Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Archives

25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 18:05

jean françois copé-copie-12012 se prépare aujourd'hui... avec vous !

Cher ami,

Le 22 avril prochain aura lieu le premier tour de l'élection présidentielle et le 10 juin celui des élections législatives. Nous sommes donc très proches de ces échéances électorales majeures et c'est avec votre aide que nous allons nous battre pour faire gagner nos candidats. Et, disons-le sans détour, plus tôt vous agirez avec nous, plus nos chances de victoires augmenteront !
Nous avons moins de 7 mois pour gagner et notre programme est très chargé.
Je vous demande de vous y associer dès aujourd'hui. Nous devons porter haut et fort nos convictions et nos valeurs qui font de l'UMP le premier parti de France. C'est unis que nous irons vers les Français. Chacun doit se mobiliser. Chacun est utile.

Je passe à l'action

C'est votre aide matérielle, votre don pour parler très clairement, qui nous permettra d'organiser des réunions au plus près des Français, de diffuser au plus grand nombre des documents expliquant notre Projet pour la France, et aussi d'être présents à tout instant sur Internet qui représente aujourd'hui un enjeu majeur. Avec vous, nous porterons les débats dans toutes les régions, les villes et les villages de France. Et votre soutien financier nous permettra de démultiplier nos actions et de toucher personnellement chacun des citoyens de ce pays. Oui, c'est maintenant qu'il faut agir, c'est maintenant que chacun d'entre nous est utile pour que, demain, nous puissions gagner pour la France.
D'avance, merci de votre soutien.
Bien fidèlement,

Jean-François Copé
Secrétaire général de l'UMP

 

Repost 0
Publié par Pascale Binet - dans UMP
commenter cet article
25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 17:35

TGV_987.jpglls n'étaient pas attendus et ont donc surpris tout leur petit monde hier matin à Bordeaux. Dans l'hémicycle régional, où se tenait une séance consacrée principalement aux orientations budgétaires, des anti-LGV ont déployé leur banderole et distribué leurs tracts faisant d'ailleurs monter la moutarde au nez d'Alain Rousset.

Après avoir suspendu la séance et demandé que les manifestants soient éconduits, ce dernier leur a rappelé que « les urnes avaient tranché. » Il est vrai que vu la place prise par le programme ferroviaire dans le budget 2012, on comprend que le président du conseil régional ait peu goûté la perturbation. Alain Rousset a en effet insisté plusieurs fois sur le fait que l'Aquitaine est aujourd'hui « le premier chantier ferroviaire de France. »

Avec au sein de ce chantier plusieurs opérations distinctes comme la participation aux lignes grande vitesse du Sud-Ouest (GPSO), l'avancement du projet de réouverture Pau-Canfranc ou la rénovation de plusieurs lignes existantes. Dans le détail, 50 millions d'euros seront investis dès l'an prochain pour concourir au financement de la ligne grande vitesse Tours-Bordeaux. Sachant que la Région ne compte pas s'arrêter là et, comme l'a martelé Alain Rousset, poursuivra ensuite ses efforts pour les sections les plus au Sud. « Une attention particulière sera portée au projet GPSO et à sa réalisation dans sa totalité, de Bordeaux à Hendaye et Toulouse. » Pour le président de l'éxécutif, pas question en effet d'imaginer que le Pays basque ne soit pas traversé par une nouvelle voie. «Je le répète, ce ne sera pas une ligne Bordeaux-Dax mais bien une ligne Bordeaux-Hendaye. Ce ne peut-être remis en cause. Et répéter que si l'on ne fait rien, il n'y aura pas une saturation des voies existantes, c'est une fiction.»

Autre gros morceau ferroviaire du budget 2012, la réouverture de la Pau-Canfranc. Avec dans un premier temps, la remise en service de la voie jusqu'à Bedous. Le fait que l'Europe ait inscrit la semaine passée ce projet à son schéma des transports est évidemment une nouvelle qui a été reçue à sa juste valeur à Bordeaux. « Cela nous permettra d'obtenir des subventions européennes. » Sauf que du côté de l'opposition, si on ne conteste pas le bienfondé du projet, on s'inquiète quand même du coût qu'il est en train de prendre.

« On était à 30 millions d'euros, on est passé à 110 pour Oloron-Bedous. Cela fait plus de 4 millions le kilomètre. C'est une explosion! » s'alarme Michel Diefenbacher, élu Lot-et-Garonnais et président du groupe UMP. Une somme que ne conteste d'ailleurs pas Bernard Uthurry, premier vice-président en charge des transports. 4,6 millions seront en effet pour les études et 105 pour les travaux. « C'est à cause des passages à niveau à aménager » nous a confirmé, à l'heure de la pause de midi, le maire d'Oloron.

Quoi qu'il en soit, la Région espère toujours tenir son calendrier. Des aménagements préparatoires seront lancés en 2012 avant une phase de travaux qui sera à cheval sur 2013 et 2014.

La République des Pyrénées

Repost 0
Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
commenter cet article
25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 17:24

TGV_986.jpgAprès l'arche bleue, la Coordination 47, qui prône le réaménagement de la voie actuelle, va de ville en ville avec un camion pour assurer sa communication.

