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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 06:27

TGV_994.jpgDe novembre à janvier les installations de génie civil vont voir le jour sur 3 hectares à Clérac pour la réalisation des infrastructures durant 3 ans.

Dans les toutes prochaines semaines, dès novembre et jusqu'à la fin janvier, vont être mises en place les installations du chantier de génie civil pour la ligne à grande vitesse proprement dite.

Une réunion à Clérac, mardi soir, a permis de prendre la mesure de ce qui va réellement se passer sur le terrain, un site de 3 hectares précisément. Ces installations se composeront d'ateliers pour l'entretien des engins de terrassement et le lavage, de cantonnements pour les ouvriers (vestiaires, réfectoire, sanitaires), d'un laboratoire pour étudier les sols, les granulats, d'un bassin de décantation pour les eaux de surface qui seront traitées et de bureaux. Ici, travailleront 250 personnes en période de pointe, salariés de Cosea (1), sans compter les sous-traitants, les transporteurs et autres (environ 400 personnes au total).

Génie civil pendant 3 ans

Ces installations de génie civil serviront pendant trois ans (jusqu'en 2015), à réaliser les infrastructures nécessaires au passage du train comme les terrassements, les assainissements, les rétablissements routiers, la création de ponts-rails ou de ponts-routes (sur ou sous lesquels le train passera). C'est ce qui prendra le plus de temps sur ce chantier LGV.

Comme l'indique Anne Mériglier, responsable des études et de la concertation pour la Charente-Maritime et la Gironde (2), « sur les 20 kilomètres de ligne en Charente-Maritime, Clérac est la commune la plus concernée avec 9,6 kilomètres de ligne et les sept franchissements routiers » (3).

Le début des premiers travaux n'est pas envisagé avant le printemps 2012, d'autant que des procédures administratives sont encore en cours. Dans les terrassements sont également prévus des moëllons, des protections acoustiques, une mise en paysage par un professionnel de renom, car la ligne passera environ à 300 mètresdes premières maisons et à 600 mètres de la mairie, au centre du bourg. « Nous sommes soumis à une obligation de résultats pour limiter les nuisances sonores à 60 décibels le jour, soit le niveau sonore d'une conversation, et à 55 décibels la nuit », ajoute Anne Meriglier.

Ce que l'on sait aussi, c'est qu'une partie de la voie ferrée non électrifiée Clérac - Saint-Mariens (Gironde), qui sert essentiellement au transport des produits finis de l'usine d'argile blanche AGS, devra être déplacée d'une cinquantaine de mètres sur une distance d'1,8 km. « Parce que cette partie de ligne se trouve sur l'axe de la future LGV », précise Patrick Germain, responsable Travaux sur 30 km (20 en Charente-Maritime et 10 en Gironde jusqu'à Cézac).

Pour le maire Guy Pasquier, « c'est le coup d'envoi. Tout cela devient réalité ».

Outre la base de génie civil, une base de travaux sur 2 hectares, nécessaire à la réalisation des équipements ferroviaires proprement dits (rails, traverses béton, ballast, caténaires), va être installée en 2014-2015.

Une sous-station électrique verra également le jour en 2016 pour transformer le courant électri-que EDF de 400 000 volts en 25 000 volts, pour l'alimentation des caténaires.

(1) COSEA, Conception et construction de la Ligne sud Europe Atlantique. (2) En présence également de son adjoint Jérôme Morin ; Pascal Buchaillot, Direction Opérationnelle secteur Sud. (3) La ligne passera aussi par Montguyon, Neuvicq, Boresse-et-Martron et Saint-Martin-d'Ary.

Le Sud Ouest
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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 06:11

TGV_992.jpgLa période de congés ne démobilise pas les membres de la Coordination 47 qui se battent pour un TGV sur les voies existantes. Ils étaient encore sur le pont, hier matin, à Agen.

