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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 14:36

Sarkozy-09.jpgNicolas Sarkozy a défendu mardi la politique sociale de la France qui est "un des pays les plus généreux" sur ce plan. Concrètement, il a annoncé l'instauration d'"une obligation de travail" de 7 heures par semaine pour les bénéficiaires du RSA.

Après avoir vanté le "modèle social" français, le président de la République a affirmé qu'il fallait le "réformer pour l'adapter" au cours d'une allocution prononcé mardi à Bordeaux. "Pendant des décennies, on a protégé les Français à crédit", a déclaré Nicolas Sarkozy à propos des acquis sociaux.

Le président, qui a défendu la réforme des retraites ou celle des hôpitaux, il a parlé de "droits' et de "devoirs sociaux". "Nous n'avons pas les moyens de nous lancer dans une stratégie de toujours plus de dépenses et de toujours plus d'impôts, a-t-il martelé avant d'ajouter : "la seule vraie réponse passe par une réforme de la politique sociale".

Le chef de l'Etat a marqué sa volonté d'imposer une "obligation de travail pour les bénéficiaires du RSA" dans dix départements. Celle-ci a été fixée à 7 heures par semaine par M. Sarkozy.

Un extrait du discours de Nicolas Sarkozy

Voir la video

 

 

 

"Une action résolue contre les fraudes sociales"

"La fraude, c'est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l'esprit de 1945. C'est la fraude qui mine les fondements même de (la) République sociale" voulue au sortir de la Résistance en 1945, a déclaré le président. "Frauder, que dis-je, voler, voler la Sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français et c'est porter un coup terrible à la belle idée nécessaire de solidarité nationale", a-t-il ajouté.

M. Sarkozy a cependant reconnu que "la lutte contre la fraude n'est pas une réponse structurelle aux déficits". la video

 

Un Haut Conseil du financement de la protection sociale

Il s'est félicité que la France n'ait pas baissé le niveau des retraites ou des pensions, comme cela a été fait en Grèce ou au Portugal.

Après avoir dénoncé la retraite à 60 ans et cette "invraisemblable affaire des 35 heures", le président de la République s'est interrogé sur le coût du travail qui "pénalise notre production" et son impact sur la protection sociale.

Il a annoncé la création d'un Haut Conseil du financement de la protection sociale chargé de réfléchir avec "sérénité, sérieux et objectivité" aux moyens de préserver le modèle social de la France tout en réduisant le poids de la fiscalité du travail. Le chef de l'Etat a dit souhaiter que ce Haut Conseil, "qui associera naturellement les partenaires sociaux", commence à travailler "avant la fin de l'année".

Un quatrième jour de carence pour le privé

Alors que M. Sarkozy prononçait son allocution à à Bordeaux, on apprenait, de source gouvernementale, qu'un quatrième jour de carence allait être instauré pour les salariés du privé en arrêt maladie. Les pouvoirs publics en escomptent une économie de 200 millions d'euros pour la Sécurité sociale.

Actuellement, le délai avant lequel les salariés sont indemnisés par l'assurance maladie est de trois jours, souvent compensés par l'employeur dans les grandes entreprises.

Par ailleurs, le premier ministre, François Fillon, jugeait "raisonnable" devant les députés de l'UMP l'instauration d'une journée de carence pour les fonctionnaires en arrêt maladie.

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 07:19
Sarkozy-08.jpgNicolas Sarkozy prononcera un discours sur la lutte contre la fraude sociale à Bordeaux mardi

Plusieurs élus locaux sont invités à y assister mais certains ont décliné la proposition. C'est le cas du 1er fédéral du Parti socialiste de Gironde, Ludovic Freygefond, le maire du Taillan Médoc, qui considère que ce n'est pas le président mais le candidat qui se déplace à six mois de l'élection présidentielle.


Nicolas Sarkozy sera accompagné de plusieurs ministres, dont le maire de Bordeaux, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et européennes. Seront également à ses côtésXavier Bertrand, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

 

Le chef de l’État se rendra tout d’abord à la caisse d’allocations familiales de la Gironde. Il visitera les différents services de la caisse en charge du calcul, du contrôle et de la liquidation des prestations, avant de rencontrer les acteurs du comité départemental de lutte contre la fraude (CODAF).