«TGV Bordeaux-Toulouse la solution = La modernisation de la voie existante » - « LGV Bordeaux-Toulouse. Trafic surestimé coût sous-estimé. Projet falsifié. »

Sur les flancs d'un Renault 12 tonnes, on peut lire ces deux slogans. Ainsi, après une période de répit - une seule action depuis la rentrée, le 23 septembre à Boé - la Coordination 47 anti-LGV a repris le chemin des actions. Un chemin balisé par ce camion qui jusqu'à la fin de l'année va sillonner le Lot-et-Garonne, et plus précisément les communes concernées par le tracé de la future ligne à grande vitesse (LGV).

À Paris en novembre

« Nous plaçons l'enjeu sur le plan économique. En cette période de crise, laquelle s'amplifie, comment peut-on accorder du crédit à ce projet de ligne nouvelle ? Notre lutte est toujours la même : rénover la ligne existante. Aussi, pour le faire savoir, nous avons décidé d'afficher les choses en grand. Tous les jours, ce camion va s'arrêter en plusieurs points. Ce lundi (hier, NDLR) il était à Feugarolles puis à Port-Sainte-Marie et le soir à Roquefort, entre Walibi et Fonroche. Ce mardi, il stationnera au niveau du Pont de Beauregard. Certes, cela demande une certaine organisation au niveau des chauffeurs, mais pour l'instant ça se passe bien », commente Charles d'Huyveter, l'un des porte-parole de la Coordination 47.

Qui dit répit des actions sur le terrain ne signifie pas pour autant repli de l'association. « Nous avons rencontré, et continuerons de le faire, nombre d'élus afin d'expliquer nos arguments. La semaine dernière, nous sommes allés à Xaintrailles, Mongaillard, Vianne et Sainte-Colombe-en-Bruilhois », poursuit Charles d'Huyveter.

Courant novembre, des représentants de la Coordination 47 devraient monter à Paris, peut-être en camion. « Nous allons distribuer un courrier rappelant notre position à tous les parlementaires. Nous sommes vraiment déterminés. »

Ils savent que leur combat est loin d'être perdu. En quelques mois, ils ont fait changer l'attitude de nombreux élus. Surtout, ils ont ouvert une réflexion. Et chacun d'attendre les résultats de l'étude de faisabilité concernant le réaménagement et la modernisation des voies existantes. Des premiers éléments pourraient être délivrés en tout début de semaine prochaine.

Les totems de RFF enlevés

« Nous avons demandé à tous nos adhérents d'aller dans les mairies où sont déposés les documents de GPSO relatifs au 4e temps de consultation du public sur le tracé optimisé de la future LGV afin d'écrire que la seule solution c'est la rénovation des voies existantes. À Estillac et Roquefort c'est impossible, le totem de RFF a été enlevé tout comme les documents à la demande des élus. Il en est de même Sérignac, Brax et Sainte-Colombe-en-Bruilhois. Il se passe véritablement quelque chose. La concertation ne se déroule pas du tout comme certains l'avaient imaginé. Les gens réagissent et pas favorablement », avance Charles d'Huyveter.

La décision des maires du canton de Laplume-en-Bruilhois est à chaque fois la même (1). Le sentiment de s'être fait flouer dans le cadre des concertations et que leurs demandes d'aménagement n'ont pas été prises en compte. « Ils n'ont rien étudié », s'indignait notamment Jean-Marc Gilly d'Estillac.

(1) Voir « Sud Ouest » des 11 et 13 octobre, rencontres avec les maires d'Estillac et de Roquefort.

Le Sud Ouest
Repost 0
Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
commenter cet article
24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 15:36

jean françois copé-copie-1Après sa victoire attendue à l’issue du faux suspense des primaires, François Hollande s’est cru obligé de prendre des accents mitterrandiens en promettant de « ré-enchanter le rêve ». Avec un programme socialiste qui relève plus de l’utopie que du réalisme, ce sera mission impossible pour François Hollande.

A l’UMP, nous pensons au contraire que le rôle d’un responsable politique, ce n’est pas de vendre du rêve, mais d’éclairer le chemin. Nous pensons aussi que l’honneur en politique c’est de dire la vérité et oser les décisions courageuses, au risque d’être impopulaire, car ce qui est en jeu, en cette période cruciale pour la France, ce n’est pas juste de remporter une élection, c’est l’avenir de nos enfants.

