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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:32

TGV 150Feu vert pour Bordeaux - Toulouse

Midi-Pyrénées peut souffler. Toulouse et sa région auront bien leur ligne à grande vitesse (LGV). Hier, Jean-Marc Ayrault a confirmé que le tronçon Bordeaux-Toulouse était «prioritaire» et serait bien mis en œuvre avant 2030. C’est donc le scénario n° 2 du rapport Duron, «le plus ambitieux» glisse-t-on dans l’entourage du Premier ministre qui a été retenu.

La Ville rose décroche donc une timbale estimée à 7,1 milliards d’euros. Ce dernier chaînon manquant pour relier la quatrième ville de France à Paris à grande vitesse se fera dans la foulée de la construction de la ligne Tours-Bordeaux qui sera mise en service en 2017.

C’est au prix d’un lobbying intensif de la part des élus de la région et notamment de Martin Malvy, qui a infléchi le choix du gouvernement. Le président du Conseil régional mettait d’autant plus la pression que Midi-Pyrénées avait accepté de financer une partie des travaux du tronçon Tours-Bordeaux «à condition que «Bordeaux - Toulouse» soit confirmé.

Car sur ce point, le rapport Duron qui avait fléché le 27 juin dernier les infrastructures de transports prioritaires avait soufflé le chaud et le froid. Il soulignait ainsi que «d’autres solutions reposant prioritairement sur une modernisation de l’existant permettraient d’apporter une réponse aussi satisfaisante et moins coûteuse» que le TGV. Mais le même rapport, un peu plus loin, n’hésitait pas à écrire : «La section Bordeaux-Toulouse, qui doit permettre de raccorder la quatrième ville de France au réseau ferroviaire à grande vitesse, devrait se concrétiser dans les meilleurs délais». En clair : la commission d’experts Duron a renvoyé la balle dans le camp du Premier ministre. C’est donc lui qui a décidé de trancher : Bordeaux-Toulouse se fera avec une date butoir : 2030. Les élus locaux militent déjà pour le démarrage de l’enquête publique dès septembre 2013.

En revanche, si la branche Bordeaux-Toulouse du Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO) est désormais sur les rails, le tronçon entre Bordeaux et Hendaye a du plomb dans l’aile. Pour le plus grand bonheur des écologistes du Pays Basque. Très cher (6,3 milliards pour 67 km) ce projet est presque recalé. Le scénario 2 du rapport Duron prévoit seulement la constitution d’une réserve de précaution de deux milliards d’euros «pour d’éventuels premiers travaux» concernant cinq grands projets dont la LGV dans le pays basque.

Le coup d’après qui était prévu dans le schéma initial de l’agence de financement des infrastructures de France (AFITF) devait concerner la ligne vers l’arc méditerranéen avec la liaison Toulouse-Narbonne. Cette dernière ne se fera pas car elle n’a pas été incluse dans les priorités. «Mais elle se fera ensuite» confie-t-on dans les ministères. Les priorités ont été clairement affichées par le Premier ministre : d’abord Il faut s’occuper de Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan . Car les 130 km entre la Ville rose et Narbonne, aux portes de la mer, affiche au compteur un budget de trois milliards d’euros.

Castres aura enfin son autoroute

L’autoroute Toulouse - Castres a été confirmée au rang des «premières priorités» et verra donc le jour avant 2030. Pour l’instant, l’état n’a toutefois pas donné d’indication sur la future nature de la route. Le rapport Duron se borne à parler d’ «aménagement de la RN 126 Toulouse-Castres». Reste à savoir s’il s’agit d’un aménagement à 2x2 voies, d’une autoroute donnée en concession ou encore d’un partenariat public-privé. Toutefois, Matignon entend privilégier le retour en force des contrats de plan état-région. L’exécutif veut donc responsabiliser les acteurs locaux et territoriaux sur la mise en œuvre des meilleures solutions et des montages les plus pertinents à l’échelle du territoire. Le choix entre une réalisation concédée ou sur fonds d’état se prendra donc sur le terrain.