Le temps des (petites) vacances ne semble pas freiner les ardeurs des militants de la cause anti LGV. Dès potron-minet, ce mercredi, un trio très actif s'est posté au rond-point du pont de Pierre, à Agen, pour marteler son message. Sur les deux panneaux jaunes du camion installé à la vue des automobilistes, deux slogans : « Modernisation de la voie existante » et : « Trafic surestimé, coût sous-estimé, projet falsifié ». Charles D'Huyvetter, le porte-parole de la Coordination 47 et deux autres de ses membres, Joseph Bonotto et Michel Cocuron, ont ainsi rappelé les raisons qui les poussent à s'opposer à la création d'une nouvelle ligne à grande vitesse, défendant le projet d'un TGV sur les voies existantes.

« Je suis sûr que si les élus départementaux devaient se prononcer demain pour le tronçon Bordeaux-Toulouse, ils voteraient contre, avance Charles D'Huyvetter. Nous nous battons pour la modernisation des voies existantes, avec notamment la suppression de tous les passages à niveau et l'enfouissement de la voie à certains endroits ».

Joseph Bonotto insiste sur la question environnementale. « Comment peut-on admettre que l'on démolisse notre environnement ?, s'insurge-t-il. Qui a le droit de faire ça, sachant que ce serait irréversible, que nos enfants ne pourraient plus jouir de la région que nous avons, que cette dernière serait coupée en deux ? ». La prochaine étape de l'action des membres de la Coordination 47 devrait avoir lieu à Paris, devant l'Assemblée nationale, fin novembre. « Nous comptons y interpeller tous les parlementaires », assure le porte-parole. Tous les rapports démontrent que cette nouvelle voie serait inutile et pourtant personne n'en tient compte ».

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet
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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 05:59

Sarkozy-05.jpgEn direct de l'Élysée, le président de la République sera interviewé jeudi 27 octobre 2011 à 20h15 sur TF1 et France 2 par Yves Calvi et Jean-Pierre Pernaut.

L'émission sera consacrée à la crise. Les thèmes qui seront abordés sont la situation grecque, la recapitalisation des banques, la mondialisation, la croissance, l'emploi et le pouvoir d'achat en France, ainsi que l'avenir de l'Europe.

Le président sera questionné pendant une cinquantaine de minutes. A la fin de l'interview, TF1 diffusera son programme habituel, Master chef. France 2 proposera un débat sur la crise, animé par Marie Drucker et Fabien Namias. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Valérie Pécresse et Manuel Valls feront partie des invités.

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 06:51

veyrac-06.jpgDébat idéologique autour du budget européen. Certains considèrent que l’Union doit se doter d’un budget plus important pour réaliser de véritables actions et peser sur l’économie, notamment par la commande publique. D’autres considèrent que l’Europe doit se contenter de petits leviers d’actions. Tel est le cas de la député européen Christine De Veyrac qui a décidé de « ne pas voter, à ce stade, le projet de budget de l’Union européenne pour 2012« .

La député UMP de Toulouse explique que « La position du Parlement européen visant à augmenter les dépenses dans une tranche se situant entre 4 et 5% par rapport à 2011 n’est pas raisonnable« .

« Dans un contexte de rigueur, où les Etats imposent des sacrifices à leurs peuples, il est important que l’Union européenne participe aussi à l’effort généralisé. En outre, une augmentation significative de ses dépenses se traduirait par une hausse substantielle de la contribution française au budget européen… alors même que notre pays apporte déjà beaucoup au pot commun » commente encore celle qui fut la précédente secrétaire générale de l’UMP en Haute Garonne.

« Dans les semaines à venir, je défendrai donc pour ma part une hausse réduite du budget, et ce afin de préserver le financement de nos grands projets industriels européens (Galiléo, GMES…) et de la politique agricole commune » a cependant souligné Christine De Veyrac (député européen du Sud-Ouest) (UMP)

Toulouse7

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 06:39

TGV_995.jpgRecourir à l'épargne populaire, émettre des obligations ou attirer les fonds souverains sont quelques-unes des pistes pour financer le Schéma national des infrastructures de transport. Avec un prérequis : hiérarchiser les projets prioritaires.

