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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 12:00

TGV 388Alors que la construction de la ligne grande vitesse sud Europe Atlantique va débuter prochainement , les communes traversées s’inquiètent des éventuelles répercussions. Nombre d’entre elles souhaiteraient ainsi une compensation financière justifiée notamment par les expropriations, les nuisances dues aux travaux et les nuisances sonores. Le sénateur Philippe Madrelle s’est fait, à l’occasion d’une question posée au secrétariat d’Etat chargé des transports, le porte-étendard de cette revendication. Dans sa réponse apportée le 16 décembre, Thierry Mariani a annoncé un fonds de solidarité territoriale de 30 millions d’euros serait prochainement débloqué.

 

 

Texte de la question publiée dans le JO Sénat du 18/03/2010 :

 

M. Philippe Madrelle appelle l'attention de M. le secrétaire d'État chargé des transports sur la nécessité d'une compensation financière au bénéfice des communes concernées par la nouvelle ligne à grande vitesse (LGV). La compensation financière prévue qui représente au total une augmentation de 30 centimes par billet Paris-Bordeaux ne correspond qu'à un faible dédommagement sans mesure avec les conséquences de la LGV. Il lui rappelle que la commune d'Ambarès-et-Lagrave va se trouver coupée en deux par la LGV et que les nuisances dues aux travaux lourds et longs s'ajoutent aux expropriations subies par de nombreux habitants. Au-delà de l'intérêt économique régional que présente la réalisation de la LGV, il lui demande quelles mesures il entend prendre afin de dédommager correctement les communes concernées.

 

Texte de la réponse du Secrétariat d'État chargé des transports publiée dans le JO Sénat du 16/12/2010 :

 

Les projets de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse représentent des opportunités incontestables pour les territoires traversés, y compris lorsque ceux-ci sont éloignés des agglomérations dans lesquelles sont implantées les gares bénéficiant directement des lignes nouvelles. En effet, ces communes bénéficient notamment des retombées économiques liées aux emplois créés par les chantiers durant la période de construction. S'agissant du tronçon central Tours-Bordeaux de la ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique (LGV SEA), environ 60 000 emplois seront créés sur place pendant la durée du chantier et dynamiseront l'économie locale (hébergements, restauration, etc.).

 

Par ailleurs, le tronçon central Tours-Bordeaux bénéficie d'un dispositif de fonds de solidarité territoriale à l'intention des communes traversées, doté d'une enveloppe de 30 millions d’euros. Ce dispositif permettra d'accompagner les territoires traversés en finançant des actions visant à améliorer l'insertion environnementale de la nouvelle infrastructure, en dehors de l'emprise ferroviaire et au-delà des obligations réglementaires qui s'imposent au maître d'ouvrage. La mise en valeur des territoires traversés, notamment en favorisant leur développement économique, est également privilégiée. Ce dispositif a été généralisé, le 24 octobre 2009, à l'ensemble des projets de lignes nouvelles à grande vitesse. Une circulaire du 27 septembre 2010 précise les modalités de mise en œuvre de ce dispositif. Celles-ci feront l'objet, dans les meilleurs délais, d'une information complète, sous l'égide du préfet coordonnateur, à destination des élus locaux concernés, et particulièrement des maires des communes traversées par le projet de ligne nouvelle.

 

Pour en savoir plus :

http://www.senat.fr/

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 11:52

La Chambre d’Agriculture de la Gironde exerce principalement ses missions dans un objectif de protection du territoire agricole et forestier et de défense des intérêts des exploitants agricoles et des propriétaires. Ainsi, nos équipes participent à la gestion et l’aménagement de l’espace rural, s’assurent de la prise en compte de l’agriculture et de la forêt dans le cadre du développement des territoires urbains et ruraux, des programmes d’aménagement et des grands ouvrages et contribuent aux programmes de développement local. Nos conseillers informent également les agriculteurs en matière d’urbanisme et de droit des sols et proposent leurs services pour l’élaboration de diagnostics agricoles.

Aménagement foncier

Les aménagements fonciers sont essentiellement liés aux travaux publics (LGV, autoroutes...). Ils nécessitent une présence technique et institutionnelle auprès des agriculteurs consernés. Cela peut également s'accompagner d'une étude assurée par le service.