Parmi les projets qui ont obtenu le feu vert de Matignon on note aussi le contournement ferroviaire de Nîmes - Montpellier pour une meilleure desserte du Languedoc et du Roussillon. En revanche est reportée après 2030, donc aux calendes grecques la traversée centrale des Pyrénées (TCP) qui aurait coûté cinq à six milliards d’euros. La ligne Montpellier-Perpignan est elle aussi réalisable mais «après 2030» pour un coût de 6,3 milliards d’euros.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:28

TGV_1372.jpgLe gouvernement a annoncé hier un plan d’investissement de 12 milliards pour les dix prochaines années. La santé, le numérique, mais surtout les transports et la transition énergétique sont au centre des projets qui veulent aussi envoyer un signal positif aux écologistes.

Cap sur les années 2020. Jean-Marc Ayrault a dévoilé hier un plan d’investissements pour les dix ans à venir qui recycle nombre de chantiers déjà engagés, mais sera doté d’une enveloppe de 12 milliards d’euros et conditionné à des critères écologiques pour amadouer les partenaires Verts de la majorité. Alors que des voix ne cessent de s’élever dans la majorité pour réclamer moins de rigueur, le gouvernement veut ainsi montrer que la réduction du déficit ne constitue pas le seul horizon. «L’investissement public doit être ciblé, réfléchi, rigoureux», a résumé le chef du gouvernement à l’université Jussieu à Paris.

Le Premier ministre a souhaité «placer ce programme sous le double emblème de la compétitivité et de la transition écologique», selon son entourage. Le financement du plan sera en partie assuré par des ventes de participations de l’État dans des entreprises publiques. Sur les douze milliards, «la moitié» sera «consacrée» directement ou indirectement «à la transition écologique», a promis Ayrault. Une semaine après le limogeage de Delphine Batho et ses violentes critiques, le gouvernement peut ainsi afficher des ambitions écologiques intactes. Cela n’a pas empêché l’ancienne ministre d’estimer que ce plan «ne permett (ait) malheureusement pas de doter la transition énergétique des moyens nécessaires à sa concrétisation».

Ayrault a ainsi annoncé la généralisation d’ici 2020 du compteur électrique intelligent «Linky» qui permet notamment des économies d’énergie et des relevés à distance. Le budget de l’assurance maladie et l’enveloppe de dépenses hospitalières seront pour leur part mis à contribution à hauteur de 4,5 milliards d’euros par an en faveur de la modernisation des établissements. Autre gros morceau de ce plan d’investissements d’avenir, les transports.

Le gouvernement a voulu rompre, selon Matignon, avec la «logique de grands projets pharaoniques sans le début d’un financement.» «La logique est inverse, on part des besoins des territoires.» L’objectif est ainsi de concentrer les investissements sur le réseau déjà existant et sur les transports du quotidien.

«Une ligne TGV à 12 milliards d’euros, c’est quatre fois le remplacement de tous les trains Corail de France», fait-on valoir à Matignon. «Il s’agit d’agir sur la vie quotidienne des Français

[…] Il nous revient de garantir des moyens de transport rapides, réguliers, sûrs», confirme Ayrault. «Les trains Intercités seront intégralement renouvelés entre 2015 et 2025», a-t-il ainsi annoncé. Concrètement, le gouvernement doit maintenir le début des travaux d’une seule ligne à grande vitesse (LGV) avant 2030 : Bordeaux-Toulouse (voir ci-contre). Les autres LGV sont renvoyées à l’après 2030.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:14

TGV 150Coup de semonce après la remise du rapport Duron, le 27 juin dernier, le Premier Ministre avait annoncé la suppression des lignes à grande vitesse au sud de Bordeaux. Au panier la liaison avec Toulouse, à la poubelle la liaison vers le Pays Basque puis l'Espagne. Les élus ne l'entendaient pas ainsi. L'arbitrage du Premier Ministre devrait donner une chance de réalisation pour l'une des deux directions suggérées depuis des années, vers le Sud-Est, Toulouse, ou vers le Sud-Ouest, Hendaye.