C’est pourquoi nous avons décortiqué et chiffré point par point le projet du PS pour éclairer le choix des Français en 2012. Cette analyse, nous l’avons faite sans concession, sans caricature, et même en arrondissant les chiffres à la baisse. Le résultat obtenu est inquiétant : sur 5 ans, le projet de François Hollande va coûter 255 milliards d’euros. Soit l’addition d’une succession de promesses coûteuses et contre-productives dont notamment les 300 000 emplois jeunes (20Mds sur 5 ans), le contrat de génération (40Mds sur 5 ans), le recrutement de nouveaux fonctionnaires (12Mds sur 5 ans), l’allocation d’étude (60Mds sur 5 ans) et le retour de la retraite à 60 ans (87Mds sur 5 ans). Une somme faramineuse qui ne prend en compte ni le coût de la sortie du nucléaire (environ 20 Mds d’euro/an) ni le coût de l’arrêt des réformes engagées par Nicolas Sarkozy, ni le coût d’une croissance plus faible qu’espérée par le PS (le PS finance son projet sur une prévision de croissance à 2,5% quand tous les experts anticipent plutôt 1,5%). La réalité, c’est qu’avec François Hollande, le réveil promet d’être douloureux !

Pourquoi ? Parce que malgré une augmentation massive des impôts de 126 milliards d’euros sur les ménages et les entreprises en 5 ans, le PS est loin de pouvoir financer ces 255 milliards minimum de dépenses nouvelles car il ne s’engage en parallèle sur aucune réduction de la dépense publique. La dette se creusera donc mécaniquement d’au moins 129 milliards € sur 5 ans (255Mds de dépenses publiques moins 126Mds de taxes supplémentaires). François Hollande sera donc incapable de tenir sa promesse de retour à l’équilibre en 2017. Il porte un projet qui provoquerait une augmentation de notre déficit d’au moins 40% par an. Un laxisme budgétaire suicidaire dans cette période de crise qui ne manquerait pas de conduire à une dégradation de la note de notre dette souveraine.

Par ce chiffrage, l’UMP a voulu tirer la sonnette d’alarme. Au moment où la France et le monde sont confrontés à une crise de la dette sans précédent, le PS prépare une véritable imposture avec les Français. Il ne peut pas continuer à mentir aux Français pour gagner en popularité. Face à cette posture dangereuse, il y aura une alternative, celle de Nicolas Sarkozy qui a prouvé tout au long de son quinquennat que sa priorité était de protéger les Français. C’est pourquoi l’UMP prépare activement un projet responsable qui coûtera zéro euro à la France. Le prochain quinquennat devra être celui de la vertu budgétaire, nous l’assumons et appelons François Hollande à oser en faire de même. Nous avons d’ailleurs noté que, depuis que ce chiffrage est public, les proches de François Hollande commencent à affirmer que le projet du PS ne sera pas celui du candidat socialiste. Le travail de démystification des promesses socialistes est en marche.

Repost 0
Publié par Pascale Binet - dans UMP
commenter cet article
24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 15:22

TGV 150Cet automne 2011, le Grand Projet ferroviaire du Sud-ouest va connaître une avancée majeure :

Les propositions de mesures pour favoriser l’insertion des deux lignes nouvelles Bordeaux‐ Toulouse et Bordeaux‐ Espagne dans les territoires selon les hypothèses de tracé issues du COPIL du 23 juin dernier sont désormais précisées. Elles vont être présentées aux habitants des territoires concernés au cours du 4ème et dernier temps de consultation.

Au cours de cette même période, un autre sujet capital va faire l’objet d’une concertation publique: les projets de gares et de points de desserte du GPSO.

Des documents d’information spécifiques seront mis à la disposition du public dans les communes

concernées par chaque projet de gare ou halte ferroviaire. Le public pourra ainsi exprimer sur les partis d’aménagement proposés pour ces gares ou haltes ferroviaires, mais aussi sur les nouveaux services envisagés pour les usagers. La participation du public à ces deux temps forts de la vie du GPSO va permettre d’affiner les préconisations avant de proposer le tracé final et le programme des gares au Comité de pilotage le 9 janvier 2012, puis à la décision du Ministère chargé des Transports.

Le 4ème et dernier temps de consultation du public : votre avis sur le tracé optimisé

Le 4ème et dernier temps de consultation constitue une nouvelle étape‐clé du GPSO puisqu’il porte sur le tracé optimisé et les mesures d’insertion proposées par RFF. Les avis exprimés permettront à RFF d’affiner le projet des lignes nouvelles avant de le présenter le 9 janvier 2012 au Comité de pilotage, puis à la décision du Ministère chargé des Transports. Cela permettra de préparer l’enquête d’utilité publique du projet des lignes nouvelles Bordeaux‐Toulouse et Bordeaux‐Espagne prévue pour 2013. Pour concilier la construction des deux lignes nouvelles et le respect des hommes et de la biodiversité, une méthode propre au GPSO a été mise en œuvre. Elle a consisté à identifier les zones sensibles des territoires (ainsi que les opérations en cours ou prévues) afin de les éviter au maximum.

Le tracé optimisé est donc celui qui évite au maximum les zones sensibles. Mais éviter au maximum ne signifie pas pouvoir les éviter systématiquement. Dans le cas où le projet traverse une zone sensible, des mesures sont mises en œuvre pour protéger l’environnement, l’habitat et pour réduire ou compenser les impacts occasionnés : construction d’ouvrages d’art (viaduc ou tunnel), rétablissements des circulations, protections acoustiques et visuelles, etc.