Le Snit (Schéma National des infrastructures de transport) est-il finançable ? Avec ses 25 grands projets dont le coût est estimé à 260 milliards d'euros (hors Grand Paris) la question mérite d'être posée. Et c'est pour essayer d'y répondre que l'association TDIE (Transport, développement, intermodalité, environnement) a organisé un débat entre élus et experts le 24 octobre. Jean Guénard, président de la commission économique de la FNTP (Fédération nationale des travaux publics), a été catégorique : «dans l'état actuel des choses, la réponse est non ! ». Dominique Perben, président de l'Aftif (Agence de financement des infrastructures de France) avait ouvert les hostilités sur une note plus positive. «Ces 260 milliards à trouver sur 20 ans n'ont rien d'absurde, estime ainsi l'ancien ministre des Transports. En tout cas pas de la part de l'Etat. Reste la question des ressources des collectivités, dont l'élasticité fiscale n'est pas suffisante. » Il n'en fallait pas plus pour que les élus locaux prennent la balle au bond. «Avec la hausse des dépenses sociales, nous n'avons plus aucun levier fiscal, confirme ainsi Yves Krattinger, sénateur et président du Conseil général de la Haute-Saône. Les départements ne trouvent même pas les ressources pour financer l'entretien des routes. Alors je ne vois pas comment ils pourraient financer des infrastructures qui ne relèvent pas de leurs compétences». «D'autant qu'il y a un 26ème grand projet à financer, a rappelé Véronique Wallon directrice générale adjointe de RFF (Réseaux ferrés de France). C'est la rénovation des infrastructures qui coûte 15 milliards d'euros».

Des infrastructures peu rentables

«Il ne reste plus d'infrastructures de transports vraiment rentables à construire sinon elles seraient déjà faites, pose Karine Berger, économiste et co-auteur du livre «les trente glorieuses sont devant nous». Seul le développement économique des régions concernées rendront ces investissements rentables. Voilà pourquoi c'est à la puissance publique d'investir». Autrement dit, le partenariat public-privé (PPP) ne peut pas être un remède au financement de tous les projets. La seule recette qui va aller directement dans les caisses de l'Afitf et des collectivités territoriales et ce, sans intérêt, c'est l'écotaxe poids-lourd (lire notre article). Pour le reste, plusieurs options sont envisageables. Par exemple l'épargne populaire : «nous pourrions élargir le livret A de base ou élever son plafond étant donné que les Français épargnent près de 17% de leurs revenus », avance Yves Krattinger. D'ailleurs, une proposition de loi a été déposée dans ce sens à l'Assemblé nationale le 18 octobre. Michel Bouvard, président du conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et des consignations, n'y est pas favorable. «Sept milliards d'euros de prêts pour financer de grandes infrastructures sont assurés par les ressources du livret A, explique l'élu de la Savoie. Créer un nouveau produit réglementé ne permettra pas de lever de nouveaux fonds et les banques risquent de ne pas voir cette initiative d'un très bon œil». Alors Michel Bouvard préconise une autre ressource de financement : les Projects Bonds. Il s'agit d'émission d'obligations liées à un projet. «C'est un instrument pertinent mais qui nécessite de lever les fonds en amont, indique Michel Bouvard. Il pourrait être intéressant d'attirer des fonds souverains qui ont envie de faire des investissements sécurisés sur le long terme».

Mais quelle que soit le mode de financement retenu, de l'avis de tous les intervenants présents, la nécessité de hiérarchiser et de programmer les investissements est un prérequis. Ce qui signifie reléguer quelques-uns des 25 grands projets aux calendes grecques.

Le Moniteur

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 06:23

TGV_993.jpgLe projet d'une nouvelle ligne cherche sa place entre financement, tracé et impératif de développement.

«Je ne pilote pas le dossier LGV. Mon rôle est de présider les instances de concertation locale quand Réseau Ferré de France (RFF) présente les études et collecte les avis. Il y a deux comités territoriaux. Pour la partie Agen-Toulouse, il est présidé par le préfet de région de Midi-Pyrénées. Pour la partie Agen-Bordeaux, il est dirigé par le préfet de région d'Aquitaine, lequel chapeaute l'ensemble du comité de pilotage. » D'entrée, hier matin, Bernard Schmeltz a tenu à rappeler le rôle des représentants de l'État dans ce dossier « à vocation structurante pour le territoire ».

