.


4 - Albi, joyau de l'humanité

Ce samedi 31 juillet, Albi a la tête dans les étoiles. La ferveur et la fierté des Albigeois sont immenses. La Cité épiscopale d'Albi, qui rassemble la cathédrale Sainte-Cécile, le Palais de la Berbie, le Pont vieux et plusieurs édifices classés monuments historiques, vient de faire son entrée dans la liste du Patrimoine mondial de l'humanité. Après la cité de Carcassonne, Gavarnie, le Canal du Midi, Conques et les chemins de Compostelle, Saint-Emilion et le Port de la Lune à Bordeaux ainsi que les forteresses Vauban, la « cité rouge » vient ainsi de s'élever au rang des villes d'art de renommée mondiale.


5 - Première pierre pour Soulages

Le peintre de « l'outre-noir », Pierre Soulages, était le 20 octobre dernier à Rodez, sa ville natale, pour poser la première pierre du musée qui portera son nom sur l'esplanade du Foirail et qui doit ouvrir ses portes en 2012. « Il y a Paris, Sète mais votre véritable maison est ici », lançait à cette occasion le maire Christian Teyssèdre. « C'est un lieu de souvenirs. Cette fenêtre, c'est celle de la chambre où est mort mon père lorsque j'avais 5 ans. J'ai vécu ici pendant vingt ans avec ma mère. ça m'impressionne, ça m'émeut mais je pense aux oubliés », déclarait l'artiste après avoir dévoilé la plaque de marbre apposée sur la façade de la maison où il vit le jour.


6 - Pyrénées : 100 ans de Tour

19 et 21 juillet 1910 : le Tour de France a rendez-vous avec la légende avec deux étapes désormais mythiques de Perpignan à Bayonne et une première au Tourmalet... Juillet 2010 : le centenaire du Tour dans les Pyrénées a été célébré en beauté avec une étape décisive pour Contador, futur vainqueur de l'édition, et en mémoire des Lapize et Faber, les Hinault (photo), Indurain ou Kelly sont partis du centre Fignon, à Bagnères et ont gravi le Tourmalet pour saluer son Géant. Laurent Fignon, autre géant dont la disparition endeuillera l'été : le champion s'éteint le 31 août.


7 - Jacques Viguier acquitté

L'affaire Viguier. Le procès en appel de Jacques Viguier a particulièrement marqué l'année judiciaire dans le Grand Sud. Le professeur de droit toulousain, était rejugé au mois de mars à Albi, pour le meurtre de sa femme, Suzanne, disparue en février 2000 et dont le corps n'a jamais été retrouvé. Le procès a été marqué notamment par la mise en garde à vue d'Olivier Durandet, l'amant de Suzanne, pour « subornation de témoin », et par le soutien indéfectible des enfants de l'accusé à leur père. Au terme du procès, il a finalement été acquitté.

La tragédie d'Auvillar. Quatre membres d'une même famille, père, mère, fille et fils, emportés par la Garonne. C'est le bilan de la tragédie qui a marqué la commune d'Auvillar (Tarn-et-Garonne) le 11 juillet. Un funeste après-midi de canicule au cours duquel les Garrigou-Grandchamp, une famille très estimée dans la cité de la faïence et de la batellerie, avaient décidé de se baigner dans les eaux du fleuve pour se rafraîchir. Une habitude prise de longue date qui a, ce jour-là, viré au drame lorsque le père, Guillaume, 37 ans, a perdu pied à proximité de la frêle embarcation, un canoë une place, où se trouvaient ses deux enfants : Manon, 7 ans, et Grégoire, 4 ans. Désespérée devant la scène d'horreur qui se jouait sous ses yeux, la maman, Marlène, 35 ans, enceinte, a tenté de se jeter à l'eau pour sauver les siens, au péril de sa vie qu'elle allait perdre à son tour.