􀂃 Les modalités pratiques de la consultation

􀁹 Les dates de la consultation

du 10 au 29 octobre 2011 : sur les deux lignes nouvelles dans 5 départements (31‐33‐40‐47‐82)

du 21 novembre au 3 décembre 2011 sur la ligne nouvelle dans les Pyrénées‐Atlantiques (64)

􀁹 Où donner son avis ?

Dans les mairies des communes concernées par le fuseau de 1 000 mètres ayant accepté d’accueillir la consultation, ainsi que dans certaines collectivités territoriales et partenaires de RFF. Toutes les brochures d’information et les bulletins réponse y sont à votre disposition dans le totem GPSO.

Consultez la liste complète des 170 points de consultation des totems GPSO sur  www.gpso.fr

􀁹 Comment prendre connaissance du tracé optimisé et des mesures d’insertion proposés par RFF ?

En consultant la brochure et le cahier de cartes par département, disponibles dans les points de  consultation précédents. Chaque cahier contient plusieurs cartes représentant chacune un secteur  géographique.

 

Sur ces cartes sont représentés, à l’intérieur du fuseau de 1 000 mètres, le tracé en cours d’optimisation et les mesures d’insertion proposées pour réduire ou compenser les impacts occasionnés.

Les cahiers de cartes et la brochure sont également consultables sur le site www.gpso.fr

􀁹 Comment donner votre avis ?

Par écrit, en renvoyant à RFF le bulletin‐réponse disponible dans les totems GPSO.

Par mail sur le site Internet www.gpso.fr

Pourquoi la consultation du public dans les PyrénéesAtlantiques ne se tientelle pas aux mêmes dates que dans les autres départements ?

Le 31 août, le Ministre Thierry Mariani a reçu une délégation des élus du Pays basque opposés au projet de ligne nouvelle. Le Ministre leur a rappelé la nécessité de poursuivre les études en vue d’une déclaration d’utilité publique unique intégrant la section Bayonne ‐ frontière espagnole en 2013. Il a confirmé également la création prochaine d’un observatoire des trafics et des évolutions économiques transfrontaliers dont le rôle sera de partager les informations et d’alimenter les réflexions sur les prévisions de trafics transfrontaliers. Cet observatoire, auquel les élus et acteurs locaux seront associés, sera ainsi un espace de concertation permettant d’évaluer les conditions et le calendrier de réalisation de la ligne nouvelle.

Le 2 septembre, le Préfet coordonnateur et le Préfet de département ont reçu à Bayonne l’ensemble des élus du Pays Basque concernés. L’organisation de la concertation dans les Pyrénées‐Atlantiques a ainsi été proposée jusqu’à la fin de l’année selon un calendrier spécifique : concertation de proximité à partir de septembre, commission consultative à la mi‐novembre, puis consultation du public sur le tracé optimisé de mi‐novembre à fin novembre.

Ainsi la consultation du public des PyrénéesAtlantiques sur le tracé optimisé se tiendra en décalé par rapport aux autres départements du 21 novembre au 3 décembre 2011.

La concertation publique sur les 11 gares et haltes inscrites au programme du GPSO.

L’arrivée des deux lignes nouvelles va permettre d’améliorer significativement la desserte du Sud‐ouest, grâce à la création ou à l’aménagement de gares et haltes, en plus des gares existantes. Afin d’informer le plus largement possible les habitants et les usagers, et d’enrichir les projets d’aménagement envisagés, RFF a décidé d’organiser une concertation sur ces gares/haltes.

En plus des gares existantes, 11 gares et haltes vont être réalisées ou aménagées pour diffuser localement les apports de la grande vitesse.

􀁹 3 gares nouvelles pour les TaGV * : Agen, Montauban et Mont‐de‐Marsan

􀁹 2 gares existantes aménagées : Dax et Bayonne

􀁹 2 haltes pour des SRGV ** : Sud Gironde (Captieux/Escaudes) et Côte landaise (Saint‐Geours‐de‐

Maremne)

􀁹 4 gares/haltes TER *** reconstruites en sortie sud de Bordeaux : Bègles, Villenave d’Ornon,

Cadaujac, Saint‐Médard‐d’Eyrans

La concertation publique portera sur les projets d’aménagement des gares et des haltes inscrites au programme du GPSO et sur les projets de rétablissement des circulations routières de Cadaujac, Saint‐Médard‐d’Eyrans et Ayguemorte‐Les‐Graves (en Gironde) dû à la suppression de passages à niveau.

Les gares et haltes : des pôles de développement urbain

L’arrivée de la grande vitesse en Aquitaine et en Midi‐Pyrénées va permettre d’améliorer la mobilité locale grâce aux haltes/gares nouvelles ou réaménagées mais surtout grâce à la connexion entre trains régionaux et trains aptes à la grande vitesse. Cette amélioration de la mobilité par un mode de transport non polluant et économique en énergie est aussi un formidable outil d’aménagement du territoire. En effet, autour des gares actuelles ou nouvelles, des projets d’aménagement urbain sont déjà à l’étude, comme la création d’éco‐quartiers, de zones d’activités, de quartiers d’affaires… Ces réflexions sont menées par les collectivités territoriales concernées, afin d’aboutir à des projets

partagés et porteurs des dynamiques locales. Les nouvelles gares seront aussi des gares plus modernes, avec une offre de services améliorée : espaces d’attente plus confortables, quais élargis, accès facilités pour les personnes à mobilité réduite, espaces d’informations optimisés …

Enfin, les gares de demain seront conçues comme des pôles d’échanges entre tous les modes de transport afin de favoriser l’usage du train : réorganisation des transports publics, aménagement de pistes cyclables, zones plus importantes pour le stationnement des bus, des voitures … Toutes ces améliorations vont contribuer significativement à une meilleure mobilité et à un aménagement optimisé de nos territoires.

