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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 11:47

Vincent-Noves-02.jpgIl va de nouveau faire face à Alain Fillola en mars prochain à Balma. Vincent Noves annonce la couleur. Rencontre dans le cadre de notre dossier de cette semaine« Municipales 2014, les points chauds de l’agglo ».

Dans quel état d’esprit êtes-vous à la veille de l’entrée dans la campagne municipale ?

Je suis très serein. La pression est sur Alain Fillola qui doit sentir que les choses vont être très, très serrées. Même des gens proches de lui le disent. Il a fait trois mandats et va se représenter pour atteindre le quart de siècle de pouvoir sans partage. Il y a une usure ! Et à cela il ne peut rien… Depuis 2008, notre équipe a beaucoup travaillé et a toujours été une opposition constructive… Nous nous présentons aujourd’hui comme une force alternative crédible.

Les retours terrain que vous avez sont-ils différents de ceux de la campagne de 2008 ?

Complètement. Cette fois-ci les gens me reconnaissent parfaitement… Ils savent que j’ai travaillé et que j’ai été en contact avec eux tout au long de la mandature. Mon sentiment est qu’ils sont prêts à franchir un pas qu’il n’avait pas osé en 2008.

Quels reproches entendez-vous ?

Nous avons dans notre ville une très grosse explosion de l’urbanisme, et les Balmanais l’attribuent au maire. Ils ont raison puisqu’il a voté le PLU (plan local d’urbanisme) qui le permet. Il y aura donc une explosion de la colère des électeurs à la hauteur de l’explosion de l’urbanisme. Ils ont le sentiment que la ville se développe sans eux. D’ailleurs un certain nombre de Balmanais de sensibilité de gauche me disent en porte à porte ou sur le terrain qu’ils me soutiendront…

Vous êtes également conseiller régional, quelle est votre priorité ? Balma ou la région ?

Depuis toujours je n’ai que mars 2014 en tête ! La priorité est de m’occuper des Balmanais. C’est ce que j’aime en politique.

Le Journal Toulousain

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 11:30

TGV_1374.jpgLa catastrophe de Brétigny-sur-Orge a mis en question l’état du réseau ferroviaire. Aujourd’hui, la SNCF démarre donc une grande campagne de vérification sur ses voies. La région Midi-Pyrénées n’échappe pas à la règle et l’inspection commencera à Saint-Jory, au nord de Toulouse.

Concernant les travaux de déblayage sur les lieux de la catastrophe, l’une des voitures accidentées a pu être remise sur les rails, hier, par la grue télescopique de 700 tonnes et elle pourra être évacuée en roulant. Les travaux sont en cours pour les trois autres. Une fois les voitures abîmées enlevées, la SNCF remettra en état la voie et la caténaire, ce qui va néanmoins «durer plusieurs jours», selon son président Guillaume Pepy. Par ailleurs, l’opérateur ferroviaire a commencé à passer en revue les 5 000 éclisses du même type que celle incriminée dans le déraillement.

Dès samedi, la SNCF privilégiait en effet la thèse de la défaillance matérielle d’une éclisse, laquelle, s’étant détachée, aurait empêché le passage normal des roues du train, provoquant la catastrophe. Pour les trois enquêtes en cours, conduites par le ministère des Transports via le Bureau d’enquête sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT), la justice et la SNCF (enquête interne avec Réseau ferré de France), la principale question reste de comprendre pourquoi cette pièce, tenue par quatre boulons, s’est détachée sur cet aiguillage qui avait été contrôlé le 4 juillet dernier.

Car concernant le train accidenté, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a assuré hier qu’«aucune anomalie mécanique» n’avait été constatée sur la motrice et les voitures, les traces de choc relevées confirmant d’ailleurs selon lui l’hypothèse de l’éclisse défectueuse dans l’aiguillage.

«Nous connaissons les motifs de l’accident, nous n’en connaissons pas les causes», a résumé pour sa part Jacques Rapoport, patron de RFF, présent aux côtés de Guillaume Pépy.

Lors de la traditionnelle interview du 14 juillet, le président Hollande a affirmé ne pas privilégier l’hypothèse d’un acte de malveillance, également écarté la veille par le ministre de l’Intérieur, mais évoquée par le président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. Depuis le drame, c’est en effet surtout la vétusté des infrastructures ferroviaires qui est soulignée, même si, sur la ligne Paris Austerlitz-Toulouse où s’est produit l’accident, «près de 70 millions d’euros ont été investis en 2013, soit le double des investissements de 2012», a souligné le ministre des Transports Frédéric Cuvillier. Pour l’heure, le bilan de la catastrophe est toujours de six morts mais il pourrait encore s’alourdir, le pronostic vital de deux blessés restant engagé.