Le gourou condamné pour viols. Robert Le Dinh, gourou d'une communauté spirituelle que d'anciennes adeptes, y compris des mineures, accusent de viols, a été condamné par les assises de Foix à une peine de 15 ans de prison, le 13 septembre. Deux thèses s'affrontaient depuis l'ouverture du procès : gourou pervers selon ses victimes présumées, il était, pour ses partisans, « un maître inspiré » injustement poursuivi. Il a fait appel du jugement.


8 - Airbus : livraisons record

Pour la première fois de son histoire, Airbus livrera d'ici demain plus de 500 appareils à ses clients. « Ce sera 500 quelque chose » confiait récemment un cadre dirigeant d'Airbus à Blagnac. Le précédent record datait de l'an dernier où Airbus avait livré 498 avions. à fin novembre, 461 appareils avaient déjà été remis aux clients alors que 36 A320 sont livrés par mois et près neuf A330 et A340 sans compter les A380 (un à deux par mois). La barre symbolique des 500 sera donc bien dépassée. 2010 aura aussi marqué le redécollage de l'A380 tant sur le plan industriel (malgré les problèmes de moteur Rolls Royce) que commercial puisqu'Emirates a racheté 32 A380 en juin dernier.


9 - Le score de Malvy

Martin Malvy est brillament élu pour un 3e mandat à la tête du conseil régional Midi-Pyrénées. Le socialiste sortant est la tête de liste la mieux élue de France au second tour. Avec 67,77% des suffrages exprimés, il conforte sa prééminence politique dans une région ancrée à gauche. Face à Malvy, la députée-maire de Montauban, Brigitte Barèges (UMP-NC) totalise de fait un score très bas qui ne fait que précipiter la décomposition d'une droite qui se déchire sur les bancs de l'assemblée régionale .


10 - Mgr Le Gall et les Roms

Les voix de l'Église sortent de leur réserve habituelle pour s'immiscer dans un débat où on ne l'attendait pas. La polémique sur les Roms expulsés vers leur pays d'origine, et dont les camps illégaux sont détruits à grand renfort de pelleteuses, suscitent les réactions de nombreux responsables épiscopaux. Parmi eux, l'archevêque de Toulouse Monseigneur Le Gall, très vite « rappelé à l'ordre » par sa hiérarchie et contraint de faire profil bas. Pourtant, du pape Benoît XVI au cardinal Vingt-trois, en passant par l'évêque de Lourdes, Mgr Perrier, tout le monde s'est ému du sort réservé à ces sans-logis qui campent aux portes de nos villes.

La Dépêche du Midi du 311210

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 19:17
TGV_455.jpgUne enquête d'opinion est ouverte depuis le 20 décembre.

Réseau Ferré de France a choisi la période des vacances de Noël pour lancer sa consultation sur le projet de la LGV.

Une date stratégique, selon le maître d'oeuvre du projet qui affirme avoir envoyé quelques 300 000 lettres aux riverains potentiellement concernés.

Pour les opposants au projet, il s'agit de toute évidence d'une manoeuvre destinée à faire taire les voix des opposants à cette ligne à grande vitesse, qui fait polémique depuis des mois.

Dans le petit village de Saint-Rustice, qui pourrait être traversé par la ligne de part en part, personne ne s'est encore présenté à la mairie, où le dossier du projet est pourtant disponible.
Ici, on attend surtout le tracé alternatif promis par le ministère des transports.

 
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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 07:50

TGV_454.jpgSans valider entièrement les intentions de RFF, un rapport ministériel n'estime pas justifié l'enfouissement sur 715 mètres, réclamé par mairie et associations.

Pas vraiment un cadeau de Noël, ce rapport. Il a d'abord été bouclé en septembre, même si les acteurs locaux n'en ont eu connaissance que ces jours-ci. Il est ensuite porteur de nouvelles refroidissant une fois encore les partisans eulaliens d'un enfouissement de la voie ferrée bordant la commune à l'est et filant vers Nantes.