*TaGV : Trains aptes à la Grande Vitesse **SRGV : Services Régionaux à Grande Vitesse *** TER : Trains Express Régionaux

􀂃 Les modalités pratiques de la concertation

􀁹 Les dates de la concertation sur les gares et haltes ferroviaires

Du 10 octobre au 5 novembre 2011

􀁹 Où donner son avis ?

􀂃 Pour la gare d’Agen : Mairies de Brax, Roquefort, Agen, Communauté d’agglomération d’Agen et

Communauté de communes du Canton de Laplume en Bruilhois.

􀂃 Pour la gare de Montauban : sur le site www.gpso.fr

􀂃 Pour la gare de Dax : Mairie de Dax et Communauté d’agglomération du Grand Dax.

􀂃 Pour la gare de MontdeMarsan : Mairies de MontdeMarsan, LucbardezetBargues, SaintAvit et

Communauté d’agglomération du Marsan.

􀂃 Pour la gare de Bayonne : Mairie de Bayonne et Communauté d’agglomération Côte BasqueAdour.

􀂃 Pour la halte SRGV sud Gironde : Mairies de Captieux, Escaudes et Communauté de communes

CaptieuxGrignols.

􀂃 Pour la halte SRGV Côte landaise : Mairie de SaintGeoursdeMaremne et Communauté de

communes Maremne Adour Côtesud.

􀂃 Pour les 4 gares/haltes TER et la suppression des passages à niveau sur le périmètre : Mairies de

Bègles, Villenave d’Ornon, Cadaujac, Saint Médard d’Eyrans, AyguemortelesGraves, Communauté

de communes de Montesquieu (Martillac) et Communauté urbaine de Bordeaux.

Comment prendre connaissance des projets de gares/haltes ?

En consultant les plaquettes d’information proposées dans les différents lieux publics cités précédemment ou sur le site www.gpso.fr

Comment donner votre avis ?

Par écrit sur les registres d’observation disponibles dans les différents lieux publics cités

précédemment.

Par courrier à RFF – Mission GPSO/Gares –Libre‐réponse 14370 ‐ 33098 Bordeaux Cedex.

Par mail sur le site Internet www.gpso.fr, rubrique Concertation publique.

Le calendrier GPSO

* COPIL : Comité de pilotage

Contacts Presse

En Aquitaine : Aurélia PAILLOT ‐ 05 56 93 53 29 – 06 70 26 98 24 ‐ aurelia.paillot@rff.fr

En Midi‐Pyrénées :– Marianne MINARD 05 34 44 17 99 ‐ 07.86.25.97.84 – marianne.minard@rff.fr

COPIL* Novembre Décembre COPIL

23 juin 2011 2011 2011 Janvier 2012

GPSO

Repost 0
Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
commenter cet article
24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 14:34

TGV_985.jpgLa question de la LGV, et son indissociable prolongement, la traversée les Pyrénées, ont animé le Parlement de Navarre lors d'une session un peu spéciale. Après la ritournelle des techniciens, les conseillers généraux basques et béarnais ont mis l'accent sur les sujets sensibles. Le Béarn sera-t-il desservi par la LGV ? À condition de pouvoir aller jusqu'en Espagne. Mais comment traverser les Pyrénees ? Par la réhabilitation de la ligne abandonnée entre Pau et Canfranc, ce qui amuse les sceptiques, ou par la Traversée Centrale des Pyrénées, ce qui assomme les financeurs.
Les dirigeants espagnols tapent du pied de l'autre côté des Pyrénées. Ils piaffent d'impatience de dépasser la frontière qui les sépare du reste de l'Europe. Après Jaca-Sabiñánigo, les axes Sabiñánigo - Huesca et Pampelune-Huesca vers Saragosse, arrivent à maturité. Aussi, la construction à Saragosse d'une " plate-forme logistique intermodale " , qui sera l'une des plus importantes d'Europe, a ébahi Jean-Jacques Lassalle, président du groupe Modem au Conseil général qui est sceptique quant aux promesses et aux capacités de la ligne Pau-Canfranc. Il se demande comment une armada de camions pourrait passer par une ligne de chemin de fer qui a un aspect plus patrimonial et environnemental que véritablement productive. Bernard Uthurry, vice-président de la Région en charge des transports, est persuadé que le ferroviaire peut répondre massivement au Tout routier. « La Pau-Canfranc permettrait de conjuguer à la fois le transport de voyageurs et le transport en vrac entre l'Aragon et le Béarn. une alternative expérimentale à la Traversée centrale des Pyrénées qui coûte des dizaines de milliard d'euros » , explique-t-il modestement avant d'admettre que le ferrovaire à des limites : « Même si on améliore le réseau ferroviaire, il faut aussi améliorer le réseau routier ». Se pose alors la question de l'aménagement de la route Pau-Oloron, à l'ordre du jour du Conseil général le 19 décembre.

