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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 08:20

TGV_488.jpgDépartement, Grand Narbonne, Agglomération du Carcassonnais et, bien sûr, villes de Carcassonne et Narbonne ont redit, hier matin, leur volonté commune d'aller au bout des projets des lignes ferroviaires à grande vitesse.

À défaut de savoir réellement quand, comment et où l'usager pourra embarquer ou descendre du TGV - sur une vraie ligne à grande vitesse (LGV)-, ce dernier sera quelque peu rasséréné en apprenant qu'au niveau institutionnel, ça s'active, ou du moins ça se rassemble pour porter haut et fort ce projet tellement utile pour tous de ligne ferroviaire à grande vitesse. Et même de lignes à grande vitesse, car elles sont au nombre de deux à être défendues bec et ongles par les élus locaux, bien sûr celle reliant Montpellier à Perpignan, mais aussi celle qui doit être installée entre Toulouse et Narbonne.

Hier donc, c'est au conseil général qu'André Viola, appelé à présider les futures destinées du département, recevait pour sceller une sorte d'union sacrée entre les différents partenaires des futures grandes infrastructures audoises, ces deux fameuses LGV, mais également la modernisation de l'aéroport de Carcassonne. Où l'on vit attablés côte à côte Alain Tarlier (président de la communauté d'agglomération du Carcassonnais), Jean-Claude Pérez (député-maire de Carcassonne), Jacques Bascou (député-maire de Narbonne) et, donc, André Viola (vice-président du conseil général).

Une nouvelle gare TGV à Montredon-des-Corbières ?

Si André Viola s'est félicité de l'énorme dimension économique contenue dans ce projet (lire également ci-dessous), Alain Tarlier n'a pas hésité à qualifier ce 15 janvier de jour « historique » pour l'Aude, Jean-Claude Pérez ne cachant pas, lui, sa satisfaction de voir Carcassonne pouvoir, à terme, bénéficier de l'impact de la LGV, via sans doute une restructuration (reconstruction ?) de son actuelle gare SNCF, et via surtout la nouvelle gare TGV qui serait édifiée à Montredon-des-Corbières. Cette gare se trouverait à l'intersection des deux branches qui connaissant le plus de trafic, Toulouse/Montpellier puis Perpignan/Montpellier. « Le positionnement géographique de cette gare ne présentera que des intérêts, pour Narbonne évidemment, mais aussi pour Lézignan et tout l'Est carcassonnais », a souligné Jacques Bascou.

Aujourd'hui, la problématique est la suivante au niveau de Réseau Ferré de France : alors que le projet de LGV Montpellier/Perpignan est en phase d'études préalables à l'enquête publique qui serait lancée à l'horizon 2015, la ligne Toulouse/Narbonne - portée par André Viola lui-même lors du débat public de Bordeaux- est, elle, en phase de pré-études fonctionnelles. De telle sorte qu'interrogés hier matin sur l'échéancier des livraisons des ouvrages, les élus ont indiqué que la LGV Montpellier/Perpignan serait probablement fonctionnelle entre 2020 et 2025, celle entre Toulouse et Narbonne, quatre à cinq ans plus tard.


Le chiffre : 2020

voire 2025 > pour la mise en service de la ligne à grande vitesse Montpellier/Perpignan. Quant à la ligne reliant Toulouse à Narbonne, il faudrait compter 4 à 5 ans de décalage par rapport à Montpellier/Perpignan, pour son fonctionnement effectif.

« C'est un moment historique pour les transports à grande vitesse dans l'Aude, car désormais nous parlons tous d'une seule et même voix »

La Dépêche du Midi du 160111

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 07:10

La Coordination rurale Poitou-Charentes déplore des indemnités insuffisantes pour les départements de notre région frappés par le passage de la ligne ferroviaire à très grande vitesse. « Par exemple, l'indemnité hectare pour le département de la Vienne est fixée à 4.580 euros.