Le préfet ne nie pas qu'il existe des difficultés quant au tracé en Lot-et-Garonne. « Pour le secteur de Xaintrailles, RFF a proposé un tracé plus au Nord. Pour la partie agenaise, le souci concerne la façon dont on quitte Agen. Deux projets sont proposés : l'un dit Nord où l'on passe au-dessus de la Garonne, l'autre dit Sud, avec un tunnel entrant à hauteur de Moirax et sortant à Layrac. »

L'interrogation du Nord implique « l'impact environnemental non négligeable car le tracé oblige à franchir à deux reprises la Garonne. Il y a aussi un impact sur le bâti, au niveau de Boé, même s'il est moins important que sur le secteur de Moirax. Pour le Sud, le tracé demande un surcoût de 100 millions d'euros (entre 90 et 120 M€). L'impact sur le bâti est conséquent d'une manière générale et plus encore pour la sortie du tunnel située en face du prieuré de Layrac.

Les services rendus

Deux derniers comités territoriaux sont programmés d'ici la fin de l'année. Initialement prévu le 17 octobre, le premier a été reporté et concerne l'Agenais. Le second englobe l'Agenais et le Tarn-et-Garonne. Fin 2011, les deux préfets de région rendront leurs propositions au cabinet du ministre, Nathalie Kosciusko-Morizet.

« Je ne pense pas que les élections du printemps prochain puissent freiner en quoi que ce soit ce dossier. Le projet fait partie d'un ensemble structurant tout le territoire et donc allant bien au-delà du Lot-et-Garonne », relève Bernard Schmeltz.

Certes, il reconnaît qu'au regard de la crise financière, il convient de prendre en compte l'investissement d'une telle opération : « Son financement n'est pas simple. »

Concernant la Coordination 47 qui milite pour l'aménagement de la voie actuelle et rejette la création d'une nouvelle ligne, il admet que « l'association a raison de mettre en avant le coût de l'investissement. Mais celui-ci doit être rapporté à sa durée d'amortissement - de 40 à 50 ans - et prendre en compte le développement économique du territoire ».

Il souligne enfin les aspects liés aux services rendus par « une nouvelle ligne TGV et celle actuelle : il n'y a pas photo. Ce n'est pas la même fréquentation, pas la même vitesse ni le même impact carbone !

À lire aussi
Anti-LGV, la contestation version poids lourd

Le Sud Ouest

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 06:07

TGV_991.jpgComme nous l'évoquions dans notre édition de vendredi, le conseil municipal de Castelsarrasin était convié, lors de sa dernière séance, à donner son avis sur le dernier tracé de la ligne de train à grande vitesse (LGV) qui tient la corde du côté de Réseau Ferré de France (RFF) dit « tracé n° 243 ». Les élus castelsarrasinois ont été invités par le maire Bernard Dagen à clairement faire part de leur mécontentement quant au choix de ce tracé par RFF au détriment du « tracé n° 245 » qui avait « recueilli l'accord de tous, en particulier sa variante plein sud, proche de l'abbaye de Belleperche, avec l'accord du conseil général ».

Il faisait notamment appel à la réalisation d'un viaduc, en lieu de quoi le projet qui semble en passe d'être retenu inviterait RFF à réaliser « des remblais de 17 mètres de hauteur ». Le conseil municipal s'est prononcé contre ces remblais à l'unanimité. Il a également donné un avis défavorable à la localisation d'une base de travaux en plaine inondable.

Le maire laisse une porte ouverte

Reste qu'il faudra bien que RFF déploie ses moyens techniques et humains quelque part pour réaliser ses travaux. Le maire, Bernard Dagen, a laissé une porte ouverte à l'accueil de cette base de travaux « dans la zone des Terrasses en accord avec les propriétaires concernés ». Et le premier magistrat d'argumenter sa position : « l'impact économique indirect de cette base de travaux serait, sur le principe, opportun pour la commune ».