Développement local

Un accompagnement des agriculteurs et des collectivités dans leurs démarches territoriales de développement local est proposé. Un suivi des programmes de développement des programmes des pays Girondins (LEADER, politique des Pays...) ou de projets portés par des structures intercommunales sont également assurés. La Chambre d'Agriculture participe également a des programmes d'actions pour la préservation des espaces agricoles péri-urbains en liaison avec les collectivités territoriales.

Grands ouvrages

Dans le cadre de la réalisation des grands ouvrages linéaires (ex : A65 Langon-Pau, LGV Bordeaux-Tours, LGV GPSO Bordeaux-Hendaye et Bordeaux-Toulouse, lignes EDF, conduites de gaz,...), le service aménagement participe à la concertation organisée par le maître d'ouvrage, apporte un appui technique aux opérateurs (étude d'impact, inventaire agricole,...) et aux agriculteurs concernés. Notre mission est de défendre les intérêts des exploitants agricoles et des propriétaires impactés par le tracé (protocoles d'expropriation, négociations foncières et de servitude...). Découvrez le dossier spécial LGV

Urbanisme

Le service assiste les collectivités dans le cadre de l’élaboration ou de la révision de leur document d’urbanisme (SCOT, PLU, Carte Communale) afin de préserver les espaces agricoles et forestiers ainsi que les activités qui y sont associées. Des études et diagnostics agricoles spécifiques peuvent ainsi être réalisés. Une attention particulière est également portée aux Plans de Prévention des Risques Naturels (PPRN) et aux Zones de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP) qui impactent les exploitations agricoles. Un conseil personnalisé est proposé aux agriculteurs ou aux collectivités pour toutes questions relatives à l’urbanisme (dossier de permis de construire, réglementation, contentieux...) à l’aménagement et au droit des sols.

Chambre d'agriculture

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 06:57

TGV_470.jpgFace au projet mené par RFF, élus locaux et associations peinent à se faire entendre, malgré leurs efforts. Exemple dans le secteur de Captieux (Gironde).

La consultation ouverte jusqu'à samedi, accessible dans les mairies concernées par le tracé des futures lignes à grande vitesse (1), porte sur trois points principaux. Le public a l'occasion d'indiquer à Réseau ferré de France (RFF) des éléments qui n'auraient pas été pris en compte dans la conception des projets de tracés : enjeux environnementaux à préserver, objectifs à réaliser lors de la réalisation des tracés, proposition éventuelle de tracés différents.

Ces dernières suggestions doivent rester dans les limites du fuseau de mille mètres tel qu'il a été défini à la rentrée dernière par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Écologie.

L'avis des élus

À la fin de cette consultation, la parole sera uniquement donnée aux élus girondins concernés par les lignes LGV. Fin janvier, réunis lors d'une commission consultative, ils donneront leur avis sur les « hypothèses de tracés issues de la concertation ». Réseau ferré de France en fera ensuite une « analyse comparative » qui sera de nouveau présentée au printemps devant la commission consultative. Le projet de tracé qui en ressortira devra ensuite être validé en mai par le comité de pilotage. La synthèse qui en ressortira sera communiquée ensuite aux services ministériels.

Si la consultation en cours n'attire pas les foules (lire ci-dessous), le jeu du dialogue avec RFF est néanmoins joué dans certains secteurs depuis plusieurs mois. C'est le cas dans le canton de Captieux. À l'initiative du conseiller général PS Jean-Luc Gleyze, un groupe de concertation a été créé. Il a rapidement dépassé les limites cantonales, puisque les représentants des communes et cantons voisins sont invités à ces réunions en présence des représentants de RFF.

Triangle de Bernos-Beaulac

Élus, représentants d'associations environnementales, des riverains, des sylviculteurs ou encore du service départemental d'incendie et de secours siègent dans le groupe de concertation. Habituellement organisées dans la salle des fêtes d'Escaudes, les séances accueillent des participants en très grande majorité opposés aux nouvelles lignes LGV. Mais qui, comme l'a plusieurs fois rappelé Jean-Luc Gleyze, ont accepté de travailler dans le cas où les projets des lignes Bordeaux/Espagne et Bordeaux/Toulouse se concrétiseraient.