« Projets de lignes ferroviaires à grande vitesse Sud Europe Atlantique et grands projets du Sud-Ouest. Mission d'analyse et de propositions de mesures d'insertion environnementale dans l'agglomération bordelaise » : tel est le titre du rapport de 80 pages rédigé par le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CED), instance émanant du ministère quasi-éponyme. Quatre hauts fonctionnaires, inspecteur général et ingénieurs, sont venus étudier la situation, entre le 13 mai et le 14 septembre, pour préconiser sur l'arrivée de la ligne à grande vitesse (LGV) des solutions les moins « impactantes » possibles.

À Sainte-Eulalie jusque-là, deux camps ferraillaient sur la voie ferrée et ses aménagements à l'horizon LGV, de la suppression du bouchon ferroviaire et bien au-delà. Un collectif d'associations (1) et la mairie d'un côté militent ardemment pour l'enfouissement de cette ligne où est prévu un trafic de 273 trains quotidiens en 2030 (2). 715 mètres préservant les passages des Places et des Ruaults au nom du cadre de vie.

En face, Réseau ferré de France qui ne veut pas entendre parler de cette option qu'il (sur) estime à 140 millions d'euros, et préconise un passage inférieur aux Places et un autre sur le secteur de Terrasson au nord de la commune, faisant fi des Ruaults, n'y concédant qu'une passerelle piétons. Seul point commun : la mort du passage de Bonlieu, éventuellement atténuée par la réhabilitation d'un pont privé sur l'A10 à ce niveau.

L'entrée Ruaults réhabilitée

Troisième voie, troisième œil aujourd'hui : celui du ministère. « La mission a acquis une double conviction », peut-on lire. « L'enfouissement de la ligne n'est pas justifié, au regard des prévisions de circulation et du précédent que cela pourrait créer. Le scénario nord qui consiste à couper l'accès direct des habitants de Sainte-Eulalie au centre commercial paraît difficilement acceptable pour la population. »

La peur de la jurisprudence

Les techniciens semblent écarter l'enfouissement en subodorant un contournement ferroviaire de l'agglo à moyen ou long terme… et par peur que cela fasse jurisprudence.

« Au pays basque, un tiers du tracé sera enfoui pour un surcoût d'un milliard d'euros », rétorque Gilles Bory de l'association Decidef. « Sainte-Eulalie ne serait donc nullement un précédent. » L'Eulalien veut pourtant retenir « l'ouverture » des ingénieurs, que les associatifs ont rencontrés, et la réhabilitation préconisée des Ruaults comme entrée de ville. « Nous continuons à demander l'enfouissement », conclut-il.

« Pire des solutions »

Le maire Hubert Laporte est plus amer : « C'est la pire des solutions », assène-t-il. « Le rapport préconise la réunion d'une commission préfectorale tous les cinq ans ! C'est de la navigation à vue, sans aucune garantie d'accompagnement en termes de protections par exemple. Je souhaite aussi le contournement ferroviaire, mais en l'attendant, le trafic va augmenter, irrémédiablement. » La commission extra-municipale, réunissant associations et municipalité sur le sujet, se réunira le 20 janvier, à 18 heures, en mairie.

Du côté de RFF, deux dossiers sont désormais bien distincts. D'un côté, la nationale mise en sécurité des passages à niveau : elle prévoit sur la commune le traitement de ceux des Places (en souterrain) et de Bondieu (suppression). L'enquête publique prévue fin 2011 pourrait sonner définitivement le glas de l'enfouissement. Deuxième dossier : la LGV et les protections inhérentes. À Sainte-Eulalie, c'est toujours le flou. « J'attends toujours le comité de pilotage dont on me parle depuis deux ans », soupire Hubert Laporte.

(1) Défense contre les décibels (Decidef), Confédération pour le logement et le cadre de vie (CLCV), Sepanso et Sainte-Eulalie Patrimoine. (2) Source : rapport du CED.