Il prononcera ensuite un discours au Hangar 14 sur la lutte contre les fraudes sociales.

 

 

 

Plan anti-fraude sociale

 

En 2010, le montant des sommes détournées sur l'ensemble des prestations sociales se chiffrait à 457 millions d'euros. L'Etat entend notamment lutter activement contre le travail au noir et contre les arrêts maladies injustifiés.

Le gouvernement envisage ainsi de punir financièrement les malades. Le nouveau dispositif prévoit de faire rembourser au salarié les indemnités journalières indûment perçues durant son congé maladie. Les médecins seront eux aussi surveillés.

France3 Aquitaine
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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 07:14
TGV_1025.jpgLe président de la région Aquitaine organise des concertations à propos des nouveaux horaires de TER

Le 11 décembre prochain, la charte des horaires de trains change sur l'ensemble du réseau SNCF ce qui inquiète les usagers notamment ceux qui empruntent chaque jour le TER pour se rendre à leur travail.

 Vidéo

 

 

Il devrait en effet y avoir des trains plus régulièrement tout au long de la journée, mais en moins grand nombre aux heures de pointe.

 

En Aquitaine, Alain Rousset, président du Conseil Régional, dont dépend la gestion des Trains Express Régionaux, précise cependant que ces modifications d'horaire sont la "conséquence de la volonté du Gouvernement imposée à la SNCF et RFF de généraliser le cadencement des lignes, concomitamment à la programmation d'un volume de travaux d'infrastructures sans précédent en aquitaine".

 

Il rappelle par ailleurs que la région participe à hauteur de 250 millions d'euros à la gestion du transport ferroviaire en Aquitaine. Il demande donc que les nouveaux horaires soient revus afin que les usagers n'aient pas à souffrir de pertes de correspondances préjudiciables.

 

Neuf comités de ligne sont ainsi mis en place du 15 au 30 novembre afin que la SNCF et RFF puissent rencontrer les usagers.

 

 Lire aussi

France3 Aquitaine

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 07:08
TGV_1024.jpgLe 11 décembre, l'ensemble des grilles horaires de la sncf change. Une bascule qui risque de perturber les voyageurs.

Le 11 décembre prochain, 85 % des circulations de trains seront modifiées au niveau national. Dans la région, 81 % des TER sont impactés, 90 % des intercités et 100 % des TGV. Outre l'aménagement des horaires et des dessertes, la nouveauté résidera dans le cadencement de certains lignes. un changement du à la rénovation des lignes par RFF.

Ces changements sont temporaires, la SNCF a d'ores et déjà annoncées un remaniement en profondeur des grilels horaires en décembre 2012 en raison du chantier de la LGV Sud-ouest.

 

6240 km de voies sont en effet remplacées en France jusqu'en 2015, ainsi que 2420 aiguillages. En Midi-Pyrénées s'ajoute un plan Rail de 820 millions financées par les collectivités locales, l'Etat et l'Europe.

 

Dans la région, quatre points sensibles risquent néanmoins de concentrer les mécontentements :

- les trains de pèlerins vers Lourdes qui circuleront encore plus difficilement en 2012 en raison des travaux et des nouveaux plans de transport

- Le mythique train de nuit "la palombe bleue" qui ne circulera que les week end et pendant les vacances via Limoges. Cette desserte entre Paris-Irun et Tarbes fonctionnait 365 jours par an.

- Les temps de parcours en TGV seront plus longs. La liaison Paris-Tarbes est particulièrement impactée avec la supression temporaire d'un aller-retour quotidien de jour et d'un autre de nuit en raison des travaux.

- Près d'un tiers des liaisons intercités entre Bordeaux et Toulouse sont encore incertaines.

 

Les changements de grille horaires de décembre 2011 en Midi-Pyrénées concernent quatre axes au départ de Toulouse : vers Brive, vers Agen, vers Narbonne et vers Tarbes.

 

Plus d'infos sur le site de la sncf, ici

 

Les principaux changements en Midi-Pyrénées

 

Les TER

 

- Toulouse / Auch

Systémisation des arrêts à Gallieni et arrêts supplémentaires à Lardenne et Mérenvielle. Les horaires ne changent pas car la laison est déjà cadencée.