Deux sujets reviennent régulièrement à l'ordre du jour des réunions : la halte SRGV de Captieux et le triangle de Bernos-Beaulac. En juin dernier, c'est à Escaudes qu'a été présenté le projet de Service régional à grande vitesse, qui emprunterait les lignes LGV et dont une halte serait installée à Captieux. Le positionnement de cette halte SRGV est un élément structurant de l'ensemble du tracé. Un consensus se dégage pour l'établir à l'est de la nouvelle A 65.

Selon Pierre Duporté, de l'association Seve, cette halte SRGV, « voulue en Gironde par un faisceau d'élus », a des conséquences essentielles. Notamment celle de placer, un peu plus au nord, sur la commune de Bernos-Beaulac, le triangle formé par la séparation des lignes Bordeaux/Espagne, Bordeaux/Toulouse et Toulouse/Espagne. « Sans la halte SRGV, le triangle pourrait se situer au sud de Captieux, dans une zone quasi désertique », affirme le président de Seve.

En octobre, deux projets de tracés des triangles ont été présentés. Ils en ont fait bondir plus d'un du côté de Bernos-Beaulac.

« On nous laisse le choix entre un impact environnemental majeur, autour de la zone Natura 2000 du Ciron, ou entre un impact humain majeur, avec plusieurs maisons touchées », regrette Pierre Duporté.

S'affranchir du fuseau

Dans le secteur sud-girondin, plusieurs voix s'accordent néanmoins pour trouver des solutions « priorisant les enjeux humains ». Cela consisterait par exemple à une réduction du « triangle infernal », qui selon les dernières présentations par RFF couvrirait 270 hectares. Une solution qui supposerait aussi une réduction de la vitesse des TGV sur ce secteur.

Autre piste régulièrement évoquée, celle d'un positionnement du triangle plus à l'Est, en s'affranchissant des limites du fuseau de 1 000 mètres. Comme le dit Pierre Duporté, ces propositions sont certes « écoutées, mais pas entendues ».

(1) Accessible également sur http://www.gpso.fr/consultation_public.html

Le bras de fer CUB- RFF se poursuit

À la fin du mois, la Communauté urbaine de Bordeaux votera une subvention de 171 millions d'euros pour la LGV Nord. (Bordeaux-Tours). Or, il s'avère que Réseau ferré de France et la CUB ont du mal à s'entendre. En cause, les aménagements et isolations phoniques qui ne suscitent pas l'unanimité. En tête de la fronde : les élus de la rive droite, qui sera impactée par le futur tracé.

Lors d'une réunion qui s'est tenue mardi, Michel Héritié, maire d'Ambarès et vice-président aux infrastructures ferrées et routières de la CUB a déploré l'absence de réponses techniques de RFF. Bref, les tensions qui étaient apparues il y a quelques semaines, - provoquant l'intervention de Vincent Feltesse, président de la CUB - ne semblent pas apaisées. Les visites organisées sur le terrain et autres réunions n'ont a priori pas permis d'aboutir à un accord satisfaisant.

La réunion entre la collectivité et RFF, le 17 janvier prochain en préfecture, sera donc capitale. Avant le vote de cette substantielle enveloppe, les négociations battent leur plein.

Le Sud Ouest du 060111
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 06:54

TGV_469.jpgL'étude pour l'aménagement d'une gare XXL est en cours. L'esquisse architecturale sera révélée cet été.

Ceux qui avaient eu le privilège de voir la maquette de la future gare Saint-Jean il y a deux trois ans peuvent l'effacer de leur mémoire. La maquette a été mise au placard et les études reprises à zéro. Le projet n'est plus seulement un projet SNCF. Il devient l'une des actions « phares » de Bordeaux Euratlantique, la plus grosse opération d'aménagement urbain engagée à ce jour en France.

La future gare sera l'un des éléments majeurs de l'espace rénové. Incontestablement aussi l'un des lieux les plus fréquentés du futur quartier. Lorsque toutes les LGV seront en service (à l'horizon 2025), Saint-Jean accueillera 20 millions de voyageurs par an au lieu de 9 millions actuellement. Gares et Connections, RFF, la Région, la Ville de Bordeaux, la CUB et l'EPA Bordeaux Euratlantique sont unis aujourd'hui pour financer le projet. Ils ont déjà mis 1, 3 million d'euros sur la table pour payer les études préalables.

Engagées à l'automne, ces études seront bouclées cet été et sont principalement réalisées par l'Arep, une filiale spécialisée de la SNCF. Sous le contrôle de Nicolas Ligner, « Monsieur gare », un directeur de projet tout récemment nommé par Gares et Connections.