La présence de 300 personnes en moyenne sur trois ans n'est selon lui pas négligeable à envisager si l'on pense qu'il s'agira aussi de 300 consommateurs potentiels pour les commerces locaux, sans parler des familles qui suivront les ouvriers. Le maire rappela aussi que « de toute façon, il s'agira d'une discussion entre les propriétaires concernés et RFF ». Sa vision de l'avenir, sur cette question de la localisation de la possible base de travaux à Castelsarrasin, ne fut pas partagée par le président de l'association « Sauvegarde de Bénis ».

Un surprenant projet de troisième voie ferrée

Invité par Bernard Dagen à s'exprimer, après que le conseil municipal eut donné son avis unanime, Alain Blanchet déclara qu'à sa connaissance « aucun propriétaire du secteur n'était prêt à accueillir cette base de travaux ».

Beaucoup plus surprenant, il fit part d'un projet, qui semble à première vue peu réaliste, faisant état que cette base de travaux serait assortie de « la création d'une voie ferrée indépendante de la LGV, qui longerait le canal, afin de permettre l'acheminement des matériels ». Alain Blanchet se fit fort de détenir cette information de la voix de l'ingénieur RFF préposé au projet LGV sur le Tarn-et-Garonne.

Ce à quoi le maire lui répondit : « si tel est le cas, vous avez bien de la chance de pouvoir converser avec une personne qui reste difficilement joignable pour les élus locaux ». Il va s'en dire qu'on attendra donc beaucoup de réponses de la part de la réunion programmée le 4 novembre à laquelle doivent prendre part, le maire, la députée, le préfet et le sous-préfet, ainsi que des représentants de RFF et de l'association de Bénis, pour faire le point sur la LGV dans le secteur.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 05:52

TGV_990.jpgLa Communauté de travail des Pyrénées présidée par Martin Malvy réunit pendant deux jours à Toulouse les huit régions ou provinces franco-espagnoles. Parmi les dossiers, le lourd volet ferroviaire.

Changement de présidence mais toujours des objectifs forts pour défendre le patrimoine pyrénéen et ses grandes infrastructures. Aujourd'hui, et pour deux jours, s'ouvre à l'Hôtel de région le conseil plénier de la Communauté de travail des Pyrénées (CTP) qui réunit les trois Régions françaises Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, les quatre communautés autonomes espagnoles de Catalogne, Aragon, Navarre, Euskadi, ainsi que la principauté d'Andorre. Huit régions appelées à se retrouver sur des objectifs communs.

La présidence tournante implique qu'au bout de deux ans, Martin Malvy passe le témoin à Yolanda Barcina Angula, représentant la Navarre. Mais au-delà du statut de présidence tournante, le volet le plus sensible de ce sommet franco-espagnol sera consacré dès aujourd'hui au ferroviaire, sujet d'autant plus sensible que la Commission européenne vient de publier la liste des dix chantiers prioritaires qu'elle soutiendra. Le Grand Sud européen y apparaît très clairement, à l'exception de la Traversée centrale des Pyrénées (TCP) toujours sujet à polémique.

Le conseil plénier accueillera les présidents nouvellement élus de Navarre, Catalogne et Aragon, Yolanda Barcina Angulo, Artur Mas et Luisa Fernanda Rudi Ubeda, ainsi que Gilbert Saboya, ministre des affaires extérieures d'Andorre, Miguel Angel Crespo, délégué à la coopération transfrontalière du Pays Basque, Alain Rousset, président de la Région Aquitaine et Jean-Claude Gayssot, pour le Languedoc-Roussillon.

L'heure sera aussi au bilan de deux ans de mandature midi-pyrénéenne. Ces derniers mois, la CTP a porté ses actions dans plusieurs directions, avec notamment la création de l'Observatoire pyrénéen du changement climatique et la vaste opération de promotion « 2011, l'Année des Pyrénées » qui a fait émerger deux cents événements parmi lesquels la Grande Randonnée des Pyrénées cet été. Les présidents des Régions visiteront ce jeudi le « forum des initiatives » (Espace Midi-Pyrénées), sur lequel trente porteurs de projets présenteront leurs réalisations et avancées en matière de coopération transfrontalière sur les thématiques de la santé, de l'agroalimentaire ou de l'environnement.