 

- Toulouse / Latour de Carol

Axe cadencé depuis 2004. Les arrêts à Tarascon et Varilhes deviennent systématiques.

 

- Toulouse / Pau

Des arrêts supplémentaires sont créés notamment à Saint-Agne, Martres-Tolosane, Capvern et Lourdes. Un AR vers Tarbes est prolongé jusqu'à Pau.

 

- Toulouse / Carcassonne

Trois TER supplémentaires en semaine, arrêts en plus (en semaine) à Montaudran, Labège-Innopôle, Villefranche de Lauragais et Castelnaudary). Par ailleurs, deux types de liaisons sont mises en place, une semi-direct avec des arrêts à Montaudran, Labège-Innopôle, Escalquens, Baziège et Villefranche de Lauragais et un omnibus avec 13 arrêts.

 

- Toulouse / Rodez-Figeac

Les horaires s'adaptent en raison du cadencement en région Auvergne.

La trame horaire des TER entre Brive et Rodez s'adapte aux TEOZ en gare de Brive.

 

- Toulouse / Montauban / Agen / Brive

Un AR retour en plus du lundi au vendredi, extension de la circulation des navettes Toulouse / Fenouillet, renforcement des circulations le dimanche. Des arrêts supplémentaires sont mis en place.

Les horaires passent en cadencés, c'est à dire qu'ils seront prévus à horaires fixes (par exemple à 7h15, 8h15, 9h15...)

 

Les TGV

 

Les travaux de rénovation vont avoir des conséquences sur le trafic avec notamment un allongement du temps de parcours de 15 mn entre Paris et Bordeaux.

Le direct Toulouse / Lille s'arrêtera à Bordeaux avec une correspondance.

 

Les intercités

 

- Axe Paris - Limoges - Toulouse

Des arrêts supplémentaires sont prévus à Souillac, Gourdon, Caussade et Montauban.

 

- La Palombe bleue (Paris - Irun - Tarbes) de nuit sera détournée par Limoges et ne circulera que les vendredis, dimanches, lundi et vacances scolaires.

 

- Toulouse - Pau

Diminution du nombre de trains en raison des travaux

France3 Midi Pyrénées
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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:59

TGV_1023.jpgMichel Boutant se voit en redresseur de torts sur les rails. Si les collectivités acceptent de payer pour la LGV, elles menacent de bloquer les trains pour obtenir une meilleure desserte d'Angoulême.

Il y a des efforts de la part de la SNCF, alors on fait un effort. Mais ce n'est pas encore suffisant et on pourrait aussi bloquer le 8h13 de Bordeaux pour montrer qu'il peut s'arrêter à Angoulême à 9h20».

Hier, Michel Boutant, le président du conseil général, Philippe Lavaud, maire d'Angoulême et président de GrandAngoulême et Robert Richard, président de la communauté de communes (Cdc) de Cognac, ont décidé de débloquer le premier versement de leur participation au financement de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux. 900.000 € qu'ils retenaient en otage depuis septembre pour faire pression sur la SNCF. C'est 1/15e de la contribution globale de 43 millions.

En jeu, il y avait la desserte de la gare d'Angoulême, mise à mal dans les prévisions de trafic de la SNCF après le 11 décembre. La grille prévoit la suppression d'un train, mais surtout des horaires qui laissent un trou béant entre 8 heures et midi et en milieu d'après-midi.

Elle prévoit surtout la suppression des directs entre Paris et Angoulême, dans les deux sens. «Passer de quatre ou cinq à zéro, c'est inacceptable» s'emporte Michel Boutant, qui a bien noté qu'il y avait une dizaine de directs entre Bordeaux et Paris et entre Poitiers et Paris.

C'est l'un de ceux-là que les élus voudraient voir s'arrêter le matin en gare d'Angoulême. «C'est simplement prendre un peu à ceux qui ont beaucoup pour donner à ceux qui n'ont rien». Et s'il le faut, pour y parvenir «nous, les Robins des voies», menace le président du conseil général, «serons prêts à descendre sur les rails pour nous faire entendre, puisque c'est la seule chose que la SNCF semble entendre».