La LGV, une corne d'abondance qui ne convainc pas autant les Basques que les Béarnais.
Du côté français, L'État investit sur les vingt prochaines années près de 260 milliards d'euros, les deux tiers dans le ferroviaire. On devrait connaître le tracé définitif de la LGV début 2012. Elle devrait « irriguer l'Aquitaine », selon Bernard Uthurry, « et fertiliser les territoires ». Mais cette corne d'abondance oppose les Basques et les Béarnais. On aurait tendance à croire que les Basques n'en veulent pas. Par exemple, M.Iriart, conseiller général de St Pierre d'Irube, appelle au bon sens, quand il est question de traverser 25 km de zones sensibles. De l'autre côté, les Béarnais qui se sentent enclavés au pied des Pyrénées n'en démordent pas : dans une situation de concurrence territoriale, la LGV est une question de survie. Mais chaque maire considère que sa place et son clocher méritent une gare. M.Duchâteau, élu palois, plaide pour une halte dans les Landes pas plus. M.Molaire, le maire d'Orthez, n'envisage pas la LGV sans une desserte du Béarn des Gaves. Jean-Jacques Lasserre, maire de Bidache, entre le Béarn et le Pays-Basque, tente de synthétiser sans se prononcer sur le sujet épineux de la traversée du Pays-basque. « Le projet actuel est celui auquel on tient le moins. L'observatoire tranchera pour savoir où passe le plus de camions, mais le Département doit prendre la bonne impulsion » , plaide-t-il. Le représentant de l'État présent au Conseil général, quant à lui, tape en touche. « L'Etat n'a pas choisi d'itinéraire. Il doit y avoir un débat public sur les quatre scénarios, les choix seront respectés » , promet-t-il. Faudrait-il que la LGV passe par le Béarn pour que les Basques en veuillent ? Bernard Uthurry tente de convaincre les collectivités basques de payer, essayant tant bien que mal d'assurer la réciprocité du paiement, car la ligne à grande vitesse n'arrivera pas à Bordeaux par magie.

Aqui

Repost 0
Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
commenter cet article
24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 13:56

TGV_982.jpgDes militants sont descendus, ce lundi matin, dans l’hémicycle du Conseil régional en distribuant des tracts.

Un groupe d'opposants à la LGV a perturbé la séance du Conseil régional ce matin, peu après l'ouverture.

Des militants sont descendus dans l’hémicycle en distribuant des tracts.

Le président Alain Rousset a très brièvement suspendu la séance et demandé aux huissiers d'expulser les manifestants.

Le Sud Ouest

Repost 0
Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
commenter cet article
24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 13:53

TGV 150L'association Ouvrons l'œil fait appel à la mobilisation de la population layracaise pour participer massivement à la consultation ouverte au public et organisée par Grands Projets ferroviaires du Sud-Ouest et Réseau Ferré de France (RFF) sur le tracé de la future LGV Bordeaux-Toulouse.

L'association estime que c'est donc « la dernière possibilité donnée aux Layracais de s'exprimer et de refuser de voir passer la future ligne à grande vitesse aux portes du prieuré, de l'église, de l'esplanade du Royal et de l'école élémentaire, sans compter les neuf lieux-dits qui disparaîtraient de la carte, le tout englouti par une succession de viaducs et de remblais d'une hauteur de 13 mètres surmontés d'un mur antibruit ».

L'association estime que le tracé Sud provoquerait des « dégâts irréparables » : expropriations, dégâts écologiques, destruction de l'environnement, problèmes liés aux crues du Gers…). Elle dénonce également « un surcoût de 120 millions d'euros par rapport au tracé Nord ».

Le président de l'association, Thierry Pilliaudin, souligne par ailleurs que l'association souhaite « connaître la position précise et sans ambiguïté de la municipalité de Layrac ».

La consultation du dossier LGV sera clôturée le 29 octobre, en mairie ou sur le site www.gpso.fr.

Pour tous renseignements complémentaires, l'association peut être contactée au 06 08 68 72 08 ou email : ouvronsloeil@orange.fr

Le Sud Ouest
Repost 0
Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
commenter cet article
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 13:45

TGV_981.jpgLe tribunal administratif a annulé un PLU qui prévoyait l'urbanisation de 48 ha de vignes classés en AOC. Une première en Gironde.

Après avoir perdu près de 1 300 habitants entre 1968 et 2000, Cadillac, une localité située à 30 kilomètres de Bordeaux, sur la rive droite de la Garonne, a progressivement enrayé son déclin démographique. Au point de franchir à nouveau le cap des 2 500 habitants. Le cœur de cette bastide de l'Entre-deux-Mers n'ayant pas a été rénové en profondeur, les immeubles anciens et peu confortables, voire insalubres, ne permettent pas de satisfaire les demandes des candidats au logement.