L'économie comme motivation

Le rapport Duron avait conclu à des coupes drastiques dans les budgets de l'Etat afin de préserver l'objectif des 3% du PIB pour s'inscrire dans les objectifs communautaires européens. Le Premier Ministre avait tranché de façon abrupte, suppression des projets d'extension de la ligne vers Toulouse et Hendaye, attribution d'une enveloppe pour l'amélioration des dessertes ferroviaires.
Les élus ont entendu cette décision comme une menace pour leurs circonscriptions, bien sûr il faut verser des deniers publics comme dans le partenariat public-privé qui construit la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux, mais en contre-partie, les édiles y voient une opportunité sur le long terme de désenclavement d'agglomérations, voir de départements par la desserte du Train à Grande Vitesse. Ils ont plaidé leurs cause auprès du Premier Ministre.

Une décision ferme ou bien trop excessive

Il semble dans les couloirs de Matignon que le lobbying fait par les élus concernés par la desserte de la LGV ait porté ses fruits. Il se murmure ou il se susurre que le Premier Ministre aurait fait marche arrière par rapport à la première annonce. Un projet tient la tête du possible maintien, la liaison entre Bordeaux et Toulouse. Si elle était maintenue, elle se ferait dans la continuité de la mise en circulation de la ligne Tours-Bordeaux en 2017. Martin Malvy, président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées, est confiant, il est certain de cette tournure.
Côté liaison avec l'Espagne via le Pays Basque, les opposants sont sur la défensive, les défenseurs pensent que le Premier Ministre s'appuiera sur les conclusions du rapport Duron, un report de la réalisation de la ligne Bordeaux-Hendaye vers 2030.
Le travail fait jusqu'à maintenant ne peut pas être jeté aux orties comme une mauvaise copie, d'autant que l'enquête d'utilité publique sera clause le 12 juillet. Il faut supputer que le Premier Ministre va laisser courir ce délai, remiser le rapport de l'enquête, et pourra le ressortir lorsque les finances publiques seront plus sereines.

France3

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:07
guillaume brouquieres 02Chers amis,
Nous avons le plaisir de vous convier à la soirée de fin d'année des jeunes populaires 31 qui aura lieu le VENDREDI 12 JUILLET à 19H30 à la fédération UMP 31 (6, rue Gabriel Péri à Toulouse), en présence de notre député Jean Luc Moudenc et de notre Secrétaire départementale, Laurence Arribagé.

 --> Si vous souhaitez y participer il est impératif de vous inscrire au lien suivant :

https://docs.google.com/forms/d/1KMk9i6pAw1II9BFT0ML1w6-O_BtiuwAA6Sz4Kyc1cRI/viewform

Une participation de 10€ vous sera demandée pour l'apéritif dînatoire.

Des mojitos seront réalisés sur place à cette occasion par des militants.

Nous espérons vous y voir nombreux !

N'hésitez pas à convier vos amis et à nous contacter si vous souhaitez des précisions

Amitiés,

Le Pôle Débats et Événementiel



NOUS CONTACTER :
_______________________

Site : www.jeunesump31.fr
Mail : contact@jeunesump31.fr

Tel : 0617506062
Facebook : www.facebook.com/jpop31
Twitter : @jeunespop31
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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 10:51

Moudenc-Chollet-Deque-Toutu-LGV.jpgLes groupes d’opposition au maire de Toulouse, Toulouse pour Tous présidé par Jean-Luc Moudenc (UMP) et Toulouse métropole d’Europe piloté par François Chollet (UMP) ont réuni leurs forces et leurs arguments, ce lundi 8 juillet.

A la veille de l’arbitrage que doit rendre le premier ministre Jean-Marc Ayrault sur les préconisations du rapport Duron en matière d’investissements pour les transports, ils « lancent un appel commun à Jean-Marc Ayrault pour la concrétisation du projet Toulouse-Paris en Ligne à grande vitesse (LGV)», résume Jean-Luc Moudenc.

Les préconisations du rapport, établissant deux scenarii pour le projet de ligne Toulouse-Paris via Bordeaux, les inquiètent. « Le premier scénario ne nous inscrit pas au rang des premières priorités. Le deuxième oui, mais par une formule assez aléatoire disant que les travaux seraient lancés à l’horizon 2030. J’ajoute que ce scénario 2 repose sur la mobilisation de ressources considérables et les 5 ou 6 pistes données par le rapport consiste en la création de nouvelles taxes et une amélioration de la conjoncture… En clair: ce rapport Duron ne donne aucune garantie», poursuit Jean-Luc Moudenc, prudent.