'' Qui accepterait ? ''

Si ce montant peut correspondre à des transactions de vente de terres agricoles '' de gré à gré '' nous devons rappeler qu'avec la LGV nous sommes dans le cadre d'une vente '' forcée et d'une expulsion. »

« Qui, accepterait de vendre une bande de terre coupant une exploitation agricole en deux ? Qui, accepterait de vendre son terrain à proximité de sa maison, sachant qu'il n'échappera pas aux nuisances de la LGV, se demande la Coordination rurale. Notre réponse est '' personne ''. Par ailleurs, il y a un évident changement de destination des sols puisque ceux - ci seront soustraits à l'agriculture pour être mis en construction d'ouvrages d'art et d'une ligne ferroviaire.

Le montant prévu des travaux de la LGV s'élève à 7 milliards d'euros. »

Un faible pourcentage

« Les 302 kilomètres de Tours à Bordeaux auxquels s'ajoutent 40 kilomètres de raccordements de lignes sur une moyenne de 70 mètres de large représentent une surface théorique de 2.394 hectares et compte tenu de l'indemnité une valeur de 11 millions d'euros. »

« Le prix d'acquisition des terres agricoles représente ainsi 0,16 % du coût des travaux de la LGV et 0,23 % avec les indemnités diverses. Les terres agricoles expropriées transformées en terrain à construire avec un niveau d'indemnité retenu au prix moyen du marché relève d'une incontestable spoliation. La Coordination rurale dénonce l'hypocrisie qui consiste à déplorer le gaspillage foncier tout en lui accordant une valeur dérisoire » dénonce l'organisation en conclusion.

La Nouvelle République du 140111
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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 07:07

Les négociations se poursuivent autour du projet de ligne à grande vitesse (LGV) entre Tours et Bordeaux. La semaine passée, une réunion s'est tenue à la préfecture en présence des représentants du conseil général, de Réseau ferré de France (RFF) et du concessionnaire Liséa (groupe Vinci). Dans un communiqué, l'Association de protection de Chambray émet des inquiétudes sur les intentions de ce dernier. « L'impression positive que nous avions eue lors des premiers contacts s'est transformée en une défiance digne des tristes heures passées face à RFF », écrit l'APC en expliquant que Liséa et RFF ont remis en cause les engagements de l'État et les propositions techniques retenues concernant les rétablissements de voirie. « Se mettre autour d'une table en proposant moins qu'auparavant pour ne pas accorder mieux. Cette technique de négociation est vieille comme le monde », poursuit l'association qui recommande à la municipalité de Chambray de « ne pas tomber dans ce piège ». Par ailleurs, l'APC en appelle au préfet pour que les engagements de l'État soient consignés dans un document de référence, comme il l'avait annoncé.

La Nouvelle République du 120111

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 09:30

InaugurationBrigitte Barèges réagit à la décision du Conseil d'Etat de valider les élections régionales et de rejeter les recours intentés contre les résultats de mars 2010.

 

 

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Publié par Pascale Binet - dans Régionale 2010
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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 09:07

brigitte barège 33Brigitte Barèges présente ses voeux aux midipyrénéens au nom des élus du groupe Osons Midi-Pyrénées

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Publié par Pascale Binet - dans Osons Midi Pyrénées
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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 08:01

Le chantier de la future Ligne ferroviaire à Grande Vitesse.Tours-Bordeaux pourrait générer la création de plusieurs centaines d'emplois en Gironde. Les travaux doivent débuter en 2012 et la région a décidé de lancer une campagne de formation pour favoriser les demandeurs d'emplois aquitains.

 

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 07:40

TGV_487.jpgLGV, sécurité, venue du PSG, agriculture… tour d'horizon en compagnie de Bernard Schmeltz. Le préfet formulait hier soir ses vœux devant un parterre d'élus, chefs d'entreprise et responsables d'associations.