Soucieux de préserver le statut de chef-lieu de canton d'une cité menacée par le développement ininterrompu des communes voisines, les élus locaux avaient imaginé d'ouvrir leur territoire à l'urbanisation, quitte à mordre sur le vignoble, qui a pourtant fait la réputation du fief des anciens ducs d'Épernon. Cadillac est l'un des bastions des appellations Premières Côtes de Bordeaux, Bordeaux et Cadillac.

12,5 % des vignes

Le 16 juin dernier, les ambitions du maire se sont déchirées comme un mouchoir en papier. Ce jour-là, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé le plan local d'urbanisme (PLU). Approuvé par le Conseil municipal en 2007, il rendait constructibles à plus ou moins long terme 48 hectares de vignes, soit 12,5 % de la surface totale exploitée. L'atteinte portée à l'aire de production était à l'évidence disproportionnée.

Le classement des secteurs viticoles en zones urbanisables « est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît le principe d'utilisation économe et équilibrée des espaces naturels, urbains, périurbains et ruraux posés par les dispositions du Code de l'urbanisme », souligne le tribunal administratif dans les attendus de sa décision. « Ce jugement est une première. Tout du moins dans le département. Je crois qu'il fera date », se félicite Yann Le Goaster, le directeur de la Fédération des grands vins de Bordeaux.

Cette dernière s'est jointe à l'action, engagée notamment par la Chambre d'agriculture et le Centre interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB). Depuis quatre ans, ces instances et les différents syndicats professionnels siègent dans un « comité terroirs » qui passe au crible tous les projets susceptibles de grignoter les vignobles girondins. « On examine tous les dossiers, qu'ils concernent des grands ouvrages comme la LGV, des zones d'activités, des équipements publics, des parkings, explique Sabrina Dubournais, chargée de mission au service aménagement de la Chambre d'agriculture. Dès qu'une menace apparaît, dès qu'il y a risque de mitage des paysages viticoles, on essaie d'instaurer un dialogue. Dans l'immense majorité des cas, cela se passe bien. Mais si aucune concertation n'est possible, on va au contentieux. »

L'esprit du Grenelle

La commune de Cadillac n'a pas fait appel d'un jugement qui retiendra forcément l'attention des spécialistes du droit de l'environnement. Parmi les moyens soulevés par Me Clotilde Cazamajour, le conseil des organismes professionnels, l'un d'entre eux pourrait faire jurisprudence. « La ville de Cadillac était passée outre l'avis très défavorable du ministère de l'Agriculture sans véritablement se justifier, explique l'avocate. Pour la première fois, il est dit que dans un tel cas de figure, une collectivité doit motiver sa décision. À ma connaissance, c'est aussi la première fois qu'une juridiction retient la notion de gaspillage de l'espace. »

L'esprit des lois Grenelle 1 et Grenelle 2 commence manifestement à infuser. De quoi conforter un peu plus la détermination des instances représentatives du monde agricole. La crise que traverse la viticulture n'est pas de nature à les faire renoncer. « Il en va de la protection de nos terroirs », insiste Sabrine Dubournais. La prochaine bataille judiciaire se livrera non loin de Cadillac, à Barsac, là où il est question d'écraser quelques ceps de vigne pour créer une aire de stationnement des gens du voyage.

Le Sud Ouest

Repost 0
Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
commenter cet article
21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 14:25

TGV 150Les propositions de Bruxelles visant à développer les transports en Europe révèlent des disparités dans le traitement des régions. Le financement communautaire de leurs infrastructures ferroviaires, fluviales ou routières dépendra aussi de la capacité de l'Etat français à défendre ces projets.

Un maillage très serré dans la Mitteleuropa et beaucoup plus clairsemé dans l'Hexagone. Publiées le 19 octobre, les nouvelles cartes du réseau transeuropéen de transport (RTE-T) montrent clairement où l'UE a choisi de mettre le curseur. L'Allemagne s'illustre par la force de ses villes, puisque 13 d'entre elles figurent dans le réseau principal à réaliser pour 2030. L'Espagne s'est elle aussi démarquée grâce à la prédominance de 11 ports identifiés comme pôles de première importance.
La France, de son côté, affiche un bilan contrasté. Le pays est concerné par la moitié des corridors que la Commission européenne propose de financer en priorité. Ces grands tracés qui quadrillent l'Europe s'appuient sur les grandes villes, les ports et les aéroports, en misant sur la multimodalité (chemins de fer, voies navigables, desserte routière des ports…). En tant que point d'entrée du réseau, Le Havre est par exemple bien placé pour recevoir l'appui de l'UE : développement des voies navigables et création d'une ligne de TGV reliant la ville à Paris sont à l'agenda.
"C'est une bonne nouvelle pour le territoire", se réjouit l'eurodéputée socialiste Estelle Grelier, également à la tête de la communauté de communes de Fécamp. Créer une ligne de voyageurs supplémentaire reviendrait à libérer le sillon fret, car tous les trains circulent actuellement sur les mêmes infrastructures.