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:45

TGV 150La semaine dernière la publication du rapport Duron avait réactivé la polémique autour de la LGV (ligne à grande vitesse) Bordeaux-Toulouse, en la proposant à l’horizon 2030… Tout le monde attendait donc de savoir si le Premier Ministre allait suivre les préconisations dudit rapport. Cela a été fait le 9 juillet dernier, et Jean-Marc Ayrault a bien confirmé que cette ligne restait bien une priorité du gouvernement… Mieux, elle est la seule maintenue avant 2030. Les deux leaders de l’opposition municipale, Jean-Luc Moudenc et François Chollet, ont tenu à réagir ensemble à la nouvelle, en la maniant avec précaution et prudence : « Seuls deux points semblent acquis : le lancement des travaux avant 2030 et l’abandon du prolongement à Narbonne, reporté à bien plus tard. Enfin, le Premier ministre n’a pas détaillé le moindre plan de financement. Il n’y a donc aucune garantie que le TGV arrive à Toulouse en 2020-2022. C’est ce que nous craignions : un grand flou. » Du côté des écologistes, depuis fort longtemps opposés à ce projet (voir notre interview de Gérard Onesta, p9), l’inquiétude reste de mise : « Au final, ce sont les usagers qui risquent de faire les frais de cette surenchère, alors que la rénovation des voies existantes ferait arriver à Toulouse une grande vitesse concurrentielle vis-à-vis de l’avion, à une échéance beaucoup moins lointaine, et pour 4 milliards de moins» avance Antoine Maurice, vice-président de la communauté urbaine. Optimisme ou pessimisme selon les interlocuteurs, la LGV va donc continuer à faire couler beaucoup d’encre … avant 2030.

Le Journal Toulousain

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:35

TGV 150Le 9 juillet 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a présenté son plan "Investir pour la France", un programme d’investissements d’avenir pour les dix prochaines années.
Sur la base du rapport de la Commission Mobilité 21, le Gouvernement retient les priorités d’investissement permettant d’agir sur la mobilité quotidienne des français et propose de l'ordre de 30 Md€ d'investissements, tous financeurs confondus, dans les grands projets prioritaires (scénario n°2 de la Commission Mobilité 21). Les études des projets d'infrastructures nouvelles retenues par la Commission sont poursuivies.

Télécharger:
 - le rapport de la Commission Mobilité 21 du 27 juin 2013,
 - le dossier de presse du Premier ministre du 9 juillet 2013.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:15

tvf-01.jpgUn premier bâtiment vient de sortir de terre, sur la zone Pythagore. Il s’agit de l’entreprise «TVF» (Travaux pour Voies Ferrées). Bien avancés, les locaux devraient recevoir les personnels de l’entreprise, actuellement sur Lespinasse.

D’autre part, sur la zone de Villeneuve-lès-Bouloc (en entrant à droite), les travaux d’un restaurant de 300 m2, dont la cuisine sera traditionnelle, mais avec une spécialité viandes grillées, devraient commencer début septembre. La possibilité d’accueil serait de 120 places à l’intérieur et autant sur la terrasse extérieure. Le dirigeant, M. Morron, possédait un restaurant avenue des États-Unis, à Toulouse (il compte trente-quatre ans d’expérience dans la restauration). «Des créations d’emplois, sont envisagées (entre cinq et dix personnes), suivant les premiers résultats que dégagera cette affaire», confie M. Morron.

Cinq à six permis de construire sont actuellement déposés et devraient bientôt déboucher sur de nouvelles constructions.

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Publié par Pascale Binet - dans Bouloc
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 19:14

TGV 150Jean-Marc AYRAULT a voulu confirmer implicitement le caractère prioritaire de la LGV Bordeaux-Toulouse.

Mais, dans le dossier de 25 pages remis à la presse cet après-midi, cette LGV n’est pas citée une seule fois. Le rapport cite pourtant les 4 LGV en cours.

De plus, l’ambigüité demeure sur l’agenda. Il n’y a aucune certitude sur le fait d’avoir  la Déclaration d’Utilité Publique en 2014, ni que les travaux seront lancés en 2017 une fois Tours-Bordeaux achevée. Et encore moins sur la mise en service en 2020.

Seuls deux points semblent acquis : le lancement des travaux avant 2030 et l’abandon du prolongement à Narbonne, reporté à bien plus tard.