Moudenc se méfie d’une opération politicienne

L’imprécision actuelle qui entoure le financement d’un projet évalué à quelques 7 milliards d’euros, inquiète fortement la droite toulousaine. François Chollet, qui s’étonne de l’enthousiasme de la gauche face à autant d’incertitudes, attend que Jean-Marc Ayrault le rassure: « Il ne peut y avoir de LGV crédible sans un engagement majeur de l’Etat et il n’est pas certain qu’il le fasse».

Pour lui, ce rapport Duron repoussant le projet à 2030 quand toutes les prévisions le situaient jusqu’ici pour 2020 est un aveu: « C’est un changement de cap et l’espèce d’élan sacré autour de la LGV s’effrite». Jean-Luc Moudenc remarque que le manque d’unité locale autour du sujet a pu en être l’un des facteurs: « Aucun initiative de lobbying groupé n’a existé. Le parlementaire que je suis n’a d’ailleurs jamais été sollicité pour constituer un bloc autour de ce projet». Marie Déqué regrette, de son côté, l’opposition systématique des écologistes dans ce dossier, tant au conseil régional qu’à la mairie de Toulouse.

Craignant que le gouvernement tente de solliciter considérablement les collectivités locales au financement du projet, malgré des budgets de plus en plus exsangues, la droite toulousaine redoute jusqu’à l’abandon, au final, de cet équipement. »Nous attendons une vraie décision à long terme et nous serons très vigilants face aux effets d’annonce qui pourraient masquer la réalité à l’approche des échéances électorales», signale Jean-Luc Moudenc.

Ne voulant pas qu’une annonce une nouvelle fois imprécise ne serve « de bouée de sauvetage pour Pierre Cohen en vue des élections municipales de 2014», il prévient que « si rien de concret n’est exprimé nous dénoncerons une opération politicienne».

La Voix du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 10:42

moudenc-chollet-deque.jpgLe gouvernement tranchera demain

C’est demain que le gouvernement rendra son arbitrage concernant le devenir de la LGV (ligne à grande vitesse) entre Bordeaux et Toulouse, suite à la publication la semaine dernière du fameux rapport Duron qui préconise une avancée du dossier à l’horizon… 2030 ! L’enjeu est jugé suffisamment important pour l’opposition municipale, qu’elle a décidé d’en faire une cause commune : « S’il est toujours un sujet qui nous a réuni, c’est bien le TGV ; et il nous est apparu intéressant de lancer cet appel en commun » a d’ailleurs lancé l’ancien édile Jean-Luc Moudenc, entouré donc pour l’occasion d’un point presse, de François Chollet et Marie Déqué (présidents des groupes dissidents aux siens à la communauté urbaine et à la mairie). « Notre volonté est d’être relié à Paris, mais aussi à la Méditerranée » a rappelé Jean-Luc Moudenc, qui ne veut rien lâcher sur ce projet, et qui déplore les atermoiements de certaines collectivités : « L’enjeu pour notre territoire est tel que cela nécessite de prendre de la hauteur »… Comme un « scud » envoyé à la mairie de Toulouse, au Conseil Général et à la Région. François Chollet déplore lui un manque d’ambition en termes de développement économique, « je constate la fin d’un élan sacré qui met en péril ce dossier. » Jean-Luc Moudenc s’attend donc pour demain à un rendu purement politicien, qui ne répondra sans doute pas concrètement à la question de l’avenir et de la faisabilité ou non du dossier LGV, « ce sera sans doute une bouée de sauvetage pour sauver le soldat Cohen ». Avec ou sans la LGV, le point presse de ce matin aura été de toute façon un marqueur politique toulousain en vue des municipales… Il était le premier depuis 2010 à réunir les groupes « Toulouse pour tous » et « Toulouse Métropole d’Europe ». Un signal aurait-il été définitivement donné ?