Selon ce dernier « l'été prochain, on saura vraiment tout » : ce que sera la restructuration, le programme, l'esquisse architecturale, le phasage de la réalisation et le coût de chacune des phases.

Deux entrées

N'a-t-on pas déjà une petite idée de ce que sera la gare du futur ? « Tant que les études ne sont pas terminées, on ne peut pas savoir », répond Nicolas Ligner. Il confirme cependant que le chantier sera XXL. « Le plus gros investissement envisagé dans une gare française. »

On parle de 300 millions d'euros de travaux « Il est prématuré de parler de chiffre, dit-il, puisque l'on ne sait pas encore ce que l'on va faire »

Quel que soit le choix qui sera fait sur le plan architectural, la future gare aura deux entrées : l'actuelle et une seconde côté Belcier. Entre les deux, pour faciliter les flux, plusieurs couloirs de circulation seront créés. Des passerelles aériennes ou des passages souterrains. Rien d'arrêté à ce jour. Comme l'on ne sait plus si la verrière sera doublée en surface pour couvrir les 17 voies. Ce qui été envisagée à un moment. « On peut couvrir mais ce n'est pas une obligation », note Nicolas Ligner.

Selon lui, la partie la plus dure à traiter ne se situe pas à ce niveau mais sur l'espace Belcier. Parce que c'est là que se trouve le seul terrain disponible et constructible. Ce terrain triangulaire sert actuellement de parking.

1 500 places de parking

Les archis vont donc devoir faire preuve de beaucoup d'imagination pour loger 1 500 places de parking supplémentaires, les nouveaux services souhaités par la SNCF (hôtel, bureaux, etc.) et autres installations (dont certaines seront pour la première fois proposées dans une gare).

Les concepteurs vont inévitablement creuser au plus profond et construire au plus haut, tout en sachant ici qu'il leur sera difficile de faire des exploits, le projet devant en bout de course avoir l'aval de l'architecte des Bâtiments de France et des experts de l'Unesco.

Les travaux débuteront assez vite. En 2013, 2014 au plus tard, de façon à ce que « l'enveloppe » de la future gare » (40 % des investissements en gros) soit réalisée en 2016, année au cours de laquelle la LGV Bordeaux-Tours déversera ses premières vagues de TGV.

Demain : le laser Mégajoule.CAP sur 2020 Toute la semaine, « Sud Ouest » fait le point sur les grandes mutations sur les rails ou encore dans les cartons, qui marqueront la Gironde dans les dix prochaines années. Aujourd'hui : une nouvelle gare pour Bordeaux.

Le Sud Ouest du 060111
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 06:50

Une vingtaine de personnes seulement ont participé.

On ne peut pas dire que la consultation lancée par Réseau Ferré de France (RFF) dans les différentes communes concernées par le tracé de la future ligne à grande vitesse a obtenu un grand succès. Bien au contraire comme l'explique Christian Tamarelle, le maire de l'une d'entre elles, Saint-Médard-d'Eyrans, dans le canton de La Brède. Une commune pourtant particulièrement concernée par le tracé puisque les principaux axes de circulation risquent d'être modifiés et des passages à niveau déplacés. Pour autant, ses concitoyens ne se sont pas précipités pour répondre à cette consultation. « Une vingtaine de personnes seulement sont venues récupérer le questionnaire mis à disposition par RFF qui a installé un totem en mairie avec des cartes et des éléments mis à disposition des habitants. RFF pose trois ou quatre questions sur le tracé, les éléments concernant l'environnement, leur prise en compte. Mais ce sont des questions assez pointues, très techniques et les gens n'y répondent pas. »

L'élu rappelle qu'une précédente consultation a été entreprise au mois d'octobre et qu'elle n'a pas obtenu plus grand succès.

Plusieurs facteurs l'expliquent selon lui. « Tout d'abord, on sait d'expérience que l'avis des élus comme des particuliers n'est pas pris en compte par RFF. Les gens sont, en plus, découragés par la complexité et la technicité de ces projets. Enfin, RFF a adopté une certaine tactique en présentant le projet de façon globale en 2005 et 2006. Cela a fait réagir la population qui n'a pas hésité à manifester son mécontentement. Et puis, au fil du temps, des secteurs ont été éliminés et petit à petit les gens se sont sentis moins impliqués. Nombreux sont ceux qui se disent maintenant que ce n'est plus leur problème, que la LGV passera loin de chez eux. »

Christian Tamarelle comprend mais regrette un peu cet état de fait et cette attitude. « Ce qu'on oublie c'est que, de toute manière, on sera tous concerné à un moment ou à un autre. Financièrement, à travers nos impôts à tous. »

Le Sud Ouest du 060111
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 06:42

TGV_468.jpgLa société Fondasol a voulu intervenir hier à Mouguerre. En vain.