Enfin, le Premier ministre n’a pas détaillé le moindre plan de financement.

Il n’y a donc aucune garantie que le TGV arrive à Toulouse en 2020-2022. C’est ce que nous craignions : un grand flou.

Le Gouvernement tente donc un coup politique préélectoral, à l’approche des municipales. Il fait un pari : les écrits restent, mais les paroles s’envolent… Qu’il se détrompe, les Toulousains sauront s’en souvenir.

Jean-Luc MOUDENC, Député de la Haute-Garonne, Maire de Toulouse de 2004 à 2008  

François CHOLLET, Président du Groupe Toulouse Métropole d’Europe à la Communauté urbaine

LGV dossier de 25 pages LGV dossier de 25 pages  

 

 

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:09

Dans un entretien accordé à France 3, le ministre des transports indique que le calendrier initial de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse sera respecté et que les travaux pourraient débuter en 2017.

Au lendemain des annonces du Premier ministre Jean-Marc Ayrault sur les investissements d'avenir et le classement "prioritaire" de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse, c'est le ministre des Transports Frédéric Cuvillier qui, dans un entretien à France 3, indique que le calendrier initial de ce projet sera maintenu et que les travaux pourraient débuter comme prévu en 2017.

Après la décision, le problème du calendrier

L'arbitrage du Premier ministre en faveur de la LGV Bordeaux-Toulouse était une étape décisive pour l'avenir du projet. Maintenant qu'il est acquis, se pose donc le problème du calendrier. Si le calendrier initial est respecté comme le dit désormais le ministre des transports, les travaux pourraient débuter en 2017 et la ligne être mise en service entre 2022 et 2023 (source RFF)

  • Fin 2013 : lancement de l'enquête d'utilité publique
  • 2014/2016 : déclaration d'utilité publique et dernières études
  • 2017 : lancement du chantier
  • 2022/2023 : mise en service

 

France3

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Publié par Pascale Binet
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:02

arribage-05.jpgIl est 17h00 ce lundi 8 juillet quand Nicolas Sarkozy franchit les portes du siège de l’UMP.

Dans les locaux du 238 de la rue de Vaugirard, l’ensemble de notre famille politique est unie et rassemblée. Parmi les personnalités présentes, on peut noter trois anciens Premiers Ministres : François Fillon, Alain Juppé et Edouard Balladur. Députés, Sénateurs, Présidents de Fédération et Secrétaires Départementaux s’apprêtent à écouter notre Président, Jean-François Copé.

 Ce dernier rappelle que l’UMP compte aujourd’hui 156000 adhérents à jour de cotisation dont 18000 nouveaux au 30 juin et 4000 durant le week-end dernier.

Jean-François Copé revient sur les conséquences graves et inédites découlant de la décision prise par le Conseil Constitutionnel : une perte  de 11 millions d’euros pour notre famille politique.

 Les économies et la réduction du train de vie de l’UMP ont toujours été au coeur de la gestion de Jean-François Copé et des équipes de l’UMP. L’UMP est aujourd’hui propriétaire de ses locaux et il est demandé à chacun de se serrer les coudes. Appelant chaque responsable politique à la mobilisation, il rappelle que la voix de l’UMP ne s’éteindra pas.

 Il conclura son intervention en disant que «ce moment de rassemblement en dit long sur la volonté qui nous anime».

 C’est à Nicolas Sarkozy de prendre la parole. Les applaudissements retentissent pendant plusieurs minutes.

 «J’ai le devoir d assumer mes responsabilités», c’est par ces mots que l’ancien chef de l’Etat s’adresse à nous.

Pour lui la situation est grave et inédite et «si l’UMP disparaît, il n’y aura plus rien entre le PS et le FN».

 C’est la décision du Conseil Constitutionnel qui l’a décidé à reprendre la parole. Il veut être le candidat qui assume les victoires mais aussi celui qui assume les défaites.

Nicolas Sarkozy rend alors un vibrant hommage à Jean-François Copé et vient le remercier pour cette grande souscription nationale que l’UMP a décidé de lancer.

Nicolas Sarkozy rappelle qu’il est de la responsabilité de chacun de continuer à faire vivre l’UMP et de conclure « et puis j’ai un million d’amis sur Facebook : ça sert ! »

 Selon lui, la mobilisation des français est bouleversante. Les gens sont prêts à faire un sacrifice pour que l’UMP puisse avoir les moyens de les représenter.

 Au-delà de la décision du Conseil Constitutionnel, Nicolas Sarkozy nous livre sa vision de la France d’aujourd’hui.