Le chiffre : 8

présidents> De région et provinces. Midi-Pyrénées, Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Catalogne, Aragon, Navarre, Euskadi, Andorre.


"L'Europe doit revoir sa copie"

La Traversée centrale des Pyrénées n'apparaît pas dans le « Core Network », la liste des dix projets prioritaires fixés par l'Europe. Ce qui ne laisse d'étonner les défenseurs de la TCP puisque des études ont été d'ores et déjà financées. Les études prévues sur les flux de transport seront conclues à l'automne 2012. Et en 2015, seront disponibles l'analyse du contexte local et la définition des corridors. Dans les cartes de la Commission européenne, la TCP apparaît déjà sous la forme d'une flèche entre Huesca et Lannemezan…

Président du Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser), mais aussi président de l'association Eurosud Transport, Jean-Louis Chauzy déplore que la Traversée centrale ne figure pas dans les urgences de la Commission européenne.

« Alors que les flux de camions continuent d'augmenter sur les deux passages côtiers du Perthus et de Biriatou (20 000 camions par jour, soit 6 millions par an) et que la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre est devenue une urgence pour l'Europe, l'UE et les États français et espagnol renoncent à inclure la TCP dans leurs priorités. Même si le projet est maintenu à plus long terme, cette décision est totalement en décalage quant aux impératifs de développement économique du sud ouest européen », souligne Jean-Louis Chauzy.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 05:42

TGV_989.jpgTous les deux ans, la Communauté de travail des Pyrénées organise des tables rondes dédiées aux transports et communications pyrénéennes. Un sujet qui ne manque jamais de matière, le ferroviaire constituant de façon récurrente l'ordinaire de ces réunions franco-espagnoles où il s'agit de faire pression sur les décideurs nationaux et européens sur les projets « oubliés ».

La 5e édition de ces rencontres transpyrénéennes qui s'ouvre aujourd'hui sera l'occasion d'évoquer « L'interconnexion des lignes à grande vitesse dans les Pyrénées et leurs impacts sur le Sud-Ouest européen ». Autrement dit, sera donnée toute l'actualité sur les nombreux projets qui vont nous connecter à l'Espagne. Le moment est bien choisi : la Commission européenne vient de dévoiler ses dix priorités d'investissements réalisables à 2030 dotées d'un fonds global de 32 milliards d'euros.

Dans cette liste, le « Corridor méditerranéen » Algeciras-Madrid-Tarragone-Valence-Barcelone-Perpignan-Lyon-Turin. Mais aussi l'axe dit du « Corridor Atlantique » qui doit relier Paris à Madrid par le Pays Basque nord et sud, lequel se heurte à la vive opposition des habitants. La Commission conditionnerait ses aides à un bouclage des projets avant 2030, espérant par ailleurs que l'aide européenne servira à attirer des capitaux privés dans le cadre de partenariats public-privé (PPP).

Dans cette liste prioritaire aidée donc par des fonds européens, figurent aussi Bordeaux-Toulouse promise pour 2018/2020, et le tronçon à grande vitesse de 300 km Tours-Bordeaux envisagé pour fin 2016. Une liaison qui sera construite dans le cadre d'un PPP, le plus important d'Europe. Le principe d'un PPP avait déjà été retenu, mais dans des proportions moindres, pour la ligne ferroviaire concédée Perpignan-Figueras.

Mais point de Traversée centrale des Pyrénées, même si celle-ci n'est pas totalement écartée sur le plus long terme.

Les propositions de la Commission doivent être soumises maintenant au vote du Parlement européen et du Conseil, avec quelques négociations en perspective en préalable.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 18:26

brigitte-barege-newsletter.jpgChers amis,

 

Vous trouverez ci-après ma newsletter du mois de septembre.  

Retrouvez toutes mes actualités et consultez mes anciennes publications sur mon site internet www.brigittebareges.com .

A très bientôt !

Brigitte Barèges

 

 

 

 

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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