La veille, c'est sur un terrain situé à la limite d'Arcangues et d'Ustaritz, que les sondeurs de la société Fondasol étaient intervenus. Protégés par quatorze gendarmes et leurs trois véhicules, les techniciens avaient pu pénétrer dans cette propriété concernée par le fuseau LGV, et commencer à placer des foreuses et un périmètre de travail.

Propriétaire du site, et grand défenseur du projet de LGV, Jean-Marie Berckmans, l'ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie n'avait, évidemment, mis aucun obstacle à ces forages. Avertis quand même, une trentaine de militants du Cade (Collectif d'associations de défense de l'environnement) se sont rendus sur place pour dire, une nouvelle fois, pacifiquement, leur opposition à ce projet de LGV, et par conséquent à ces sondages.

Le scénario a bien failli se reproduire hier à Mouguerre. Toujours encadrés par des gendarmes, les sondeurs de Fondasol sont entrés vers 8 h 30 du matin sur le chemin de Hodia, dans le centre du bourg. Il aboutit à un terrain non clôturé, voisin d'un lotissement, et lui aussi concerné par le fuseau LGV. Le terrain, en indivision, appartient à sept propriétaires .

À 10 h 30, une cinquantaine d'habitants de Mouguerre et des environs, pour la plupart membres de l'association Mouguerre Cadre de vie, étaient sur place. La banderole, disant non à la LGV, à Mouguerre et partout ailleurs, était dressée, et les rubans qui délimitaient le périmètre des forages, rapidement enlevés. Le maire de la commune, Roland Hirigoyen, lui aussi opposé à la LGV, a rejoint les manifestants.

Un long dialogue allait alors s'instaurer avec le capitaine Christophe Vila, commandant la compagnie de gendarmerie de Bayonne, et le lieutenant Etcheverry, commandant de brigade, eux-mêmes en relation permanente avec le sous-préfet, Laurent Nuñez.

Pour demander que les forages ne soient pas effectués dans sa commune, le maire avait plusieurs arguments à faire valoir. Il s'est tout d'abord, inquiété de savoir si cette intervention de Fondasol avait été notifiée à tous les copropriétaires du terrain. Or, un seul avait donné, par écrit, l'autorisation d'effectuer ces sondages.

Deux heures de pourparlers

Roland Hirigoyen avait, par ailleurs, dans sa musette, un arrêté municipal qui interdit aux camions de plus de 3,5 t d'emprunter ce chemin de Horia. Il a donc fait venir un huissier, lequel a pu constater que le panneau d'interdiction avait bien été posé à l'entrée du chemin, et que les engins déjà présents sur pesaient plus de 3,5 t. L'huissier a également noté que les hommes de Fondasol avaient utilisé, sans autorisation, une pompe à incendie, pour s'alimenter en eau.

Les pourparlers ont duré près de deux heures. Peu avant 12 h 30, le sous-préfet demandait aux gendarmes d'ordonner aux techniciens Fondasol de se retirer. Victor Pachon, porte-parole du Cade, arborait un grand sourire devant cette première victoire. Les militants ont quand même porté la banderole jusqu'au départ des engins et des forces de l'ordre. Comme à Arcangues il n'y a pas eu d'incident.

Roland Hirigoyen préférait, pour sa part, ne pas afficher un triomphe prématuré. Cinq autres sondages sont, en effet, prévus à Mouguerre. « Ce n'est, commentait-il, que le commencement, une première étape. » Mais il n'a pas du tout l'intention de baisser les bras. L'arrêté préfectoral permettant l'accès aux propriétés situées sur le fuseau a été pris le 15 octobre 2010, et pour une période de sixmois.

À mi-parcours de sa durée de validité, seuls deux sondages ont été réalisés sur les 80 prévus.