L'Etat attendu au tournant

Si certains projets sont bien identifiés par la Commission, l'allocation des fonds européens est loin d'être automatique. "Il appartiendra aux Etats membres de soumettre des propositions détaillées à la Commission", prévient Bruxelles. "On sait que l'UE ne pourra pas financer tous les projets, il faut donc que l'Etat porte ces dossiers", poursuit Estelle Grelier. Entre 2014 et 2020, la Commission européenne a chiffré à 237 milliards d'euros les besoins de financement des corridors et des systèmes informatiques de gestion du trafic (système Sesar pour le secteur aérien par exemple). Si le Parlement européen et les Etats l'acceptent, un fonds spécial de 31,7 milliards d'euros (dont 10 milliards proviennent du fonds de cohésion) sera mis au service du RTE-T. L'UE s'engage à cofinancer les travaux à hauteur de 20% du coût du projet, voire 40% s'il s'agit d'une infrastructure transfrontalière.
D'où l'importance, pour les régions, de convaincre les instances européennes du bien-fondé de leurs plans de desserte. Dans le sud de la France, les efforts ont payé. La liaison LGV entre Bordeaux et Toulouse figure par exemple dans le réseau central. "Je me félicite de cette décision", commente le président de Midi-Pyrénées Martin Malvy, qui a défendu le projet auprès des différents commissaires aux Transports (Jacques Barrot, Antonio Tajani et Siim Kallas, actuellement en fonction).
Le Sud-Est marque aussi un point. Alors qu'il ne figurait pas dans la liste des 30 projets prioritaires définis par la Commission européenne en 2004, le tronçon LGV reliant Marseille à l'Italie est finalement intégré dans le réseau principal. Ces derniers mois, des lettres d'eurodéputés et des prises de position de la région ont remis au goût du jour les atouts de l'arc méditerranéen. Les territoires s'étalant de l'Espagne à l'Italie comptent "parmi les principales concentrations de population, des activités et de flux logistiques en Europe", écrivait le conseil régional de Paca en septembre 2010. Or, chaque année, 18 millions de tonnes de marchandises continuent d'être acheminées vers l'Italie par l'autoroute A8. La stratégie consiste donc à faire plus de place au fret ferroviaire depuis la Côte d'Azur jusqu'au nord de l'Italie, tout en misant sur les autoroutes de la mer entre les grands ports du Sud (Marseille, Gênes, Barcelone, Toulon et Afrique du Nord)

La Bretagne et l'Auvergne oubliées

Pour d'autres territoires, l'heure est en revanche à la déception. "Si l'on regarde l'Ouest, que voit-on ? Seulement Nantes", déplore Alain Cadec, eurodéputé du PPE. La ville est parvenue à se glisser dans le réseau principal pour développer les liaisons ferroviaires avec Tours, alors que Brest est restée sur le carreau. Surpris des choix opérés par la Commission, pour qui "l'Atlantique s'arrête à l'axe Lisbonne-Bordeaux-Strasbourg", l'élu compte corriger le tir au cours des discussions du texte au Parlement.
La région Auvergne rentre aussi bredouille, puisque le projet de LGV passant par Clermont-Ferrand n'a même pas été retenu dans les axes secondaires dont la finalisation interviendrait en 2050. Au lendemain de la publication des textes, les eurodéputés Brice Hortefeux et Jean-Pierre Audy ont été à la rencontre du commissaire Siim Kallas pour faire "la promotion de la Ligne TGV Grand Centre Auvergne". Un peu tard…

Marie Herbet / EurActiv.fr

Architecture, budget et priorités du réseau transeuropéen de transport

Le réseau comprend 83 ports, 37 aéroports, 15 000 km de rails TGV et 35 projets transfrontaliers.
Les 31,7 milliards d'euros du fonds de connexion seront destinés à hauteur de 80% aux corridors et aux autres projets figurant dans le réseau prioritaire, ainsi qu'aux systèmes informatiques de gestion du trafic aérien, routier, ferroviaire, fluvial.
Les 20% restants contribueront à d'autres infrastructures, comme les axes secondaires à finaliser d'ici 2050, également financés via les fonds régionaux (Feder, fonds de cohésion) et les crédits européens relevant de la politique européenne des transports. Une réserve de 2 milliards d'euros prise sur le fonds de connexion serviront aux emprunts obligataires (project bonds), qui pourront notamment financer les infrastructures routières.
En France, 7 villes ont été retenues dans le réseau prioritaire (Paris, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice et Toulouse), 4 aéroports (Lyon, Nice, Paris-Charles de Gaulle et Orly) et 6 ports (Bordeaux, Calais, Le Havre, Marseille, Nantes Saint-Nazaire et Rouen). Des projets de LGV inscrits dans les axes jugés moins urgents pourront profiter à d'autres villes (Poitiers-Limoges, Rennes-Le Mans, Caen-Paris par exemple).

Localtis
Repost 0
Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
commenter cet article