La semaine passée, vous avez « réceptionné » quelques dizaines de tonnes de fumier d'agriculteurs protestant contre le frein mis au développement du photovoltaïque. Que leur dites-vous aujourd'hui ?

Bernard Schmeltz : « En premier lieu, j'ai demandé au ministère que, pour les dossiers d'installations de bâtiments agricoles photovoltaïques touchés par le moratoire, les critères soient assouplis. Cela concerne une vingtaine de dossiers. J'observe aussi que les services de l'État n'ont pas mis de frein au développement du photovoltaïque à usage agricole. Nous avons accordé 96 permis de construire, nous n'avons refusé aucune autorisation pour les serres… Toutefois, le contexte national veut que le gouvernement ait cherché à freiner cette bulle spéculative en décidant de ce moratoire jusqu'en mars. Si rien n'était fait, l'impact sur l'environnement était inévitable, comme l'étaient aussi les conséquences sur la facture de l'usager. D'autres pays ont aussi, en Europe, mis ce type de mesures en place. »

Photovoltaïque encore : quelle est votre position sur les projets de fermes solaires ?

« Le département est pilote en Aquitaine dans la mise en place d'une doctrine particulière concernant ce sujet. Clairement, pas de fermes solaires sur de bonnes terres, et pas de déboisement pour les installer

[…] Concernant le projet pressenti sur le lac de Tombeboeuf, les avis négatifs sont majoritaires, et c'est plutôt non de ma part. Pour Moncrabeau, le dossier est à l'instruction, je réserve ma réponse. » Des conflits émergent entre riverains et promoteurs d'installations agricoles comme les poulaillers. Où est le curseur d'un préfet dans ce domaine ? « Je soutiens clairement les professionnels agricoles. Il ne faut pas habiter à la campagne si on ne supporte pas les odeurs, la poussière, les nuisances. Je dis aux rurbains qu'ils doivent aussi accepter de vivre à la campagne. Dès lors que les projets respectent les règles, la préfecture ne s'oppose pas à leur implantation. Mais ceci dit, si nul n'est censé ignorer la loi, je comprends qu'on peut s'y perdre. J'ai demandé à mes services de faire preuve de pédagogie, d'expliquer les règles. » Au chapitre des transports, confirmez-vous une étude des pouvoirs publics pour la mise en place de la ligne à grande vitesse sur les voies existantes ? « (sourires) Clairement, non. Mais, dans les premiers temps des rencontres avec les opposants, ils faisaient régulièrement la remarque concernant les éléments apportés par Réseau Ferré de France sur ce point. J'ai donc écrit au préfet de région pour lui demander que RFF réactualise son argumentaire, avec de nouveaux chiffres. Décemment, on ne peut pas imaginer que l'État se tire une balle dans le pied en demandant une contre-étude de cette nature. » C'est à la fin 2012 que l'enquête publique sera lancée pour la LGV. Saura-t-on à cette époque si la gare sera rive gauche ? « J'ai demandé que soit rapidement clarifiée la question de cet équipement. Il faut avancer sur la localisation sans prendre en compte le point du pont de Camélat. Pour ce barreau routier lié à la rive gauche, le tour de table financier n'est pas bouclé. Il faut alors séparer les deux questions. » Vous êtes responsable de la sécurité publique et à ce titre, quelles mesures avez-vous l'intention de prendre pour l'éventuelle venue du PSI à Agen. « Ce n'est pas l'équipe parisienne qui m'inquiète, encore moins les Agenais. Il existe à ce jour une procédure propre à la fédération et si la décision aboutit à un match à Agen, nous prendrons des précautions, dont des renforts de forces de sécurité. J'ai demandé aussi au club et à la ville de faire en sorte de ne pas mélanger les supporters. Je dois prévenir tout risque de dérapage. »

Bernard Schmeltz doit s'exprimer sur la nouvelle carte intercommunale dans le département dans quelques jours.