Difficile pour les entreprises

Pour autant, les élus ne nient pas les difficultés que rencontre la SNCF, confrontée à deux impératifs: le cadencement qui implique une réorganisation des horaires, et surtout, d'importants travaux à réaliser sur la ligne qui engendrent des restrictions de circulation.

Mais leur crainte, c'est que le provisoire annoncé dure un peu trop longtemps pour le million et demi de passagers qui transitent chaque année par la gare d'Angoulême et «pour les entreprises». «Plus de train après 6h11, c'est une grosse difficulté pour elles. Elles ne pourront pas attendre cinq ans», s'inquiète Philippe Lavaud.

Michel Boutant redoute même la «mythridisation». On s'habitue peu à peu à l'absence de trains et on s'y résigne comme on s'adapte peu à peu au poison. Au point qu'il lui arrive de s'interroger. «On nous dit qu'à partir de Saint-Pierre-des-Corps, on est aux quatre minutes incompressibles entre deux trains, qu'on ne peut plus en insérer. Parfois, je doute de la sincérité de ce que l'on nous dit.»

Le pire n'est pourtant pas certain. Le 22 novembre prochain, en compagnie de Claudy Lebreton, le président de l'association des départements français, Michel Boutant est convié à dîner par Guillaume Pépy, le président de la SNCF.

Michel Boutant concède qu'il est très exigeant, ses partenaires assurent qu'ils vont rester vigilants, en contact régulier avec les usagers mécontents. «Et si le 11 au soir on n'est pas content, le Bordeaux direct du lendemain matin pourrait bien s'arrêter en gare d'Angoulême.»

 

 

La Charente Libre

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:55

TGV_1022.jpg“Sa mise en place est de nature à dépassionner la question de la LGV au Pays Basque”. Le préfet de Région Patrick Stéfanini, “de tempérament optimiste”, a présenté hier à la sous-préfecture de Bayonne les grandes lignes de l’“Observatoire des trafics et des évolutions économiques à la frontière franco-espagnole côté atlantique”.

L’objectif de cette structure nouvelle : “Permettre que l’on cesse de s’envoyer des chiffres à la figure, qui ne correspondent pas aux mêmes choses, qui mélangent les choux et les carottes. Ce, afin d’aboutir à des données partagées permettant de construire un diagnostic commun des perspectives de saturation de la ligne actuelle entre le marais d’Orx et l’Espagne”. Etant rappelé que “la création d’une ligne nouvelle au Pays Basque” restait bien subordonnée, aux yeux de l’Etat, à une telle saturation.

Cet Observatoire, qui s’est réuni pour la première fois hier, est formé de trois collèges. Un premier de représentants des Etats français et espagnols, comprenant notamment le préfet de Région, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, la DREAL Aquitaine, le Fomento (ministère des transports espagnols), le CGEDD (Conseil général de l’environnement et du développement durable) et bien sûr RFF (Réseau Ferré de France).

Le deuxième collège est celui des élus. Il réunit un représentant du Conseil régional, un du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, un pour chaque communauté de communes (Nive-Adour, Errobi, Sud Pays Basque) ou d’Agglo traversé (Acba), l’ensemble des parlementaires concernés par le tracé (les députés Michèle Alliot-Marie et Jean Grenet et les trois sénateurs du département), ainsi que le Conseil des élus.

Le troisième panel est celui dit des “socioprofessionnels et associations”. On y retrouve entre autres la CCI de Bayonne et son homologue de Gipuzkoa, la Fédération nationale des transports de Voyageurs, celle des usagers de transports et le Cade.

Conseil scientifique en décembre

L’observatoire fera également appel à des “partenaires associés qui travailleront avec lui sur la collecte des données statistiques”. Il se réunira tous les trois ou quatre mois. Le premier conseil scientifique est prévu au mois de décembre.

Reste à déterminer à partir de quelle base s’effectuera ce débroussaillage des données. Sur requête des élus des Communauté des Communes précitées, il a été accepté par le préfet de Région que soient discutées au sein de l’Observatoire les résultats de l’expertise demandée par ces derniers à un bureau d’études.