 Frappée d’une crise des idées politiques, nous assistons selon lui à la mort de toutes les idéologies politiques. Il est donc de notre responsabilité de réhabiliter les idées politiques qui sont les nôtres.

Sur l’Europe, il rappelle l’importance de la préservation de l’idéal européen, cet idéal qui sera une obligation pour les futures élections. Selon lui, l’Union Européenne devrait rendre des compétences car elle en exerce trop. L’Union Européenne doit se recentrer sur l’essentiel et s’appuyer sur un indispensable leadership franco-allemand. Selon ses mots, « il faudra faire une Schengen 2 avec, en amont, une politique d’immigration commune ». 

 C’est un Nicolas Sarkozy combatif ayant retrouvé sa liberté de parole que nous avons eu la chance de rencontrer aujourd’hui.

La mobilisation de chacun d’entre nous pour notre famille politique doit être totale.

 En conclusion de ce vibrant discours, Nicolas Sarkozy est venu remercier Jean-François Copé d’avoir réagi avec son dynamisme habituel avant de conclure « Il faut que l’UMP s’ouvre. La rétractation, c’est la mort d’une famille politique. »

 Sans aucun doute, l’UMP doit être soudée, mobilisée et sur le terrain pour faire de la dynamique actuelle nos victoires de demain.

 

Jean-Luc Moudenc

Président de l’UMP 31 

Laurence Arribagé

Secrétaire Départementale UMP 31

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:54
  • arribage-04-copie-1.pngQuelles activités proposez-vous ?

Nous proposons depuis le samedi 25 mai 2013 un service de soutien scolaire. Ce dernier se déroule dans les locaux de la fédération chaque samedi et est ouvert à tous, de 6 à 20 ans. Une permanence se déroule le matin et une autre l’après-midi.

Les bénévoles (une vingtaine) qui se sont engagés dans cette aventure sont majoritairement des adhérents de notre mouvement mais certains d’entre-eux sont sympathisants mais non-encartés.

Chaque famille a signé une charte avec la Secrétaire Départementale afin d’encadrer les activités de soutien scolaire.

  • Combien de personnes avez-vous accueillies ? Sont-elles adhérentes du parti ?

Nous accueillons une quinzaine d’enfants depuis le 25 mai. Chaque enfant est encadré par un adulte référent qui chaque semaine s’occupe de lui.
Nous considérons que 2/3 des familles qui bénéficient de notre service de soutien scolaire ne sont pas adhérentes.

  • Quelles sont les réactions des participants ?

L’accueil est extrêmement positif. Les parents considèrent qu’en matière de soutien scolaire, chaque volonté est la bienvenue. Plusieurs familles ne sont pas forcément sensibles à nos valeurs mais sont très touchées de l’aide que nous proposons. Concernant les enfants, la réussite et l’intérêt de notre projet se lit dans leurs yeux.

  • Comment avez-vous communiqué pour faire connaitre cette initiative ?

En premier lieu, nous avons fait un appel à bénévolat par mail auprès de nos adhérents. La majorité socialiste en place est rapidement venue nous attaquer sur ce projet par la voix d’une conseillère générale. C’est eux qui ont fait la publicité du soutien scolaire !

En second lieu, nous avons réalisé et distribué un tract à la sortie des écoles et des lycées sur l’ensemble du département. L’accueil a été très favorable.

Le soutien scolaire reprendra en septembre.

La Révolution Civique

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:40

Jean-Marc Ayrault opte au final pour un scénario plus volontariste, qui inclut la ligne Bordeaux-Toulouse. Mais compte bien sur un effort accru des élus. Comme souvent en politique, certains verront dans le discours fondateur prononcé hier par Jean-Marc Ayrault sur les investissements d’avenir le verre à moitié plein, tandis que d’autres insisteront sur le verre à moitié vide.

Concernant les projets de ligne à grande vitesse, le Premier ministre a en quelque sorte coupé la poire en deux. Comme le lui suggéraient le très récent rapport Duron et, avant celui-ci, le rapport Bianco, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité absolue de concentrer les deniers publics sur l’amélioration des services et des réseaux existants. Il faudra faire du neuf avec du vieux, se soucier davantage du transport quotidien du plus grand nombre.