Le Sud Ouest du 060111
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 06:36

TGV_467.jpgLa filiale de Vinci, chargée de construire la future LGV Tours-Angoulême, devrait créer entre 1 000 et 1 500 emplois. Pôle emploi est chargé de trouver les candidats.

Depuis hier, la foire aux emplois liés à la LGV (Ligne à grande vitesse) est ouverte. C'est hier en effet que le préfet de Région Bernard Tomasini a officialisé à Poitiers l'accord liant désormais l'État, la Région, Pôle emploi et le constructeur de la future ligne TGV.

Un accord aux termes duquel, Cosea, filiale du groupe Vinci et constructeur « pressenti » (1), s'engage à engager en priorité dans la région Poitou-Charentes ses futurs collaborateurs.

Il s'agira de contrats de durée de chantier, donc à durée déterminée, de six mois, un an, voire plus, selon la compétence et la mobilité des salariés. La première vague d'embauches doit intervenir début 2012 et la seconde au cours du deuxième semestre de la même année, le dernier tronçon devant être terminé à l'horizon 2016.

Trois équipes mobilisées

D'ici peu, Pôle emploi, chargé de coordonner la politique de recrutement, mettra en place une équipe dédiée dans chacun des trois départements intéressés (la Vienne, la Charente et la Charente-Maritime). Le Conseil régional se charge, quant à lui, de la formation (en principe rémunérée) des futurs salariés.

Les signataires de l'accord se sont entendus pour tout mettre en œuvre pour que les emplois ainsi créés ne soient pas un coup d'épée dans l'eau. Certains des salariés recrutés pourraient se voir proposer des emplois de maintenance sur la nouvelle ligne, d'autres pourraient être intégrés aux différentes entreprises du groupe Vinci.

Ce gros millier d'emplois directs ne représente qu'une petite partie des retombées attendues du chantier. On en espère quatre ou cinq fois plus pour les entreprises sous-traitantes de la région. Lisea (Ligne Sud Europe Atlantique) s'est engagée à réserver 20 % des marchés de sous-traitance ou d'approvisionnement à des entreprises picto-charentaises. À cet égard, le préfet de Région a confirmé hier que les deux Chambres de commerce et d'industrie de la Charente semblent s'être mieux organisées, et plus vite, que leurs concurrentes de la Vienne et de Charente-Maritime, qui tentent désormais de rattraper leur retard.

(1) Le terme « pressenti » reste de rigueur pour qualifier Lisea (pour Ligne Sud Europe Atlantique), qui s'est vu attribuer le marché, et Cosea, qui doit construire la ligne : le tour de table des différents financeurs de la future ligne n'est toujours pas terminé.

Le Sud Ouest du 050111
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 06:14

Des militants anti-LGV ont conduit une nouvelle action mercredi à Mouguerre, aux portes de Bayonne, et réussi à faire échec à une expertise de terrain prévue pour le projet de ligne à grande vitesse traversant le Pays basque, a-t-on appris auprès des associations concernées. "Une cinquantaine d'habitants de Mouguerre et des environs sont venus se rassembler sur le terrain où un sondage était en train de démarrer", et parmi eux Roland Hirigoyen, maire de Mouguerre et président de la communauté de communes Nice-Adour, a indiqué l'association Mouguerre Cadre de Vie. La société d'études géotechnique Fondasol, mandatée par Réseau ferré de France (RFF) pour réaliser ces sondages dans la région - environ 80 sont prévus au total - a reçu l'ordre de se retirer après "deux heures de pourparlers" entre les opposants, les gendarmes qui avaient pris position sur le site et les autorités préfectorales, a précisé cette association. Le sous-préfet de Bayonne, Laurent Nunez, a confirmé les faits, précisant que la décision de "suspendre" ce sondage de terrain avait été prise "pour la sécurité des personnes" qui s'étaient placées "au contact des machines". Plusieurs actions du même type ont été menées au cours des dernières semaines, par des militants anti-LGV portant des banderoles anti-LGV, et souvent accompagnés de tracteurs d'agriculteurs décidés à faire obstacle aux sondages de terrains prévus. Les communes basques concernées contestent la validité d'un arrêté préfectoral pris le 15 octobre, qui autorise RFF ou ses sous-traitants à pénétrer dans des propriétés situées dans les zones de passage prévues pour la LGV afin d'y effectuer des relevés. La section LGV envisagée entre Bayonne et la frontière espagnole appartient au projet LGV-Sud-Europe Aquitaine (LGV-SEA) qui doit desservir le Sud-Ouest de la France (Tours-Bordeaux en 2016, puis Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne en 2018-2020).