Le Journal du Pays Basque
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:49

TGV_1021.jpgMême si Liséa et Coséa annoncent prendre un maximum de précautions, la construction de la bretelle ferroviaire sera l'un des travaux d'Hercule de la future ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique. Une année de chantier pour descendre du coteau en surplomb de la vallée du Clain (tout près de l'échangeur autoroutier Poitiers-Nord) et rattraper l'actuelle voie ferrée en direction de la gare de Poitiers.
Il ne s'agit pas directement de la LGV, mais de l'une des bretelles qui ont été au coeur de la polémique entre le premier ministre François Fillon et la présidente de région, Ségolène Royal, en juillet 2009 (Lire par ailleurs).

'' Se glisser dans un véritable trou de souris ''

Cette bretelle est réalisée pour maintenir la desserte de la gare SNCF de Poitiers. C'est une demande forte de Grand Poitiers et du conseil général. Elle se sépare de l'itinéraire principal de la ligne à grande vitesse à hauteur de Preuilly (entre Chasseneuil et Migné), suit le coteau en surplomb de la vallée du Clain, touche l'échangeur autoroutier de Poitiers-Nord et rejoint l'actuelle voie ferrée à « La Folie ».
Toute la difficulté de l'opération consistait à trouver un chemin entre les zones d'habitat (Preuilly, les Grands Philambins, Chardonchamp) et d'activités (Portes du Futur, Grand Axe, zone de Gros, République I) tout en prenant en compte l'enchevêtrement des routes, rocade et autoroute. « Il faut se glisser dans un véritable trou de souris », disent les ingénieurs de Liséa et Coséa.
Premier coup de pioche en février ou mars. Travaux jusqu'en début 2013. Un rond-point sera réalisé au milieu de la RD 910. Les piliers de l'estacade s'y appuieront (voir plan). Ils devront laisser le passage aux futurs bus à haut niveau de service de Grand Poitiers.
Pendant la durée du chantier, il n'est pas prévu d'interrompre totalement la circulation, sauf la nuit et les week-end, en cas de nécessité.
L'accès des camions au chantier ne pourra se faire que dans la tranche horaire 9 h - 16 h 30, de manière à limiter les bouchons aux heures d'embauche et de sortie du travail.
Pour autant, on peut être certain que des bouchons se formeront. Plus de 35.000 véhicules circulent chaque jour sur les quatre voies de la RD 910 qui seront ramenées à deux. Pendant un an, entre Poitiers et Chasseneuil, il faudra s'armer de patience. Ou passer ailleurs.

hier

Bretelles et avance remboursable

En juillet 2009, François Fillon menaçait Ségolène Royal de ne pas financer les bretelles d'accès aux gares d'Angoulême et de Poitiers si elle refusait de payer sa quote-part, plus de 300 M€ à la LGV. Ségolène Royal obtempérait pour annoncer finalement qu'elle n'accorderait qu'une avance remboursable... que le gouvernement a refusée. Il se réserve la possibilité de ne pas financer d'opérations en Poitou-Charentes.

demain

Pas de coupure totale sauf nécessité

La future bretelle comportera deux voies - une pour entrer, une autre pour sortir de Poitiers - et sera portée par une « estacade », plus grande qu'un pont : elle fera 1,3 km (sur 12 m de large). Ce « mille pattes », comme l'appellent les ingénieurs de Coséa/Liséa devra autoriser le passage des convois hors gabarit. La hauteur des piliers a finalement été fixée à huit mètres quand la hauteur sous gabarit n'excède pas 4,75 m.

La Nouvelle République
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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:41

TGV_1020.jpgDépartement et agglomérations d'Angoulême et Cognac débloquent la première tranche de leur participation financière mais se préparent à bloquer les voies s'il le faut.

Dans le bras de fer avec la SNCF pour une meilleure desserte d'Angoulême après le 11 décembre, les collectivités charentaises ont marqué des points. Hier, elles ont donc annoncé qu'elles débloquaient le premier versement d'argent dû pour le chantier de la ligne à grande vitesse (LGV). Le gel de cet argent leur avait servi d'arme pour décrocher davantage de trains, davantage d'arrêts (notre édition du 11 novembre) pendant la période de travaux sur la « vieille » ligne TGV. Mais il reste un gros point de discorde. Et pour obtenir satisfaction, les élus ont brandi hier une nouvelle arme : ils ont menacé de bloquer les voies.