Le Sud Ouest du 301210
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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 07:44

TGV_453.jpgSujet à controverse durant toute l'année, les bouleversements paysagers garantis par le tracé de la future ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse.

L'année a beau s'achever, ils n'en ont pas fini. Eux, ce sont les opposants à la Ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse. En Lot-et-Garonne et ailleurs, leurs associations se sont constituées sur une partie du tracé pressenti. Un fuseau large d'un kilomètre qui court des Landes de Gascogne à Caudecoste en s'offrant un boulevard à la lisière de l'Albret.

De réunions publiques en manifestations, la « Coordination 47 » s'affirme en principal contradicteur de Réseau ferré de France (RFF), non sans gagner le soutien d'élus. Ainsi, le Conseil général, qui a voté pour la LGV en novembre 2008 (avec une participation de 90 millions d'euros), s'est-il laissé convaincre de financer une étude complémentaire à hauteur de 30 000 euros.

« Projet pharaonique »

Et si les anti-LGV fourbissent leurs arguments pour un aménagement de l'actuelle ligne ferroviaire, la « saignée » imposée à leur cadre de vie et, accessoirement, aux paysages lot-et-garonnais reste le nerf de la guerre. Président de la Fédération départementale de chasse, Michel Auroux y abonde volontiers, dénonçant un « projet pharaonique » : « Si elle voit le jour, cette ligne va considérablement impacter les Landes de Gascogne et les Coteaux de l'Albret, nos plus beaux territoires de chasse. » Michel Auroux se défend d'apparaître en chasseur « rétrograde » : « Les chasseurs aussi aiment prendre le train et aller vite… Nous considérons que la solution passe par le réaménagement de la ligne actuelle », confiait-il à la veille de la manifestation organisée à Agen, le 13 novembre dernier (entre 1 000 et 3 000 personnes y avaient défilé, moins qu'espéré).

L'Aiguillonnais Alain Dal Molin n'en pense pas moins. Secrétaire de la vénérable Sepanlog (1) et gestionnaire de la réserve naturelle de la Mazière, à Villeton, il voit dans l'aménagement de la LGV une contradiction majeure en ces temps de « continuité écologique » : au-delà du sort incertain du Pélobate Cultripède, un petit crapaud « dont les lieux de vie se comptent sur les doigts d'une main » et « en plein » sur le fuseau, il y a aussi ces populations de grands gibiers qui vont se trouver « morcelées » (2).

« Verrue dans le paysage »

« Je ne suis pas contre le progrès mais contre l'incohérence », poursuit le naturaliste, étendant la réflexion aux « questions de paysages » : « L'ancienne majorité au Conseil général a dépensé beaucoup d'argent pour permettre la navigabilité du Lot et de la Baïse avec une jonction par la Garonne. Sur le plan touristique, c'est intéressant. Mais à Vianne, la LGV doit passer sur un viaduc à 30 mètres au-dessus de la Baïse. C'est une construction écologiquement neutre mais c'est affreux. Ce sera une verrue dans le paysage. Et pas la seule. Dans la zone agenaise, si la ligne ne passe plus au sud, elle va devoir franchir la Garonne à deux reprises […]. C'est le signe d'une gestion économique aberrante du dossier. »

(1) Société pour l'étude, la protection et l'aménagement de la nature en Lot-et-Garonne. (2) Les interviews de Michel Auroux et Alain Dal Molin ont été publiées dans « Sud Ouest » du 12 novembre.

Le Sud Ouest du 301210
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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 06:59

TGV 452Toute l'année 2010, ou presque, elle aura mobilisé l'attention des pouvoirs publics et celle de ses détracteurs. La LGV, la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, est désormais sur les rails.

Après plusieurs mois d'incertitudes et d'études des différents tracés, le fuseau définitif aura finalement été désigné à la fin du mois de mai. D'après un sondage réalisé par le maître d'ouvrage, Réseau Ferré de France, 89% des habitants du Sud-Ouest se disent favorables à la création de la ligne. Mais du côté du village de Pompignan, on se dit atterré par les conséquences du tracé. La rédaction de France 3 Midi-Pyrénées vous propose un retour sur ce dossier polémique.