Thomas Simonian

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 10:40

Yoann-RAULT-WITA-01.jpgIl y a des lieux, des regards, des mots, des atmosphères qui ne s’oublient jamais. Il y a des rencontres que même le temps ne peut effacer. Celle que j’ai eu l’occasion de vivre mercredi dernier restera inoubliable.

Mardi en fin de matinée, message de Nadine Morano : « Tu peux être à Paris demain à 11h ?» Je dois avouer que je m’attendais à tout sauf à être invité par Nicolas Sarkozy. Billet d’avion réservé, départ de Toulouse à 6h30 en direction de Paris.

Moi qui, comme beaucoup de jeunes de mon âge, me suis passionné pour la chose publique et la vie politique de la France grâce et à travers Nicolas Sarkozy, je ne pouvais rêver moment plus prestigieux que celui d’être invité rue de Miromesnil dans ses bureaux parisiens pour un échange d’une heure et demie en toute simplicité et sans langue de bois.

11h30, la massive porte d’entrée du 77 de la Rue de Miromesnil s’ouvre devant moi.

Accompagné de Nadine Morano et d’une petite poignée de convives, je monte une à une les marches feutrées me menant jusqu’au premier étage. La porte s’ouvre. L’accueil est extrêmement chaleureux et je suis frappé par la beauté des lieux. Deux grands portraits de style pop-art trônent dans l’entrée, un à l’effigie de l’ancien Président de la République, l’autre représente Carla Bruni.

Nous nous dirigeons, en compagnie de Brice Hortefeux, Président de l’Association des Amis de Nicolas Sarkozy, vers le salon où nous allons être reçus.

L’atmosphère est légère et, alors que mes yeux pétillent comme ceux d’un enfant, j’aperçois la porte du salon s’ouvrir.

C’est un Nicolas Sarkozy en grande forme qui vient me saluer avant de débuter un échange sans langue de bois où aucun sujet ne sera évité.

L’ancien Président de la République commence par dresser un bilan sur la situation économique du pays. Selon ses mots « nous ne sommes qu’au début d’une crise économique à laquelle la France n’est pas préparée. » Chômage, croissance, compétitivité : le manque d’ambition et les mensonges du pouvoir socialiste sont passés au crible un par un.

Assez rapidement, l’un d’entre nous pose la question que nous avons tous sur le bout de lèvres, celle du retour en politique de Nicolas Sarkozy. La question est franche, la réponse l’est tout autant. Selon l’ancien Président de la République, il est « très heureux » dans sa nouvelle vie, où la vie politique semble bien loin. Pour lui, la question de son retour n’est pas d’actualité et si elle devait se poser un jour, « elle nous dépasserait  tous. » Une chose est essentielle pour Nicolas Sarkozy : respecter le silence qu’il s’est « imposé » pour encore un an au minimum.

Sous le regard de Brice Hortefeux, Christian Estrosi et Nadine Morano, nous abordons deux questions qui semblent tenir à cœur à Nicolas Sarkozy : celle des médias et de la justice.

Ce monde des médias qui, selon ses mots, « l’a combattu fermement » durant la campagne présidentielle, et qui est impatient de le voir prendre la parole publiquement sur le situation de la France, semble avoir déçu (et sûrement blessé) l’ancien Président de la République.  Selon lui, si les médias font aujourd’hui le jeu du pouvoir socialiste en place, les Français(e)s ne sont pas dupes et les résultats observés aux élections partielles « sonnent comme un ras-le-bol généralisé » à l’encontre de François Hollande.

Sur la question de la justice, le Président de la République pèse chacun de ses mots. Je vois un homme combatif, déterminé à faire émerger la vérité mais à la fois attristé de constater l’attitude des médias.

Nous abordons ensuite la question de la loi Taubira sur le mariage pour « tous » où il rappellera sous le regard de Nadine Morano, la volonté qui était la sienne d’instituer une union civile pour les couples homosexuels. Les mots utilisés pour parler de l’homosexualité sont d’une particulière finesse. Selon lui, « on ne choisit pas sa sexualité, on ne choisit pas d’être homosexuel et la chose la plus difficile en société n’est pas d’être hétérosexuel ou homosexuel mais d’avoir cette sensation d’être une minorité dans une majorité là où chacun devrait pouvoir vivre sans être vu comme étant de telle ou telle orientation sexuelle.»