« Si cette première partie de la bataille du rail a été gagnée, on n'a pas non plus gagné la guerre », a pointé Robert Richard, à la tête de l'agglomération cognaçaise, qui ne digère pas, comme ses collègues des autres collectivités, « le désert ferroviaire de quatre heures » le matin.

Les travailleurs pendulaires sacrifiés

Ils sont au moins une cinquantaine de « Bordelais », tous les matins, à prendre le train pour venir travailler à Angoulême et faire le trajet inverse le soir à la débauche. Ils travaillent dans les administrations, tribunal, douanes, finances, les collectivités territoriales, les hôpitaux, ou dans les entreprises du Pôle image.

Leur conjoint a le plus souvent un travail à Bordeaux, où ils habitent. Eux, ils sont venus à Angoulême parce que c'est le travail le plus proche qu'ils aient trouvé, à la suite d'une mutation de la fonction publique ou d'une promotion.

La nouvelle grille horaire affichée par la SNCF à partir du 11 décembre n'a pas pris en compte ces travailleurs pendulaires dont la vie, pour certains, va devenir impossible. Ils sont en train de s'organiser pour se faire entendre. Hier, le JT de 13 heures de TF1 leur a servi de porte-voix.

Leur plus gros souci ? Fini les trains entre 7 heures et 8 heures du matin au départ de Bordeaux : cela signifie pour beaucoup non seulement se lever aux aurores pour venir au travail, mais aussi patienter dans un café à Angoulême, parfois plus d'une heure, avant que leur bureau n'ouvre. La nouvelle grille propose le matin trois trains en vingt minutes, à 6 h 17, 6 h 22 et 6 h 48 et… rien après (le prochain à 10 h 36).

Pas question non plus de revenir très tôt à Bordeaux. La grille, contrairement à aujourd'hui, présente un beau « trou » l'après-midi. Premier train à 16 h 20, arrivée à Bordeaux à 17 h 39.

Ces salariés ont envoyé des lettres aux élus du Conseil général et de Grand-Angoulême pour les sensibiliser à leur situation. Le train, ça sert aussi à aller travailler tous les matins.

Après le 11 décembre, en effet, aucun train ne dessert Paris Montparnasse en partant d'Angoulême entre 8 h 13 et 12 h 08.

Or, les présidents du Département, de Grand-Angoulême, et de l'agglomération de Cognac ne sont pas nés de la dernière pluie. Ils ont repéré, durant ce créneau horaire, un train qui passe par Angoulême, sans s'y arrêter. Il s'agit du train partant de Bordeaux à 8 h 13.

Dès le 12 au matin

Michel Boutant, président du Conseil général, Philippe Lavaud pour Grand-Angoulême, et Robert Richard pour l'agglomération de Cognac exigent un arrêt. Si la SNCF ne fait pas preuve de coopération, « le train du 12 au matin pourrait quand même s'arrêter à Angoulême », ont-ils menacé hier, très calmement, mais très clairement. Comme ils l'avaient fait pour défendre la gare de Ruffec en solidarité avec Bernard Charbonneau, comme l'a fait ce week-end l'ancien ministre des Transports Dominique Bussereau pour défendre sa gare de Pons, les Charentais se préparent donc à bloquer les voies, s'il le faut, en gare d'Angoulême.

« Nous continuons la lutte sous une autre forme, a résumé Michel Boutant, pour le Conseil général. Il y a des Robin des bois, des Robin des toits, il y aura des Robin des voies. »

Invitation à dîner

Mais peut-être qu'il n'y aura pas besoin d'en arriver là : Michel Boutant et Claudy Lebreton, président (socialiste) de l'Assemblée des départements de France, sont invités à dîner par le président de la SNCF, Guillaume Pepy, le mardi 22 novembre.

Et devinez ce qui alimentera les conversations…

Cette invitation peut être analysée, du reste, comme un aveu du traitement particulièrement sévère infligé à la Charente dans la nouvelle grille horaire. Car, a fait remarquer hier avec un petit sourire malin le président du Conseil général, tous les départements qui ont vu leur desserte réduite n'ont pas reçu d'invitation à dîner…

Du genre courtois, les présidents charentais vont, avant de fourbir leur nouvelle arme, commencer par écrire à dame SNCF pour lui expliquer de manière polie « qu'il y a encore des efforts à faire sur les trains du matin. »

L'enjeu est aussi économique. « La gare d'Angoulême, actuellement, c'est un million et demi de passagers par an », a rappelé hier Philippe Lavaud, le président de Grand-Angoulême. Et le monde économique charentais, semble-t-il, regarde avec attention et inquiétude la nouvelle grille horaire.