La Dépêche du Midi du 150111

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 09:05

Ump logo« Poursuivre les réformes pour améliorer notre compétitivité et préserver notre modèle social »

 Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, en visite à Toulouse ce 13 janvier a rendu un bel hommage à notre ville et à notre agglomération.

 Malgré un contexte économique général difficile, il était d’autant plus important de saluer sur le site d’Airbus ce fleuron de notre industrie et de dire notre fierté collective. Ce discours tranchait avec le concert lancinant des lamentations entonné par les élus socialistes locaux avant la venue du Chef de l’Etat.  Mais ces vœux aux forces économiques de la nation furent surtout l’occasion pour le Président de la République d’exposer sa vision de l’économie. En ce sens, il a eu raison d’insister sur la nécessité de conserver un tissu industriel dans notre pays.

Même si nos sociétés tendent aujourd’hui à privilégier les services, encore faut-il être en mesure de les vendre. C’est pourquoi, si légitimes soient les impératifs écologiques ou tout simplement esthétiques, nous devons encourager tout le secteur industriel.

Le grand emprunt destiné à financer des dépenses d’avenir et dont 1,5 milliards seront consacrés à la filière aéronautique, à ce titre y contribue. Le Président de la République n’a pas hésité enfin à aborder « les sujets qui fâchent ». Les lycéens ont eu beau abondamment manifesté cet automne à l’occasion de la réforme des retraites, il est un fait qu’un sur deux aura la chance de vivre jusqu’à 100 ans. C’était donc une exigence de justice et de vérité que de faire la réforme des retraites.C’est cette même évolution démographique qui doit nous conduire à nous interroger dès maintenant sur la réforme de la dépendance et de son financement.   Ce 13 janvier 2011 à Toulouse, le chef de l’Etat aura donc rendu compte de son bilan et tracé des perspectives économiques. C’est précisément ce que l’on est en droit d’attendre d’un responsable politique.

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 08:31

sarkozy-01.jpgNicolas Sarkozy a présenté ses vœux aux acteurs économiques le 13 janvier à Toulouse. Arrivé à 11h sur la piste bordant l'usine Jean-Luc Lagardère, le président de la République a visité un A380, a rencontré les représentants du personnel d'Airbus et prononcé un discours de 45 minutes devant 5.000 invités. Le chef de l'État a défendu l'euro, s'est voulu très rassurant pour l'avenir industriel d'Airbus.  Il a appelé "à rompre avec la dévalorisation du travail" et "à la convergence fiscale".

Visite éclair mais très dense du président de la République à Toulouse. A sa descente de l'Airbus présidentiel, Nicolas Sarkozy a été accueilli par le préfet de Région Dominique Bur, Louis Gallois, président exécutif d'EADS, Tom Enders, président d'Airbus et Fabrice Brégier, directeur général délégué d'Airbus. Une délégation d'élus locaux était également présente aux pieds de l'appareil. Parmi eux, le président du Conseil régional Martin Malvy, le député-maire et président  du Grand Toulouse Pierre Cohen, le maire de Blagnac Bernard Keller, le président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet, le président du Conseil général de Haute-Garonne Pierre Izard, la députée de Haute-Garonne Monique Iborra, le sénateur-maire de Revel Alain Chatillon, l'ancien maire de Toulouse Dominique Baudis, et Christine de Veyrac, députée européenne.

"Le combat est gagné"

Nicolas Sarkozy était accompagné d'une grande partie du gouvernement : Christine Lagarde (Économie), Eric Besson (Industrie), Frédéric Lefebvre (Commerce), Nathalie Kosciusko-Morizet (Écologie) et Benoist Apparu (Logement). Devant un A400M, le chef de l'État a salué l'équipage qui a fait le premier vol d'essai de l'appareil militaire en décembre 2009. Il a ensuite pris quelques minutes pour visiter un A380 en cours d'assemblage aux couleurs de Qantas avant de s'entretenir quelques minutes avec des représentants du personnel d'Airbus. Répondant à Gérard Ribet (FO) sur l'avenir d'Airbus, Nicolas Sarkozy s'est voulu très rassurant : "Le combat est gagné aujourd'hui. Du point de vue industriel, la répartition ne changera pas. Du point de vue du carnet de commande, il y a des années de travail. Je confesse une préoccupation, celle qui concerne la sous-traitance."