Une réponse me toucha particulièrement, celle donnée par Nicolas Sarkozy sur la question du droit d’inventaire demandé par certain(e)s. Selon lui « on peut passer son temps à savoir ce que l’on n’a pas fait ou mal fait durant les cinq dernières années mais ce n’est pas ce que les Français(e)s attendent : savoir ce que l’on propose pour les vingt années à venir. »

De nombreux autres sujets furent évoqués comme la situation de l’UMP ou encore les primaires. Sur ces dernières, il n’est pas convaincu par le système de primaires auxquelles s’essaie l’UMP.

13h20, la rencontre touche à sa fin et je ne peux m’empêcher de penser que le retour de Nicolas Sarkozy est 2017 s’imposera comme une évidence.

Je m’interroge sur la nécessité pour celui qui a été le Président de la République pendant cinq ans de se soumettre au système des primaires. Si son silence peut déstabiliser ceux qui aimeraient l’entendre s’exprimer sur tel ou tel sujet, il n’en demeure pas moins nécessaire d’une part pour laisser émerger ou s’affirmer les talents de notre famille politique, d’autre part car il a été battu et que la défaite impose un certain retrait.

Il n’en demeure pas moins que comme l’a rappelé l’ancien Président de la République lors de notre rencontre, « avant 2017, il y a des échéances électorales majeures » pour la France. Notre famille politique se doit d’être au rendez-vous, mobilisée et combattante.

Plus sarkozyste que jamais, je regarde la porte du 77 rue de Miromesnil se fermer en me disant que je reste convaincu d’avoir partagé un moment unique et inoubliable avec celui qui a porté la France durant cinq ans mais qui, en 2017, donnera à la France l’ambition qu’elle mérite.

Yoann Rault-Wita

Militant pour les valeurs de la Droite

Twitter : @YoannRaultWita

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 06:34


Déclaration de Jean-François Copé par ump

 

Le Conseil constitutionnel a décidé de rejeter les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Il s'agit d'une décision grave puisqu'elle a pour conséquence de priver le premier parti d'opposition républicaine des moyens d'exercer sa mission au service de la démocratie française.

Afin que les Français soient pleinement informés de ce dont il s'agit, je veux préciser la chose suivante : le fait d'un dépassement – que par ailleurs nous avons contesté – de 400 000 euros sur un budget total de 22 millions a pour effet de priver l'UMP de 11 millions de dotations publiques.

J'entends certains commencer à évoquer l'idée que l'UMP, étranglée financièrement, ne pourrait plus continuer à faire entendre sa voix au service des Français, qu'elle ne pourrait plus dénoncer la politique de la gauche qui détient désormais tous les pouvoirs, qu'elle ne pourrait plus proposer un chemin d'espérance pour la France.

Et bien, je veux dire ce soir que la voix de l'UMP ne s'éteindra pas.

J'appelle les militantes et les militants qui, depuis tant d'années, s'engagent sur le terrain au milieu des Français pour promouvoir les valeurs qui sont les nôtres.

J'appelle les sympathisantes et les sympathisants qui chaque jour s'engagent plus nombreux à nos côtés.

J'appelle aussi les Françaises et les Français qui ne partagent pas forcément toutes nos idées mais qui considèrent indispensable, vital même, vital, qu'un grand parti de droite et du centre s'attèle à préparer l'avenir des enfants de France, à répondre à la grande souscription nationale que je vais lancer dès lundi afin de barrer la route à celles et ceux qui ne rêvent que d'une chose : voir l'espace politique français monopolisé par la gauche et par les partis extrémistes.

Je me suis entretenu dès cet après-midi avec Nicolas Sarkozy de cette situation. Nous sommes convenus ensemble que face au péril, il appartenait à notre famille politique de faire bloc, comme cela doit être le cas dans tous les moments d'épreuves.

Je réunirai en début de semaine prochaine le bureau politique et l'ensemble des parlementaires de l'UMP pour évoquer la situation ainsi que les conditions de mise en œuvre de cette grande souscription nationale.