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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:53

TGV 455Le 30 décembre 2010, France 3 a diffusé un reportage sur l'enquête d'opinion  ouverte depuis le 20 décembre. "  Réseau Ferré de France a choisi la période des vacances de Noël pour lancer sa consultation sur le projet de la LGV. Une date stratégique, selon le maître d'oeuvre du projet qui affirme avoir envoyé quelques 300 000 lettres aux riverains potentiellement concernés. Pour les opposants au projet, il s'agit de toute évidence d'une manoeuvre destinée à faire taire les voix des opposants à cette ligne à grande vitesse, qui fait polémique depuis des mois. Dans le petit village de Saint-Rustice, qui pourrait être traversé par la ligne de part en part, personne ne s'est encore présenté à la mairie, où le dossier du projet est pourtant disponible. Ici, on attend surtout le tracé alternatif promis par le ministère des transports." France 3 a rediffusé ce reportage le 04 janvier 2011 en invitant Monsieur Christian Maudet de GPSO.

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:02

Justice, transport, élections cantonales… 2011 sera riche en événements dans la Ville rose. Pour bien commencer cette année, la rédaction de Metro vous propose un tour d’horizon de l’actualité qui va rythmer les douze prochains mois.

Septembre
Le procès AZF revient en appel

La Ville rose célèbrera en septembre les dix ans de la catastrophe de l'usine AZF qui a fait 31 victimes et blessé 2500 personnes en 2001. Hasard du calendrier, le dixième anniversaire coïncidera avec l'ouverture du procès en appel à Toulouse. Celui-ci devrait durer quatre mois comme le premier procès (de février à juin 2009 NDLR). Si certaines victimes ont décidé de tourner la page, d'autres attendent de ce second épisode judiciaire la condamnation du groupe Total et de son directeur Serge Biechlin qui avaient été relaxés en première instance "au bénéfice du doute" le 17 novembre 2009.

Eté
Début des travaux pour la ligne G du tramway

Les premiers coups de pioche de la ligne Garonne qui ralliera en 2013 les Arènes au Grand Rond devraient débuter cet été. Sur une distance de 3,8 km, la seconde ligne de tramway toulousaine devrait permettre de rallier les Arènes à Jules Guesde en 10 minutes et Purpan au Palais de Justice en moins de 20 minutes. Les responsables de l'exploitation prévoient que 30 000 personnes par jour emprunteront cette nouvelle ligne qui a eu comme conséquence le déménagement de la fête foraine des allées Saint Michel.


Automne
Le tracé de la LGV se précise

Le projet de la Ligne à Grande Vitesse va aborder un virage crucial puisque le fuseau de 500 mètres devrait être dévoilé à l'automne prochain: riverains et futurs usagers du TGV entre Toulouse et Paris en sauront un peu plus sur l'endroit où passera le train à grande vitesse à l'horizon 2020 date à laquelle il devrait être mis en service. D'ici là le tracé de la LGV devra être validé par le Copil GPSO (Comité de pilotage Grands projets du Sud-Ouest), les ministres de tutelle et sera ensuite présenté à l'enquête publique. Les divergences sur les tracés et l'implantation des futures gares ne manqueront pas d'alimenter la chronique.


Mars cantonales : la gauche favorite
Les élections cantonales (20 et 27 mars 2011) verront Pierre Izard, 76 ans et actuel président du département, briguer un huitième mandat de conseiller général. Les 27 cantons de la Haute-Garonne soumis au renouvellement verront les candidats de gauche largement favoris dans un département qui "rosit" au fil des élections. D'autant que dans le camp de la droite, les divisions apparues récemment lors des élections internes de l'UMP, n'incitent pas à l'optimisme.

Janvier
France bleu Toulouse débarque sur les ondes

Bye bye Le Mouv', hello France Bleu Toulouse. D'ici la fin du mois, la nouvelle station de Radio France devrait émettre sur la seule fréquence disponible (90,5) dans le paysage radiophonique toulousain ce qui a eu le don d'irriter les opérateurs privés tentés de se porter candidats pour cette fréquence. A terme la radio devrait employer cinq journalistes.

Métro Toulouse

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