 

Les trains Intercités seront ainsi tous renouvelés. Les transports en commun urbains sont aussi concernés. Un nouvel appel destiné à promouvoir les projets portés par les collectivités locales est d’ailleurs doté d’une enveloppe de 450 millions d’euros. Pour la rénovation des voies ferrées existantes, ce nouvel horizon ferroviaire français qui succède au tout TGV des belles années, les contrats que signeront l’État et les Régions pour la période 2014-2020 en seront le socle financier. Réseau ferré de France fourmille d’études et de plans d’amélioration du quotidien ferroviaire dans nos régions.

Mais Jean-Marc Ayrault a tout de même su écouter - pouvait-il agir autrement ? - les nombreux élus qui ont fait le siège de son bureau depuis la publication du rapport Duron, qui enterrait ni plus ni moins dans son premier scénario tous les projets de nouvelles lignes à grande vitesse.

Les projets seront désormais soumis à des études d’opportunité plus fines en termes de trafic mais certains, sur le papier, tirent leur épingle du jeu. En choisissant le scénario 2 de la commission Mobilité 21, le Premier ministre qualifie - sans surprise tant cela devenait un secret de Polichinelle - le Bordeaux-Toulouse.

 

Difficile de ne pas relier la quatrième ville de France au réseau grande vitesse, d’autant que cette agglomération a retenu au milieu des années 2000 le choix du ferroviaire plutôt que celui d’un nouvel aéroport - au contraire de Nantes.

Difficile aussi de mettre en péril le financement des travaux en cours de la ligne nouvelle Tours-Bordeaux, auquel les collectivités locales toulousaines contribuent à hauteur de 300 millions d’euros. Une paille ! Le projet Bordeaux-Toulouse est estimé à 7 milliards d’euros dans le rapport Duron.

Jean-Marc Ayrault n’est pas entré dans le détail du financement, encore moins dans celui du calendrier du projet. On peut le dire sans risque - la fourchette est large -, la livraison de la LGV Bordeaux-Toulouse interviendra entre 2020 et 2030. Le Premier ministre indique tout de même que les moyens de l’Agence de financement des infrastructures de transport (Afit) seraient augmentés de manière significative.

Il renvoie à la discussion avec les élus les questions de financement des lignes nouvelles. Une façon habile de leur dire qu’ils devront mettre la main à la poche pour la poursuite du maillage des territoires par la grande vitesse. Les intéressés s’en doutaient.

C’est au niveau du projet Bordeaux-Hendaye que le verre semblera pour le moins à moitié vide aux populations landaises, basques et béarnaises qui espèrent le TGV. Et encore plus aux élus à qui l’État demande aujourd’hui de l’argent pour financer les travaux du tracé Tours-Bordeaux.

Le rapport Duron avait repoussé aux calendes grecques le projet, compte tenu des perspectives de trafic que la voie ferrée existante peut absorber sans doute encore pour longtemps. Il savait aussi le refus basque de voir une ligne nouvelle construite au sud de Bayonne.

La ligne Bordeaux-Hendaye ne figure pas dans le scénario 2 de la commission Duron. Mais le Premier ministre a indiqué que les études des projets en cours devaient être menées à leur terme. Ce qui semble favorable à la poursuite de l’enquête devant conduire à la déclaration d’utilité publique sur les deux branches, celles de Toulouse et celle d’Hendaye. Le dossier de Réseau ferré de France est prêt. Si ces deux branches étaient au final retenues par cette enquête qui fixerait les tracés, la voie resterait ouverte pour l’avenir.

Les élus aquitains de tout bord, d’Alain Juppé (UMP, Bordeaux) à Martine Lignières-Cassou (PS, Pau), en pointe sur ce dossier rappellent le caractère insécable du projet et s’arriment à cet espoir. « Nous espérons pouvoir aller jusqu’à Dax », indiquait hier Alain Rousset, le président du Conseil régional d’Aquitaine, entre une réunion à Matignon et une seconde à l’Élysée. Cette option a été défendue, bec et ongles, par Henri Emmanuelli, le président des Landes, très actif en coulisse depuis plusieurs semaines sur ce dossier.

Le ministre des Transports donnera ou non le top à RFF dans les prochaines semaines. Il reviendra alors ensuite au préfet de région la mission de relancer le dossier sans tarder. D’ores et déjà le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques annonce une session vendredi pour faire le point sur la contribution du Département, de l’ordre de 80 millions d’euros, au financement de Bordeaux-Tours. Le Conseil général des Landes, le plus prudent, n’a toujours pas bourse déliée.

Il y aura encore bien des allers et retours entre Paris, Bordeaux, Toulouse et Hendaye sur la question de la LGV. Mais une chose est d’ores et déjà certaine : le train aura du retard.

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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