 
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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 08:29

TGV_451.jpgLe maire Odile de Coral a voulu apporter des précisions sur l'actualité urruñarde du moment en souhaitant notamment réaffirmer la forte détermination de la municipalité contre le projet LGV.

 

« Sud-Ouest » Suite au retrait de Léon Marin de ses délégations extérieures, vous avez souhaité offrir deux postes de délégué à l'opposition qui en réclamait quatre sur huit ? Odile de Coral. Oui en effet, nous avons voulu dans ce sens anticiper la réforme structurelle des collectivités territoriales qui prendra effet à l'horizon 2014. C'est ainsi que Filipe Aramendi a accepté le poste de suppléant à la Communauté des communes et Dominique Mele celui au Sied, nous n'avons pas répondu à la demande des abertzale dans le sens où la répartition des postes suit une logique de proportionnalité post-électorale La convention Projet urbain partenarial relative au projet immobilier de société de Robert Alday a été débattue lors du dernier conseil, elle vient d'être signée cette semai- ne ?

Cette convention stipule que la société SAS ICB prend en charge les travaux et équipements rendus nécessaires par la réalisation du projet immobilier (1), l'extension du réseau d'électricité et la restructuration du pont à hauteur de Larrouleta pour un total de 459 000 euros, un récent arrêté interdit les poids lourds de plus de 3,5 t sur ce pont, la mairie prendra en charge ces frais-là si le projet immobilier ne suit pas ces travaux.

Concernant votre opposition au projet LGV, quelles sont les démarches entreprises ?

Nous avons le soutien du ministre Michèle Alliot-Marie qui vient d'envoyer une lettre à l'actuelle ministre de l'Écologie pour demander une amélioration de la concertation entre tous les partenaires : la Cour des comptes, le Conseil général de l'environnement et du développement durable, le conseil d'analyse économique et les élus locaux. Une délégation de la Communauté des communes s'est rendue à Saragosse rencontrer les autorités espagnoles qui sont prêtes à faire passer le fret dans les Pyrénées centrales, nous souhaitons une optimisation des structures existantes, nous attendons un moratoire, le combat n'est pas mort.

Une opposition LGV qui contrarie fortement la révision du nouveau PLU.

En effet, l'arrêté préfectoral du 26 octobre et le porté à connaissance (liste des risques connus, servitudes etc.) nous obligent à prendre en compte dans notre PLU les deux fuseaux LGV arrêtés par RFF (3 km de long sur 1 km de large), on redoute un retard quant à l'approbation définitive, en attendant concernant le PLU les tests de perméabilité sur des terrains actuellement constructibles se poursuivent et les résultats devraient être connus début 2011.

(1) 52 logements collectifs (30 % de logements sociaux et de l'accession à la propriété) et 17 maisons individuelles (de 119 à 158 m2)

Le Sud Ouest du 271210
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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 08:24

TGV_450.jpgLGV, agrandissement de l'Agropole : la commune au centre des projets de l'agglomération agenaise.

Sainte-Colombe-en-Bruilhois est l'une des communes du département à avoir connu les plus profonds changements ces dernières décennies. Grâce à sa situation géographique à quelques encablures d'Agen et à sa configuration offrant une vaste plaine en complément d'un village de caractère, cette commune est passée de 993 à 1 691 habitants en quelques années. Maire depuis 1983, Hubert Duffour précise : « Favoriser le bien -vivre et le mieux-vivre à Sainte-Colombe constituait l'un de nos objectifs principaux dès notre élection. Aujourd'hui nous constatons que nous ne sommes pas une commune dortoir. Les nouveaux habitants s'impliquent dans les associations et participent à toutes les activités. »