Préoccupation évoquée à nouveau quelques minutes plus tard devant quelques centaines de salariés réunis pour écouter le chef de l'État et qu'il a félicité de "fabriquer les meilleurs avions du monde". Nicolas Sarkozy  s'est réjoui de "la commande historique" annoncée le 11 janvier (180 Airbus A320 dont 150 unités dans sa version Neo, un contrat estimé à 16,4 Md$ signé avec la compagnie indienne IndiGo.) "C'est fantastique pour vous mais il faut voir maintenant comment gagner dans les 40 années à venir. J'ai deux soucis. Les sous-traitants et la parité euro / dollar. Les sous-traitants et Airbus, c'est la même chose. Quand on appauvrit les sous-traitants, on appauvrit toute la filière. Je voudrais qu'on arrête le phénomène de délocalisation sur les sous-traitants. Concernant la parité, on ne peut pas vous demander de faire des progrès de compétitivité qui sont tués par une parité monétaire qui s'assimile à du dumping. Aujourd'hui, ça va mieux puisqu'on est à une parité euro / dollar 1,29 / 1,30 mais c'est encore trop. Mais je ne laisserai pas défaire l'euro. Je vous le dis, je défendrai l'euro. Je veux que les choses soient claires entre nous. Je défendrai l'Europe, je défendrai l'euro, je défendrai Airbus."

"L'industrie n'est pas un gros mot"

Nicolas Sarkozy a également évoqué "un sujet qui fâche", celui des retraites. "Je sais que ça a été difficile mais il fallait le faire. Car demain il y aura de l'argent pour payer les retraites. Quand on pousse les lycéens à manifester, est-ce que c'est raisonnable ? Et je vais vous dire, personne ne le défera parce que tout le monde sait qu'il fallait le faire."

Le chef de l'État a ensuite traversé le hall d'assemblage pour rejoindre les 5.000 invités dont 2.000 personnes travaillant pour Airbus, à la cérémonie des vœux. Il a prononcé une allocution de 45 minutes. Il a d'abord rendu hommage à Vincent Delory, le jeune ingénieur de Capgemini qui travaillait à Basso-Combo à Toulouse et qui a été "lâchement assassiné samedi dernier par des terroristes fanatisés au Niger". Après avoir rendu à nouveau hommage à Airbus, le chef de l'État a défendu sa politique industrielle. "L'industrie, ce n'est pas un gros mot. C'est une priorité du gouvernement depuis trois ans et demi. Votre usine est le témoignage que l'industrie est un moteur essentiel de la croissance européenne. A l'heure où la croissance redémarre, je souhaite que 2011 soit une année utile malgré les échéances électorales qui nous attendent en 2012. 2011 sera une année de consolidation de la croissance. Il y a une aspiration à davantage de justice, mais le pouvoir d'achat des Français a été préservé. Les épreuves ne nous ont pas été épargnées en 2010. Nous avons traversé en Europe la plus grave crise de la zone euro depuis sa création en 1999. Mais l'euro, comme Airbus, est une grande réussite européenne. C'est une force et une protection. Penser que la France puisse y renoncer est une folie. Nous ramènerons notre déficit en dessous de 3% du PIB en 2013. Ces objectifs sont intangible et je souhaite qu'ils s'inscrivent dans une règle constitutionnelle qui permettra de fixer un objectif de retour à l'équilibre de nos finances publiques. C'est une illusion de croire qu'en augmentant toutes les dépenses, on aurait plus de croissance. Le Premier ministre engagera dans les jours qui viennent des consultations avec les forces politiques."