Le Sud Ouest
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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:35

TGV_1019.jpgUn observatoire créé hier vise le consensus sur les prévisions de trafic ferroviaire.

«On va cesser de s'envoyer des chiffres à la figure », a assuré hier Patrick Stéfanini, préfet de région lors de la présentation de l'Observatoire des trafics et des évolutions économiques à la frontière franco-espagnole. Depuis des années, la guerre des chiffres sévit entre opposants à la LGV et Réseau ferré de France (RFF). L'observatoire installé à Bayonne, en présence de François-Xavier Ceccaldi, préfet des Pyrénées-Atlantiques, a pour but de discuter sur des chiffres qui fassent enfin consensus.

Un conseil scientifique et trois collèges, composés des services des États français et espagnol, d'élus des collectivités locales et parlementaires et d'organismes socioprofessionnels et associations, vont produire des rapports annuels. « Ces discussions ont une importance essentielle par rapport à l'éventuelle création d'une ligne nouvelle au Pays basque », a commenté le préfet Stéfanini, qui a rappelé la doctrine de l'État : la création d'une ligne nouvelle est conditionnée à la saturation de l'existante.

Au moins jusqu'en 2017

L'Observatoire va établir des prévisions sur les trafics voyageurs et marchandises. Quel impact de la crise économique sur les trafics ? Quel report du fret routier sur le fret ferroviaire ? Et quelle incidence du passage à l'écartement des rails européens entre l'Espagne et le reste de l'Europe ? Cette transition est prévue en 2017… « Cela veut dire que ce travail va se mener au moins jusqu'à cette date. Cela reporte d'une décennie le début du chantier de la LGV », a commenté Victor Pachon, du Collectif d'associations pour la défense de l'environnement (Cade), membre de l'observatoire du trafic ferroviaire.

La séance inaugurale de l'observatoire des trafics ferroviaires a débuté par des réponses fournies aux communautés de communes Errobi, Nive-Adour et sud Pays basque, dont le président Michel Hiriart a assuré avoir obtenu du préfet Stéfanini que les travaux seraient complétés par « une étude de réhabilitation de la ligne actuelle afin de déterminer si elle peut supporter le trafic prévu dans les années à venir. Avec 80 trains par jour dans les deux sens, la ligne est loin d'être saturée. »

Le préfet Stéfanini a qualifié le nouvel observatoire de « lieu de la transparence ». De fait, le représentant de l'État a confirmé un décalage de dix ans entre la date de saturation du trafic sur la ligne existante initialement annoncée par RFF et la date estimée aujourd'hui : 2020-2025 contre 2030-2035.

Actualiser les données

Pendant la durée des travaux de l'Observatoire des trafis ferroviaires, le fuseau des 1 000 mètres d'emprise foncière déterminée sur le projet de LGV n'est pas remis en cause.

« L'Observatoire n'est pas une instance de décision » mais son rôle d'actualisation des prévisions de trafic aura un impact sur la décision a rappelé le préfet Stéfanini. « Si l'observatoire doit montrer qu'il n'y a pas de perspective de saturation, le gouvernement pourrait décider de ne pas créer de ligne nouvelle. »

Patrice Russac, directeur de la DREAL (1), a indiqué qu'Alain Rousset, président de la région Aquitaine, avait demandé à ce que les élus de la région Midi-Pyrénées, du Conseil général des Landes et des représentants du Pays basque espagnol siègent dans l'observatoire. La réponse de les intégrer est en attente.

(1) Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement.

Le Sud Ouest
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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 08:30

jean françois copé-copie-1Maire de Meaux et député de Seine-et-Marne, Jean-François Copé est depuis un an Secrétaire Général de l'UMP. Posez-lui toute vos questions sur la présidentielle de 2012 et l'actualité politique.

 
 
 
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