Après avoir été traversée par l'autoroute, cette commune de 2 200 hectares s'apprête à vivre d'autres bouleversements avec la LGV, l'agrandissement de l'Agropole sur 200 hectares, l'aménagement du hameau de Goulard qui fait l'objet d'un projet d'assainissement et qui sera conçu dans l'idée d'éco quartiers. « La LGV représente la modernité avec d'importants enjeux même si on comprend que sa réalisation peut créer des désordres. Pour notre part nous souhaitons que son tracé définitif soit le plus près de l'autoroute et que la gare soit implantée côté sud. »

Face à une accélération des dossiers depuis quatre à cinq ans, Hubert Duffour plaide pour un peu de patience, le temps de bien les examiner comme celui relatif au prolongement de l'Agropole « qui ne remplacera pas des zones traditionnelles mais qui est appelée à accueillir des activités ayant trait aux nouvelles technologies », côté sud de l'autoroute.

Comme pour les emprises de la LGV, la mairie travaille avec la Safer et avec les propriétaires concernés pour obtenir les meilleures indemnisations en assurant qu'i n'y aurait pas d'expropriation. La commune va revoir son Plan local d'urbanisme pour intégrer la nouvelle zone d'aménagement concerté, fermée pendant deux à trois années afin de bien peser toutes les décisions. C'est aussi pourquoi la commune souhaite être mieux représentée au sein du syndicat qui sera appelé à la gérer avec deux représentants : « Je ne demanderaià pas la même représentation pour la LGV », confie Hubert Duffour à la tête d'une commune qui gardera le bénéfice de la taxe foncière et du bâti.

Le Sud Ouest du 271210

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 08:18

TGV_449.jpgLes habitants de Gourby, regroupés dans l'association Laissez Gourby vivant, ont présenté à RFF une alternative au fuseau de la future ligne à grande vitesse décidé par le Copil, qui impacte directement ce petit hameau situé en deçà de la D 824.

Ce tracé sud, rappelons-le, propose d'éviter de scinder le bourg, protège les parcelles agricoles en HVA, préserve la richesse de ce lieu paradisiaque de par son environnement avec une zone humide et sa grande biodiversité animale, et son patrimoine, la chapelle de Gourby et des habitations bicentenaires caractéristiques du paysage landais. Déboutés en première instance, les membres de LGV ont décidé de poursuivre leur démarche reprenant point par point les arguments en défaveur de leur proposition de variante ferroviaire pourtant conforme aux dispositions du Grenelle II.

Moins ou plus de 220 km/h ?

Après avoir effectué une analyse comparative du fuseau « Gourby », le verdict du bureau d'étude RFF a mis en avant : une augmentation des nuisances sonores pour le bourg de Saas situé au-delà de la 824, des aménagements supplémentaires inhérents au positionnement de la future halte SR-GV, un fuseau plus long (1 km), une diminution de performance des trains avec une vitesse limitée à 220 km/h et un coût supérieur à celui du fuseau Copil. Dans ce rapport, l'association LGV a relevé entre autres des points, selon elle, « litigieux », témoignant de sa perplexité : selon les données de l'échelle de l'orthophotoplan de Saas, utilisées pour définir la zone impactée de Gourby, « il s'agit de 19 foyers, soit la totalité des habitations des 700 ha du hameau », la plupart étant des résidences principales ; la parcelle agricole HVA est consacrée à la culture de carottes et non au maïs et subira une incision franche en son milieu. Mis en avant également, la destruction du parcours de santé-découverte en cours de réalisation, des portions de fuseau avec des virages (Saint-Geours et Saint-Vincent-de-Tyrosse) similaires à celle du fuseau Gourby autorisant des vitesses supérieures à 220 km/h…

Les membres de Laissez Gourby vivant s'interrogent, attendent les résultats de l'étude d'une autre alternative plus au nord du fuseau Copil, et espèrent que l'âme de Gourby ne s'éteindra pas.

Le Sud Ouest du 271210
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