Convergence fiscale

Concernant la fiscalité, "on ne peut pas être contre les délocalisations et faire de l'augmentation des impôts la solution à nos problèmes. En 2011, avec l'Allemagne, je veux que nous progressions dans la voie de la convergence fiscale. Nous poserons la question du bouclier fiscal dans le cadre de la réforme de la fiscalité du patrimoine pour la rendre plus juste et plus efficace. Aujourd'hui on taxe la détention du patrimoine alors qu'il faudrait taxer les revenus du patrimoine."

Concernant la compétition économique mondial, "nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de l'immobilisme. Ce n'est pas une question de tempérament, c'est simplement la conscience que la France ne peut pas se permettre de prendre du retard. Le monde évolue à une vitesse stupéfiante. Il faut rompre avec la dévalorisation du travail. Ce n'est pas une question d'idéologie. Mais on ne peut pas bâtir la croissance d'une économie en travaillant moins. Le partage du travail est une illusion car à la fin, on a moins de croissance et moins de salaire."

Nicolas Sarkozy a ensuite très rapidement quitté le hall d'assemblage de l'A380. Il aura passé 1h45 à Toulouse.

Objectif News du 130111

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 07:34

TGV_486.jpgSon président a défendu la grande vitesse lors de ses vœux.

Alain Rousset portait hier encore sur son visage les séquelles d'une méchante grippe. Cela n'a pas empêché le président du Conseil régional de trouver l'énergie nécessaire pour tacler sévèrement les opposants à la LGV, ligne ferroviaire grande vitesse qui va relier Tours à Bordeaux en 2016 puis Toulouse et l'Espagne en 2020. Si tout va bien.

Travail de sape

Lors de ses vœux à la presse, le patron socialiste de l'Aquitaine n'a pas mâché ses mots. Il en a visiblement assez de cette opposition à ce qu'il estime être un véritable progrès, une « démocratisation de la mobilité » voulue par « 90 % des Aquitains ». « Je m'étonne que 10 personnes qui posent un panneau puissent parfois avoir plus d'importance que l'immense majorité des habitants de cette région. » Il a également dénoncé la « lâcheté » de ceux qui font « dans l'ombre, à l'égard du dossier LGV, un travail de sape pour d'obscures raisons ». Visée et citée, l'actuelle ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie.

Ce n'est pas tout. Alain Rousset s'est presque mis en colère en évoquant les arguments « débiles » et « absurdes » d'un certain nombre d'opposants. Exemples cités par le président de la Région : « La LGV ne fera pas gagner de temps », « On pourra faire passer jour et nuit des trains sur la ligne actuelle », ou encore « On pourra rouler à 200 km/h sur la ligne existante ». Pendant cette charge sans concession, les élus verts de sa majorité regardaient le plafond ou leurs chaussures. La plupart s'étaient opposés à la LGV.

Des annonces

La ligne grande vitesse sera effectivement un des dossiers importants de 2011 dans lequel la région s'est impliquée. Mais il y en aura d'autres. Alain Rousset a fait plusieurs annonces. La première est la création d'une Rencontre du quatrième pouvoir, sorte de colloque national sur l'avenir des médias dans la lignée de l'université d'été de la communication d'Hourtin.

Il a également confirmé la participation régionale à la transformation des anciens abattoirs de Bordeaux en cinémathèque, un important projet culturel. Enfin, l'institution va porter son attention sur le développement de l'économie numérique, dans laquelle elle porte de nombreux espoirs. Sans oublier un salon international de la maintenance aéronautique sur le futur site de Latresne (33).

Le président de l'Aquitaine a finalement voulu montrer, à sa façon, que 2011 serait bien une année utile.

Le Sud Ouest du 140111
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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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