Vous l'avez compris, l'heure est à la mobilisation, au rassemblement et au courage.

Vive la République et vive la France.

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 06:31

logo umpChère Amie, Cher Ami,

Le Conseil constitutionnel a décidé de rejeter les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Il s’agit d’une décision grave puisqu’elle a pour conséquence de priver le premier parti d’opposition républicaine des moyens d’exercer sa mission au service de la démocratie française.

Afin que les Français soient pleinement informés de ce dont il s’agit, je veux préciser la chose suivante : le fait d’un dépassement – que par ailleurs nous avons contesté – de 400 000 euros sur un budget total de 22 millions a pour effet de priver l’UMP de 11 millions de dotations publiques.

J’entends certains commencer à évoquer l’idée que l’UMP, étranglée financièrement, ne pourrait plus continuer à faire entendre sa voix au service des Français, qu’elle ne pourrait plus dénoncer la politique de la gauche qui détient tous les pouvoirs, qu’elle ne pourrait plus proposer un chemin d’espérance pour la France.

Je veux vous dire que la voix de l’UMP ne s’éteindra pas !

J’appelle les militantes et les militants qui, depuis tant d’années, s’engagent sur le terrain au milieu des Français pour promouvoir les valeurs qui sont les nôtres ;

J’appelle les sympathisantes et les sympathisants qui chaque jour s’engagent plus nombreux à nos côtés ;

J’appelle aussi les Françaises et les Français qui ne partagent pas forcément toutes nos idées mais qui considèrent indispensable, vital même, vital, qu’un grand parti de droite et du centre s’attèle à préparer l’avenir des enfants de France ;

Je vous appelle toutes et tous à répondre à la grande souscription nationale afin de barrer la route à celles et ceux qui ne rêvent que d’une seule chose : voir l’espace politique français monopolisé par la gauche et par les partis extrémistes.

Avec Nicolas Sarkozy, avec lequel je me suis entretenu de cette situation, nous sommes convenus que face au péril, il appartenait à notre famille politique de faire bloc, comme cela doit être le cas dans tous les moments d’épreuves.

Vous l’avez compris, l’heure est à la mobilisation, au rassemblement et au courage.

 

Vive la République et vive la France,

Jean-François Copé
Président de l'UMP

 

Vous avez renouvelé votre adhésion pour l'année 2013. Merci pour votre engagement !
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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 06:24

Xavier-Spanghero-04.jpgDélégué départemental des Jeunes Actifs de l’UMP

Les militants de l’UMP ont voté le week-end dernier, et ont ainsi définitivement mis fin au psychodrame Copé/Fillon. Un soulagement pour vous ?

On tourne en effet la page de ce triste épisode, mais cela va au-delà de ça… Car j’ai vraiment été surpris de l’ampleur du résultat (près de 92% des votants ont souhaité maintenir la direction actuelle, ndlr) qui a plébiscité la direction collégiale autour de Jean-François Copé. Cela démontre la volonté de toutes les sensibilités de notre parti de passer à autre chose. Il faut voir également dans ce résultat les effets de la politique gouvernementale. Nos militants veulent faire face à Hollande avec un parti uni… Chacun sait que la France est dans un état grave et qu’on a besoin de nous pour préparer l’alternance !

Ce vote va-t-il permettre à votre fédération de se tourner définitivement vers les municipales ?

J’ai le sentiment que depuis janvier les militants entrent peu à peu dans l’échéance municipale… Le vote est donc plus la conséquence que la cause. On commence déjà dans beaucoup de communes à s’organiser sur le terrain et à travailler sur les programmes.

L’UMP 31 est-elle prête pour le combat municipal ?

On n’est jamais prêt à 100%. Toulouse est une campagne gigantesque, aux enjeux nationaux, mais n’oublions pas le travail qui nous attend dans les 587 communes du département. On ne sera forcément pas en situation de gagner partout, mais nous nous apprêtons à prendre d’assaut des communes importantes telles que Muret, Rieumes, Balma, Launaguet, Saint-Orens etc.

Propos recueillis par Thomas Simonian

Le Journal Toulousain

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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